FuCk me, I’m Metal !

L’Amour (le gras, le lourd, le poisseux) et le Metal
Un dossier de WvG

à lire, savourer, partager, débattre !

Ah là là, mes chéris chéris… Vous y croyez encore au summer body ? Pas la bonne période pour y songer, c’est plutôt celle où on prend du lourd, du gras… On bouffe, on bouffe, on bouffe… Et on enchaîne Noël, le Premier de l’An, la Chandeleur, la saison de la Raclette qui a débuté, la Saint Valentin, Pâques, etc. Oui, la Saint Valentin ! Non, je ne parle pas de la partie du sacro-saint restaurant et des chocolats mais de ce qu’on est censé déguster ensuite, la sainte Trinité cul-bite-chatte, pour rester dans le lourd et le gras. Ouiii ! Vous avez compris qu’aujourd’hui, on va faire dans la poésie -2.0 ; les metalleux sont peut-être de grands romantiques MAIS aussi des gros dégueulasses, au même titre qu’un personnage de Reiser, et ça parle de fesse et plus si affinités dans nombre de chansons de par le monde. [Alors que pour perdre du gras, rien de mieux que se faire un jeune intermittent… et c’est là tout l’intérêt de l’accent circonflexe pour éviter toute confusion malhabile.]

En voici donc un petit florilège pour vous mettre en jambes et en préliminaires divers et variés avant de passer à table, AKA « la chambre à coucher » (ou tout autre endroit qui vous siérait pour assouvir vos pulsions (pro)créatrices, de la machine à laver en cycle essorage à la chambre rouge de votre club libertin favori). Et autant dire qu’on va aller caresser de près, limite frotter, tous les pans de l’univers Metal parce qu’aucun sous-genre – à part peut-être le White Metal… et encore : tu prends Jésus en bouche – n’échappe ou ne s’attache (et s’empoisonne) à traiter du sujet de manière plus ou moins (Mötley)crue.

[NB : prévoyez de cliquer sur « j’ai plus de 18 ans » de multiples fois au fil de cet article… Pas pour cet article en lui-même, vous assumez votre âge, hein… Perso, je me dégage de toute responsabilité, vous êtes censé.e.s être majeur.e.s et vacciné.e.s (oui, ce jour, je me sens d’écrire en inclusif… et je me sens loutre aussi… mais ceci est une autre question à ne pas vous poser, sachez juste que c’est pour en faire chier certains et amuser d’autres 😉)]

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Comme on dit dans le milieu artistique, « c’est bien de remplir une grosse salle, c’est mieux de se rappeler son prénom » alors entamons de suite cette partie tout en finesse – normal pour une partie fine – et en couleurs (de muche) avec ceux qui ne font pas dans la dentelle ni la crinoline et ne cachent pas les enjeux sessuels de leurs morceaux, avec des paroles très premier degré [NdlR : Et là, on vous renvoie vers l’article concernant le Premier degréchez les Metalleux!]. Il serait tellement facile d’entamer et disserter avec Steel Panther que… non. Hé, hé, hé… Trop simple, trop évident.

Allons plutôt tâter des teutons avec Rammstein. Un « Bück dich » [trad. lit. « Penche-toi »] étant déjà assez explicite, un titre trop germanophone ne touche pas assez de monde donc autant internationaliser la partouze : « Pussy », sur Liebe ist für alle da, est nettement plus fédérateur. Le clip aussi d’ailleurs… Bon, ici vous n’aurez que la version censurée/floutée, hypocrite pudibonderie étasunienne oblige, mais sans trop de souci vous trouverez la version classée ex-Twitter sur le Net.

Il va de soi que (Till) Lindemann ne saurait résister même dans sa carrière solo à évoquer l’acte copulatoire, le cul étant la seconde valeur essentielle après le fric « si j’ai bien lu Freud » (Coluche). Le porn de « Pussy » étant finalement trop soft, passons à plus musclé, le goût et l’arrière-goût de vos périnéens sans chocolat post-Noël avec la douche dorée de « Golden Shower » sur Skills in Pills.

D’autres Allemands, plus juvéniles et rigolards, apportent leur mouvement de hanches à la tarte à la crème, Edguy, avec « Lavatory Love Machine » sur Hellfire Club. Quoi de mieux que le fantasme de l’hôtesse pour s’envoyer en l’air ?

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« Si les ricains n’étaient pas là, vous seriez tous en Germanie ». Après cette pénétration tout en douceur, juste pour mon cœur, dans le topic, on a parlé de la Germanie (pas encore de la Germaine mais ça ne saurait tarder), passons le mur de l’Atlantique, voire le continent suivant entier puisqu’on va chercher la prochaine partie du coté de Los Angeles… Tout un voyage initiatique, en somme.

Bim ! Direct ! « Wild side », sur Girls Girls Girls de Mötley Crüe, dont on parlait en préliminaire… Une bouche bien ouverte m’a soufflé au creux de l’oreille que cette chanson qui cite voire parodie nombre de prières catholiques parle d’une sainte, la sainte Nitouche, avec pour anecdote la relation « passionnée » entre l’un des membres les plus tendus du groupe et une petite jeune inscrite en école catholique qui se laisse happer par la tentation. Bon… qu’attendre de plus ou différent d’un groupe qui mise sur la provoc et le côté « horny » comme fonds de commerce.

Tommy Lee, batteur du groupe ci-dessus, ne faisant pas que dans la vidéo de qualité médiocre avec Pamela « Barb Wire » Anderson pour occuper ses vacances sans Arlette à Malibu, il va reproduire le schéma Mötley chez Methods of Mayhem sur l’album éponyme avec le titre « Get Naked » et une télécommande bien proéminente sur une bande-son digne d’un bon gros peep-show avec foultitude de samples pompés au Rap west coast.

D’ailleurs pour rester dans la zone californienne et le sunlight de Venice Beach, on peut aller vers les Guns n’Roses. Un « My World », qui conclut Use your Illusion 2, est suffisamment clair sur la thématique avec force râles et gémissements :

Mais le groupe sait aussi se montrer plus métaphorique dans son approche avec un « Rocket Queen » tiré de leur Appetite for Destruction. Axl Rose raconte que cette chanson est une sorte d’hommage à une fille qui voulait fonder un groupe éponyme au titre de la chanson… bon… les paroles parlent davantage d’envie de la pousser à monter sur autre chose que la scène.

Toujours à L.A., WASP et son Blackie Lawless de leader posent la main sur le sujet, et sur sa teub particulièrement avec la séance fantasmagorique de « Animal » au sous-titre explicite « (fuck like a Beast) » présent sur l’album éponyme du nom du groupe.

Mais Blackie ne fait pas que dans la branlette de manche puisqu’il remet le couvert sur la table et sur ce même album avec un touchant « L.O.V.E. Machine ».

Enfin, sur cette Côte Ouest, le long du grand Pacifique où les vagues défient le temps (si t’as la réf, c’est que t’es trop vieux), il y a le vent, l’haleine et le Van Halen. Le groupe comme le guitariste et son frère qui en sont membres, propose un grand classique sur leur premier album éponyme – décidément, j’aurai rarement autant employé ce terme – avec le morceau « Ain’t talking ‘bout Love » qui en effet ne parle pas d’amour… mais de cul.

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Les Américains… Nus comme des vers ou court-vêtus d’une peau de bête, faut que ça parle de boule… et de kinks… de doms, surtout.

Non… toujours pas de Steel Panther, ni de slip panthère – je vous ai dit : trop facile… En guise d’introduction, mettons le doigt sur (dans ?) Manowar, des mecs couillus, quoi, Onan le Barbare. Forcément, ça doit aller sur le terrain aussi huilé que leurs pecs de la sexualité, même occasionnelle. Exemple le plus parlant, « Pleasure Slave » sur Kings of Metal, suffisamment explicite dès son ouverture, avec cris et chuchotements nettement éloignés de ceux du bouquin de Bergman.

Habitué des kinks crados ou pas, on embraye avec un expert dans le domaine du sexy plus ou moins attrayant (en tous cas suffisamment pour séduire la burlesque Dita von Teese), Marylin Manson, avec « User friendly » sur Mechanical Animal, dans lequel on inverse le rôle dominant-dominé et madame prend les rênes en main et chevauche.

On reste en Ohio et l’électro avec Nine Inch Nails et leur « Get down, make Love » (pas trop besoin de traduction, hein) sur Pretty Hate Machine, reprise plus sale que l’originale des Anglais de Queen déjà pas mal sensuelle. Le groupe de Trent Reznor fera une autre reprise arrangée sur le « Sex Dwarf » de Soft Cell, point commun avec Manson qui reprendra « Tainted Love » de ce même groupe (chanson qui est déjà une reprise, donc c’est une reprise de reprise…)

« Tourné vers l’Est, rien de nouveau » mais on retourne petit à petit sur sa côte, celle qu’on n’a pas réussi à s’ôter pour pratiquer l’auto-fellation à l’image de la rumeur pas fact-checkée sur Manson. La Dark Romance étant au goût du jour, on va rester sur cinquante nuances de gras ici, même si la scène Dark Gothic de New York fait plus sobre avec Type O Negative et au choix « My Girlfriend’s Girlfriend » et le saphisme et triolisme (sur October Rust) ou un « Machine Screw » très hot qui introduit l’album Bloody Kisses.

Le futur cinquante-et-unième état n’échappe pas à l’idée d’exposer ses gosses en public puisque le Canada par la voix de Chad Kroeger et son groupe Nickelback propose de faire du « S.E.X. » où tu veux quand tu veux, en particulier sur un Dark Horse plutôt qu’un caribou.

[De l’amour, avec du poil autour]

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Revenons sur le vieux (in)continent, au Royaume-Uni en l’occurrence, terre natale du Metal. Et là, on va avoir du choix dans la date, tant ce petit monde est fécond en grivoiserie affichée peu ou prou en pleine figure.

On commence la faciale dans la série « Tu le sens, mon gros beat », avec les plus langoureux Def Leppard. Si la rythmique du batteur qui n’aura que du chocolat à moitié incite à l’ondulation du bassin, et il y a des cas où ce n’est pas si évident d’y mettre un pied (surtout s’il est petit), on peut prendre le sien sur celle-ci agrémentée de paroles coquines comme sur « Make Love like a Man » (Adrenalize) mais particulièrement sur « Pour some Sugar on me » (Hysteria), invitation à la léchouille par de gentilles ingénues.

En effet, la NWOBHM n’est pas exempte d’évoquer le cul, de manière moins « rentre-dedans » que le Nouveau Monde, plus subtile en somme, et des groupes comme Iron Maiden ou Judas Priest vont aussi faire du suggestif. Si « 22 Acacia Avenue » (The Number of the Beast) n’est pas le titre le plus sexuel de Maiden, il évoque quand même une courtisane prénommée Charlotte qui invite à monter chez elle, pas forcément gratuitement. Judas Priest, quant à eux, font dans l’allégorie méca-nique, la sensation de la moto, avec « Turbo Lover » sur Turbo (et son clip bien dégueulasse, dans les images plus que dans les allusions, de facto).

Vers cette même période naît le Black Metal, sous l’égide de Venom, qui propose y compris dans ce genre non pas le coït au nom de Satan mais de faire mumuse de manière régressive et écolière dans un « Teacher’s Pet » sur Black Metal. Bon, le morceau est davantage teinté blues hard rock queutard mais… un détail de l’histoire…

Toujours dans cette période, Dieu est (encore) vivant : Lemmy Kilmister. Avec Motörhead, il va proposer sur l’album Orgasmatron le morceau éponyme – oui, encore – et ses paroles des plus cash… comme un pamphlet anti-religieux surtout, mais présenté sous un aspect allégorique seksuel sur une rythmique mid tempo incitant au va-et-vient… Cependant, comme j’ai une préférence pour la reprise de Sepultura sur Arise

Pour revenir davantage à des groupes « récents », on peut faire un saut par le Metal moderne de Bullet for my Valentine, de bon aloi pour cet article que vous lisez probablement encore d’une main ou d’une autre. « Fever », de l’album… Fever, traite de striptease, Matt Tuck ayant probablement une main occupée lui aussi.

Et pour finir avec la perfide Albion, partons dans le BM sympho avec Cradle of Filth. Il y a de la variété, aussi ne vais-je m’attarder que pour la plus éloquente « Scorched Earth Erotica », sur Eleven Burial Masses, qui oscille entre érotisme et cannibalisme selon l’interprétation.

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Le reste de l’Europe ne l’est pas, en reste, pour évoquer le coït plus ou moins en profondeur.

On commence par le BM des Autrichiens de Belphegor qui vont en faire leur petite apologie BDSM avec « Sexdictator Lucifer » sur Bondage Goat Zombie (oui, on dirait presque que le titre a été choisi par un générateur d’idées random)

Ou encore Ghost – « c’est pas métole ! » … mais j’aime bien n’en avoir rien à battre que ça soit « métole » ou pas selon vous – qui va organiser sa messe noire grandguignolesque version Bible Black [vous trouverez assez facilement la réf sur Internet] dans un rituel à l’envers (ou l’endroit, ou dans le sens que vous voulez) de Satan dans « Monstrance Clock » sur Infestissumam.

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« Du uc, du uc, du uc, à m’en déboîter la nuque… » La France, pays de lovers et du french kiss peut aussi apporter sa pierre à l’édifice, qu’elle soit maison de passe, close, club libertin ou autre (EHPAD ou Maternelle, par exemple).

Si vous possédez un cousin, vous savez que grivoiserie et graveleux lourdingue savent s’unir pour proposer un « Je ne t’ai jamait autans aimer », ode à la nécrophilie énoncé par Ultra Vomit, chantres de la poésie populaire (et apolitique) sur Objectif : thunes. C’est maintenant qu’on s’occupe de soulever la Germaine !

« Du lourd, du sale » selon le SCH du Palmashow, OK… Mais on peut faire un poil (de cul) plus fin dans l’approche, voire du coquinou avec Shaka Ponk et « Brunette localicious » voire « Sex Ball » (tous deux sur The Geek and the jerkin’ Socks)

On va remettre quand même une touche de sensualité dans les perversions avec Misanthrope et son « Humiliations Libertines » sur l’album… euh… presque éponyme Libertine Humiliations.

[Comme un vieux rhum en photo]

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Après le french kiss, l’australian kiss (renseignez-vous par vous-même, comme on dit sur les pages de gens qui sachent). L’Australie, ce territoire où on se demande par quel acte crapuleux et quelle partouze improbable on a pu arriver à des animaux aussi étranges que l’ornithorynque… Moi je pense qu’un castor et un canard ont dû fauter quelque part, ce qui expliquerait que le castor ait la queue aussi plate que la Terre, mais cette réflexion n’engage que moi… Bref, qui dit Australie dit AC/DC, sans aucun doute. Et il y a foultitude de chansons du groupe sur la thématique, avec les prostiputes en tête de gondole, of course. [Anecdote : lors de je-ne-sais-plus quelle discussion avec une ex lointaine, elle m’avait dit « mais tu me prends pour une pute ? », ce à quoi j’avais répondu « mais qui te parle d’argent ?! »]

Alooooors… AC/DC, disais-je…

Les pululutes AKA « TdS », avec « Whole Lotta Rosie » encore avec Bon Scott au chant sur le debute album Let there Be Rock. Celles qui te refilent la chtouille sur « The Jack » (High Voltage) ou te secouent toute la nuit sur « you shook me all Night long » (Back in Black, donc plus Bon Scott mais Brian Johnson) après une petite pipe sur « Heatseeker » (Blow up your Video) qui finit, après avoir été trop touchée sur « Touch too much » (Highway to Hell) par se prendre du jus sur « Thunderstruck » (The Razor’s Edge). Ça fait beaucoup trop pour vous ? Vous êtes vraiment casse-burnes…

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Et les filles dans tout ça ? Où sont les femmes, avec leurs gestes pleins de charme ?! Passives ou actives ? Actives, voire très, pour certaines qui prennent « les choses » en main, littéralement pour celles qui arrivent ci-après.

Lzzy Hale est une coquine… et elle en fait part avec son groupe Halestorm sur plusieurs morceaux : ça fait du seske dans « Apocalyptic » (Into the wild Life), « Dirty Work » (album… éponyme) ou encore « Love bites » [@JP : gnéééé a bites] (The strange Case of…)

Sabina Classen de Holy Moses est quant à elle trop bourrée pour niquer avec « Too drunk to fuck » sur World Chaos.

Doro Pesch, la daronne du Heavy et meneuse de Warlock, se montre, elle, plus sage mais suggestive sur « All Night » (Hellbound) ou « Love Song » (True as Steel)

Une qui, par contre, ne fait pas dans l’amour propre, mais l’amour sale, c’est Maria Brinks de In this Moment. On peut entamer avec « Whore » qui invite à lui mettre une fessée mais surtout « Adrenalize » (toutes deux sur Blood) avec une infirmière dont on n’a pas forcément trop envie qu’elle s’occupe de notre cas.

[Et vous, êtes vous Rome antique ?]

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Vous aimez les « fêtes » commerciales ? Cool, c’est la Saint-Valentin et la fin des soldes. Au lieu de tomber dans le sempiternel bouquet de roses vendu à même le restau par un inconnu auquel vous répondrez gentiment « non merci, c’est gentil mais inutile : on a déjà baisé… », offrez à madame un womanizer, « parce que les fleurs, c’est périssable » et en plus, vous ne serez même pas forcé de suivre hypocritement une journée à thème sur un mec qui s’est fait hypothétiquement rouer de coups et décapité durant la Rome antique (comme quoi le Rome-antisme est mort) il y a plus de 1.700 ans… Ça, au moins, ça la fera vibrer pour l’occasion !

Allez, on oublie les Love actually et autres comédies à l’Histoire d’Ô de rose, on se dit directement que Harry va rencontrer salie, loin de l’empire décence, et on dégage tout de suite les assiettes de la table pour remettre le couvert.

Cadeau bonus, tout seing… sein… saint… bon, ceint de poésie franchouillarde :

PS : on me glisse, me susurre dans le conduit auditif avec des voix timbrées ASMR, que l’équipe se prépare à vous parler de Cyprine d’ici peu… On reste dans le ton général de cet article donc…

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