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Black Metal Romance – Pute Réfaction

Genre : Punk Black Zouk Love
Label :  25 C€ntim€t€rs Records
Sortie : 1er Avril 2025

Note : 100/100 (WvG)

Quand certains se contentent de ne pas aller au fond des choses, avec Black Metal Romance, on tient du lourd, du puissant et pour autant, de l’engagé, avec leur nouvel album intitulé Pute Réfaction.

N’en déplaise, le mélange et la mixité, en bref la partouze sonore, c’est l’avenir de la (re)production. Et le groupe, du moins le seul membre qui s’agite sur ce projet écrit à une main, l’autre étant sûrement occupée, ne fait pas les choses à moitié puisqu’on ressent des influences diverses allant de la poésie punk au Zouk Love, ce qui lui donne un aspect à la fois coupé (en deux grandes parties, pour cet album) et décalé car dansant, ne laissant pas de temps de latence entre chaque piste, collées serrées l’une à l’autre.

En effet, Riton le Sauvageon (il semble que l’auteur compositeur souhaite rester sous couvert d’anonymat mais a bien choisi son pseudo eu égard à la violence musicale qu’il nous inflige) ne fait pas dans la demie mesure puisque, loin de nous proposer l’EP foireux de début de carrière fait dans la longueur, la langueur et le sale. Conscient que « plus c’est long, plus c’est bon », il étend sa verve pendant une quarantaine de minutes sur dix titres d’une durée oscillant entre dix secondes (sur « Prépuce précoce ») et vingt minutes (sur « Faut qu’on parle… »).

[copyright Mémé Migou, live at the Pita Madre]

J’avoue que ma préférence est venue sur « La chatte à Tsamère », vibrant hommage qu’il rend à l’absurdité de la société de façon assez jouissive en réinterprétant de sa voix de gorge profonde qui pénètre dans le son les textes du facétieux humoriste. Car oui, son âme seule n’est pas sale mais son cœur aussi, ce qui l’amènera sur « Quart en barres » à dénoncer les excès (de vitesse, cf. « Prépuce précoce ») sur fond d’humour noir, tels que les mensonges autour de l’existence des dinosaures sur la face cachée de la lune ou encore le placement des I et des Y dans « ornithorynque » et « dithyrambique » dans une société dislexyque.

Mais cet album est avant tout autobiographique : la version radio edit de « Saulitude » nous parle de ses travers de dendrophile au travers de références à Jean-Jacques Rousseau et au mime Marceau, le premier vrai black metalleux qui a initié le corpse paint que le courant s’est indûment approprié tout en se foutant ouvertement de la gueule de KISS.

Ah Putain, c’est génial, c’est que d’l’amour ! Cet album est un must have pour tout amateur qui se couche quand d’autres se lèvent, et savent contrepéter. Je crie au génie : ce chef-d’œuvre ne pourra pas vous laisser de glace !

Tracklist 

  1. Azy, (Riton) c’est bon (2:01)
  2. Prépuce précoce (0:09)
  3. Faut qu’on parle… (20:18)
  4. Trop de blegh blegh (3:01)
  5. Demie molle, c’est notre histoire, ensemble pour un braquemart (3:22)
  6. La chatte à Tsamère (6:66)
  7. Il était un foie (8:6)
  8. Saulitude (3:59)
  9. Laisse tomber les zobs (16:64)
  10. Quart en barres (3:45)

Line up : 

Riton le Sauvageon – presque tout, y compris la bombarde et le kazoo

Guests 

Jacqueline la Coquine – Voix additionnelle sur piste 1 (« Bonjour »),2 (« Maman m’avait prévenue (…) ») et 4 (« Cindy, tu sais, celle qui bosse à la compta, et bah son mec (…) »)

Liens :

https://www.deezer.com/fr/artist/5035

https://www.facebook.com/guy.montagne.48/?locale=fr_FR

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