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Deogen – The Graves and Ghosts of Yore (2025)

Genre : Black Metal Mélodique
Label : Iron Bonehead Productions
Sortie : 14 Novembre 2025

Note :  80 /100 (WvG)

J’adore quand les (labels) promoteurs d’un album te font de l’emphase avec des qualificatifs XXL et thématiques pour te parler dudit album, quand ça pourrait se résumer en quelques mots (et mettre à la place des informations plus pertinentes, comme des liens directs plutôt que de me prendre la tête et galérer parmi les diverses pages amenant vers… un jeu vidéo auquel le groupe a certainement tiré son nom). Ce qui nous amène à parler de The Graves and Ghosts of Yore, deuxième album de Deogen après un debute paru en 2020, The Endless Black Shadows of Abyss.

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Assumé frontalement dans le kit promo, on est sur du Black Metal mélodico-symphonique de la fin des 90’s. Le dit pressbook cite foultitude de groupes plus ou moins (in)connus dans le game mais, très honnêtement, le plus simple aurait été de citer ce qui semble être une des principales inspirations, à savoir le Dimmu Borgir pré Puritanical Euphoric Misanthropia (en gros avant le passage à l’orchestre symphonique, quand Mustis palpait du clavier pour ses ambiances qui fleuraient déjà bon la tournure symphonique de leur BM). Pas étonnant donc que l’album s’ouvre et s’achève sur un ensemble symphonique avec des bruitages de type tonnerre…

Et effectivement, les fans des albums Enthroned Darkness Triumphant, Godless Savage Garden voir Spiritual Black Dimensions s’y retrouveront tant les patterns, les gimmicks, les variations vocales, les patches de clavier (délicieusement kitsch) sont assimilables, pompés ou trèèèèèès inspirés de ces albums.

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Est-ce dans les vieux pots ou les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes ou potions ? Est-ce que « c’était mieux avant » ? Pour le coup, le duo de ricains aux manettes (et aux instruments) fait fort dans l’ hommage qui sonne désuet, avec un son caverneux et des patches de Roland DX ; pourtant j’avoue préférer ces vieux albums de Dimmu, probablement parce que même si leur BM, leur grain était « plus accessible » – ouais, je suis un fragile, et alors, kestuvafèr ?

Si on l’écoute au vu de ce qui se fait actuellement, c’est obsolète. Si on observe le sujet avec le regard de la balekitude du « on avait envie de faire du old-school et c’est marre » … bon, ça sonne déjà-entendu mais pas copié-collé, ce qui en fait un album noir et plaisant, d’autant si on visualise une sorte de revival de ce que Dimmu Borgir a pu faire sur scène à cette époque. Un morceau intéressant à écouter en particulier ? « Cataclysm and Deluge », plus varié que les autres dans sa structure, ses arrangements, ses enchaînements harmoniques… mais finalement toujours assez proche d’un morceau de Dimmu, quoi…

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Tout comme le Labubu et son penchant de contrebande (le Lafufu), voici un album qui est un Dimmu Forgir en 2025, ne valant pas l’original mais bien foutu quand même pour qui a suivi et aimé cette période charnière dans le BM. Souhaitons-leur que ça ne soit pas qu’un effet de mode aussi éphémère que les Labubu, déjà disparus des cours d’école… Ceci dit, ça pourrait être marrant, des autels sacrificiels dans les cours sur lesquels on éventrerait des Lafufu 😊

Tracklist :

1. Pernicious Prayer
2. By Torchlight
3. Desolation Bestowed
4. Nightfall Premonition
5. Of Abominations to Come
6. Clawing Into Sphere and Sun
7. Cataclysm And Deluge
8. Spectral Winds Rise
9. Echoes of Eternity

Line-up

Sceadugenga – Drums
Maelström – Guitars, Keyboards, Bass, Vocals

Liens : 

https://www.facebook.com/IronBoneheadProductions

(Bonne chance pour vos recherches perso, puisse le sort vous être favorable ! 😊 )

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