Étiquette : An Insatiable Violence

  • Cryptopsy – An Insatiable Violence (2025)

    Cryptopsy – An Insatiable Violence (2025)

    Genre : Brutal Death Technique
    Label : Season Of Mist
    Sortie : 20 juin 2025

    Note : 70/100 ou “Mmmmh oui oui ok j’admire tout mais je retiens rien !” (Pouletto Demoniako)

    J’ai un problème avec Cryptopsy, j’ai un problème avec CET album de Cryptopsy.

    Si c’est que ça mon problème, ma vie est cool. Mais il me prend la tête parce que… Il met à jour une importante contradiction dans mes goûts.

    Cet album a tout pour me plaire : production ample, puissante, moderne mais organique, brutalité à tous les étages, structures chaotiques répandues partout et groove implacable qui vient te balayer tes guibolles pour te faire chalouper en rythme. Chef d’œuvre, donc !

    Sauf que… Non ! Je ne me suis pas ennuyé mais j’ai trouvé l’écoute laborieuse…

    Peut être que des spécialistes du groupe et des fans me diront que j’ai vraiment rien compris à la démarche conceptuelle du groupe… Peut être que c’est vrai mais rien n’y fait… J’apprécie cet album comme je m’en fous.

    Déjà, il m’est difficile de voir une différence d’approche et d’inspiration avec le précédent. À son écoute j’avais trouvé ça super, puis je n’en avais absolument rien retenu…

    An Insatiable Violence semble tourner en rond. Et pourtant le groupe ne tourne pas en rond. Il a sa formule, son identité.

    Putain, Cryptopsy c’est du Brutal Death classe et chaotique ; pourtant je repars avec rien après l’écoute de l’album… 

    ???

    J’entends la complexité, le foisonnement, la brutalité, je ressens l’écrasement, je sens l’organicité des compositions… Je ressens l’intégrité musicale et artistique de ces gens. J’entends l’expérience faire sa loi. Je me souviens de l’histoire chaotique du groupe… Je ressens le capital sympathie à l’égard de ces musiciens dévoués à cette machine d’écrase-crâne qu’est Cryptopsy.

    Ce que ça révèle dans ma contradiction, c’est qu’aussi réfléchies et bourrines soient des compositions, aussi chaotiques soient-elles également, j’apprécie énormément l’épure… Or Cryptopsy fait une œuvre incroyable qui malgré sa courte durée nous en met ras la gueule de riffs assassins, de breaks tordus, d’enchaînements de notes pas mélodiques, de lourdeur et de vélocité imparables, inarrêtables !

    Mais l’épure, bon sang ! 

    Vous allez me répondre que si je veux de l’épure, j’ai qu’à aller voir ailleurs parce que le brutal death a jamais eu vocation à faire cela… Et vous avez raison !

    Pour autant, il y a des sons, il y a des riffs, il y a des arrangements, il y a des approches qui arrivent à créer ce ressenti. Ce sentiment que tout ce qu’il faut est là et ce, même si on n’a pas grand-chose. 

    Un riff qui tourne en boucle, une montée crescendo (ou l’inverse), un solo dénudé de sa section rythmique, une interprétation qui en ferait oublier le jeu des musiciens. 

    Finalement, l’épure n’est pas une soustraction : c’est lorsqu’un élément devient indépendant des autres, prend son indépendance et arrive à effacer ou à ne pas nous faire nous rappeler ce qui se passait à ce moment-là pour les autres instruments.

    L’épure, c’est un moment. Il n’est pas ennemi de la brutalité, il vient la transcender, l’éloigner pour la faire revenir plus impactante encore ! 

    L’épure, c’est doter la brutalité d’une atmosphère qui va coller à la peau de la musique et nous hanter lorsqu’elle disparaît.

    L’épure, c’est du silence ou un instrument qui nous fait oublier le reste.

    Je ne retrouve pas cette sagesse du riff bien choisi, je ne retrouve pas ces moments de grâce. 

    Defeated Sanity y est arrivé, par un tour de force incroyable mais peut être qu’on y reviendra… Cryptopsy n’y arrive pas : ils restent brutaux, chaotiques, talentueux. Mais la grâce ne vient pas rendre cette brutalité mémorable. Oui, c’est le mot… Mémorable !

    Alors oui c’est un très bon album, une valeur sûre du Brutal Death. J’en suis conscient. J’ai pris du plaisir à écouter. Tout comme son prédécesseur d’ailleurs.

    Mais je n’ai pas été ému.

    Or, le Brutal Death, c’est la violence des émotions ! 

    Tracklist :

    01 – The Nimis Adoration   

    02 – Until There’s Nothing Left   

    03 – Dead Eyes Replete   

    04 – Fools Last Acclaim   

    05 -The Art of Emptiness   

    06 – Our Great Deception   

    07 – Embrace the Nihility   

    08 – Malicious Needs

    Line up :

    Flo Mounier – Batterie

    Christian Donaldson – Guitares

    Matt McGachy – Voix

    Olivier Pinard – Basse  

    Guest :

    Mike DiSalvo de AKURION – Voix additionnelle (track 7)

    Martin Lacroix (R.I.P. 2024) – Artwork

    Christian Donaldson – Producer, Engineering, Mixing, Mastering

    Liens : 

    https://cryptopsyofficial.bandcamp.com

    https://shop.season-of-mist.com/band/cryptopsy

    https://tidal.com/browse/artist/3542791

    http://www.youtube.com/user/CryptopsyDeathMetal

    https://www.facebook.com/cryptopsyofficial

    https://www.instagram.com/cryptopsyofficial