Genre : Psychedelic Black Doom Sludge Metal
Label : Les Acteurs de l’Ombre Productions
Sortie : 22/05/2026
Note : 90 /100 (Mémé Migou)
Hé ! T’en veux ? Hein, t’en veux ? J’en ai de la bonne… De la musique pure qui te fera planer direct, ba ba bam !J’t’en mets combien ? J’ai 8 pistes de dispo.
Alors, que je t’explique, la toute première, elle te propulse d’emblée dans l’espace. Pas au 7ème ciel, pas encore, c’est la montée, ce moment où, après avoir été propulsé, tu as enfin quitté l’atmosphère et son attraction terrestre. Ouais ouais ouais, je vois bien que tu kiffes, ça. On plane, mon gars ! Hum ? Tu me dis qu’elle goûte un peu la Monolithe dans sa version Kosmodrom ? C’est vrai. Je vois que t’es un connaisseur, toi !
« Hellisual », c’est drôle comme nom, hein ?! Ça donne envie de creuser. Non, on ne creuse pas quand on plane, on rêve, on divague (vague!)… Allez, moi je parie sur le mot valise (pour partir loin du quotidien d’une vie terrestre, une valise, c’est approprié) rapprochant Hellish qui signifie atroce, voire infernal, et Usual, ce qui n’est pas suspect mais tient plutôt de l’habitude. Et toi, t’en penses quoi ?
T’atteins le 7ème ciel avec des morceaux aux relents psychédéliques, comme dans le second titre “Chasing the Dragons”. Tu vois des étoiles, un kaléidoscope d’influences syncrétisées en une musique qui se veut unique en son genre, avec des ambiances orgue Hammond. Ca rippe parfois, ça raie, ce sont des incursions de noise, de bruits qui te mettent encore plus dans ta bulle, scaphandre d’un genre nouveau mais qu’on retrouve de plus en plus dans la sphère Black Metal actuelle (“Turn On, Turn In, Drop Out”).
Hop ! Attention à toi, y a un astéroïde qui se pointe. T’es pas en bad, t’inquiète… Mais je vois bien que tu paniques. Souffle, ça va passer. Je suis là pour te donner la Deliverance. Et puis, y as des anges gardiens : Etienne Sarthou (ex Aqme, Freitot, Karras…), Pierre Duneau (ex Memories of a Dead Man), Sacha Février et Viken Poulain. Bien sûr, ils sont là pour te guider dans ce voyage… Et sois heureux, mec, car d’habitude, c’est un peu plus oppressant, ce qu’ils te montrent par les oreilles. Leurs deux précédents voyages, ils te prenaient la tête et te la maintenaient sous l’eau, ou saoûlot ça fonctionne aussi, quelque chose de glauque, de suffoquant. Et de violent aussi. Une forme de Choking, d’asphyxiophilie. Car oui, on aime ce côté Sludge, boueux, qui te colle à la peau, aux moindres parcelles de tes cavités, qui englue tous tes fluides pour n’en faire qu’une mélasse… Tout ça dans une ambiance délétère de noirceur, avec ses codes de Black Metal. Et ça, on le retrouve aussi dans le titre «Headspace Collapse», malgré le début assez Floydien. Ah ! T’aimes, ça, la brutalité, je le lis dans ton regard…
Mais il est aussi temps de mettre fin à ce Breath Play auditif… Tiens prends, ça… Ce sont des touches par-ci, par-là, qui parsèment les pistes d’une aura post… C’est la descente douce, là (pas forcément dans cet ordre, tu comprendras en écoutant). Tu la sens, la douceur progressive qui tient du rock ? Tu sens la patte de Gilmour (ça rime avec amour) et Waters (Waters rimant avec te(u)rre ferme, bien qu’on vienne te baigner dans des eaux douces, baptême de larmes d’un si beau voyage) ?
Ça y est, mon pote, t’es revenu les pieds sur terre… Impact à “Ground Zero”, bien lourd, doom à souhait. On savoure cette voix éraillée qui fait l’effet d’une main bien onglée sur un tableau noir, ces riffs comme des entailles scarifiantes… Il est temps de manger un morceau… On reprend du Sludge et du doom, avec des accents plus légers et tout à la fois inquiétants, comme dans cette seconde partie du “Banquet” mis à ta disposition.
Combien de temps t’as plané ? Attends, je regarde ma montre et… presque 43 minutes ! Et… T’as savouré la fin ? Une fin en mode trou noir qui avale tout… Merveille !
Alors, au final, t’en as pensé quoi, de cette came ? Elle est bonne, non ? Je suis d’accord avec toi, ça change un peu des précédentes propositions, c’est moins violent intrinsèquement, bien que cette rugosité soit tout de même toujours là, bien plus que perceptible, larvée au cœur des compositions. Mais surtout, ce qui est remarquable , c’est qu’on retrouve la patte du quatuor. On met ce The Voyager Golden Banquet entre les oreilles et on reconnaît instinctivement Deliverance, bien que le tout soit plus enclin à chercher une forme de sérénité. Enfin, sérénité, paix intérieure, c’est vite dit avec cette violence contenue, recrachée dans les éléments sludgy et la voix de Pierre. LADLO a eu le nez fin de signer ce nouvel acte, ouvrant des perspectives post au label autres que RLHT.
Pour Deliverance, on ne souhaite pas de délivrance… On en fera une O.D.ition addictive !
Tracklist :
01. Hellisual
02. Chasing The Dragon
03. Headspace Collapse
04. Turn On, Tune In, Drop Out
05. As Above, So Below
06. Ground Zero
07. The Banquet part. 1
08. The Banquet part. 2
Line-up :
Pierre Duneau – chants, synthétiseurs
Sacha Février – Basse
Etienne Sarthou – guitare, choeurs
Viken Poulain – batterie
Liens :
https://www.facebook.com/deliveranceband









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