Genre : Tech Brutal Death
Note : 75/100 (WvG)
Label : Season of Mist
Sortie : 5 juillet 2024
Il fait chaud, trop chaud pour que j’arrive à dormir paisiblement… et quand je n’arrive pas à dormir, je rumine, je ressasse des trucs qui, pour faire simple, seraient l’équivalent d’un statut « c’est compliqué » sur Facebook, je réfléchis à m’en taper la tête contre les murs, ce qui va à l’encontre de la logique puisque c’est plutôt l’inverse en général : c’est quand on se prend le mur qu’on réfléchit (d’où l’expression « après mur, réflexion »). En clair, j’avais le cœur gros, de nuit, fallait que je change de peau… J’ai changé de draps et de caleçon, c’est déjà ça : un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’hygiène.
Bref, j’avais besoin de penser à autre chose et, donc, je me dis « et si j’allais zieuter dans la liste d’albums à chroniquer chez Memento, je trouverai peut-être le repos : rien de mieux pour un bon gros dodo ! » … Je tombe alors sur Wormed et leur quatrième album intitulé Omegon.
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Ah, cool, de l’astrophysique et de la physique quantique d’après les titres ! Théoriquement, ça devrait aider… Je lis du « Nexus », du « Teratogenesis », du « gravitational », je me dis qu’il y a matière (noire) à soulever une épée de Damoclès : soit l’endormissement (mon souhait), soit une recherche approfondie pour creuser ces abysses insondables que sont internet et ses sources infinies d’information en quête de nouvelles connaissances. Et puis l’artwork est totalement classieux et quali, totalement dans l’esprit « espace », « technologie » et consorts, un peu dans l’esprit d’une jaquette de Fear Factory.
Bon, j’avais oublié de lire la spécificité stylistique « technical brutal Death » … Et en effet, on est les deux pieds dedans ; il y a comme un grain de sable de terrain de beach volley olympique dans cette machine dans ma tête : le 4/4, c’est pour les fragiles… Alors, oui, il y en a, occasionnellement, ponctuellement, mais juste comme une soupape de respiration (genre la courte plage « Malignant Nexus ») dans un flot de mesures complexes aux rythmiques syncopées qui feraient passer un prog snob pour un néophyte. De toute façon, il se serait déjà barré, vu l’absence de mélodie. D’ailleurs, je me demande bien ce que ça peut donner en live : un headbang n’est même pas envisageable, ou alors ça passera pour une crise d’épilepsie, ce qui pourrait être drôle à voir, moins si c’est une vraie en direct… Cherchez pas, je réfléchis encore trop…
Le ton est donné dès le premier morceau « Automaton Virtulague » : ça va taper… La nuit est chaude, elle est sauvage, et finalement, ce n’est pas l’écoute de cet album qui va me calmer. Et vous avez intérêt d’être bien accroché pour tenir les neuf pistes pour quarante-et-une minutes s’achevant sur le long morceau éponyme de l’album (sept minutes de tabassage arythmique), servies par le quintette espagnol qui doit avoir l’esprit encore plus tordu et facétieux que le mien. Petit tour sur Encyclopedia Metallum ; chaque membre pseudonymé de ce petit groupe de joyeux madrilènes semble tout autant hyperactif, au vu du CV.
Tout ça devrait être plutôt élogieux, musicalement, mais beaucoup de choses m’ont fait sortir d’Omegon. Déjà, la caisse claire qui sonne kit Playschool tambourinée par une poupée Mattel ; il parait que c’est une esthétique, mais je n’adhère pas. Ensuite, c’est bien sympa de parler de sujet de haute volée, encore faudrait-il que les paroles soient (1) compréhensibles/intelligibles (là, je pourrais ânonner ma liste de courses simultanément que ça serait pareil) et (2) audibles ; une piste de voix sous-mixée donc dispensable pour ce qui est censé être un concept album (?!)… Subséquemment, ça donne l’impression d’avoir choisi une thématique au hasard (par exemple… « Astrophysique pour 40 points * jingle Jeopardy* : « un trou de ver » … Miguel ? – Hmmm… Qu’est-ce qui a inspiré le nom du groupe « Wormed » ? »), idée aussi évidente et foisonnante de débouchés que de prendre… disons au hasard aussi… une poupée Mattel (ou le jeu Touché Coulé) et lui affecter un scénario qui tient sur un post-it pour en faire un film ! Soyons fous !
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Conclusion : brutalement, techniquement et deathment, c’est un album idéal, du genre plus efficace que du Redbull, pour vous tenir éveillé(e) sur la route… disons pour aller en fest… disons au Motocultor, pourquoi pas *blink, la rédac’*… mais pas pour vous servir de berceuse ou vous distraire de vos pensées nocturnes insomnieuses. Donc l’été sera chaud dans mon T-shirt, dans mon maillot et j’ai toujours le cœur gros, Nadine…
Line Up :
Guillemoth – Basse / Phlegeton – Samples, Chants, paroles / Migueloud – Guitares, Composition (3, 6, 8) / V-Kazar – Batterie, composition ( 1, 2, 4, 7, 9) / D-Kazar – Guitares, composition (5)
Tracklist :
- Automaton Virtulague
- Pareidolia Robotica
- Protogod
- Pleoverse Omninertia
- Malignant Nexus
- Virtual Teratogenesis
- Aetheric Transdimensionalization
- Gravitational Servo Matrix
- Omegon
Liens :
https://wormed.bandcamp.com/album/omegon
https://www.facebook.com/wormed
https://www.youtube.com/channel/UCuUSrdwvLIG07CPeGsdv4fw









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