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Live Report –  Sacrosanta Decadancia Occidental + Clava

Sacrosanta Decadancia Occidental + Clava
Coco’s Bar (Brest – 29)
Merdredi 12 février 2025
Concert organisé par Ol’Dirty Beat

Texte / Photos / Vidéos :  Bruno Guézennec

Un concert en semaine, ça n’arrive pas très souvent ; c’était pourtant le cas mercredi 12 Février avec une soirée Crust/Punk, au Coco’s Bar à Brest, avec deux groupes : les sud-finistériens de Clava et les espagnols de Sacrosanta Decadencia Occidental.

C’était une soirée Ol’ Dirty Beat, la branche organisation de concert du label breton Symphony Of Destruction.

J’embarque Renaud, un pote de concert, au passage, histoire de ne pas y aller tout seul, et direction la rue de Siam (Brest).

Contrairement à la dernière fois, un samedi, ou j’avais passé vingt minutes à tourner en rond dans les rues adjacentes pour finalement trouver une place au moment où j’allais abandonner et rentrer sans même voir de concert, cette fois-ci je trouve très facilement un endroit pour me garer à deux cents mètres du bar. Situé en centre-ville, dans l’artère principale de la cité brestoise, la devanture et le patronyme ne laissent en rien présager de l’avalanche de décibels qui sortent de là certains soirs : pas évident d’imaginer que le bar accueille régulièrement des groupes, dont pas mal de Punk/Hardcore/Metal…

L’extérieur est calme car, à part un tramway de temps en temps, la rue est interdite aux véhicules, ce qui n’arrange pas vraiment les zicos pour décharger le matos !

Le bar est plutôt en longueur avec la « scène » au fond (en réalité, il n’y a pas d’estrade pour les groupes). L’espace est relativement restreint mais suffisant, en se serrant un peu, pour les musiciens qui seront au contact direct du public.

Un petit stand de merch est accessible sur la droite de la scène, la sono trouvant sa place sur la gauche, le long du mur.

Quand on entre dans les lieux, les groupes sont en train de s’installer, sans stress, certains musiciens n’étant pas encore arrivés.

*

C’est à Clava que revient l’honneur de lancer les hostilités. Le groupe opère sous forme de quartette : Romain > basse/chœur, Maël > batterie, Max et Mäx > chant/guitare (vous connaissez beaucoup de groupes qui peuvent se payer deux Max, vous ?!)

Un “clava” étant une sorte de gourdin, le groupe reste dans le thème en explorant, dans ses lyrics, la période tumultueuse du Moyen-Âge, comme en témoignent les titres de leurs chansons : “Peste”, “Sorcières”, “1381” ou “Ordalie” qui était une charmante tradition à connotation religieuse – étonnant, n’est-ce pas ? – qui consistait en une épreuve pour savoir si vous étiez innocent ou coupable. Par exemple, si une femme était accusée d’être une sorcière, on la jetait dans une rivière : si elle coulait, elle était innocente, bon, elle était morte noyée mais innocente… Si miraculeusement elle réussissait à flotter (pas grand monde ne savait nager), elle était coupable… donc on la jugeait et le plus souvent on la tuait.

Y’a pas à dire, on savait s’amuser à l’époque ! C’était à peine plus ridicule que l’hilarant procès de la sorcière dans le génial Sacré Graal des Monty Pythons

Ayant déjà assisté aux deux premiers concerts de la carrière du groupe en 2023, je savais à quoi m’attendre : des morceaux courts et incisifs, le Crust/D-Beat des sud-finistériens ne laissant pas vraiment de moment de répit.

Douze titres, trente-trente cinq minutes de concert, et quelques nouvelles compos depuis la dernière fois, qui laissent présager d’un futur EP.

Max (cheveux courts et moustache) et Mäx (dreadlocks et casquette) à la guitare et au chant échangent leurs rôles en milieu de concert, à partir du titre “Sorcières”, les dreadlocks cédant la place aux cheveux courts derrière le micro… ce qui ne changera absolument rien au niveau de l’intensité, le combo n’ayant pas du tout l’intention de calmer le jeu. 

Romain et Maël assurent, avec une section rythmique solide et bien en place.

Mäx reviendra ensuite au chant et cèdera la place à son homonyme pour le nouveau morceau, “Guerre/Sang” (avec même des petites notes dans la main pour se rappeler des paroles, morceau très récent donc). Le final étant la reprise du « Police bastard » des anglais de Doom.

 C’est toujours un plaisir d’assister à une de leurs prestations.

Setlist Clava

  • Clava
  • Siège
  • Porcus diabolicus
  • Danse macabre
  • Sorcières
  • Peste
  • Vengeance
  • Ordalie
  • 1381
  • Roman nationales
  • Mourrir
  • Guerre/Sang
  • Police bastard (Doom cover)

Bandcamp :

https://clava-crust.bandcamp.com/album/demo-2024

Vidéo du concert :

*

Sacrosanta Decadencia Occidental vient de Galice, au nord-ouest de l’Espagne, et compte quatre musiciens : Edu > guitare, Dann > basse, Azofra > batterie et Maria, une chanteuse qui explose tout sur son passage. 

Créé en 2022, ils ont trouvé leur style : du Crust/Punk avec des petites touches de Grind pour faire bonne mesure.

Le groupe n’a pas ménagé sa peine avec quinze morceaux, dont une cover du « Religion is a Fraud » de Disrupt. Très peu de temps morts, si ce ne sont des courtes parties de sample en intro de certains titres, les espagnols préférant enchaîner à rythme soutenu, ne laissant pas les spectateurs reprendre leur souffle.

Comme le public était bien chaud et en redemandait, ils ont terminé leur set par deux morceaux supplémentaires, faisant monter la température à l’intérieur du bar de quelques degrés.

La part belle a été donnée aux compos de leur nouvel album Danzas No Solpor Do Mundo paru quelques jours plus tôt (28 Janvier) et dont la production et le son sont nettement supérieurs et bien plus puissants que sur leur premier EP Cacería Salvaxe (2023), même si l’enregistrement est du Do It Yourself.

À l’instar de Clava, ils nous ont offert une grosse débauche d’énergie, devant un parterre bien rempli et heureux d’être là.

À leur stand de merch, Sacrosanta Decadencia Occidental proposait (gratuitement) des feuilles avec les paroles de leur dernier album traduites en espagnol et anglais. Le groupe chantant en galicien (qui se rapproche du portugais), ils font également les choses bien sur leur Bandcamp, les lyrics figurant pour chaque titre, accompagnées aussi d’une traduction espagnol et anglaise.

Setlist Sacrosanta Decadancia Occidental

Il faut aussi mettre en avant qu’à l’heure où de plus en plus de groupes utilisent l’AI pour réaliser leur pochette, celle des espagnols est non seulement magnifique mais a en plus été entièrement dessinée par Edu et Maria, la réalisation leur ayant pris pas loin d’une année.

Bandcamp :

https://sacrosantadecadenciaoccidentalcrust.bandcamp.com

Facebook :

https://www.facebook.com/crust.sdo

Vidéo du concert :

Même si ces deux combos ne sont pas les plus connus, les absents ont eu tort et ont raté une belle soirée, pour soutenir un espoir de la scène bretonne et un groupe espagnol qui pourrait faire parler de lui dans les années qui viennent.

Soutenez vos scènes locales, vous n’imaginez peut-être pas les trésors qu’elles renferment.

THAT’S ALL FOLKS !

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