Interviewés : Hugo, Tom, Hrothulf Interviewers : Manu (HoM), LB D, Mémé Migou
Crédits musique : FT17 – « La longue marche » et « La poursuite » Crédit vidéo : Manu (Humans of Metal) Crédit photos : Mémé Migou
Voilà une interview quelque peu particulière car elle est double. En effet, la première mouture, lors de l’édition 2024 du Muscadeath, avec Hugo (narrateur) et Tom (chanteur) du groupe FT17 par Manu (Humans of Metal) et Mémé Migou, est tombée sous les coups de boutoir d’une prise de son défaillante.
Aussi, nous avons préféré la compléter par une seconde interview, cette fois en compagnie de Hrothulf (guitare, auteur et compositeur) et de Tom, mais avec notre chroniqueur LB D.
La première interview sera à retrouver à la fin de la seconde (oui, on fait une chronologie à la Star Wars).
On parle de la genèse du groupe, du Muscadeath, de son actualité…
Interviewés : Antoine, secrétaire de l’association Metalearth, et Mickaël, trésorier.
Interviewers : Sébastien Déniel et Mémé Migou
Metalearth #3 les 15 et 16 novembre 2024, la Carène (Brest)
Le Metalearth Festival (Brest – 29) revient pour sa 3ème édition, avec pas mal de changements à la clé, mais sans oublier leur philosophie originelle et originale : Le Metalearth est un festival engagé et enragé ! C’est-à-dire qu’il propose sur 2 jours 6 groupes dont le fil rouge sera le thème écologique qu’ils défendent pour cette édition, la défense des fonds marins.
Quelle est la genèse du festival, quelles sont les associations écologiques mises à l’honneur, quand, où, quand, comment, avec qui, des bières spécifiques ? Toutes ces questions et bien d’autres trouveront réponses dans l’interview.
Au programme : The Great Old Ones, Atlantis Chronicles, ACOD, Carcariass, Houle et Spheres
Crédits musique dans la vidéo : The Great Old Ones – « Me, The Dreamer » Atlantis Chronicles – « A New Extinction »
Interviewés : Kratos (chanteur) et Olivier (bassiste) Interviewers : Eva (Girls’N Nantes), Manu (Humans of Metal) et Mémé Migou (MMW)
C’est à l’occasion de la seconde journée du Muscadeath 2024, que Mémé Migou a retrouvé Manu et Eva pour l’exercice toujours sympa de l’interview. Et en face d’eux, Kratos, le chanteur de War Inside, dans un premier temps, rejoint ensuite par Olivier, le bassiste. Ce sont donc les deux derniers arrivés qui jouent de la parole pour nous raconter le groupe et son évolution, mais aussi leur intégration au sein d’un collectif déjà existant. Vous voulez en savoir plus ? N’attendez pas, c’est par ici :
Merci à l’équipe du Muscadeath, à Benoît Denis, ainsi qu’à Alexandre Saba (M&O Music) pour l’accréditation.
Textes et Photos : Mémé Migou Crédit Vidéo : Bruno Guézennec
E pardon Spezed e oan bet E pardon Spezed e oan bet Ur Plac’h yaouank am eus kavet… La la la la leno, la la la la leno La la la la lo, la la la looooooooo….
Depuis plus d’une semaine, j’ai cette chanson du répertoire breton, mise en lumière par Alan Stivell, en tête. Pourquoi donc, me demanderez vous ? Allez… Vous n’en avez pas une petite idée, là ?
Ce samedi 12 octobre 2024, Mémé a pris sa p’tite voiture bleue en direction de Spezet ! Et qu’y avait-il là, bas, dans le centre Finistère ? Rien de moins que la release party de Infern, un événement à ne pas louper… mais pas que !
Eh oui…. Le café « Le Spot », verra aussi deux autres groupes se produire, dont Lacabra, groupe américain, en mini tournée en France. Hep ! Vous là, dans le fond de la salle, vous avez un peu suivi nos interviews, sur Memento Mori Webzine ? Non ? Laissez donc Mémé vous faire un p’tit récap :
D’une part, vous avez Anthares, groupe de Thrash breton, qui pour ses trente ans – OK, ce n’était pas expressément organisé pour cet anniversaire – se voit prendre l’avion pour aller en direction du Nouveau Monde. Et ne me demandez pas si le Nouveau Monde est un café qui se situe en région parisienne ! Je vous parle bel et bien des USA.
Là, ils tournent avec un groupe de Death progressif made in Seattle, Lacabra. Le courant passe entre les frenchies et les ricains. Si bien que les uns, reçus par les autres, décident de rendre la pareille, façon « Yooo, une mini tournée en France, ça vous parle ? » Parce que la Bretagne, ça vous gagne… Ce seront donc essentiellement des dates dans le Phare Ouest, avec quelques incursions par ailleurs, à commencer par Paris. Bah oui, on ne va pas les frustrer : venir en France et ne pas jouer dans la capitale ? Voyons voyons…
C’est ainsi que dès le 10 octobre, Lacabra a désossé le public français, à Paris, mais aussi dans le Finistère à Morlaix, le 11 et Spezet le 12… Bien évidemment, c’est de cette date dont nous allons causer un instant.
V’là donc notre Mémé pénétrer dans ce troquet au doux nom de « Le Spot », à une petite heure d’encablure de Brest. Un long comptoir lui fait face, dans une ambiance lumineuse plutôt jaunâtre. Un rideau noir nous sépare du reste de la salle, assez grande, puisqu’il paraît que c’était un ancien dancing. De fait, on y trouvera les petites alcôves qui faisaient les beaux jours des night-clubs. Dès l’entrée, on ne peut s’y tromper, c’est le bon endroit, avec les balances d’Anthares.
Une fois la bière commandée, Mémé dépose sa participation dans la boîte prévue à cet effet et passe au-delà du voile noir… J’avais un peu peur du son car je trouvais le chant un peu faible par rapport au reste des instruments. C’était une simple question de placement parce que, vraiment, il n’en sera rien… Mais je brûle les étapes. Pendant que Lacabra calibre à son tour instruments, son et retours, on nous demande de passer à nouveau derrière le rideau. On avance, on recule, on avance, on…
On finit par comprendre que, oui, c’est une release party ! Et qui dit release dit écoute de l’album en question. DJ Loup prend d’assaut le micro et nous ambiance avant de lancerTurn of the Tide, l’album tout frais, tout beau de Infern. Et c’est parti pour l’écoute en commun de ce skeud, genre de réunion de famille mais la bière à la main. On sent déjà les têtes dodeliner d’avant en arrière dans un même élan. C’est pas ça qu’on appelle une communauté ? D’ailleurs, notre cher Bruno n’est pas loin de pomper comme les Shadoks. C’est un signe, ça ! On en profite également pour discuter avec Julien, Sylvain, Loup, ou saluer Jean-Marie et Simon, les cinq doigts de la main infernale.
Quarante-cinq minutes plus tard, DJ Loup nous enjoint à nous rendre devant la scène. Bon, en guise de scène, nous aurons un simple espace scénique. Pas de podium. Les petits, comme Mémé, avaient plutôt intérêt à se trouver devant, s’ils voulaient avoir la possibilité de bien voir.
ANTHARES
Anthares lance son set. Quelques petits soucis de son, notamment de retour, pour Fanfan, mais ce sera vite réglé. Et nous aurons un set d’une efficacité sans nom, alliant anciens et nouveaux titres. On sent que les gars sont rôdés. Un chaudron de Thrash vient faire bouillir votre sang. La salle se remplit bien, même si le devant reste encore respirable. Voilà une entrée en matière de la plus belle des façons qui soit.
J’avais déjà eu l’occasion de voir Anthares, à plusieurs reprises, à Brest, mais aussi au Morehell Fest… Et pourtant, j’ai découvert certains musiciens sous un nouveau jour : Yann, le chanteur, ne s’est pas ménagé. Plié en deux, il donnera toute son énergie au public, qui le lui rendra bien.
Retrouvez notre interview de Anthares sur Memento Mori Webzine ici
Setlist : Burning Light ; Arise the War Cry ; Lost ; Trance Thrash ; Invaders ; The Day After ; Sinister Syrus ; After the War ; The Last Battle ; Dance with the Fog
LACABRA
Après une assez courte pause, Lacabra investit la scène. Là, le public est déjà en nombre devant la scène. Je sens que ce ne sera pas facile de shooter de face, à moins de me retrouver sur l’arrière de la salle. Et de fait, je me retrouverais à naviguer de droite et de gauche… mais toujours en vitesse, tant ça va bouger devant.
J’avais eu les retours des copains, en concert la veille à la MJC de Morlaix, où Lacabra et Anthares étaient de concert en concert. Et sur la petite vidéo de Bruno, effectivement, je plussoyais les sentiments de LB D qui trouvait un petit côté black, notamment dans le chant. Et jusque dans le logo, rajoutera Mémé… Bah en direct, j’ai beaucoup moins eu cette sensation. Par contre, j’ai été bluffée par le côté ultra mélodique de ce Death Metal qui fleure bon les US. Alors, on ne va pas non plus tomber dans la p’tite fleur bleue… On a ici une grosse machinerie qui sait pertinemment ce qu’elle fait. J’entends par là que les gars sont pros et jouent très bien.
Juste à côté de moi, j’ai un trio de chevelus bieeeeeeeen chauds, bieeeeeeeen dans le set. À tel point que l’un d’eux se retrouvera à plusieurs reprises à couvrir de son doux “chuchotement” le micro de Lance, le chanteur en titre de Lacabra qui n’hésitera pas à invectiver le public pour lancer pogo wall of death ou autres circle pits. Oui, oui… un wall of death dans cent mètres carrés (j’exagère peut-être, je n’ai absolument pas le compas dans l’œil). Il faut dire, si vous avez bien suivi, que le public n’attendait que la petite étincelle, puisqu’il avait déjà été bien chauffé par Anthares.
Retrouvez bientôt l’interview du groupe chez Memento Mori Webzine !
Setlist : Bon... euh... j'ai un peu de mal à décrypter leur écriture et comme je n'ai que peu d'infos sur leurs titres... Mémé et ses yeux à doubles foyers s'excusent d'avance si elle écorche les titres... Blood of the Goat ; Phallacy ; Human Quilt ; Nothing ; Reprobate ; Enemy (Feeding the Fl*&à »*) ; I am Thee ; Fractured ; Devils Mechanic (programmée, mais apparemment pas jouée)
INFERN
On a déjà vécu deux beaux et grands moments. Reste encore à venir la prestation de Infern. Eux aussi, j’ai déjà eu l’occasion de les voir plusieurs fois sur scène, notamment au Morehell Fest (juste avant Anthares, d’ailleurs). Mais aujourd’hui était un set spécial. C’était la release party de leur tout premier album Turn of the Tide(quoi ?! J’me répète?), dont on a pu écouter l’intégralité en ouverture de soirée. Là, ils allaient pouvoir défendre ces nouveaux titres, mais sans oublier les anciens, qui ont déjà leurs adeptes dans la salle. Si Anthares a chaudronné le public et Lacabra l’a retourné comme une galette-saucisse, Infern, va littéralement dévorer la crêpe jusqu’à la dernière miette. Et le public en redemandera, les américains en premier. Car dans le pit, qui n’a pas mis trois titres à se lancer dans des pogos d’envergure, le bassiste de Lacabra ne sera pas le dernier à se lancer, épaule en tête dans celle de ses voisins. Et à l’instar des vidéos de concerts US que l’on peut voir sur le web, c’est quand même assez violent (même si l’esprit reste bon enfant). Et vas-y que je slame (Lance en profitera d’ailleurs pour voir la vie d’en haut) et qu’ça pousse dans tous les sens. Mon comparse Bruno a, à plusieurs reprises, failli filmer le plafond. Sérieusement, c’était le feu ! J’ai rarement vu un bordel pareil. La magie du Death old school.
La prestation du groupe fut impeccable. J’ai eu beaucoup de mal à shooter Simon, derrière ses fûts, pour cause de pit en délire, mais j’ai apprécié à l’oreille les subtilités rythmiques qu’il nous offrait. Il en allait de même pour les attitudes quasi en transe de Pierre Loup et ses riffs efficaces. Sylvain nous a offert sa grande présence (et pas seulement grande de par sa taille). Chaque fois, j’adore regarder son jeu de bassiste. Jean-Marie, guitariste soliste, se lâche à chaque fois un peu plus. Ça fait plaisir car son jeu est virtuose. Quant à Julien, le chanteur, y a pas à dire… Entre sa grosse voix qui ne faiblit pas et sa prestance qui harangue la foule, on est broyé dans sa main… On devient un tout petit fétu de paille qui plie juste sous son regard…
C’était une release party, mais bordel, cette ambiance !… Ce boxon !… Ce raz-de-marée !… Que dis-je, c’est un raz-de-marée ? … C’est un cataclysme ! Et pour paraphraser Edmond (Rostand, pas une hypothétique connaissance), on avait juste envie de crier à tue-tête : « c’est un peu court, jeunes hommes ! », tant on voulait prolonger ce moment. Mais on finira sur cette boule d’énergie qui nous aura traversé.e.s.
Retrouvez notre chronique de l’album « Turn of the Tide« , ici
Bientôt, l’interview du groupe…
Setlist : Undertow ; Burning Fields ; Tormented Paranoid ; State Puppet Theater; Buried Alive ; Phineas Case ; To the Extreme ; Victim of the Doom ; Ecocide ; Archetype of Brutal Aggressor
On se dirigera pour clôturer la soirée vers les stands de merch, qu’on dévalisera… Il ne nous reste plus, désormais, qu’à attendre de pouvoir les revoir. C’est quand vous voulez, messieurs !
Un grand merci à Anthares, Lacabra et Infern pour ce concert qui restera marqué au fer rouge.
Interviewé : Fanfan Interviewers : Sébastien D. et Mémé Migou
Le groupe de Thrash breton, Anthares, tout jeune trentenaire, a vécu en début d’année une tournée américaine, non sans quelques anecdotes bien croustillantes qu’ils livrent dans un récit façon road trip sur leur page facebook. Nous avons été creuser également de notre côté, vous imaginez bien. Mais pas que ! Car Anthares prévoit également le retour de noces, avec une tournée française en compagnie du groupe américain Lacabra.
De leurs origines à ce trentième anniversaire, Fanfan s’est livré à nos deux comparses de Memento Mori. Pour retrouver l’interview, c’est par ici :
Interviewés : Crabe, Zephyr, Adsagsona, Graey et Vikser / HOULE Interviewers : Eva (Girls’N Nantes), Manu (Humans of Metal) et Mémé Migou (Memento Mori Webzine)
20 Septembre 2024 Muscadeath – Vallet (44)
Ahhhhh… Ils n’étaient pas trop de 3 pour venir papoter avec ce raz-de-marée que représentent les 5 comparses de Houle, dont le premier album est sorti en mai 2024 chez Les Acteurs de l’Ombre (LADLO). Une interview qui part (parfois) dans des directions inattendues, mais toujours avec et du sérieux et de l’humour.
Eva, du blog Girls’N Nantes, Manu, de la page Humans of Metal et Mémé Migou, Memento Mori Webzine, ont partagé un moment avec Crabe, Zephyr, Adsagsona, Graey et Vikser lors de l’édition XXII du Muscadeath (2024).
Retrouvez l’interview ici :
Merci Houle !
Et merci également à Ben et toute l’équipe du Muscadeath, ainsi qu’Alexandre Saba (M&0 Music), Eva et Manu.
Crédit musique : Houle "Sur les braises du foyer"
Crédit vidéo live : Manu (HoM)
Crédit photos : Mémé Migou (MMW) lors du Muscadeath XXII
Genre : Death Metal old School Sortie : 4 Octobre 2024 Label : Dolorem Records
Note : 9/10 (Mémé Migou)
Le 1er mercredi du mois, retentit la sirène du port de Brest. Et les sirènes du passé, je les entends chanter à mes vieilles oreilles. Vous aussi ? Tendez bien l’oreille, elles susurrent une douce mélopée venue tout droit des années 90… Attention, vous pourriez vous y noyer, si vous n’y prenez garde !
Se noyer, Mémé ? Oui oui oui… dans la nostalgie du passé. On pourrait presque voir des mirages se lever du brouillard fait des vapeurs méphitiques du Death Old School. Ce sont les fantômes de Dave Ingram, Benediction, Bolt Thrower et autres Gorefest qui viennent vers vous, les bras tendus, pour vous attirer non vers les bas-fonds mais les sommets du genre.
Mais vous savez, les les sirènes, qu’elles soient du présent ou du passé, ça reste dangereux. Et le foyer de Mémé en a fait les frais. Je ne vous raconte pas les discussions véhémentes inhérentes aux écoutes des premiers titres lâchés sur le web. Dans la catégorie examen de philo, vous avez deux heures pour plancher sur la frontière entre le « tribute » et la filiation. Mémé, elle, a tranché : c’est clairement de la filiation. Doublée, qui plus est, d’un hommage rendu aux grands noms qui ont forgé l’histoire du Death Metal. Et vous savez pourquoi ? Parce que nos sirènes en question, les 5 membres du groupe INFERN, l’annoncent d’emblée !
Infern – groupe breton presque pur beurre (parce qu’il y a un francilien dans le lot, mais avec des liens bretons quand même ! Bzh atao !) – se crée autour d’un vinyle trouvé par deux membres du groupe lors d’une partie de pêche. Je ne sais pas pour vous, mais quand Mémé va à la pêche, elle ne ramène pas grand-chose, sinon un tas d’algues et parfois un bar venu s’échouer sur son hameçon. Y en a qui ont de la chance, tout de même ! Un coup de l’Ankou (la mort bretonne), ça ! Ce qui serait raccord avec le nom Infern qui, vous vous en doutez, fait référence à l’enfer en brezhoneg. Et dans ce vinyle, les dieux du Death à qui ils offrent leur existence en ex voto.
A commencer par Bolt Thrower. Bah oui ! On ne pourra faire autrement que de citer à quasi chaque morceau ce groupe monumental, tant tout s’y réfère. Certains pourront même, avec un tantinet de perfidie, lancer que, lorsqu’on maîtrise la langue Bolt Throwerienne, tout l’alphabet s’y trouve : du riff autoroute au mix, en passant par le placement du chant. Même le timbre vous fera penser à Dave Ingram, qui a fait un passage dans l’album Honor Valor and Pride. Une grosse voix au timbre un peu mat et au chant saccadé. Et c’est bien ce qui va ressortir en premier, cette putain de voix énorme que nous offre Julien. On en reste scotché sur sa chaise, impossible de se relever, tant il va prendre sa voix comme un gourdin et vous marteler le crâne à en être enterré jusqu’à la taille. Vous avez l’image, là ?
Mais ce n’est pas tout. Ce serait trop facile, vous imaginez bien ! Vous voilà donc à moitié enseveli, mais avec une envie irrépressible de bouger votre corps. Ça, c’est l’effet groove ! Vous avez besoin d’un exemple ? Attendez voir…. poussez donc jusqu’au début de la piste 7, « State Puppet Theater » et ces petits coups de cymbales qui apportent un groove façon Obituary. Ou encore la suivante, « March of the Grotesque », où le groove façon Illdisposed s’entend par l’alternance de lourdeur après un des passages qui tabassent par leur accélération.
On continue ? Allez… Enseveli, avec une envie de groover et là-dessus, la mélopée des riffs ou des soli vient vous happer comme une harpie vous tirant tant vers le haut que vous vous retrouverez écartelé. Le son des guitares est clair et tranchant. La prod est vraiment adaptée au projet. Certains riffs amènent une bonne dose de mélodique à l’ensemble assez saccadé et lourd. Des accélérations, des envolées… Prenez en exemple le 6ème titre, « Gaining Ground », avec le riff d’introduction ou celui, « arabisant », vers 2:10 suivi d’une envolée et d’une accélération du tempo. Un beau morceau de bravoure. Mais ce n’est pas le seul de l’album, qui vous offre 10 pistes en tout.
Pour continuer le tour des hommages rendus, citons le riff façon Anata, dans « Burning Fields » ou encore le premier Amorphis dans le petit break riffé de « Archetype of Brutal Aggressor », vers 3:20.
Il me reste encore à parler de la basse, qu’on entend par ailleurs fort bien au début de « Burning Fields », qui apporte la lourdeur nécessaire au déclenchement du headbanging. Surtout après ces moments chantés en chœur, prompts à vous faire hurler avec le groupe.
Vous l’aurez compris, ici, tous les éléments sont assemblés pour vous faire repartir vers les années 90, façon Back to the Future. Si « Turn of the Tide » n’apporte pas forcément de grandes nouveautés au genre, il le ressuscite de manière efficace et intelligente. D’ailleurs, après quelques titres offerts, on voit les langues aller bon train : « c’est bon, ça ! ». Ouais, on sent comme une petite hype se former autour de Infern. Et je vais vous avouer une chose, j’en suis heureuse pour Pierre-Loup, Sylvain, Jean-Marie, Simon et Julien. Bien qu’on pourrait me taxer d’avoir une vision tronquée, puisque j’ai déjà pu les voir plusieurs fois en concert, discuter avec eux, voire même participer au clip du fédérateur « Tormented Paranoid » – J’en profite pour faire une parenthèse : comme vous les voyez dans le clip, ainsi sont-ils sur scène. Ils ne s’épargnent en rien. Charisme et présence au rendez-vous -, écoutez donc l’album et laissez vous prendre par cette vague venue du passé… Vous verrez que vous ne pourrez vous empêcher de taper du pied et hocher la tête. Mais putain, c’que c’est bon, quoi !
Un groupe sur lequel on va devoir compter dès à présent ! Rendez-vous sur les grandes scènes, les gars !
Line Up : Julien Tanguy – Chants / Pierre-Loup Corvez – Guitare, Chant / Sylvain Collas – Basse / Jean-Marie Grövel – Guitare / Simon Beux – Batterie
Tracklist : 1. Undertow 2. Phineas Case 3. Tormented Paranoid 4. Burning Fields 5. Archetype of Brutal Aggressor 6. Gaining Ground 7. State Puppet Theater 8. March of the Grotesque 9. To the Extreme 10. Buried Alive
Interviewé : Chris Interviewers : Manu et Mémé Migou Muscadeath 2024
Crédit musique : III – Voorhees Crédit vidéo : Manu B Crédit photos : Mémé Migou
Le Muscadeath 2024 nous a concocté une prog aux petits oignons. Manu (Humans of Metal) et Mémé Migou ont eu le plaisir d’interviewer Chris, chanteur du groupe Voorhees. Une interview format court, avec le festival en bruit de fond.
L’actu du groupe, d’où vient leurs inspirations, le changement de line-up… une interview en mode discussion.
Merci à Chris, merci également à Ben et toute l’équipe du Muscadeath, et merci à Alexandre Saba (M&O Music).
Ainsi que la fin de l’interview le suggère, une interview en format long arrivera une semaine avant Halloween. Pourquoi ? Vous le découvrirez à ce moment-là…
Interviewé : Franck Bugny ( Asso Destrock… mais pas que !) Interviewers : Sébastien D et Mémé Migou
Sébastien D. et Mémé Migou ont eu le plaisir d’échanger quelques instants avec Franck Bugny, acteur incontournable de la scène metal bretoise, pour Memento Mori Webzine :
La programmation du Destrock Fest 2024, mais aussi son parcours, l’asso Destrock, ses groupes, des anecdotes et des rêves… Il vous raconte tout cela sans fard, ici :
Pour rappel, le Destrock Fest : 4 et 5 OCTOBRE 2024 Espace Léo Ferré (Brest – 29)
Mezel, Attic of Temple, Teska, Deficiency, Basaalt, Argue, Deliverance, Destinity
Interviewé : Benoît Denis Interviewers : Eva (du blog Girls ‘N Nantes), JP et Mémé Migou ( MMW)
Benoît Denis, boss du Muscadeath, nous raconte tout sur l’aventure du festival, qui en est à sa 22ème édition. Il nous parle également de la programmation de cette année.
Muscadeath XXII, à Vallet (44), les 20 et 21 septembre 2024
Prog. du vendredi 20 septembre : FT17, Houle, Ruyyn, Pénitence Onirique, Hate, Dark Funeral Prog. du samedi 21 septembre : War Inside, Disfuneral, Malkavian, Voorhees, Karras, Mortuary, Acranius, Memoriam, Aborted
Retrouvez toutes les informations utiles pour le festival dans l’interview, ainsi que sur les réseaux sociaux du festival :