Genre : Black Metal/Post Metal
Label : Chapitre XIII
Sortie : 30/01/2026
Note : 85/100 (Dref)
Les premières sensations qui me viennent à l’issue de l’écoute De l’infâme et du trépassont un mélange de stupéfaction et d’euphorie !
Car c’est une belle surprise qui vient se coller dans votre tête et ne résiste pas à l’envie d’entendre à nouveau cette offrande qui te fait dresser le crin dès le début !
On aime ce climat bien crade, puant et oppressant à souhait mais tellement jouissif à l’oreille grâce à la qualité d’enregistrement de l’œuvre.
Dès les premières notes de batterie, une étrange atmosphère envoûtante de guitare et de voix murmurées s’installe, formant une ambiance légèrement ténébreuse… le ton est donné et tu te laisses à penser que la suite va aller de concert !
Bingo ! Gévaudan vient poser sa voix sur un texte qui te prend direct à la gorge et pour te laisser dans l’inconfort distille ses paroles de haine, de mort, de froideur, de guerre et de noirceur… Tous les ingrédients réunis pour accompagner des mélodies mordantes et accrocheuses ainsi que poser la question de la place de l’homme dans sa chute sociale (en l’occurrence celle d’un paysan du Moyen Âge) au milieu des sarcasmes de l’enfer ?
Il est question ici d’un Black Metal tout à la fois mélodique et brutal, flirtant par moment avec le post et le sludge, et cette mélasse donne un excellent rendu !
On sent bien que le quatuor a mis six ans pour préparer cet album et, hormis le changement de line up qui a retardé la sortie de l’album, on se laisse à penser que ce temps a permis de peaufiner les titres, aidé d’anciens membres du groupe (Nosos, l’ex-chanteur a écrit quelques textes et Omega, l’ancien batteur a réalisé le mix). Il en aura fallu de l’audace et le travail acharné des protagonistes se fait bien ressentir, ça paie !
Superbes lignes de basses accompagnant une batterie au son tapageur et bien lourd mais malheureusement enregistrée électroniquement ; celui qui se retrouvera derrière les fûts lors des concerts à venir va perdre des points de vie tellement ça cogne fort ! Les parties de guitares sont incisives et très mélodieuses, les voix archi-travaillées (Gévaudan nous gratifie d’un échantillonnage impressionnant de voix), passant d’un chant clair à hurlé comme un damné et parfois seulement parlé, le tout superbement interprété.
Croyant entendre à certains passages des claviers ou des samples, j’ai posé la question à Simon (Gévaudan, ex-frontman de Demande à la poussière arrivé en 2020 dans le groupe) pour connaître la place des arrangements synthétiques et sa réponse m’a agréablement surpris car c’est notre serviteur qui fait les murmures et les chœurs ! L’enregistrement a commencé au milieu de l’année 2023 et le chant est posé en seulement cinq jours…
Même si l’exercice d’écriture et d’enregistrement n’est pas chose aisée, Supplices nous livre un très bon album et ils vont sûrement prendre plaisir à vous le jouer en live ! En attendant, ces huit morceaux vont s’incruster dans votre cervelle et si comme moi vous avez des frissons dès l’écoute du premier titre alors les Occitans auront réussi leur pari !
Tracklist :
01 – Marasme et Résipiscence
02 – Rex Franciæ
03 – Thanatophobia
04 – L’Enfer de Dante 0
05 – Réduit aux Bas-Fonds (instrumental)
06 – Cercueil de pierre
07 – Terre des Larmes
08 – De l’Infâme et du Trépas
Line-up :
Ulfberht – Basse
Jääsade – Guitare
Svartabyss – Guitare
Gévaudan – Chants









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