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  • Live Report – Muscadeath 2024 J2

    Live Report – Muscadeath 2024 J2

    Muscadeath 2024 Jour 2
    Samedi 21 septembre 2024
    Le champilambart
    Vallet (44)

    Textes et Photos de Mémé Migou
    Interviews : Manu (Humans of Metal) et Mémé Migou


    Samedi oblige, on commence cette seconde journée bien plus tôt que la veille. Par contre, nous aurons, Manu (Humans of Metal) et moi, une interview de plus à caler, les trois n’étant malheureusement pas sur des temps hors festival. Ce qui va expliquer que nous n’aurons pas le loisir de tout couvrir. Parfois, nous arriverons juste à temps pour prendre la température en fin de show et quelques photos à brûle-pourpoint. Vous voudrez bien nous en excuser (et ce n’est pas une question héhé). Attention, je suis loin de chouiner. Allier les interviews de groupes sur le vif, avec l’ambiance du festival en arrière fond, et les lives c’est un exercice que je n’ai pas l’habitude de faire. Et Mémé adoooooore les nouveautés !

    15H30, nous entamons le Muscadeath, seconde journée, avec comme la veille un groupe issu du roaster de l’Ordalie Noire :


    WAR INSIDE

    L’année précédente, Mémé avait pu voir Kratos chanter avec sa formation Circles ov Hell. Cette année, c’est avec War Inside, qu’il a rejoint il n’y a pas si longtemps que ça, que je vais le retrouver dans un autre registre, celui du Blackened Death.

    Un regard derrière moi, qui suis de nouveau juste devant la scène pour pouvoir shooter comme il se doit, et je peux déjà prendre la température de cette journée : le public est déjà bien présent et avec du répondant, s’il vous plaît !


    Et pour le coup, que ce soit Kratos au chant, arpentant la scène de long en large, ou les musiciens échangeant leur place ou montant sur le devant, tout le monde met du cœur à l’ouvrage pour ce qui est de chauffer le public.

    Sincèrement, on se dit que si ça commence déjà avec ce niveau, on va arriver sur les rotules en fin de journée !

    Lien vers notre article WordPress : War Inside – L’interview (Muscadeath) – Memento Mori Webzine

    DISFUNERAL

    Le second groupe prend possession de la scène. Et ce n’est pas rien. On sent ici qu’ils maîtrisent cet exercice. Les 4 z’amis de Nancy ne viennent pas pour compter fleurette aux belles du premier rang. Leur Death Metal est efficace, rapide. Il émane du groupe une énergie qui fleure bon l’amitié et le sérieux tout à la fois.

    L’ambiance dans le public ? Elle a encore monté d’un cran. Mais comment allons-nous terminer ?!

    Avec Manu, nous ne pouvons rester plus longtemps, une interview nous attend. On quitte à regret, mais on vous laisse avec l’interview qu’ils nous ont accordée. Merci à eux et aux fakes news (réelles ou blagounettes) qui parsèment ce papotage.


    Lien vers notre article WordPress : Interview – Disfuneral – Memento Mori Webzine

    MALKAVIAN

    On reste avec un groupe de l’écurie Ordalie Noire, Malkavian et un nouvel album en gestation. Désormais, on peut dire que le groupe a accouché, puisque le skeud est sorti le 10 janvier 2025. N’hésitez pas à aller l’écouter, c’est d’la bombe, bébé !

    Avant le festival, je ne connaissais pas véritablement le groupe, il faut bien l’avouer. J’avais écouté sans trop m’y intéresser alors. Pourquoi ? Eh bien là aussi je vais devoir confesser que… je n’en sais, ma foi, strictement rien. Peut-être trop Thrashouillant pour moi ? Ce côté groovy dans certains passages ? Le chant qui me rappelle certains groupes stars que je n’aimais pas vraiment ? Je… ne… sais… pas… j’vous dis ! Et pourtant…

    Je reviens d’interview alors que le set est déjà bien lancé et là, je m’en prends plein la figure. Pourquoi ? Vous pensez que je vais dire que je n’en sais rien, encore ? Bah si… héhé… je peux vous dire que ce que j’ai vu sur scène était sacrément plus musclé que dans mes souvenirs. Avec ces passages plus graves, parfois plus lourds.

    Et avec l’œil du photographe, je dois bien avouer qu’il y avait de quoi se régaler aussi ! Mais ce détail mis à part, j’ai vu sur scène un groupe qui envoie le son avec technicité et hargne. Bref ! J’ai été conquise…

    … Au point d’aller réécouter les anciens albums, parce que quand même… pourquoi je suis ainsi passée à côté ? Bah ! Allez savoir (ouais je sais, je radote) ! Mais ce qui est réel, c’est que je redécouvre toutes les qualités de Malkavian.

    La magie de la scène ! Quand on vous dit « support your local scene », c’est pas pour rien ! Merci le Muscadeath !

    VOORHEES

    Hop… Encore une fois, on loupera la quasi-totalité du set de Voorhees car nous étions dans la partie presse du Muscadeath. On aura, Manu et moi, à peine le temps de voir 1 titres et quelques bribes d’un second. Pour le coup, on est un chouïa déçus puisque nous avions fait la connaissance de Chris, le chanteur, pour notre toute première interview de la journée. Et nous avions littéralement craqué sur sa gentillesse, son à propos et ses propos. (Attention, on ne dit pas que les autres interviews nous ont laissés de marbre… mais c’était le seul de la journée que nous interviewions – ouhhhh que c’est difficile à dire ça – avant le show).

    Pour cette prise de température, plus que véritablement une analyse de concert, je peux vous dire que le son était bien fat. Un death old School bien maîtrisé, avec un Chris qui restera bien campé au milieu de la scène, façon Hate la veille. Et pourtant, je n’y vois aucune retenue dans le jeu de scène et surtout le lien avec la générosité envers le public.

    Du coup, je n’hésiterai pas un instant pour les revoir sur scène !

    Vous aurez même droit à 2 interviews pour le prix d’une…

    L’article sur notre site : VOORHEES / interview de Chris (Muscadeath 2024) – Memento Mori Webzine

    Et pour un format plus long, Manu y est retourné avec notre JP  :

    KARRAS

    Han… il est déjà 19h30 et le ventre de notre Mémé commence sérieusement à gargouiller. Il faudra, pourtant, attendre encore un peu puisqu’une troisième et dernière interview nous appelle. Nous ne verrons donc pas Karras, juste suffisamment pour prendre quelques clichés sur la fin du live. J’avais pu voir Karras au Motocultor, efficace mais pas dans mes goûts les plus affirmés, j’ai pourtant eu des retours qui me font regretter n’avoir pas pu voir ce set, en l’occurrence. Dommage…


    AD PATRES


    Comment ça, Ad Patres ?  Mémé, tu yoyotes de la tête… Ad Patres n’était pas sur l’affiche du Muscadeath ? Eh bien… Sachez, jeunes ignorants, que Acranius, prévu au slot de 21h45, n’a pas pu venir. Aussi, c’est Mortuary qui a pris sa place, montant d’un cran et laissant son slot à… à…. suivez un peu, voyons ! À Ad Patres ! Bingo !


    Mémé a d’ailleurs cru avoir la berlue. Elle a nettoyé ses lunettes par deux fois, tant elle avait l’impression de voir arriver sur scène Alexis de Death Decline, l’homme aux pieds nus. De fait, je serai encline, tout du long, à garder cette idée en tête, ne connaissant pas le groupe, par ailleurs. Mais ça s’arrête là, car avec un peu de recul et de recherches post festival, on peut se rendre compte que les groupes n’ont pas le même type de Death et que Ad Patres n’en est pas à sa première année… Les Bordelais sont dans le game depuis 2008, mazette ! Et qui plus est, un nouvel album est sorti en 2024.

    Pratiquant un Death Metal brutal, rapide et assez technique, ils offrent un set sans concession. Et ça tombe bien, les fans leur donnent laréputation d’être à fond à fond à fond… sur fond de grosse voix growlée. Ah ça ! Mémé aime beaucoup !

    MORTUARY

    Bon… Bon… Bon… Un choix particulièrement rude se fait sentir : nous entamons la dernière partie de la soirée et le menu promet d’être raffiné. Alors on te demande de choisir en la truffe (dans le bon sens du terme, vous savez, ce champignon qui coûte la peau du fessier rembourré de Kim K.) ou le saumon fumé sauvage pêché dans les eaux tumultueuses de l’Écosse. En d’autres termes : Entre Mortuary, Memoriam et Aborted, tu fais quand ta pause dîner, Mémé ?

    Bon… Bon… Bon… Je dois dire que c’est Mortuary qui en a fait les frais. Je suis restée suffisamment pour m’auto-agacer de quitter la salle, tant l’ambiance était bouillonnante. Mortuary sont des légendes dans la scène française. Mais j’attendais avec une impatience non feinte l’arrivée de Memoriam. Ce qui est certain, c’est que la salle en demandait, re demandait, encore et encore. Le lightshow était aux petits oignons pour souligner la violence du Death de Mortuary, qui nous gratifie d’accélérations bien senties. Accélérations, rythmiques groovies, chant pas forcément growlé, mais bien énervé… Il me faudra les revoir, c’est indéniable !

    MEMORIAM


    Y a Karl Willets ! Karl Willets, quoi ! Heyyyy… le chanteur de Bolt Thrower ! Allô !

    OK… Vous l’aurez compris, Mémé est au taquet !

    On aura droit aux grands hits, notamment du dernier album de 2023, comme le titre éponyme « Rise to Power », qui mettront les fans dans la poche du groupe. Je suis littéralement subjuguée par le personnage aux longs cheveux blancs et soyyyyyeux. Un sparadrap sur le nez, quelques coups dans le pif (au sens métaphorique cette fois), c’était un set complètement hors sol. Avec au beau milieu, haranguée par un Scott Fairfax pas prêt à laisser sa place dans le cœur des festivaliers, une foule scandant un « Happy Birthday to youuuuuu, Karl ! »…

    En-dehors de ces considérations, on peut souligner la qualité du line up, puisque nous avons également, à la basse un Franck Healy (qui est passé dans Annihilator, Napalm Death, Sacrilege,…) et dernier arrivé, remplaçant Andy Whale, Spikey Smith à la batterie (lui aussi ayant un CV long comme la tignasse à Willets).

    Le Death Metal pratiqué par Memoriam est bien entendu dans la lignée de Bolt Thrower, il est mélodique, il rentre dans la tête, il ne souffre pas les ronchonneries mais les écrase. Autrement dit, Memoriam est là, point barre. Et ceux qui étaient dans la salle étaient à surkiffer, comme Mémé. Là, je fais un clin d’œil appuyé au copain Looping von Looping Wild Show. Quant aux autres, ceux qui n’ont pas aimé, ils étaient dehors… J’ai malheureusement entendu pas mal de personnes n’avoir pas été séduites . M’en fous, moi, j’ai vu Memoriam (oserais-je dire Méméoriam ?), je suis aux démons !

    ABORTED

    Voilà… Le groupe final sonne la fin de la parenthèse Muscadeath 2024. Mais avant de se dire au revoir et à l’année prochaine, on a tout de même droit à un feu d’artifice : Aborted !

    Ce qui est assez amusant, dans les échos que j’ai pu recueillir en laissant traîner mes oreilles à droite et à gauche, c’est une véritable dichotomie entre ceux qui n’ont rien à cirer de Memoriam mais ont adoré Aborted et l’inverse. Au milieu, je vous rassure, il y a toujours une belle tranche de personnes pour adorer les deux.

    D’accord… Mais toi, Mémé, dans tout ça ? Bah moi, j’aime Aborted. Ayant eu la chance de voir Sven dans ses grandes œuvres au Motocultor (où il avait d’ailleurs donné rendez-vous au Muscadeath, c’est cool de sa part), j’étais assez emballée pour revoir ce show en intérieur. Si déjà en set outdoor ça défonçait, je n’osais à peine imaginer la violence du bousin avec un son contenu dans une salle !

    De fait, c’était effectivement une tuerie ! Les décors, les lights, le son… et surtout cette putain de présence de Sven. Aborted a tenu ses promesses et au-delà. Les retours étaient dithyrambiques.

    Mais voilà, en ce qui me concerne, je reste sur ma fin (et plus sur ma faim, si vous avez suivi, Mortuary a fait les frais de mes fringales)… Je m’explique : je n’ai absolument rien à reprocher à la qualité du show, du chant, des musiciens… rien… Si ce n’est un tout petit détail de rien du tout. Ayant justement vu Aborted un mois auparavant à Carhaix, je me suis étonnée d’avoir les mêmes vannes aux mêmes moments. Donc un show millimétré – ce qui n’est pas un mal en soi, mais bien du professionnalisme –  jusque dans les moindres paroles. Et ça, ça me plaît beaucoup moins. Pourquoi ne pas rester nature et parler tout simplement au public. Là, on aurait un véritable échange. N’en demeure pas moins que c’était au poil de cul de fourmi près. Et le public ne s’y est pas trompé, il a répondu présent pour un pit chaud bouillant.

    Le mot de la fin

    C’est sur les rotules que Mémé finira le festival. Rincée mais ravie de ce week-end placé sous le signe de la très bonne musique et d’une ambiance tellement sympa qu’on a envie d’y remettre le nez vite fait…

    On ne peut que féliciter, à nouveau, les bénévoles et l’équipe du Muscadeath, Benoit Denis en chef de file, pour cette organisation qui nous ravit à chaque fois. Quand des festivaliers reviennent pour la xème fois, c’est qu’une histoire s’est créée. Et ça, c’est beau !

    Merci également à Alexandre Saba ( MOOffice), Manu (Humans of Metal) et Eva (Girls’N Nantes).

    Un bisou aussi aux collègues de Cabale Prod, notamment Gauthier, avec qui cela devient un pèlerinage de se retrouver avec nos appareils photos tout devant la scène.

    Je referme ce chapitre, espérant en rouvrir un nouveau en septembre prochain.

    Au plaisir de vous retrouver dans 1 an !

    Liens :

    Muscadeath : Muscadeath

    M&0 Office : www.m-o-office.com

    Girls’N Nantes : Girls n ‘ Nantes – Blog mode, beauté et lifestyle Nantes – Le blog mode, beauté et lifestyle des filles de Nantes

    Humans of Metal : Humans of Metal (@humansofmetal) • Photos et vidéos Instagram

  • Live Report – Motocultor 2024/J3

    Live Report – Motocultor 2024/J3

    Live report de la 3ème journée
    du MOTOCULTOR 2024
    Carhaix (29)

    Textes de Bruno Guézennec et Seb D.
    Crédits vidéos : Bruno Guézennec et Once Upon a Live

    N’ayant pas sollicité d’accréditations, c’est en qualité de festivaliers que nos deux comparses, Bruno et Sébastien ont arpenté les scènes du Motocultor édition 2024. Ils vous livrent ici leurs impressions.

    Samedi 17 août 2024

    FANGE

    Bruno : Début de programme pour le moins revivifiant avec le quatuor FANGE / CALCINE / JESUS PIECE / SORCERER !

    Les Rennais lançaient les hostilités (c’est le mot juste) sur la mainstage avec leur metal agressif, et enragé.
    Disparu le batteur qui était présent au Motoc 2019, remplacé par des machines. Le sludge/noise/indus du groupe n’est pas là pour faire de cadeau, c’est sombre, violent, avec Matthias, le chanteur au short noir qui arpente la scène comme un lion en cage. Cette fois çi il n’y a pas eu de lancé de pied de micro et bouteille d’eau dans la fosse. Il se calme peut-être avec l’âge 🙂

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    CALCINE

    Bruno : Petit tour vers la gauche pour me poster devant la Supositor. Autant vous le dire tout de suite, ma journée a consisté à faire un mouvement de pendule entre la Supositor et la Mainstage. Je n’ai pas été sous les chapiteaux de tout le samedi.

    Les Parisiens de CALCINE arrivent avec une belle réputation scénique dans le monde du HxC et ils ont largement répondu à mes attentes avec un Hardcore puissant, une chanteuse qui occupe bien la scène. 30 min qui ont passé bien vite (il avait un créneau de 40 min mais les groupes de HxC jouent rarement plus d’une demi-heure).

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    JESUS PIECE

    Bruno : Retour devant la Bruce ou les ricains de JESUS PIECE se préparent. J’ai vu beaucoup de groupes donc je ne suis pas certain, mais je crois bien que c’est avec eux que le public s’est montré taquin.
    Le chanteur faisant les tests son du micro « check », le public en chœur « CHECK », le chanteur « test », le public « TEST », ça a continué comme cela pendant 2 minutes avec différents mots. C’est très con mais ça bien fait rigoler tout le monde, y compris les mecs du groupe.
    Fin de la rigolade par contre quand ils sont revenus fouler les planches. On a tout de suite compris que c’était du méchant. Un beatdown hardcore qui tape fort, avec des breakdown de malade, un son énorme et un chanteur noir américain qui a bien enflammé le pit. Grosse prestation des Philadelphiens. Une autre bonne surprise du fest.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    SORCERER

    Bruno : SORCERER, lourde tâche pour les français que de passer après un tel rouleau compresseur. Malgré cela les parisiens ont harangué le nombreux public qui avait répondu présent et ça a bien bougé et soulevé pas mal de poussière. Mission accomplie.

    Seb : J’arrive sur site au moment où SORCERER termine son concert. Je regarde ça de loin. Ils ont l’air d’avoir un joli petit succès auprès de l’audience présente.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    KALANDRA

    Bruno : Après ce quatuor infernal, retour à du calme et de la douceur avec KALANDRA et sa petite chanteuse (ou ce sont le guitariste et bassiste qui sont très grands) et sa belle voix.

    Prestation convaincante des norvégiens et leur rock/hard aux influences folk. Ca s’écoute tout seul, les titres sont relativement courts (entre 4 et 5 mn) donc on n’a pas le temps de s’ennuyer.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    DIDIER SUPER

    Seb : Je me dirige ensuite vers la Bruce Dickinscène pour voir l’irrévérencieux DIDIER SUPER. Et c’est parti pour trois quarts d’heure de rigolade où tout le monde en prend pour son grade. J’avais déjà eu l’occasion de le voir au Festival des Vieilles Charrues en 2006 et son humour ravageur fait toujours mouche pour qui sera assez ouvert d’esprit pour le comprendre et ne pas prendre ses divers tacles au premier degré.

    Mon estomac criant famine, je décide d’aller manger une crêpe faisant ainsi l’impasse sur le concert de RÜYNN. “Choisir, c’est renoncer” comme disait l’autre [NdWvG : André Gide, probablement pompée sur Socrate 😉 ].

    RÜYNN

    Bruno : Re-changement de style, avec le black metal de RÜYNN (groupe LADLO) et son superbe backdrop noir et or, comme le maquillage des musiciens. Du black atmosphérique intéressant même si pas foncièrement original. 45 minutes bien remplies et qui montre encore une fois que la scène black metal française regorge de groupes talentueux. Je les reverrai avec plaisir.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    TOXIC HOLOCAUST

    Bruno : Après le hardcore/ le hard folk et le black, place au thrash avant-gardiste et révolutionnaire de TOXIC HOLOCAUST… non, je déconne, les américains proposent un thrash pur jus en version power trio. Énergique, à fond les ballons du début à la fin pour le plaisir des fans . Le son était bon, comme sur la plupart des concerts, et ils ont fait le job, comme on dit, avec leurs titres qui excèdent rarement plus de 4mn.
    Toxic Holocaust c’est du concis, il balance la purée à fond pendant 3mn et on passe au titre suivant. Vite fait, bien fait, ils ne sont pas là pour finasser.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    TRAIN FANTOME

    Seb : Une fois rassasié, je retourne sous la Bruce Dickinscène pour voir les derniers poulains de la Team Nowhere : TRAIN FANTOME. Ici, point de Metal mais un Hip Hop bien sévère et méchant. Les cinq rappeurs occupent bien la scène, mêlant flow traditionnel et cris à s’en arracher les cordes vocales sur fond de grosses basses venant alourdir le tout. Le crew fait sensation auprès du public venu voir le phénomène. Pour ma part, j’ai bien apprécié mais je n’ai pas tenu tout le concert : n’étant pas un grand client de ce type de musique à la base, je suis resté quinze-vingt minutes grand max. Mais ce groupe vaut qu’on y prête une oreille attentive.

    CRYPTA

    Seb : Un petit tour du côté du Metal Market pour faire un brin de causette avec Francis « Tonton » Zégut puis rejoindre la Supositor Stage où vont se produire les quatre furieuses de CRYPTA.

    Ça faisait un moment que je voulais voir ce que valaient sur scène les Brésiliennes. Lorsque la chanteuse / bassiste Fernanda Lira se présente devant nous, tous les regards se portent immédiatement sur elle tant ce petit bout de femme est charismatique. Le reste du groupe n’est pas en reste, la leadeuse de la bande ayant su s’entourer d’excellentes musiciennes. Pour ma part, je reste subjugué autant par la virtuosité que la beauté de la guitariste Tainá Bergamaschi. II y a de quoi tomber amoureux. Quelle musicienne talentueuse ! Exécutant rythmiques et solos avec une facilité déconcertante. Côté musique, le Death Metal des quatre amazones a de quoi régaler tout amateur du style : c’est propre, net et carré. Seul petit reproche que j’ai à faire, c’est un manque de puissance au niveau du volume. L’impact aurait été plus fort si celui-ci en façade avait été un peu plus gros. Excellent concert malgré tout.

    Bruno : CRYPTA s’est fait un nom sur la scène death internationale, le fait que ce soit 4 filles n’y est sûrement pas étranger, mais pas que, musicalement ça suit, leur concert tient la route, bonne présence, c’est propre, rien à dire.

    EXODUS

    Seb : On se décale de quelques pas sur la droite pour assister au concert d’un des patrons du Thrash Metal américain : EXODUS.

    Que dire à part que ce show est parfait de bout en bout. Le son est excellent et on voit que le groupe est rodé à l’exercice. Avec plus de quarante ans de carrière au compteur, l’inverse serait surprenant. Le chanteur Steve « Zetro » Souza est un leader ultra charismatique qui n’hésite pas à haranguer la foule pour son plus grand bonheur. Mais les regards se tournent aussi vers Gary Holt, guitariste référence dans ce style de musique. Le genre de concert qui fait toujours du bien en festival.

    Bruno : EXODUS, que dire, les légendes du thrash ont été dignes de leur statut. Pas le meilleur concert du week-end certes (question de goût), juste un show de plus des américains, mais ils enchaînent les classiques et le public adore ça.

    Je me demande quel casse-tête ça doit être pour ce genre de groupe pour choisir les titres qu’ils jouent. Quand tu as 11 albums derrière toi et que les fans ont envie d’entendre au moins 30 standards, il faut faire des choix qui de toute façon ne feront pas l’unanimité. Pas facile d’être un vieux groupe 🙂

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    EMMURE

    Bruno : EMMURE, groupe ricain de metalcore (pour simplifier) et sa débauche d’effets spéciaux et de de décors incroyables qui consistaient en… une batterie posée au milieu de la Supositor Stage sur la petite estrade dédiée, point barre ! C’est ce que l’on appelle faire le minimum syndical !
    Par contre niveau ambiance c’était assez costaud, le pit est entré en fusion dès le 1er titre et étant dans les 2 premiers rangs, j’ai eu l’impression d’être dans une machine à laver le linge en fonction essorage rapide.
    Avalanche de slammeurs, et pogo à tous les étages. Revivifiant, ça fait quand même du bien, même si musicalement ce n’est pas spécialement mon truc (à part que j’ai eu mal à une vertèbre pendant 5 jours à cause d’un coude un peu pointu qui est arrivé au mauvais endroit).

    Seb : Je décide ensuite de jeter un coup d’œil au concert d’EMMURE, groupe de Deathcore américain, plus pour la rigolade qu’autre chose car j’ai beaucoup de mal à prendre ce groupe au sérieux. Tous les clichés de ce style musical sont ici réunis, mais il faut avouer qu’ils arrivent à fédérer une bonne partie du public, ce groupe agissant comme un gros défouloir à la vue du pit qui est chaud bouillant.

    Le moment est idéal pour retrouver une bonne partie des potes autour d’un apéro. 

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    JINJER

    Bruno : Un coup à gauche (Supositor), un coup à droite (Dave Mustage). C’était au tour de JINJER, qui a fait le plein avec son metalcore. J’ai quand même trouvé cela un peu long car la musique des ukrainiens ne me parle pas. Pas désagréable non plus, il ne faut pas exagérer mais je n’ai pas été transporté, c’est le moins que l’on puisse dire.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    BERNARD MINET METAL BAND

    Seb : Après cette petite pause bienvenue, nous décidons d’aller voir ce que donne sur scène le BERNARD MINET METAL BAND. La tente est pleine à craquer et l’ambiance est folle. Il faut dire que le concept a de quoi plaire à un grand nombre de personnes : Bernard Minet, légende vivante pour qui a été bercé au Club Dorothée durant sa jeunesse, reprenant génériques de dessins animés et chansons des Musclés à la sauce Metal (« Les Chevaliers du Zodiaque », « La Merguez Partie », « La fête au Village » et un très bon « Capitaine Flam » renommé « Capitaine Slam » pour l’occasion). Venus initialement en curieux, nous nous faisons embarquer par l’atmosphère joviale du moment. Et nous voilà partis à reprendre les refrains en cœur et à danser. Une belle petite parenthèse.

    DØDHEIMSGARD

    Seb : On change radicalement d’ambiance pour le groupe suivant car il s’agit des Norvégiens de DØDHEIMSGARD et leur Black Metal avant-gardiste. Pour les avoir vus deux semaines avant le Motocultor, au Beyond The Gates à Bergen, je sais d’avance que le groupe est très clivant et peut rebuter les personnes qui n’arriveront pas à rentrer dans leur univers si particulier. En effet, leur musique n’est pas facile d’accès et celui ou celle qui ne trouve pas la porte d’entrée pour y pénétrer ne pourra pas se laisser transporter au travers de la richesse des atmosphères créées par cette entité. Le chanteur est encore plus déchaîné qu’il ne l’était quinze jours auparavant, n’hésitant pas à escalader l’une des colonnes du côté de la scène ou à venir aux barrières au contact du public. Les lumières à dominantes bleues aident à nous immiscer totalement dans cette prestation de haut vol et à nous transporter vers d’autres sphères, bien au-delà du terrain de Kerampuilh. Les cinquante minutes allouées au groupe vont passer à une vitesse folle, signe que le moment passé était très bon.

    Bruno : DØDHEIMSGARD, difficile de décrire ce genre de performance tant le chanteur est barré avec sa tenue extravagante, ses roulades par terre, son escalade d’un des piliers de la sono (il est monté à 5 ou 6 mètres de haut quand même) et ses jets de fumée (farine ?) sur les autres musiciens et son slam dans les premiers rangs. Musicalement c’est une sorte d’avant-garde black metal plutôt atmosphérique, un peu désarmant par moment. Je crois que c’est le genre de groupe dont il vaut mieux écouter quelques titres avant de les voir live pour s’y retrouver plus facilement. J’aimerai bien avoir l’occasion de les revoir pour mieux apprécier leur show.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    MILLENCOLIN

    Seb : Le concert suivant est beaucoup plus léger et va venir à point nommé pour redescendre sur terre puisqu’il s’agit des Suédois de MILLENCOLIN. Back in the 90’s où le punk à roulette régnait en maître à la fin de cette décennie. Cette prestation aura pour effet d’agir comme une cure de jouvence. Le groupe, bien qu’ayant plus de trente années de carrière dans les pattes, paraît toujours être aussi jeune et dynamique. C’est fou comme les années ne semblent pas agir sur eux. Un moment bien sympathique.

    Crédit vidéo : Once Upon a Live

    ARCHITECTS

    Bruno : Une des 4 têtes d’affiche du Fest, ARCHITECTS, a rameuté la foule devant la mainstage. Gros succès avec leur metalcore bien trop mélodique pour moi, même s’ils envoient du gros son de guitare quand il le faut.
    Pas grand-chose d’autre à signaler si ce n’est la horde de slameurs que j’ai pris sur la tronche. Pas vraiment de surprise, je m’y attendais.

    ABORTED

    Seb : Il fallait bien un peu de légèreté avant l’agression sonore qui allait nous tomber dessus. On savait qu’on allait ramasser une belle grosse mandale sur le show suivant mais pas à ce point là. Ce soir, ABORTED a décidé d’envoyer du lourd dès le premier titre « Retrogore » et de tenir le public à la gorge jusqu’à la dernière note. Le pit répond aux moindres demandes de Sven : circle pit, wall of death, tout y passe. Le groupe est en très grande forme et le son est impeccable. Lorsque la dernière note résonne dans les enceintes, le groupe salue et remercie le public sur un fond sonore électro (Darude – « Sandstorm ») en donnant rendez-vous, à qui veut les revoir, le mois suivant au Muscadeath.

    Plus rien d’intéressant pour moi ensuite et puis après un tel concert, tout m’aurait paru fade.

    Bruno : Une de mes têtes d’affiche à moi était les belges d’ABORTED avec leur grind/death énorme. Un mur du son qui vous arrive en pleine poire, hyper efficace, qui vous déboite la tronche méthodiquement. Ce groupe est une putain de machine à démonter les vertèbres. Grandiose comme d’habitude.

    Fin de la soirée, ayant fait l’impasse sur le choix DIRTYPHONICS / THE O’REILLYS AND THE PADDYHATS (qui je l’ai appris en cours de soirée était remplacé par un groupe dont j’ai déjà oublié le nom), histoire de gagner une petite heure de sommeil, ce qui n’est pas négligeable au bout de 3 jours.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    Crédit vidéo : Once Upon a Live