Mémé Migou et Jp reçoivent HK du VAMACARA Studio afin qu’il nous explique son parcours, ses histoires et tout ce qu’il l’a amené à devenir ingé-son et ouvrir son propre studio, tout en donnant des anecdotes avec certains groupes. N’hésitez pas à aller le suivre sur ses pages ! Internet : https://vamacarastudio.com/ FB : / vamacarastudio INSTA : / vamacarastudio
Étiquette : Mémé Migou
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Live report – Part 2 / Winter Show 2024
Winter Show du Festival De La Mer
Texte et photos de Mémé Migou
Salle Le triskell, Landunvez (29)
23 et 24 Février 2024 – LandunvezPartie 2 : Samedi 24 février 2024
Driiiing ! C’est l’heure de se mettre en branle pour la seconde soirée du Winter Show. C’est en solo que Mémé va s’y rendre. Mais elle sait déjà qu’elle va y retrouver pas mal de têtes bien connues.L’accueil et l’ambiance sont aussi sympathiques que la veille. Par contre, un coup d’œil sur le running order et on comprend vite que les sets seront un peu plus copieux, le dernier groupe démarrant quasi une heure plus tard que Never Back Down la veille.

Entrons d’emblée dans le vif du sujet… Mais avant il me faut faire un mea culpa. J’ai oublié de mentionner que chaque soir, DJ Ben et Jean-Yves animaient un set musical. Mille excuses. J’ai pourtant essayé de leur tirer le portrait mais rien à faire…
Les Marie Salope
Elles ont 16 ans et elles sont venues en force de Paris pour draguer le public finistérien… Ce sont les Marie Salope. Pour info, une Marie-Salope est un bateau à fond mobile servant à transporter les produits de dragage et de curage, toutes les saloperies que l’on retrouve dans nos eaux. Mais derrière ce nom hautement symbolique, ce sont 2 guitaristes, 1 batteur, 1 harmoniciste et 1 chanteur… Le tout 100% masculin (enfin je crois… à l’heure actuelle, ne préjugeons plus de rien).

Une palanquée d’harmonicas, tous réglés sur une gamme précise, rangés minutieusement. C’est assez épatant à voir. Ce ne sera pas la seule surprise de la soirée ! Également une profusion de pieds de micros. Ils seront 4 sur 5 à pousser de la voix.
Un joyeux bordel prompt à égayer la soirée et le happy hour en cours. On navigue dans les eaux troubles du punk rock. Plus punk que rock, d’ailleurs. On sent tout de même quelques petites influences de-ci de-là. Ce n’est pas que frontal et provoc à tout va.
Le titre « Ta culotte » se situe entre du Elmer Foot Beat avec un petit passage à la basse qui me renverra directement vers Grease ! La « Porte de la Chapelle », morceau traitant de la police sur un début très Mickaël Jackson. « Les maux de la rue », à propos de Marion Maréchal, avec ces refrains façon hymnes scandés en manif (« Ah ça ira, ça ira, ça ira.. ou pas », « la jeunesse préfère mourir à Cancale » – je crois) ne sera pas sans rappeler le fameux « La jeunesse emmerde le Front National ! »

Ça pulse, ça chauffe, ça drague, ça cure, mais… ça dépasse le set de 1h. Il faut dire que 10 ans + 6 ans de « Chienlit » (« 10 ans de Chienlit » étant le titre d’un album hein!)… ça fait beaucoup de titres. On n’aura donc pas droit aux trois derniers titres.
Les énervés du devant de la scène sont bien chauffés à blanc. Pas de doute, la soirée s’annonce festive.

« Super. Bonne énergie, bonne ligne de basse, des petits moments à l’harmonica, c’était cool. La spontanéité. Très bonne qualité de son. Il y a pas mal de références à plein de groupes punks notamment.» – Coco, Jérome, Fred.
Setlist : Ni belles ni bonnes ; Punkachiennes ; La complainte ; Paris berge ; Ô Marie ; Déchirez-moi ; En Avant Guingamp ; En Dilettante ; Ta culotte ; Marie couche toi là ; Sous le néflier ; Porte de la Chapelle ; Comment fait-on ? ; Les maux de la rue ; Rhuma ; De jolies putes ; (Dugstore ; Voilà c’est ça ; Le phare).
Dirty Fonzy
Roulez jeunesse, laissez la place à de jeunes majeurs ! 20 ans que Dirty Fonzy traîne ses guêtres et son punk rock dans les rues de l’Hexagone. Avec des influences comme les Ramones, les Clash, ils s’ouvrent à d’autres, comme le ska, le hard rock, … 20 ans… un nouvel album sorti il y a peu (Full Speed Ahead – 2023 ), dont ils joueront pas mal de titres.

Seconde surprise de la soirée, c’est un… punaise, je n’arrive pas à définir le truc… un pingouin géant, dirons-nous, qui vient lancer le set. On le retrouvera plus tard sur un autre titre, le drapeau à la main. C’est foutraque, mais c’est fun. Non… je reprends : c’est foutraque ET c’est fun !

« On a fait 12h de route, on vient tout droit d’Albi ». Le décor est planté… on a intérêt à dépoter dans la salle. Et il faut bien avouer qu’ils vont mettre un beau dawa.
Ce sont deux chanteurs qui vont se relayer pour du punk rock plutôt bien foutu, assez travaillé avec des incrustations de ska. Le jeu du batteur est à souligner. Quelle énergie ! Dans la salle, ça danse, ça pogote, on a même un début de circle pit à l’initiative du groupe… mais qui ne perdurera pas. On voit les sourires sur les visages. Mais qu’est-ce qu’il fait chaud !

Ah ! Mazette, dans la salle, c’est le feu, l’enfer, un dancefloor street-punk rock des plus efficaces. On est parfois dans la veine punk rock californien façon Sum 41. Des jeux avec le public (coucou le générique du jeu « Motus ») , l’un des chanteurs-guitaristes descendra dans le public, le retour de la mascotte avec sa pancarte « Oh ! Oh ! » que le public devra chanter pour défendre « son » côté de la salle… Comme quoi, à 20 ans, on connaît son métier ! Et se dire aussi que nous avons un des membres de Opium du Peuple devant soi, c’est assez cool.

Très bon son, meilleur que la veille. On entend distinctement le chant, les paroles… La moyenne d’âge de la salle est pas mal élevée, mais tout le monde est là et se respecte, même ceux qui sont venus pour faire la teuf et qui finissent pas y trouver leur compte.
Super set !

« C’est une découverte pour moi. J’ouvre mes chakras. Je suis plutôt reggae, je suis venu pour la teuf. Je suis ouvert à ça. Jamais je ne serais venu de moi-même, et j’ai apprécié. Je n’écouterai pas ça tous les jours, mais en concert, c’est bien ! » » – Nico
Setlist : Full Speed Ahead ; Running Out of Time ; Here We Go Again ; Radio N°1 ; Riot ; Coming Back ; Beervengers ; Hossegor Crust Club ; WTF ; Things We’Ve Never Said ; Casual Day ; Too Old To Die Young ; Drink’Em All ; The Worst ; Rock’N Murders ; Dirty Fonzy
Los Tres Puntos

Après les harmonicas des Marie Salope, je vois arriver des étuis de trombones à coulisses, trompettes, et autre saxo version maousse costaud. Ça ne trompe pas… une section cuivres va envahir le plateau. Arrivera-t-elle à prendre en otage le public. La réponse sous peu… En attendant, il y a pléthore de micros. Mazette ! Jamais vu ça…

3 cuivres, mais avec la participation d’un quatrième de temps en temps : le chanteur des Coupe Gorge (cf Livre report de la part.1*) qui revient souffler dans un saxo sur un titre, et le chanteur-guitariste qui prend le trombone à coulisses.
*ATTENTION ! Il se pourrait que cette personne ne soit le chanteur de Coupe Gorge, mais alors je ne sais qui elle est ! C’est grave, docteur ?!
**EDIT – Nous avons le fin mot de l’histoire. Merci à la source même de nous avoir permis de lever le voile du mystère. Voici ses propos « Ici Erwann de Douarnenez…et je ne suis pas le chanteur de Coupe Gorge…que j’adore….mais le frère du batteur de Hit the Fan et de Philippe Colin, et j’ai été invité à pousser la chansonnette (avec mon frangin) sur le dernier morceau des copains de Never Back Down, et joué du saxo avec les super potes de Los Tres Puntos… voilà voilà ! ». Merci donc, Erwann de Douarnenez !

Avec les Los Tres Puntos, on entre dans une nouvelle dimension. Déjà, il faut savoir que le groupe délivre son ska punk depuis 1995 ! Là… nous tutoyons les 30 ans !
Comment les définir ? Prenez une dose de la Mano Negra, un rayon des Négresses Vertes, le tout dans le shaker d’une feria, sur un glaçon de punk rock ! Vous voyez un peu le topo ? La filiation est assez marquée également dans leurs prises de position. Le set aura de temps en temps des engagements mis en lumière, comme celui de défendre le milieu associatif et culturel. Ce n’est pas de la démagogie, mais bien la défense de notre futur… Ce n’est pas pour rien qu’on retrouvera dans le set une reprise de Ludwig von 88. ( Halala… ceci ne nous rajeunit pas !)

Des relents de ska, limite raggamuffin, auront vite fait de cueillir Nico, notre fan de reggae ! Les gens dansent, slament, se mettent torse poil. Et je vois même des couples se former (enfin, c’est ce que Mémé imagine…). Il y a beaucoup de gaieté, de discours engagés.
Et viva Galicia !

« Le fest en lui-même est bien géré. Concernant les groupes, en live c’est bien. Ça plaît à beaucoup de gens ici.» – Ywan
Setlist : Perpetua ; Ciudad Bianca ; La chaleur de vos voix ; Anonimo ; La réalité, El Sistema ; Sin Vuelta ; En mouvement ; Guapa ; AltaMar ; Nuevo Mundo ; Le temps passé ; Aficionados ; La Despedida ; America Latina ; Les sentiers de la gloire ; Pesadilla ; Gringo.
Georges Mickaël

J’avoue bien humblement que… Rhaaaa… le trap-je-ne-sais-pas-quoi, ce n’est pas tout à fait mon genre. Il est 1 heure du mat et je me dis que je vais shooter les quelques premières chansons, prendre la température et m’en retourner sagement dans mes pénates et autres charentaises. Ce n’est pô biiiiien, Mémé ! Ouais, mais faute avouée à moitié pardonnée.
Ceci dit… Je suis restée par curiosité et finalement, c’est tout le set que je me suis enquillé. Pourquoi ?

Parce que c’était fun comme tout ! Parce qu’on était tous chauds, fatigués avec cette furieuse envie de lâcher prise. Parce qu’on était conscients qu’on vivait les derniers instants du festoche. Et finalement, parce que j’avais en face de moi un groupe qui fait ce pas de côté humoristique et ironique comme j’aime.

Pour commencer, l’entrée sur du Georges Mickaël (prononcé à l’anglaise) – Careless Whispers – avec des costumes dans une dominante de rose bonbon, des chapkas, et autres cerfs de Noël en déco. Okayyyy… Mais très vite, Georges Mickaël (prononcé à la française) lève le voile du pot-aux-roses (non ils n’ont pas viré leurs costumes-pyjamas à cerfs roses et sapins). Comme dans les derniers instants d’un épisode de Scoubidoubibdouuuuhouuuuuuu, ils nous avouent être Phil Collin. Enfin… Philippe Collin, comme son homophone le colin. C’est qu’ils nous donnent le Merlu… euh.. la berlue, ces quatre-là ! Et ils vont finir la soirée, finir le festival, en feu d’artifices !

Comment décrire ce que j’ai vécu, sinon avec le terme de hallucinant ? On peut rapprocher le set d’un énorme karaoké géant, fait de mash-ups de titres des années 80, pour la plupart, liés à la sauce metal.

Je revois encore mon copain biker- photographe, T.Oria avec le chanteur du groupe Hatch, en train de chanter à tue-tête « Ti aaaaaaaamo… ti amo tiiiiii… ». Eh ouais ! J’ai des preuves ! Mais pire encore, certains ont même fait une chenille ! Si si, j’vous jure….
Donc on regarde un peu hébété en se demandant ce qu’on fait là. On persiste pour voir jusqu’où les quatre entités « Philippe Collin » vont nous mener. Et finalement, on signe en s’octroyant le plaisir coupable de chanter tous ces vieux titres (non, je ne suis pas allée dans la “cheucheu” !)

Humour et ironie, quand tu nous tiens. Merci pour ce set complètement décalé !

Setlist : Intro Georges fourrures ; 1 – Dance + Raining Men + (Fancis Cabrel) Encore et encore ; Medlezy80 ; Céline François : Fame Piano Debout ; Zoukmachine Queueleuleu ; Demis ; Né pour être vivant + Lavabo (Patric Lagaf) ; Jonhhy en Afrique du Sud ; Compagnie Créole ; Sarra Perque Ti Amo ; Marie Myriam Lou – Qui saura nous ; Khaled ; Comme d’habitude ; Queen ; Dalida en rappelVoilà… une belle édition, haute en couleurs et en styles divers et variés.
Merci à l’équipe du Festival De La Mer.
J’espère vous recroiser dans la version été, maintenant !
Au dodo, Mémé !
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Live report part 1 / Winter Show 2024 du Festival de La Mer
23 et 24 Février 2024 – Landunvez
Texte et photos de Mémé Migou
Crédits Vidéos : Bruno GuézennecPartie 1 : Vendredi 23 février
Selon la formule connement sacrée, Mémé a sorti sa p’tite voiture bleue en direction de la côte nord. Entendons-nous bien, il s’agissait de se rendre à Landunvez, sur la côte nord… du Finistère ! En gros, on peut aller un peu plus à l’ouest, mais ça se joue à peanuts !
Pour cela, elle retrouve son comparse au chapeau, Bruno, qui lui permettra d’avoir quelques vidéos pour la soirée du vendredi. N’étant pas là le samedi, il faudra se contenter des photos et des mots de Mémé. Mais ce sera sur la partie 2.
C’est une première pour Mémé, que de se frotter au Festival de la Mer de Landunvez. En l’occurrence, c’est ici le Winter Show. Et pour cette première soirée, il porte terriblement bien son nom. Put* ce qu’il fait froid ! Une petite pluie glaciale vient vous transpercer les os. Oui, parce que petite pluie, en Bzh, vous avez compris que ça peut vite tourner en seaux. Mais, en attendant l’ouverture des portes du indoor, le bar outdoor est déjà ouvert et nous propose pas mal de chouettes trucs, dont du vin chaud, en version happy hour. Cool !
C’est un festival à taille humaine, proposé par des passionnés. Nous ne sommes pas, stricto sensu, sur du metal. Mais fuck ! On peut s’ouvrir un tantinet, non ?! Nous dirons qu’on navigue globalement dans une forme de punk-rock festif qui cause à tout le monde, toutes générations confondues. Parce que dès l’entrée, on est accueilli par une armée de jeunes pour vérifier la validité des billets. On les retrouvera aussi au merch où Ils feront fait un super taf ! Dans la salle, il y avait du biker barbu (coucou T.Oria et Fab du Hard Bones MC), il y avait des fans de metal, de punk, mais aussi des personnes pas du tout de l’univers venues pour découvrir et surtout passer un bon moment. Et, bien que fans de reggae et autres, je les ai vus sauter, crier, chanter, danser.
Mais ce qui est notoire, c’est la participation en tant que festivaliers d’autres organisateurs de fests du Finistère. Eh oui, le Winter Show a eu chaud. Il s’en est fallu de peu qu’il soit annulé pour cause de préventes insuffisantes. Alors, j’ai croisé en guise de soutien l’équipe du Draig Fest, celle de LilianéJosé, un représentant du BZK et d’autres personnes de l’association Destrock. Sans oublier des groupes, comme The Fennels ou le batteur des Sweet Monsters (bon OK, c’est le même batteur pour les deux groupes, mais j’avais envie de les nommer). C’est une ambiance fair play et bon enfant que l’on va retrouver, le tout dans le cadre magnifique de la ville de Landunvez. Tout pour passer un super moment.
Voilà donc pour l’introduction de ce live report : Le Winter Show, sérieusement, c’est chaleureusement humain ! Et ça, ça fait du bien.
Mais… je suppose que ce qui vous intéresse, c’est le retour des divers sets ? Sachez qu’il n’y en a pas eu 7, mais 8. 4 groupes par soir. Un peu plus serré le vendredi, pour terminer en feu d’artifices à presque 3h du mat le samedi.
Commençons par Hit the Fan.
J’en ai vu quelques-uns, des groupes de Douarnenez. D’ailleurs, la plupart étaient dans la veine punk-rock. Hit the Fan ne va pas déroger à la règle.

Ce groupe qui a vu le jour sous l’empire de la Covid, propose un rock qui fleure bon les pattes d’eph. Ce qui va de pair avec le look du guitariste, qu’on croirait tout droit sorti des Komodor. Tiens, d’ailleurs, les Komodor, ne sont-ils pas douarnenistes ?!

La salle n’est pas complètement remplie. Mais on ne peut nier que ça envoie du lourd.

C’est carré, c’est pro, belle entame de festoche.

« C’était sympa. Super découverte. Très punk et c’est pour ça qu’on est là. Top, belle découverte. Il faut que les gens se rendent compte que les vrais concerts, c’est ici. Le Festival de la Mer, c’est le festival place to be. On rencontre les meilleures personnes et les meilleurs groupes. Ce sont de vrais concerts.Le Hellfest et cie, ça va être de plus en plus fermé, de plus en plus cher car ce sont des groupes énormes. Ici, c’est plein de belles découvertes, et pas que ! » – La poche, Bryan et Céline
Setlist : Let it Go ; I’m the Fool ; A Way Out ; Sorry ; Run Away ; Over the Head ; I Found it ; Got To Dot it ; You Deserve Better ; Kick Ass ; Glory
Coupe Gorge
Coupe Gorge laissera pas mal de personnes sans voix. Non pas que le public se demande ce qu’il se passe sur scène, mais surtout parce que ça chante et ça danse dans la salle. Les premiers slams arrivent. Et pas que les hommes !

Si Mémé a bien compris, ça faisait quelques 3 ans qu’ils n’étaient plus montés sur scène. Et je dois bien dire qu’à entendre les bruits de couloirs et de bar, ils étaient attendus !

Si le son a été globalement bon, niveau chant, on avait un peu de mal à saisir. C’était un son quelque peu sourd.
5 sur scène, Coupe Gorge ne va pas se ménager pour nous offrir 17 titres rapides, pêchus, entre HxC et Punk. On ne va pas s’y tromper, le premier pogo anime le milieu de la salle. Il est temps pour Mémé et les autres photographes de se mettre à l’abri.
Alors que sur le titre « Sombre désespoir » , l’ambiance est plus metal like, riffée et mélodique, sur un chant rap.

« C’était excellent ! Aussi bien sur scène que sur disque ! » – Bruno
« Énergique. C’était sympa, même si j’ai préféré le groupe d’avant. J’étais venu au festival de la Mer pendant l’été. Je suis revenu cet hiver. Je viens de Crozon où j’ai aussi un fest : BZK, Bande De Zikos les 30 et 31 Mars. C’est un fest de rock, jazz, … » – Julien
Setlist : Au fond de cette prison ; Coupe Gorge ; Stupide trahison ; Obus dans les rues ; Violence ; envie destructrice ; Colère interne ; Haine ; Le coup de grâce ; Vengeance ; Précipice ; Mise à mort ; Fidèle ; J’avance seul ; Un goût de rouille et d’os ; Sombre désespoir ; Silence de mort.
Clavicule

Je ne sais absolument pas qui se présente devant nous… Je ne connais pas Clavicule et je n’ai pas été écouter. Parfois, j’aime découvrir directement sur scène. Quoi qu’il en soit, rien que de voir l’installation, on sent le professionnalisme, avec un soundcheck au cordeau, des bouteilles d’eau aux pieds des micros, et des essuies-éponges.

Musicalement, c’est assez étonnant, avec des passages proggy. Entre Rock, post Metal, on est assez perdus, mais dans le bon sens du terme. C’est une musique élaborée, aux antipodes du punk (sans mauvais regard porté sur la culture punk). On n’est pas sur du mathcore non plus, hein…
Mais je me laisse emporter par ce (post) rock progressif légèrement planant sans être stoner. On a des changements rythmiques, des ralentissements, des accélérations… Bref, tout ce que j’aime. Top !

Ma grosse sensation du festival !
A noter que le bassiste faisait là l’un de ses derniers concerts avec la formation, puisqu’il part pour d’autres aventures.

Clavicule est le seul groupe où je n’ai pas vu de setlist scotchée sur la scène… Il faudra faire sans. Mais vous pourrez voir dans la vidéo, la salle chauffée à blanc !

« Exceptionnel. C’est une découverte, pour nous. Vraiment génial. Un petit côté Led Zep, des notes orientales. Des personnes qui ont pris plaisir à jouer ce soir. Hit the Fan, très bien aussi. » – Yann et Clo, qui tiennent respectivement le bar à Portsall, le O’Donneil, et le Glenn Café, venus en force pour soutenir le FDLM. « On fait toujours le before du festival de la mer chez nous. »
Never Back Down

La tête d’affiche de ce vendredi était sans nul doute Stinky, qu’on retrouvera d’ailleurs au Hellfest. C’est cool de pouvoir vivre un concert d’un groupe dans de belles conditions et en petit nombre, non ?
Bon, la belle histoire s’arrête là. Car Stinky, le jour-même, a été contraint de déclarer forfait. Paf ! Qui vont-ils mettre à la place du groupe attendu par de nombreuses personnes dans la salle ? Surtout au pied levé…

Eh bien, ce sont les Never Back Down, qui ont fait forte impression lors de leur concert au HardBones MC de Plouzévédé la semaine précédente, qui relèvent le défi.
Je vais paraître futile, méchante, peut-être… mais quand ils prennent place, je vois des yeux ronds. La moyenne d’âge est tout de même un peu plus haute que pour les groupes précédents, surtout après Clavicule qui me semblaient forts jeunots.
Donc, NBD commence avec un petit à priori et un défi de remplacer au pied levé le groupe phare de cette soirée. Oups. Je ne voudrais pas être à leur place.
Cependant, mon cher ami Bruno, s’étant rendu au concert de la semaine précédente, il m’en avait vanté l’effet waouw. De fait, votre Mémé, elle les attendait, les NBD. Ah non.. pardon…. c’était 15 jours avant. Bon, on n’est pas à une semaine près. Mémé perd ses neurones…

Il est minuit, il sont certainement les plus âgés sur scène ce soir et on s’en fout. Parce qu’ils vont tout dé-fon-cer ! Leur groove hardcore va nous faire jumper. Je crois bien que toute la salle aura été prise de court, surprise par la qualité de leur prestation.
Avec des titres un peu metal, un peu HxC, un peu groovy… dont un qui mélange du Rage Against The Machine avec les Red Hot Chili Pepper… Bon, je ne suis pas fan des refrains en voix claire (c’est complètement subjectif, je n’aime pas les refrains en voix claires, en règle générale), mais je ne peux nier que le vocaliste le fait très bien.
Ce qui est amusant, après coup, c’est de voir le public divisé le lendemain. A la question, qui gardez-vous à l’esprit, ceux qui ont des affinités plutôt punk, hardcore vont parler de NBD comme énorme claque et découverte. Ceux qui ont une sensibilité plutôt tournée vers le metal vont parler de Clavicule.
Dernière petite chose : Sur le dernier morceau, ils feront appel aux copains de Coupe Gorge* pour venir chanter avec eux. On finit de façon festive.
*Bon, mon petit doigt du nom de Bruno me dit que le monsieur en survêt rouge ressemble certes au chanteur, mais n’est pas lui. De fait, je ne sais qui présenter…
** Hey ! Ca y est, nous avons le fin mot de l’histoire ! Mais pour le connaître, et savoir qui est ce monsieur au survêt rouge, il vous faudra parcourir le live report partie 2 (Si c’est pas du cliffhanger, ça ?!)

« Énorme. J’étais venu pour Stinky, mais j’ai pris ma claque. Ils sont arrivés sur le fil et ils ont assuré. Très bon. Ils m’ont fait ma soirée…. Il fallait les remplacer, les Stinky ! » – Pierre
Setlist : Rise and Fall ; DZHC ; Terror Hymn ; Dirty Money Games ; Which Side ; Renegade ; Drug Bys Social Network ; Circle of System ; Rotten ; Fuck Authority ; Follow Us ; Only on Yourself
Et sur cette belle note se termine la première journée de ce live report ! A demain…





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Et les meufs, bordel !
“More Women on stage and backstage”, “Poulettes Sisters”, “Hellfest Women”, Hit like a girl”… Les initiatives en faveur de l’égalité Femmes-Hommes sont plus légions que vous ne le pensez, mais encore trop peu nombreuses.
Vous l’aurez compris, en cette journée du 8 mars, qui célèbre les DROITS des femmes, montrant les avancées en faveur de l’égalité et pointant encore malheureusement les écarts qui existent toujours, j’avais envie de vous faire une p’tite piqûre de rappel. Ah ! Ces indécrottables qui ne veulent pas que les nanas viennent poser le bout de leur nez ou leur riffs dans leur sacro-saint metal, mais en même temps si elles pouvaient laisser leurs tétons déborder, ce serait trop cool…
Je ne vais pas vous faire la liste de toutes les femmes, sur scène ou en backstage, mais elles ne sont plus un petit pourcentage non significatif. Bien entendu, vous aurez droit aux “wow ! Tatiana, elle est trop belle et en plus elle chante bien ! “ ou encore “Alyssa…quelle meuf !” Bah, nous on va plutôt vous parler de Onielar et son black qui met à l’amende beaucoup d’autres groupes, Agnete et son côté complètement déjanté, Auré dont on aura entendu le growl résonner dans de nombreux concerts, mais aussi Delora, Sab et Adèle, chanteuses à la personnalité marquée, Lola et Jamie, bassistes killeuses, Lisa et Lily de la sphère de celles qui accompagnent les groupes administrativement, Branwen pour représenter les photographes, … et la liste pourrait encore être bien plus longue. Je ne la souhaite pas exhaustive pour ne pas oublier qui que ce soit.
Et je ne souhaite pas non plus créer de polémique là où il ne devrait pas y en avoir. S’il n’y a pas de nanas dans un groupe, on ne va pas l’imposer par souci d’égalité. Vous comprenez que le débat est ailleurs, n’est-ce pas ?! Pire encore que de mettre une nana en avant pour mieux vendre…
Avant de clore ce petit billet, je souhaitais mettre à l’honneur une personne des plus sympathiques, avec un charisme d’enfer et d’une humilité sans borne… mais dont la voix est pure beauté, du cristal qui coule de sa gorge pour inonder vos oreilles. D’ailleurs, on ne peut s’y tromper, elle a été choisie aux côtés d’autres grands noms pour illustrer un jeu de cartes des plus belles voix du monde ! Ombeline, chapeau bas…
Big up à toutes les nanas qui gravitent dans, pour, derrière, à côté du metal* (mais pas que !) Bref, soyons juste HUMAINEMENT ouverts aux autres et célébrons ce 8 mai comme il se doit !
Sur ce… je file shooter un concert 100% masculin…
Bien à vous !
Vot’ Mémé
* ça fait un peu Kama Sutra, non ?
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Interview Nocebo – Memento Mori
Interviewés : Nico et JP (Nocebo)
Interviewer : Mémé Migou
26/2/2024C’est Mémé Migou qui s’est prêtée au jeu de l’interview sans son comparse JP… et pour cause !
Vous découvrirez tout au long de ces quelques 100 minutes d’échanges, la genèse du projet, ce que signifie Nocebo, leur façon de travailler alors qu’ils sont aux antipodes de la France, les guests de renom (Gaerea, François Kärlek, Sab Elvenia, Jay, Fred), les galères et les joies…

Alors n’hésitez pas à regarder ou simplement écouter la discussion, liker et vous abonner à la chaîne YouTube de Memento Mori Webzine. Mais avant tout, allez donc écouter l’EP « Sic Semper Tyrannis » de Nocebo, l’acheter mais aussi le découvrir en avant-première sur Radio Metal Revolution, 29 février 2024 à 20h pétantes !
Interview à retrouver ici :


































