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Interview – Ifern Noz (2026)

 Interviewé : Penn Ar Stourm

     Interviewer : LB D

   Vidéos : Bruno Guezennec 

Memento Mori Webzine a été créé dans l’objectif de promouvoir les musiques extrêmes et underground, ainsi que de soutenir et couvrir les événements musicaux de nos régions respectives, sans aucune distinction. Conçu par des passionnés pour des passionnés, Ce webzine ne fait en aucun cas l’apologie d’une quelconque idéologie politique.

L’Ifern Noz est un tout jeune festival consacré au Black Metal, il se tiendra le samedi 2 mai à la ferme du Boudiguen à Querrien en Bretagne. Pour cette première édition, l’association Penn Ar Stourm, organisatrice de l’événement, nous a concocté une belle affiche placée sous le signe du Pagan et du Black Metal typé années 90.

Parmi les formations présentes, figurent des groupes emblématiques tels que Gorgon, Himinbjorg et Excruciate 666, qui viendront défendre leur statut de groupes cultes de la scène française. Mais ce n’est pas tout, la programmation inclut également des petits jeunes qui en veulent, à l’image d’Arkaist et Formoraich, chargés d’animer le début du festival et, sans aucun doute, pour les avoir déjà vus en concert, pousseront les anciens dans leurs derniers retranchements. Au moment où nous étions sur le point de publier cette bafouille, nous avons appris avec regret le désistement du sixième groupe, à savoir Taranis, en raison d’une grave blessure subie par Bjorn, son leader. Leur remplaçant ne s’est pas fait attendre : il s’agit des Nantais de We Hold The Truth, qui auront la lourde responsabilité de suppléer les Belges au pied levé. Au niveau du Running Order, la programmation reste inchangée dans son équilibre.

Un festival à ne louper sous aucun prétexte pour qui aime le Black Metal. Une telle programmation est rare en Bretagne, alors ne venez pas vous plaindre après, on vous aura prévenu.

D’ailleurs, il reste des places, allez Go Go, on se dépêche. On achète ses places en prévente car elle constitue un élément essentiel pour l’organisation et la pérennité des concerts et des festivals underground. Si vous n’avez pas encore réservé vos billets pour l’Ifern Noz, vous pouvez le faire via le lien suivant : 👇👇👇

https://www.onparticipe.fr/b/xI90mv8t

Un groupe privé a été spécialement créé afin d’organiser un système de covoiturage pour ceux qui viennent de très loin. Si vous êtes intéressé, C’est par ici : 👇👇👇

https://www.facebook.com/groups/2156331641854431

Running order :

Pour obtenir des informations complémentaires concernant l’association Penn Ar Stourm, ainsi que pour l’organisation et le bon déroulement de l’Infer Noz le 2 mai. Nous avons interviewé pour vous le responsable de la communication du festival.

L’Interview :

  • Tout d’abord, peux-tu présenter à nos lecteurs Penn ar Stourm, l’association qui est à l’origine de ce nouveau festival de Black Metal ? Le nombre de membres et de bénévoles ?

Penn ar Stourm, c’est une association née d’une poignée de passionnés du Black Metal et des traditions bretonnes. Des gens qui se connaissent, qui partagent les mêmes valeurs, la même vision de ce que ce genre doit être et qui ont décidé à un moment de concrétiser ça sous la forme d’un festival.

L’association en elle-même est une structure volontairement à taille humaine. On est une équipe resserrée, une petite dizaine de membres actifs, nous permettant d’avancer vite et de garder une cohérence dans tout ce qu’on fait.

Pas de bénévoles externes pour cette première édition tout est porté par les membres de l’organisation eux-mêmes. De la logistique à la communication, de la gestion du site à la coordination des groupes. Chacun donne de son temps, de son énergie, souvent de sa poche.

  • L’association a déjà plusieurs événements à son actif exclusivement dédiés au Black Metal. À l’avenir, êtes-vous ouvert à d’autres styles, comme par exemple le Death, le Doom voire le sludge ?

Penn ar Stourm est née autour du Black Metal, c’est là qu’on a nos racines, notre légitimité, notre réseau. Ce n’est pas un hasard, et ce n’est pas près de changer.

Mais non, on ne va pas se cadenasser dans une seule case.

Donc oui, d’autres formats sont envisagés. Et je peux même dire qu’on travaille déjà dans l’ombre à un plateau Death. Rien à annoncer pour l’instant, on avance pierre par pierre, comme toujours, mais la réflexion est là, les discussions sont en cours.

Penn ar Stourm n’a pas vocation à être un organisateur de Black Metal exclusivement. On a vocation à être un organisateur exigeant et ça, ça s’applique à tout ce qui porte en lui quelque chose de vrai.

  • Comment est venue l’idée d’organiser ce festival ? N’est-ce pas trop tôt ?

L’idée n’est pas venue d’un coup. Elle a mûri.

Penn ar Stourm organisait déjà des concerts, des petits formats et à force de le faire, l’évidence s’est imposée : pourquoi continuer à attendre que quelqu’un d’autre crée ce qu’on voulait voir exister ? 

À un moment, on a arrêté de se poser la question et on a décidé.

Est-ce que c’est trop tôt ? C’est la question qu’on nous pose, oui. Honnêtement non. Pas parce qu’on est inconscient des défis, bien au contraire. Mais parce qu’il n’y a jamais de moment parfait pour ce genre de choses. On attend le bon moment, et le bon moment n’arrive jamais.

Ce qui compte, c’est d’avoir les fondations solides. Une communauté qui existe déjà autour de Penn ar Stourm, des groupes qui ont répondu présent, un lieu qui fait sens, un concept qui tient la route. Ces fondations-là, on les a.

On est une petite structure, sans filet, on le sait mieux que quiconque. La marge d’erreur est mince et chaque décision est pesée. Mais c’est précisément cette conscience-là qui nous protège de l’amateurisme.

Trop tôt ? Ou exactement au bon moment ?

On aura la réponse le 2 mai.

  • L’année dernière, à la ferme du Boudiguen et à la même date que votre festival, a été organisé par les Acteurs de L’ombre, le Rituel noir, autre festival de Black Metal. Est-ce un hasard ou pas ? LADLO avait fait un communiqué à ce sujet plus ou moins ambigu. Quelle avait été ta réaction à propos de ce communiqué ? 

La question est légitime et je vais y répondre franchement.

C’est un concours de circonstances et rien d’autre.

Ifern Noz n’était pas prévu à cette date au départ. Un ensemble de facteurs, de contraintes pratiques, de disponibilités, le lieu, les groupes, la logistique, a amené la fixation au 2 mai. La coïncidence avec Beltane était une évidence cohérente avec ce qu’on porte. Que le Rituel Noir se soit tenu au même endroit l’an passé, ce n’était pas dans notre radar au moment où on a posé cette date.

Ce n’est pas une provocation. Ce n’est pas un positionnement stratégique contre qui que ce soit.

Les Acteurs de l’Ombre font un travail sérieux, on le respecte. Il y a eu un communiqué commun, les choses ont été clarifiées publiquement, chacun a communiqué avec transparence pour qu’il n’y ait aucune confusion dans l’esprit du public. C’est exactement la bonne façon de gérer ça.

La scène Black Metal en France est déjà suffisamment sous pression pour qu’on se mette à se tirer dessus entre nous. Ce n’est pas notre nature, ce n’est pas notre intérêt, et ce n’est certainement pas ce que la communauté mérite.

Ifern Noz est indépendant, porté par Penn ar Stourm, avec sa propre identité.

On leur souhaite d’ailleurs une belle deuxième édition du Rituel Noir en 2027.

  • Finalement avec du recul, ce communiqué vous a-t-il apporté une certaine visibilité ? Quelles sont vos relations avec les Acteurs de l’Ombre ainsi qu’avec les autres labels ?

Avec le recul oui, probablement.

On ne va pas se mentir : un communiqué commun entre plusieurs structures, ça génère de la visibilité. Des gens qui n’auraient peut-être pas entendu parler d’Ifern Noz en ont entendu parler. C’est une réalité.

Mais ce n’était pas le calcul derrière. Le communiqué existait pour clarifier, pas pour faire du bruit. Si du bruit en est sorti, on le prend, sans s’en attribuer le mérite.

Avec les Acteurs de l’Ombre, les relations sont saines. On se respecte. Ce sont des gens sérieux qui font un travail de fond pour la scène, et cette scène est bien trop petite pour qu’on s’y regarde en chiens de faïence. Il n’y a pas de véhémence, pas de rivalité, juste deux structures indépendantes avec leurs propres projets.

La scène Black Metal en France fonctionne en réseau serré. Tout le monde se connaît, tout le monde s’observe. La meilleure carte de visite qu’on puisse avoir, c’est de faire les choses bien.

  • Dernièrement vous avez communiqué sur la page Facebook de l’événement que l’association Penn Ar Stourm ne fait l’éloge d’aucune idéologie politique. On sait que 2 des groupes présents sur l’affiche ont eu quelques soucis l’année dernière et certains de leurs concerts ont dû être annulés. Ne crains-tu pas une annulation de votre festival pour les mêmes raisons ?

Oui, on a communiqué là-dessus et ce n’était pas anodin. C’est une position de principe, pas une réponse à une pression. Penn ar Stourm n’est pas un véhicule idéologique. On organise du Black Metal avec tout ce que ce genre porte en lui.

Sur les groupes on ne va pas faire semblant de ne pas savoir de quoi on parle. Oui, certaines formations de l’affiche ont subi des annulations l’an passé. C’est la réalité de ce que j’évoquais plus tôt : une pression organisée, des mails de menaces, de la diffamation par assimilation. Des méthodes rodées qui visent à invisibiliser tout ce qui ne rentre pas dans un certain cadre.

Est-ce qu’on craint une annulation ?

On est vigilants, ce serait mentir que de dire le contraire. Mais non, on ne tremble pas.

On a fait les choses dans les règles. Le lieu est confirmé, les autorisations sont en ordre, notre position est claire et publique. On ne donne pas de prise facile.

  • Quel est ton regard sur toutes ces polémiques qui ont secoué le monde du Black Metal, notamment par rapport à un certain média que tout le monde connaît mais qu’on ne nommera pas ici ?  

C’est un sujet qui mérite qu’on l’aborde sans détours.

Ce qu’on a vu ces dernières années, c’est une tentative méthodique de domestiquer le Black Metal, de le faire rentrer dans un cadre, de l’expurger de ce qui le dérange, de le rendre acceptable. Et quand un genre ne se laisse pas faire, certains choisissent l’étranglement plutôt que le débat.

Ce média a joué un rôle actif dans cette dynamique. Diffamation par assimilation, amalgames, pression sur les salles et les partenaires. Une mécanique bien huilée qui a eu des conséquences concrètes sur des groupes, des organisateurs, des lieux.

Ce qui est triste, ce n’est même pas l’hostilité. C’est le procédé, cette façon de se draper dans une posture morale pour mieux étouffer ce qu’on ne comprend pas ou ce qu’on choisit de ne pas comprendre.

Le Black Metal a toujours existé en dehors. C’est sa nature. Il n’a pas besoin de validation, il n’a pas à se justifier.

Notre réponse à nous, c’est Ifern Noz. Continuer à construire des espaces où ce genre peut exister dans toute son intégrité.

C’est plus utile que de s’épuiser contre des moulins.

  • Parle-nous un peu de cette journée du samedi 2 mai, à partir de quelle heure peut-on arriver sur le site ? Pour les gens qui viennent de loin, peut-on arriver le vendredi soir ? Pourra-t-on poser sa tente sur le site ? Y aura t-il des animations dans la journée du samedi ?

Pour ceux qui veulent s’immerger pleinement, il est possible d’arriver dès la veille, le vendredi 1er mai. Une soirée conviviale, le camping sur place, l’occasion de poser les sacs, de se retrouver, de laisser l’ambiance s’installer avant que ça commence vraiment.

Pour les autres, les portes ouvrent le samedi dès 10h. Le temps de s’installer, de découvrir les stands : tatouage, illustrateurs, la distro Antiq Records et de prendre une bière locale et d’être là quand le premier groupe monte sur scène.

  • Pourra-t-on se restaurer sur place ?

Sur place vous trouverez le food truck Krog E Breizh. Cuisine franco-bretonne, fusion, produits frais et locaux, une approche qui colle parfaitement à ce qu’on est et à l’endroit où on se retrouve. Pas du réchauffé industriel sorti d’un congélateur. De la vraie matière, de la vraie cuisine.

Derrière ce food truck, vingt ans d’expérience et un projet construit autour du goût. Quelque chose d’abordable et de sincère, exactement ce qu’on attend d’un partenaire.

Côté boissons, des bières locales et artisanales seront également disponibles.

On a fait les choses correctement sur ce point. Une journée comme celle-là mérite qu’on mange bien.

  • Je suppose qu’il y aura des exposants, peux-tu nous les présenter ? 

Côté exposants, plusieurs stands seront présents sur le site.

La tatoueuse présente sera Stigma Delicata qui a spécialement créé des planches et des flashs pour l’occasion. Du travail pensé pour Ifern Noz, pas du catalogue générique sorti d’un tiroir. Pour ceux qui veulent ramener une trace permanente de cette journée, c’est l’occasion idéale.

Côté illustration, deux noms.

Le Scriptorium de Cassiodore, calligraphe professionnel mêlant tradition et passion :  « Si l’écrit reste, autant qu’il soit beau ! »

No One Pictures, qui n’est autre que le créateur de l’affiche du festival. Sur place il présentera ses linogravures entre monstres fantastiques et récits de voyages.

Enfin Le label Antiq Records sera là en distro : vinyles, CDs, de quoi nourrir sa collection. Arkaist, qui joue ce jour-là, est d’ailleurs signé chez eux. 

  • L’affiche s’inscrit principalement dans le style Black Metal old school et pagan. Ces styles sont-ils strictement définis ou êtes-vous également ouverts à d’autres variantes du Black Metal, telles que le Dépressif ou l’Atmosphérique, par exemple?

Non, on ne s’enferme pas dans une case.

Le critère n’a jamais été stylistique, il a toujours été une question de sincérité et d’intégrité. Un groupe de Black Metal Atmosphérique ou Dépressif qui porte quelque chose de vrai, qui a une identité qui lui appartient,  il à sa place dans notre réflexion.

Ce qu’on refuse, c’est le vide habillé en forme. Peu importe l’étiquette.

Cela dit, pour cette première édition, on a voulu poser des bases claires, une cohérence d’affiche immédiatement lisible. Construire une identité forte avant d’explorer les marges. C’est une question de logique, pas d’exclusion.

  • Dans un premier temps le groupe de Franc-Comtois Myrkvid avait été annoncé sur l’affiche, puis s’est désisté quelques  temps après. Peux-tu nous en expliquer les raisons ?

Myrkvid était effectivement annoncé et on le regrette sincèrement. C’est un groupe qui avait toute sa place sur cette affiche.

Le désistement tient à des raisons personnelles. Par respect de leur vie privée, on n’en dira pas plus.

  • Ça n’a pas été trop difficile de trouver un remplaçant?

Honnêtement non.

Quand on a contacté Himinbjorg, la réponse a été rapide.

Avoir Himinbjorg en remplacement ce n’est pas un lot de consolation. C’est un géant. Actif depuis 1997, la démo Hedning comme point de départ d’une carrière qui compte parmi les références du Pagan Black Metal français. Presque trente ans d’existence, une discographie qui fait autorité, une présence scénique qui n’a plus rien à prouver.

Pour une première édition, c’est un honneur.

Et quelque part, cette situation illustre quelque chose d’important : quand une porte se ferme, ce qui compte c’est ce qu’on met derrière la suivante. On a répondu présent et Himinbjorg aussi.

L’affiche n’en est que plus solide.

  • Vous avez pour cette première édition, un groupe belge à l’affiche (Taranis), y aura-t-il d’autres nationalités présentes à l’avenir où vous voulez vous consacrer uniquement à la scène française ?

La Bretagne a beau être notre ancrage, Ifern Noz n’a pas vocation à se refermer sur lui-même.

Taranis en est la preuve dès cette première édition un groupe flamand, une horde belge qui propose quelque chose de puissant et d’authentique. La frontière ne nous a pas posé question une seule seconde. Ce qui compte, c’est ce qu’un groupe porte en lui, pas son passeport.

On travaille déjà à faire venir des groupes de bien plus loin. Des discussions sont en cours, des pistes sérieuses sont explorées. Mais ce sont des choses qui se révèleront au moment opportun 

  • On sait tous que les préventes sont importantes et même vitales pour un festival underground, où en êtes-vous à ce niveau-là ? Êtes-vous satisfaits ?

Les préventes avancent bien, on approche de la moitié des places, ce qui pour une première édition est encourageant et nous conforte dans la direction prise.

Cependant on observe depuis le Covid une réticence croissante du public à réserver en avance, les gens attendent, hésitent, se décident au dernier moment. C’est une réalité que tous les organisateurs indépendants connaissent.

Donc le message est simple : si vous comptez venir le 2 mai prenez votre place maintenant. 26 euros. C’est un geste concret pour que ce festival existe, dure, et grandisse.

C’est aussi ça soutenir la scène.

  • Quel serait le groupe ultime que tu aimerais faire venir jouer en Bretagne ?

La question me fait sourire parce que la réponse est dans les cartons.

On a des noms en tête. Des grands noms. Et pas seulement des rêves de papier, des discussions concrètes sont en cours avec des formations.

Cependant rien ne peut être révélé pour le moment, il faudra attendre le moment opportun, pas avant. Et quand ça sortira, on préfère que ça fasse l’effet qu’il mérite !

  • On a pour habitude de terminer les interviews par la question Memento Mori, qu’on pourrait traduire par “Souviens-toi que tu vas mourir” ou plus positivement “Souviens-toi que tu es vivant “ et donc, vis l’instant présent. Si tu avais un conseil Memento Mori à donner, ce serait lequel ?

Penn ar Stourm et Ifern Noz sont nés de la décision de ne plus attendre. De faire plutôt que de rêver.

Alors le conseil est simple : ce que tu portes en toi, ce projet, cette passion, cette chose que tu repousses depuis trop longtemps, fais-le. Maintenant. Avec les moyens du bord, sans attendre les conditions parfaites.

Les conditions parfaites n’arrivent jamais.

Ce qui reste à la fin, c’est ce qu’on a osé.

  • Merci, je te laisse le mot de la fin.

Na ruz Na gwenn breizhad hepken 

« ni rouge ni blanc, Breton seulement »

PS : À noter que cette interview a été réalisée bien avant le désistement de Taranis.

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