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  • Malkavian – Delusion

    Malkavian – Delusion


    Genre
    : Death/Thrash Metal… Mais pas que !
    Label : L’Ordalie Noire
    Sortie : 10/01/2025

    Note : 85/100 (Mémé Migou)

    Ce sont des enfants stars, vous savez, ces jeunes qui tournent tôt et connaissent quasi de suite le succès. Si on pense à la genèse du groupe comme à leur enfance, alors oui, ce sont des enfants stars qui, dès leur premier EP, November Ends, ont partagé la scène avec de grands noms. Ils ont connu de grandes scènes, le Motocultor, le Hellfest… De qui parles-tu Mémé ? Eh bien, de Malkavian, pour sûr !


    Et puis, après 2 Albums…

    8 Ans ! Vous vous rendez compte ? 8 Ans sans donner de leurs nouvelles… Bon, ce n’est pas tout à fait vrai… Il y a eu un EP de 4 titres, dont la moitié a été reprise pour ce Delusion. Ainsi que le single « Calling Out the Prophet ».

    D’un autre côté, il fallait bien tout ce temps pour entamer la mue du groupe d’un Thrash Groove Metal vers tout autre chose. Les enfants stars grandissent et évoluent pour ne pas s’ankyloser dans ces rôles qui ont fait leurs beaux jours, mais qui ne leur correspondent plus. Alors notre jeune groupe-là, il a fait de même. Il a grandi, il a vieilli et il a bonifié…

    Et en début d’année 2025, comme un retour de l’enfant prodigue (autant que prodige), Malkavian nous revient en pleine forme avec un 9 titres, Delusion et son nouveau look.


    Nouveau look à deux niveaux, le premier étant sa signature avec un label nantais, assez jeune, mais au roaster bien choisi, L‘Ordalie Noire. Nous ne serons pas étonnés que le second niveau soit celui du genre, comme un fute bien ajusté. Un skinny, une seconde peau.

    Et ça s’entend dès le premier titre de ce nouvel opus, « Calling Out the Prophet » qui, même si le premier cri, qui arrive après une fessée de batterie, reste marqué de l’accent Thrash, toute l’intro se fait sur un tempo plus lent que ce qu’on attend d’un Thrash Metal, plus lourd et sur une impression plus grave. Et c’est bien ce qui va tendre tout au long de l’album, on va naviguer sur des eaux troubles, bouillonnantes parfois, des rapides qui restent dans l’attitude Thrash des débuts, mais aussi des eaux plus tumul-tueuses. Car on a un réel virage Death mélodique, parfois même épique, appelant les auditeurs à les suivre dans cette épopée. Et cela ne s’arrête pas là, car on trouvera, dans le courant de l’album, des relents Black Metal, pour une ambiance très sombre. Dans l’interview qu’il nous a accordée avec Romaric, Nicolas, guitariste et cofondateur, nous parle également d’influences cold et gothiques, rajoutant encore à cette impression de noirceur et d’étouffement. Vous voulez un exemple, écoutez donc l’intro de « Life can’t be Undone »  ou encore « The Cold Place ». Attention, si vous avez le moral dans les chaussettes, ça ne va pas vous mettre du baume au cœur.


    Mais rassurez-vous, Thrashers invétérés, il reste encore des titres ou des passages typés de votre genre fétiche. Romaric, dans ses divers chants, offre encore des morceaux avec sa voix typée Thrash US, comme dans le second titre « Threshold of Death »… Également, avec le jeu de batterie. Néanmoins, Thrasher, il te faudra accepter d’emprunter d’autres chemins, au fil du voyage.

    Repartons avec cette 3ème piste, abordée plus haut, « Life Can’t Be Undone », qui nous terrasse de son intro au spleen évocateur. Le chant y est plus écorché. Et ce riff, en arrière-plan vers 1:55… Et cet autre, vers 2:20 qui apporte une touche Black… Et pourtant, vers le milieu du morceau, ni vu ni connu, on se retrouve avec cette impression de Death-Thrash où chacun aura droit de citer. On a le solo de la basse (son typé Darkglass) ou encore la guitare et son envolée vers 3:35. Sans excès. Jamais. Et l’air de rien, on revient sur un tempo plus lent et la mélancolie du début. Parfait !

    Romaric et Nicolas, lors de la release party au Cold Crash 15/2/25. Crédit : Mémé Migou

    Abordons un peu des riffs… Nous avons de très bons riffs qui seront étirés. Cependant, on ne s’ennuiera jamais puisque, mine de rien, Malkavian a cette intelligence de composition d’apporter de petites altérations qui va faire évoluer le tout. Par exemple dans l’intro du titre « The Cold Place » ou encore « Tormented Souls ». On garde encore, de temps en temps, un peu de groove sur les riffs, parfois même dans les breaks qui sont toujours efficaces. Cette respiration qui permet de se projeter dans la musique. Pour autant, cet aspect sera bien moins prégnant que dans les précédents albums. Les riffs sont bons et les soli de guitare… allez, écoutez donc « Devotion in Pain », vers 2:45, et vous comprendrez. C’est de la dentelle.

    Les titres vont s’enchaîner avec des colorations différentes. Entre ce qu’on avait l’habitude d’entendre chez Malkavian, mais avec des passages différents. Et puis d’autres à la coloration plus lourde. Écoutez-moi cette voix de Romaric dans « The Cold Place », vers 2:35. Mais quelle beauté ! Ce côté cold wave lui va comme un gant. On en redemande ! Surtout quand il s’énerve pour offrir des fins de phrases soit growlée soit plus saturée dans l’aigu. 


    La prod est moderne, touffue, laissant chaque instrument s’exprimer. Quant à l’artwork, il est assez étonnant pour un groupe qui, à la base, est libellé Thrash/Groove.Ça ça met déjà la puce à l’oreille….. Il est signé Newsalem.


    C’est un retour gagnant. Gagnant en maturité de groupe. Gagnant car l’album est une réussite. On peut certes survoler l’opus, mais un moment, l’oreille va être tirée façon “hop hop hop, viens écouter ça, toi” ! Et une fois que tu écoutes avec ton cerveau, tu te dis que c’est sacrément bien écrit. Mais le principal, c’est avant tout d’écouter avec ses sensations et de laisser parler ses poils. Delusion, c’est un album qui, au-delà des étiquettes Metal, va surtout être 45 minutes d’émotions variées, passant du pesant, du dissonant (« Devotion in Pain ») à la colère et à la tristesse.


    Le dernier titre, « Desperate All Out War », résume à lui seul tout ce qui a pu être dit. On a les poils dressés !

    Tracklist :

    1. Calling Out the Prophet
    2. Threshold of Death
    3. Life Can’t Be Undone
    4. Splattering the Wall
    5. The Cold Place
    6. Church of Violence
    7. Tormented Souls
    8. Devotion in Pain
    9. Desperate All Out War


    Line up :

    Nicolas Bel – Guitare

    Romaric Lamare – Chant

    Florian Pesset – Basse

    Martin Allas – Batterie

    Alexandre Arnout – Guitare


    Liens :

    http://malkavian.bandcamp.com/

    http://www.facebook.com/Malkavianmetalfr

    https://www.instagram.com/malkavian.band

    https://www.youtube.com/channel/UCA_6p0MJ2XTKKEovwj8tqjQ

    Retrouvez l’interview ici :

    Retrouvez le live report de la release party au Cold Crash ici :

  • Live Report – MALKAVIAN RELEASE SHOW

    Live Report – MALKAVIAN RELEASE SHOW

    RÜYYN + MALKAVIAN + INFERN
    15 Février 2025
    Cold Crash (Rezé, 44)

    Texte / Photos : Mémé Migou 

    À peine étions-nous remis de la Saint-Valentin, pour laquelle WvG nous avait gratifié d’un dossier thématique de bon aloi, que voilà Mémé repartie sur les routes, avec sa p’tite voiture bleue, en direction de Nantes et sa périphérie.

    Un rapide arrêt en cours de route pour embarquer LB D, et ce sont quelques centaines de kilomètres qui seront avalées en un rien de temps… 1 Mois plus tôt, il faut bien avouer que cette même route avait été galère pour cause d’inondations et de bouchons afférents. 

    Le Cold Crash, on commence à connaître, ainsi que l’hôtel à deux pas. C’est assez pratique, pour venir à pied, surtout que le Cold Crash, ma foi, c’est une salle de concerts attenante à la brasserie Nautile. Autant vous dire que la bière y est excellente ! 

    On y retrouve amis et visages connus. Run to the Pict, Girls’N Nantes, mais aussi Helo et Antoine de la Nuée des Ombres, sans oublier Pascal, Arawn,… avec qui nous aurons grand plaisir à échanger.

    Mais nous ne sommes pas là pour vous parler de la route et des copains… Ce samedi 15 février 2025 était une date symbolique pour Malkavian, pour qui ce sera la soirée de release de leur tout nouvel album “Delusion”, sorti chez L’Ordalie Noire. Un grand moment pour eux… Également pour nous. Mais avant cela, place au groupe qui fera l’ouverture : INFERN.

    INFERN

    C’est au groupe parigo-breton qu’il incombe la lourde tâche de lancer les festivités. Vous avouerez que, dans le genre chauffeurs de salle, y a pas mieux ! Attention… Ne faites pas dire à Mémé ce qu’elle n’a ni dit ni même pensé. Infern, c’est un groupe qui a la capacité à capter toutes les salles dans lesquelles ils passent, qu’ils soient en ouverture ou en fin de soirée. Ils te chopent le public et paf ! Retourné dans tous les sens, le public, malaxé dans tous ses sens, l’ouïe, la vision, le cassage de nuques, tout y passe…

    Cela fait quelques concerts où nous sommes présents. Les gars du groupe vont finir par croire qu’on les trace à la culotte. Quelque part, ce n’est pas faux. Mais c’est un tel pur bonheur d’avoir ce Death old School qui t’arrive dans la tronche, que tu ne te poses pas deux fois la question avant de prendre ta place là où passe Infern

    Et cerise sur le gâteau, chaque concert apporte au groupe plus d’assurance et d’aisance. Julien est comme Julien Truchan : méconnaissable sur scène, tant il se donne à fond.

    Ça c’est la cerise… Mais le gâteau,hein ? Ben le gâteau, il revient à Pierre Loup, guitariste, qui fêtait son anniversaire sur scène. Me demandez pas son âge, je n’en sais strictement rien… Mais joyeux anniversaire, jeune homme ! 

    Retrouvez l’interview accordée par Infern à Robin et Séb D. :

    Galerie Photos du set de Infern :

    MALKAVIAN

    Arrive la pièce maîtresse de la soirée… 

    Ben oui… Comme dit en entame, ce 15 février, c’est la release party de Delusion, le nouvel album de Malkavian.

    Auparavant plutôt connue comme une formation de Groove Thrash, Delusion va nous prendre à revers. On l’avait déjà senti sur la scène du Muscadeath, en septembre dernier, où j’avais pu être surprise de leur prestation de qualité bien que sur un jeu plus musclé. De fait, ils y avaient déjà joué une partie de l’album en avant-première. Et, comme vous pourrez le (re)lire sur le live report que Mémé en avait fait, on entendait le public s’étonner de ce virage plus Death, plus grave.

    Mais revenons à ce samedi de février… Mémé allait-elle encore être étonnée ? Eh bien oui ! Si au Muscadeath, elle avait pu voir cette route plus Death, ce soir au Cold Crash, l’ambiance était encore plus lourde, angoissante, étouffante. Il flottait dans l’air un parfum de Black Metal…

    Bien entendu, on reste sur une base de Death et de Thrash… Mais le Metal qu’ils proposent, même si les rythmes et les riffs gardent un certain groove, n’est justement plus du genre groove Metal. Cette facette est effacée. Le groupe a évolué pour nous montrer son côté sombre. Et ça leur va terriblement bien.

    Sur la toute première partie du set, en accord avec cette ambiance qu’ils voulaient pesante, il n’y aura pas de discours entre les titres. Le public est attentif, complètement pris dans les faisceaux des morceaux. C’est sur la fin que Romaric va, non pas parler pour expliquer les titres, mais plutôt nous enjoindre à communier lors de ce baptême de Delusion.

    Le succès est au rendez-vous et nombreux seront ceux qui feront un tour au merch.

    Hey ! D’ailleurs, vous avais-je mentionné que la date, organisée par Malkavian, était sold out ? 

    En complément de ce report, retrouvez l’interview que Nicolas et Romaric ont accordée à Robin et Mémé Migou : 

    Galerie du set de Malkavian :

    RÜYYN

    C’est la formation Black Metal du roaster LADLO, Rüyyn, qui clôturera la soirée. 

    Projet solo, Romain sait s’entourer de musiciens live pour assurer les shows. C’est un Black Metal efficace, sombre, bien ancré dans les années 90 qui déboule sur scène. Efficace et qui connaît ses gammes. Ce soir, les titres joués sont essentiellement tirés de leur premier véritable album Chapter II: the Flames, the Fallen, the Fury, dont les chansons ont la particularité d’être divisées en six parties bien distinctes.

    C’est la 3ème, ou plutôt la 4ème fois, que je le.s vois sur scène et dans diverses configurations : outdoor comme indoor en grand festival, indoor en festival de moyenne ampleur, et ici en concert dans ce Cold Crash, plus petite salle, certes, mais qui offre un son qualitatif. Niveau lights, ça reste compliqué pour les photographes. Mais sommes-nous les plus importants ? Bien sûr que non, c’est le public qui prime. Et le public en aura pour son argent. 

    Donc, ayant déjà vu plusieurs fois le set et profitant des visages connus pour échanger, discuter, palabrer, il me faut avouer ne pas avoir été assidue sur le set…

    Petite anecdote… LB D étant fan, il a bien entendu acheté le vinyle. Mais après nos papotages et les quelques bières qui ont suivi la fin des concerts, il a réussi à repartir… sans le vinyle. Ce sera Helo qui le lui ramènera la semaine suivante au Cernunnos. Elle est pas belle, la vie ? 

    Galerie Photos du set de RÜYYN :

    La soirée s’achèvera avec la traditionnelle pizza à l’hôtel… Tout en refaisant les comptes de la soirée : Oui ! C’était une excellente release party. Dans le public, nous avions des fans de chacune des trois formations. Tout le monde était présent dès le début et est resté jusqu’à la fin.  Et meeeeerde j’ai oublié mon vinyle….

    Au départ, j’avais trouvé l’affiche assez étonnante et plutôt dépareillée. Mais force m’est d’admettre qu’au contraire, elle était au poil ! Nous sommes passés du Death old school au Blackened Death (- Thrash) pour terminer sur du Black Metal. Tout un cheminement où le public des uns a pu s’y retrouver avec les formations des autres. 

    Un véritable succès.

  • Interview – Malkavian

    Interview – Malkavian

    Interviewés : Romaric et Nicolas – Malkavian
    Interviewers : Robin et Mémé Migou

    Crédit musical : Malkavian
    Crédit Photos : Mémé Migou, photos de Malkavian lors de leur release party au Cold Crash (44) le 15/2/25.

    Premier élément d’un triptyque autour du groupe nantais Malkavian, comprenant l’interview, le live report de la release party au Cold Crash (Rezé, 44) de leur album Delusion, sorti le 10 janvier dernier chez L’Ordalie Noire et la chronique dudit album, Nicolas – guitariste – et Romaric – chanteur – ont passé un peu de temps à discuter avec Memento Mori Webzine. Tous deux fondateurs du groupe Malkavian, ils nous parlent de ce retour, du changement apporté avec cet album et de la vie du groupe.

    L’interview :

    Liens :

    http://malkavian.bandcamp.com/ http://www.facebook.com/Malkavianmetalfr https://www.instagram.com/malkavian.band/

    https://www.youtube.com/channel/UCA_6p0MJ2XTKKEovwj8tqjQ https://open.spotify.com/artist/4CRfLbvnlKTI3XXEAn4TEm

  • Live Report – Muscadeath 2024 J2

    Live Report – Muscadeath 2024 J2

    Muscadeath 2024 Jour 2
    Samedi 21 septembre 2024
    Le champilambart
    Vallet (44)

    Textes et Photos de Mémé Migou
    Interviews : Manu (Humans of Metal) et Mémé Migou


    Samedi oblige, on commence cette seconde journée bien plus tôt que la veille. Par contre, nous aurons, Manu (Humans of Metal) et moi, une interview de plus à caler, les trois n’étant malheureusement pas sur des temps hors festival. Ce qui va expliquer que nous n’aurons pas le loisir de tout couvrir. Parfois, nous arriverons juste à temps pour prendre la température en fin de show et quelques photos à brûle-pourpoint. Vous voudrez bien nous en excuser (et ce n’est pas une question héhé). Attention, je suis loin de chouiner. Allier les interviews de groupes sur le vif, avec l’ambiance du festival en arrière fond, et les lives c’est un exercice que je n’ai pas l’habitude de faire. Et Mémé adoooooore les nouveautés !

    15H30, nous entamons le Muscadeath, seconde journée, avec comme la veille un groupe issu du roaster de l’Ordalie Noire :


    WAR INSIDE

    L’année précédente, Mémé avait pu voir Kratos chanter avec sa formation Circles ov Hell. Cette année, c’est avec War Inside, qu’il a rejoint il n’y a pas si longtemps que ça, que je vais le retrouver dans un autre registre, celui du Blackened Death.

    Un regard derrière moi, qui suis de nouveau juste devant la scène pour pouvoir shooter comme il se doit, et je peux déjà prendre la température de cette journée : le public est déjà bien présent et avec du répondant, s’il vous plaît !


    Et pour le coup, que ce soit Kratos au chant, arpentant la scène de long en large, ou les musiciens échangeant leur place ou montant sur le devant, tout le monde met du cœur à l’ouvrage pour ce qui est de chauffer le public.

    Sincèrement, on se dit que si ça commence déjà avec ce niveau, on va arriver sur les rotules en fin de journée !

    Lien vers notre article WordPress : War Inside – L’interview (Muscadeath) – Memento Mori Webzine

    DISFUNERAL

    Le second groupe prend possession de la scène. Et ce n’est pas rien. On sent ici qu’ils maîtrisent cet exercice. Les 4 z’amis de Nancy ne viennent pas pour compter fleurette aux belles du premier rang. Leur Death Metal est efficace, rapide. Il émane du groupe une énergie qui fleure bon l’amitié et le sérieux tout à la fois.

    L’ambiance dans le public ? Elle a encore monté d’un cran. Mais comment allons-nous terminer ?!

    Avec Manu, nous ne pouvons rester plus longtemps, une interview nous attend. On quitte à regret, mais on vous laisse avec l’interview qu’ils nous ont accordée. Merci à eux et aux fakes news (réelles ou blagounettes) qui parsèment ce papotage.


    Lien vers notre article WordPress : Interview – Disfuneral – Memento Mori Webzine

    MALKAVIAN

    On reste avec un groupe de l’écurie Ordalie Noire, Malkavian et un nouvel album en gestation. Désormais, on peut dire que le groupe a accouché, puisque le skeud est sorti le 10 janvier 2025. N’hésitez pas à aller l’écouter, c’est d’la bombe, bébé !

    Avant le festival, je ne connaissais pas véritablement le groupe, il faut bien l’avouer. J’avais écouté sans trop m’y intéresser alors. Pourquoi ? Eh bien là aussi je vais devoir confesser que… je n’en sais, ma foi, strictement rien. Peut-être trop Thrashouillant pour moi ? Ce côté groovy dans certains passages ? Le chant qui me rappelle certains groupes stars que je n’aimais pas vraiment ? Je… ne… sais… pas… j’vous dis ! Et pourtant…

    Je reviens d’interview alors que le set est déjà bien lancé et là, je m’en prends plein la figure. Pourquoi ? Vous pensez que je vais dire que je n’en sais rien, encore ? Bah si… héhé… je peux vous dire que ce que j’ai vu sur scène était sacrément plus musclé que dans mes souvenirs. Avec ces passages plus graves, parfois plus lourds.

    Et avec l’œil du photographe, je dois bien avouer qu’il y avait de quoi se régaler aussi ! Mais ce détail mis à part, j’ai vu sur scène un groupe qui envoie le son avec technicité et hargne. Bref ! J’ai été conquise…

    … Au point d’aller réécouter les anciens albums, parce que quand même… pourquoi je suis ainsi passée à côté ? Bah ! Allez savoir (ouais je sais, je radote) ! Mais ce qui est réel, c’est que je redécouvre toutes les qualités de Malkavian.

    La magie de la scène ! Quand on vous dit « support your local scene », c’est pas pour rien ! Merci le Muscadeath !

    VOORHEES

    Hop… Encore une fois, on loupera la quasi-totalité du set de Voorhees car nous étions dans la partie presse du Muscadeath. On aura, Manu et moi, à peine le temps de voir 1 titres et quelques bribes d’un second. Pour le coup, on est un chouïa déçus puisque nous avions fait la connaissance de Chris, le chanteur, pour notre toute première interview de la journée. Et nous avions littéralement craqué sur sa gentillesse, son à propos et ses propos. (Attention, on ne dit pas que les autres interviews nous ont laissés de marbre… mais c’était le seul de la journée que nous interviewions – ouhhhh que c’est difficile à dire ça – avant le show).

    Pour cette prise de température, plus que véritablement une analyse de concert, je peux vous dire que le son était bien fat. Un death old School bien maîtrisé, avec un Chris qui restera bien campé au milieu de la scène, façon Hate la veille. Et pourtant, je n’y vois aucune retenue dans le jeu de scène et surtout le lien avec la générosité envers le public.

    Du coup, je n’hésiterai pas un instant pour les revoir sur scène !

    Vous aurez même droit à 2 interviews pour le prix d’une…

    L’article sur notre site : VOORHEES / interview de Chris (Muscadeath 2024) – Memento Mori Webzine

    Et pour un format plus long, Manu y est retourné avec notre JP  :

    KARRAS

    Han… il est déjà 19h30 et le ventre de notre Mémé commence sérieusement à gargouiller. Il faudra, pourtant, attendre encore un peu puisqu’une troisième et dernière interview nous appelle. Nous ne verrons donc pas Karras, juste suffisamment pour prendre quelques clichés sur la fin du live. J’avais pu voir Karras au Motocultor, efficace mais pas dans mes goûts les plus affirmés, j’ai pourtant eu des retours qui me font regretter n’avoir pas pu voir ce set, en l’occurrence. Dommage…


    AD PATRES


    Comment ça, Ad Patres ?  Mémé, tu yoyotes de la tête… Ad Patres n’était pas sur l’affiche du Muscadeath ? Eh bien… Sachez, jeunes ignorants, que Acranius, prévu au slot de 21h45, n’a pas pu venir. Aussi, c’est Mortuary qui a pris sa place, montant d’un cran et laissant son slot à… à…. suivez un peu, voyons ! À Ad Patres ! Bingo !


    Mémé a d’ailleurs cru avoir la berlue. Elle a nettoyé ses lunettes par deux fois, tant elle avait l’impression de voir arriver sur scène Alexis de Death Decline, l’homme aux pieds nus. De fait, je serai encline, tout du long, à garder cette idée en tête, ne connaissant pas le groupe, par ailleurs. Mais ça s’arrête là, car avec un peu de recul et de recherches post festival, on peut se rendre compte que les groupes n’ont pas le même type de Death et que Ad Patres n’en est pas à sa première année… Les Bordelais sont dans le game depuis 2008, mazette ! Et qui plus est, un nouvel album est sorti en 2024.

    Pratiquant un Death Metal brutal, rapide et assez technique, ils offrent un set sans concession. Et ça tombe bien, les fans leur donnent laréputation d’être à fond à fond à fond… sur fond de grosse voix growlée. Ah ça ! Mémé aime beaucoup !

    MORTUARY

    Bon… Bon… Bon… Un choix particulièrement rude se fait sentir : nous entamons la dernière partie de la soirée et le menu promet d’être raffiné. Alors on te demande de choisir en la truffe (dans le bon sens du terme, vous savez, ce champignon qui coûte la peau du fessier rembourré de Kim K.) ou le saumon fumé sauvage pêché dans les eaux tumultueuses de l’Écosse. En d’autres termes : Entre Mortuary, Memoriam et Aborted, tu fais quand ta pause dîner, Mémé ?

    Bon… Bon… Bon… Je dois dire que c’est Mortuary qui en a fait les frais. Je suis restée suffisamment pour m’auto-agacer de quitter la salle, tant l’ambiance était bouillonnante. Mortuary sont des légendes dans la scène française. Mais j’attendais avec une impatience non feinte l’arrivée de Memoriam. Ce qui est certain, c’est que la salle en demandait, re demandait, encore et encore. Le lightshow était aux petits oignons pour souligner la violence du Death de Mortuary, qui nous gratifie d’accélérations bien senties. Accélérations, rythmiques groovies, chant pas forcément growlé, mais bien énervé… Il me faudra les revoir, c’est indéniable !

    MEMORIAM


    Y a Karl Willets ! Karl Willets, quoi ! Heyyyy… le chanteur de Bolt Thrower ! Allô !

    OK… Vous l’aurez compris, Mémé est au taquet !

    On aura droit aux grands hits, notamment du dernier album de 2023, comme le titre éponyme « Rise to Power », qui mettront les fans dans la poche du groupe. Je suis littéralement subjuguée par le personnage aux longs cheveux blancs et soyyyyyeux. Un sparadrap sur le nez, quelques coups dans le pif (au sens métaphorique cette fois), c’était un set complètement hors sol. Avec au beau milieu, haranguée par un Scott Fairfax pas prêt à laisser sa place dans le cœur des festivaliers, une foule scandant un « Happy Birthday to youuuuuu, Karl ! »…

    En-dehors de ces considérations, on peut souligner la qualité du line up, puisque nous avons également, à la basse un Franck Healy (qui est passé dans Annihilator, Napalm Death, Sacrilege,…) et dernier arrivé, remplaçant Andy Whale, Spikey Smith à la batterie (lui aussi ayant un CV long comme la tignasse à Willets).

    Le Death Metal pratiqué par Memoriam est bien entendu dans la lignée de Bolt Thrower, il est mélodique, il rentre dans la tête, il ne souffre pas les ronchonneries mais les écrase. Autrement dit, Memoriam est là, point barre. Et ceux qui étaient dans la salle étaient à surkiffer, comme Mémé. Là, je fais un clin d’œil appuyé au copain Looping von Looping Wild Show. Quant aux autres, ceux qui n’ont pas aimé, ils étaient dehors… J’ai malheureusement entendu pas mal de personnes n’avoir pas été séduites . M’en fous, moi, j’ai vu Memoriam (oserais-je dire Méméoriam ?), je suis aux démons !

    ABORTED

    Voilà… Le groupe final sonne la fin de la parenthèse Muscadeath 2024. Mais avant de se dire au revoir et à l’année prochaine, on a tout de même droit à un feu d’artifice : Aborted !

    Ce qui est assez amusant, dans les échos que j’ai pu recueillir en laissant traîner mes oreilles à droite et à gauche, c’est une véritable dichotomie entre ceux qui n’ont rien à cirer de Memoriam mais ont adoré Aborted et l’inverse. Au milieu, je vous rassure, il y a toujours une belle tranche de personnes pour adorer les deux.

    D’accord… Mais toi, Mémé, dans tout ça ? Bah moi, j’aime Aborted. Ayant eu la chance de voir Sven dans ses grandes œuvres au Motocultor (où il avait d’ailleurs donné rendez-vous au Muscadeath, c’est cool de sa part), j’étais assez emballée pour revoir ce show en intérieur. Si déjà en set outdoor ça défonçait, je n’osais à peine imaginer la violence du bousin avec un son contenu dans une salle !

    De fait, c’était effectivement une tuerie ! Les décors, les lights, le son… et surtout cette putain de présence de Sven. Aborted a tenu ses promesses et au-delà. Les retours étaient dithyrambiques.

    Mais voilà, en ce qui me concerne, je reste sur ma fin (et plus sur ma faim, si vous avez suivi, Mortuary a fait les frais de mes fringales)… Je m’explique : je n’ai absolument rien à reprocher à la qualité du show, du chant, des musiciens… rien… Si ce n’est un tout petit détail de rien du tout. Ayant justement vu Aborted un mois auparavant à Carhaix, je me suis étonnée d’avoir les mêmes vannes aux mêmes moments. Donc un show millimétré – ce qui n’est pas un mal en soi, mais bien du professionnalisme –  jusque dans les moindres paroles. Et ça, ça me plaît beaucoup moins. Pourquoi ne pas rester nature et parler tout simplement au public. Là, on aurait un véritable échange. N’en demeure pas moins que c’était au poil de cul de fourmi près. Et le public ne s’y est pas trompé, il a répondu présent pour un pit chaud bouillant.

    Le mot de la fin

    C’est sur les rotules que Mémé finira le festival. Rincée mais ravie de ce week-end placé sous le signe de la très bonne musique et d’une ambiance tellement sympa qu’on a envie d’y remettre le nez vite fait…

    On ne peut que féliciter, à nouveau, les bénévoles et l’équipe du Muscadeath, Benoit Denis en chef de file, pour cette organisation qui nous ravit à chaque fois. Quand des festivaliers reviennent pour la xème fois, c’est qu’une histoire s’est créée. Et ça, c’est beau !

    Merci également à Alexandre Saba ( MOOffice), Manu (Humans of Metal) et Eva (Girls’N Nantes).

    Un bisou aussi aux collègues de Cabale Prod, notamment Gauthier, avec qui cela devient un pèlerinage de se retrouver avec nos appareils photos tout devant la scène.

    Je referme ce chapitre, espérant en rouvrir un nouveau en septembre prochain.

    Au plaisir de vous retrouver dans 1 an !

    Liens :

    Muscadeath : Muscadeath

    M&0 Office : www.m-o-office.com

    Girls’N Nantes : Girls n ‘ Nantes – Blog mode, beauté et lifestyle Nantes – Le blog mode, beauté et lifestyle des filles de Nantes

    Humans of Metal : Humans of Metal (@humansofmetal) • Photos et vidéos Instagram