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Live report – Furious Cirkus IV (2026)

 

        Furious Cirkus IV – la Maison Folie Beaulieu (Lomme – 59)

  Samedi 2 Mai 2026

       Texte et Photos : Le Monocle à Trois Pattes

C’est la quatrième édition du Furious Cirkus, à la Maison Folie Beaulieu de Lomme. L’événement est toujours organisé par l’Association La FabriK du Bizarre. Et cette année encore des surprises. 

Une expo photo par Vanessa, Moris DC et Le Monocle à 3 Pattes.

Un garcimore local. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un musicien/magicien de l’époque de Denise Fabre, une speakerine des années 70/80. Une époque un peu oubliée, en toute simplicité et décomplexée. Garcimore proposait donc de courts tours de magie… Qu’il foirait toujours mais qui sont devenus cultes ! Heureusement notre Furious Garcimore assure et bluffe les furieuses et furieux qui lui consacrent quelques minutes entre deux concerts. 

Et puis, il y a ce cracheur de feu qui, la nuit tombée, éclaire et réchauffe l’ambiance extérieure, et brûle quelques poils perdus. 

Quel plaisir d’être présent pour la troisième fois consécutive. Ce Furious Cirkus est très bien organisé. Par des bénévoles au grand cœur. Je rappelle que chaque festivalier est invité à ramener des denrées alimentaires et des produits d’hygiène et soin corporel qui sont ensuite remis au Resto du Cœur. Et, oui, nous avons à faire à des païens, qui ont le culte du Metal mais aussi de la solidarité, de l’accueil, de la joie et de la bonhomie. 

Dans cette Maison Folie Beaulieu, on se sent bienvenu, comme chez soi. Les organisateurs assurent ! Merci les filles et les gars.

L’ambiance est donc particulièrement chaleureuse. En salle, son et lumières sont exceptionnels. L’organisation n’a pas hésité à prendre des techniciens de grande qualité. C’est plus cher mais s’il y a une dépense à ne pas rater, c’est bien celle-là !

Côté musique, les organisateurs nous ont concocté un florilège de Metal, dont la violence ira crescendo du début de l’après-midi jusqu’au bout de la nuit.

15h00 les gars de Saint Omer, Vector, ouvrent le festival. Ils accrochent tout de suite avec leur Thrash explosif old school qui débouche les oreilles les plus crasseuses. Après un EP de bonne facture, ils sortent un album. La pochette est magnifique, signée Huk Trois cents. Dessinateur hors pair aussi à l’aise avec un pinceau qu’un stylo bille de la marque iconique… Si, si, t’en as utilisé à l’école si tu y es allé !

Vector, ça défouraille, comme on dit. Quel plaisir de les voir ici.

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Derelicts, une musique complexe et une chanteuse au centre des attentions. Charismatique, elle pousse le public à sortir de sa timidité. Les Lillois étonnent, m’étonnent avec ce Death, Thrash mélodique qu’il faut écouter plusieurs fois tant il y a de subtilités. Oreilles averties, c’est pour vous. Oreilles non averties, allez-y quand même ! 

L’un des intérêts de ce genre de festival est de faire connaissance avec des groupes peu voire pas connus et pourtant si qualitatifs et sympas. C’est la première fois que j’entends et vois Derelicts. Comme Vector, je suis certain que je les verrai à nouveau, ici ou là, distillant leur délicatesse et leur colère. Ces groupes sont vraiment bons et, au-delà des groupes, ce sont des personnes abordables et généreuses que l’on apprend à connaître.

C’est pas fini car d’autres groupes peu connus arrivent. Et il y en a beaucoup, rendant le choix difficile. Furious Cirkus, c’est six groupes. Pas moins et surtout pas plus. Cela laisse quelques belles cartouches pour les prochaines éditions.

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Paris, allo Paris, vous m’entendez, Simone, Guy, vous m’entendez ? Ici à Lomme, la magie continue. L’ambiance monte. C’est Naraka, des parisiens (qui viennent cependant des quatre coins de la France) qui s’installent « On Stage » ! Du Death Mélodique. Vous ne connaissez pas, ignorants que vous êtes ? Y’a du Logan Mader dans le coup. Un Death aux sonorités inattendues. À la batterie, inspirée, une jeune femme qui en a sous le pied ! Un chanteur aux grosses capacités vocales et qui ne tient pas en place et des cordistes d’une autre planète. Avec deux albums au compteur, produits par Logan Mader donc, le groupe sillonne la France et l’Europe pour transmettre leur énergie et leur amour de la musique Metal. 

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Cardiaque, ne déconne pas maintenant c’est Heart Attack qui s’adresse à toi. Du Thrash, oui, et quel Thrash ! À en faire pâlir les Américains de Slayer, Megadeth, Metalliquoi(?). On s’y attendait ! C’est du bonheur dur, un métal fondu qui nous coule dessus. Le pit le sait, il tourne, il tourne, il tourne, et il fait chaud ! Le son est irréprochable ! Quel cirque, les furieuses et les furieux qui ont répondu présents ne se lassent pas des cavalcades, des attaques des musiciens. Les guitares se font heavy parfois, écrasantes toujours. La batterie est métronomique, rythmique cathartique. La crise est là ! C’est Heart Attack. Et la foule tourbillonne, tourbillonne, tourbillonne… de folie et de joie, avec notre joyau national du Thrash/Death. En attendant le prochain album, vous pouvez patienter en allant sur YouTube et autres pour visionner et écouter le dernier morceau. Ça se passe sur la Tour Eiffel ! A-t-on déjà vu Slayer sur la Tour Eiffel ? Ben nan ! Et v’la ! 

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Destinity poursuit le voyage en terres brûlées. Un Thrash Death, lourd et bondissant. Encore un joyau national. Si tu n’es pas convaincu, lecteur, fonce écouter. La scène metal française est riche et très inspirée. Ces Français assurent comme les précédents groupes (français eux aussi, tu l’auras compris). Là, je me dis que j’ai bien fait de venir en cet an 2026 où partout on crie « la vie est chère », “marre de la pluie”, “attention canicule”, “y’a pas de sous pour la culture” ! Ici, pas de gravité, des éloges, des mercis, des sourires, des heureux et des bourrés aussi mais là nous n’y pouvons rien… Nous passons une bien belle soirée. 

Le merch est là lui aussi avec les stands des groupes, celui de HERETIK, le magazine, le stand de vinyls bien fourni qui attire les collectionneurs. Banshee, la boutique de bijoux métal/gothique est aussi au rendez-vous cette année. Et il y a aussi les tatoueurs qui passeront la journée et la soirée à… ben, à tatouer. Quel succès ! Et quel savoir-faire.

Une petite pause pour vous parler de la « monnaie » du festival. Vous savez, ces jetons que l’on achète pour les convertir en boissons et/ou en restauration, ou encore et surtout en boisson. Ici, on les appelle les FUCK. Vous avez pigé ? Non ? Regardez comment s’écrit le FUrious CirKus. Alors ? Ça y est vous y êtes ? 

Il y a aussi le Monsieur loyal du festival, Bertrand pour les intimes, chanteur chez Abigaïl. Je me plais à l’appeler « It », “Ça” en français. Les cinéphiles le connaissent ; pour les autres, il s’agit du clown méchant de Stephen King. Le nôtre ne mange pas d’enfants et ne fait pas peur alors qu’il fait tout pour. It, c’est le diminutif de FUCKIT évidemment parce que nous sommes au FUrious CirKus ! Costume impeccable, maquillage inquiétant et verbe plein d’humour pour présenter les groupes. Il est incontournable ce clown. On le voit partout. Parfois accompagné de son Border Collie que vous n’aurez aucun mal à nommer quand vous le verrez en photo ! 

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Bref. FUCKIT introduit le dernier groupe. Les illustres Finlandais de Wolfheart et leur Death Mélodique mettent tout le monde d’accord : les musiciens sont carrés (jeu de mot quand on voit les bras du chanteur et du guitariste aussi gros que mes cuisses), tranchants et pris par leur musique, comme nous. Quelle prestation ! C’est la cerise sur un gâteau déjà bien goûtu et gouleyant. 

Un final en apothéose pour un petit festival qui a tous des grands par l’ambiance qui y règne, les gens qu’on y croise, les groupes qui s’y produisent avec une grande générosité et la qualité du son et des lumières (les photographes sont ravis).

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Parmi les photos, sont mis à l’honneur les groupes évidemment mais aussi les autres acteurs du festival dont quelques-un.e.s des organisateurices. Parce qu’iels le valent bien ! Parce qu’ils sont souvent dans l’ombre ! Parce qu’ils sont incroyables tels des résistants contemporains qui ne se laissent guider par aucune mode culturelle, parce qu’ils sont d’une grande ouverture d’esprit (le petit orchestre philharmonique de la ville s’est produit à l’extérieur juste avant l’ouverture des portes), parce qu’ils ont des bonnes idées ! Parce que bien que le budget de la France soit catastrophique, ils arrivent à maintenir l’évènement en l’améliorant chaque année. Parce qu’ils sont motivés et habités d’une passion sans faille.

Merci La Fabrik du Bizarre, merci mesdames, merci messieurs. Merci aux groupes et merci au public. À l’année prochaine, mai 2027 pour la Vᵉ édition et encore des surprises. À ne pas manquer !!!

Galerie Photos : Furious Fest 2026

Galerie Photos : Vector

Galerie Photos : Derelicts

Galerie Photos : Naraka

Galerie Photos : Heart Attack

Galerie Photos : Destinity

Galerie Photos : Wolfheart

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