Le Metal dans l’Empire du Milieu
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Un dossier de WvG
Ni hao à tous…
Puisque le 15 février, c’était la Saint Pangolin, et aussi parce qu’on a reçu de la demande – oui, y a des gens, au moins un, assez fous pour l’évoquer –, je vous propose présentement de faire un petit tour dans l’Empire du Milieu. Fort de plus d’un milliard quatre-cents millions d’habitants, il va de soi que je vais vous faire une sélection de groupes locaux assez courte mais garantie 100% ouïghour-free et suffisamment quali pour que Shein ne vienne pas me pomper mes idées pour en faire des t-shirts que vous achèterez à prix modique, dans la splendeur non du dragon rouge mais de l’éthique verte…
Commençons de suite avec Ordnance et son Thrash, histoire de briser le mur qui nous sépare ou la Grande Muraille si vous préférez, avec leur troisième album, Tear down this Wall, de 2014 :
De fait, les clichés me font marrer ; c’est pourquoi je vous propose un groupe au nom totalement stéréotypé, pour enchainer du Thrash au Heavy avec Dog Släyer, un groupe pékinois aux sonorités évoquant le bâtard de Skid Row, Iron Maiden et Anthrax, sur leur album Unrighteous Warfare de 2021 :
Évidemment, comme toute grande puissance qui se revendique, il est vital que le pays ait son folklore et son pagan. Si hélas je ne puis vous proposer le groupe Pagan, avec son éponyme Pagan, on va aller chercher du Pagan (Metal) quand même avec son pote Folk, en train de picoler – normal, me direz-vous – car le pouet-pouet n’a aucune frontière… et j’avoue toujours être déçu qu’aucun groupe français ne se soit lancé dans le Musette Metal mais…
Bref, et glou et glou avec Alcohol Dance (je vous épargne les idéogrammes) de Coiviealda, EP paru en 2020 :
Il y a des références déjà exportées, comme Ego Fall et le chant de gorge de Mongolie, donc je vous propose de retourner sur des sentiers battus par les Huns… ou The Hu, si vous préférez, avec le cinquième album de 2023, Golden Blood de ce premier :
Je vous propose de rester dans cette teinte musicale, avec les instruments locaux, comme le ehru en l’occurrence (le violon chinois si vous ne voyez pas de quoi je parle) avec un groupe de Folk Death Sympho instrumental, Dark Moon, et leur unique album de 2021, Ten Temples Yama Prison :
En amateur de Sympho, je ne pouvais pas ne pas vous proposer, même si « cé po métôle », de passer sur ce sous-genre avec Stars Seedling, et leur album de 2022 au titre traduit en VENG Our final Era, chanté en chinois avec des teintes folk et BM :
https://coldwoodsprod.bandcamp.com/album/our-final-era
Restons dans le Sympho, mais davantage BM – ça y est, on revient sur des pistes « extrêmes » qui vous conviennent davantage – avec Dark Ring et leur second album Kissing the Ring of Angel paru en 2024, aux teintes Cradle ou Dimmu dans l’esprit :
Dans la continuité de cette route de la soie métallique, passons à Nether World Annihilate qui propose un BM sympho assez proche de ce que Dimmu ou Siebenburgen auraient pu proposer, avec leur seul album Suite from Hell de 2021 :
Je vous perds, je le sens… On va revenir sur du plus traditionnel… Mais pas tout de suite… Encore un petit shot de baijiu avant de revenir vomir ses tripes, je vous laisse dans la version symphonique, mais Black Death, avec Horror of Pestilence, leur second album datant de 2018 est intitulé Calling to the King of Black – me dites pas que je ne fais pas d’effort, hein… En plus, la charte graphique va tout à fait du côté des deatheux :
Bon, allez, assez rigolé, redevenons sérieux, pour les TRVE, je vous propose un groupe au nom français (c’est hype, entre les Pénitence onirique ou Pensées nocturnes…), Chute du Soleil et du BM sale « à l’ancyaine » sur leur EP de 2020 – comme quoi, même confiné, on peut toujours enregistrer dans ses chiottes, y trouver le son idoine, et en faire une production Wuhan-proof – avec un titre tout BM comme il faut, The Gate of Void Abyss :
Ce n’était qu’un répit ! Revenons sur mes terres, celles de la mélodie et l’harmonie supportable par mes oreilles de boomer réac, avec Armor Force et leur deuxième album de 2024, au teintes Melodeath et Folk, intitulé Crusade of Umbra :
Un petit peu de Death Mélo ? Je vous en remets une goutte ? Pas de souci, avec Burnmark et leur EP de 2016, qui déboite plutôt dans une approche qui évoque Arch Enemy ou In Flames mais plus Metalcore, Dying Glory :
Bien… Je ne pouvais pas finir cet article sans proposer ce qui me convient le plus – peut-être vous aussi, sait-on jamais – avec du Power. Je finirai donc avec deux groupes qui tiennent la route dans le domaine, Anduril, qui n’a sorti qu’un EP, prometteur pourtant, en 2017, Soul Alchemist :
Et donc, le plus stable, Barque of Dante, au nom qui tombe sous le coup de mon actualité (dont je parlerai bientôt, bien sûr), avec leur quatrième album Columbus de 2023 :
Si la question est de savoir si je suis taquin, sans faire de chinoiseries, la réponse est Vouiiiii !!! Donc, il reste un groupe que je ne vous ai pas présenté parce que… taïwanais. Mais disons que, sooner or later, ça redeviendra la Chine donc… Allez, on va conclure avec un petit Chthonic, toujours en activité depuis 1998 et neuf albums au compteur, toujours aussi efficaces :
Xièxiè d’avoir tenu jusqu’au bout, la route a été longue mais si des grands explorateurs ont tenu le coup pour vous trouver des raccourcis (en se plantant de route, soit, mais…), il ne reste que quelques ponts à franchir.









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