[source : France 24]
Le Metal au Groenland, oui, mais pas que..
Un billet de WvG
à lire, savourer, commenter…
Kutaa les métalleux !
Hé mais, au fait, ça fait un moment qu’on s’est pas vus ? Bonne année 2026, hein… 2025 était déjà un grand cru, n’est-il pas ? Je suis sûr que 2026 va aller au-delà de toutes vos espérances ! Friands de guerre, violence, mort, etc. que vous êtes, vous n’allez franchement pas être déçus… Si un génocide vous a laissé d’un marbre stèlaire (non, ce n’est pas une faute ou coquille, c’est fait d’esprès), l’impérialisme vous fera au moins esquisser un sourire, forcé peut-être au F35 qui bourdonne dans votre oreille, interne incluse. En parlant d’avion, je serais vous, je profiterais de voler encore au moins en classe éco plutôt que cargo, de nuit, mais également de profiter des trains qui ont encore des sièges sur lesquels s’assoir avant qu’ils ne se muent en wagons fourgons… Après tout… les voyages forment la jeunesse ! Cette jeunesse qui vibre au son de la Marseillaise ! Vous savez, le « qu’un sang impur abreuve nos sillons… », tout à fait de bon aloi et qui passerait crème dans une liste de courses en greuh greuh sur du War Metal…
Oui, j’attaque fort, et pas que l’année, mais bon, je suis trop vieux (et woke au sens de la traduction littérale, c’est-à-dire éveillé, conscient) pour me changer et changer mon opinion sur le fait que l’Histoire est une putain de sempiternelle répétition et qu’on n’apprend pas de ses erreurs, même dans le remake aseptisé ; petit retour rapide sur le siècle dernier et son petit moustachu qui annexe un pays, soutenu par une nation totalement matrixée qui avait a-do-ré son best-seller au slogan choc « le travail rend libre » (Goebbels, ce génie de la publicité avant l’heure…), puis fait des oids au monde entier qui se disait « oh, il osera pas » et s’est contenté de sa léthargie sans entrevoir le bordel à venir, pendant que ceux qui étaient les plus éloignés géographiquement s’en battaient les couilles puisque pas concernés… Je suis à deux majeurs levés de dire que la Pologne et le Groenland, c’est pas si éloigné quand on plie le GPS. Vous me direz également que si la Pologne disparait, à part quelques actrices porno, qu’est-ce qu’on y perdrait ? On s’en branle, limite, pour rester dans l’image et l’essuie-tout… Certes… mais si on compare les ambitions d’un petit moustachu ou d’un gros à mèche orange, assez semblable dans le fond à défaut de la forme, il ne restera bientôt plus que deux trois manchots – je parle de ces ersatz de pingouins – pour s’enculer sur la banquise, n’ayant plus la possibilité de sucer un eskimo en regardant le monde s’éteindre sur ses propres braises de connerie infâme.
Je pourrais parler ad vitam aeternam, ad libitum et surtout ad nauseam de l’actualité mais, et comme je viens de le faire en locution latine, on va plutôt parler de langue morte ou sur le point de l’être puisque, taquin que je suis, je vais vous proposer la sauvegarde linguistique, celle du kalaallisut, ou de l’inuktitut par exemple.
« Panem et circenses » … Du pain et des jeux, quoi de mieux pour distraire un peuple comme le stipulait Juvénal, d’autant si c’est un pain à hamburger, comme le stipulait Mac Donald. Alors certes, on grossit… mais qu’est-ce qu’on s’en fout tant qu’on n’a plus un neurone à user… Après tout, notre leader charismatique [NB : se traduit en « Duce » en italien et « Führer » en allemand, pour les non polyglottes], tant qu’il nous fournit du gras que ce soit dans la bouffe ou ses interventions, ainsi que des moyens de transports et leur carburant parce qu’on n’est plus aptes à se lever, on s’en balek qu’il « sauve un peuple de la dictature » tant qu’il en profite pour garantir la démocrat… garder le pétrole, puisqu’on n’a pas d’idées de notre côté : il mérite un Prix Nobel de la Paix ! Au pire, on lui file la version en chocolat et en ballon de football, au mieux on lui cède « gracieusement » celle qu’on a acquise au mérite – et à l’intégrité, sensiblement, sans aucune contrainte. Pour ceux qui n’auraient pas encore compris arrivés à ce stade, je parle très clairement dans mes métaphores, allégories, euphémismes et toute autre figure de style et de rhétorique de Trump et des États-Unis ; en le faisant nommément, ça passe mieux d’assumer ses couilles, même à des milliers de kilomètres. Bon après, je vous l’accorde, ça se fait pas de décommander un match de MMA à la Maison Blanche, vaut mieux décaler la réunion où on serait d’accord pour dire au copain rouquin et un peu enrobé « Dis, mon potus… Gros, t’as pas l’impression de déconner ? », sa sfé tropa ! J’imagine tellement Macron et ses potes du G… G1 en fait, au vu de la situation – y a plus que lui pour croire qu’il a encore un poids sur l’échiquier de la partie de Risk qu’il a laissé s’entamer –, donc Macron tout seul avec un petit bandeau en tissu orné d’une inscription « INTERVENTION », plus hilarant qu’un épisode de How I met your Mother mais censuré de toutes parts pour être dans l’air du temps et ne pas réveiller les quelques glandus qui dormaient au fond de la salle…

[source : Wikipedia]
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Bien !
Le Metal au Groenland ! Voilà, on y est… désolé je m’étale un peu mais… j’vous avais pas raconté depuis un moment et fallait que je vide un peu du trop plein du repas de fêtes, alors que la vraie fête approche… On va s’éclater à cette boum, je vous raconte pas…
Comme je vous le disais préalablement, vous me répondrez qu’on n’en pas grand-chose à carrer du Groenland sur lequel vivent encore trois pleupleus sans plume nulle part ; je vais donc vous saisir non par la queue, comme une poêle à frire, mais par le battement de votre petit cœur si inaccessible de métalleux.
Et oui, aussi incroyaux qu’ils puissent paraitre – ne riez pas, j’ai sciemment fait cette faute, pas juste pour voir de jolies vagues rouges égayer mon fichier Words ou faire chier mes relecteurs [bisous les mecs 😉 xoxo] mais parce qu’on en est à un seuil de débilité telle que cette absurdité linguistique parait normale à n’importe quel « créateur de contenu », donc que je l’ai vu passer dans mes RS, avec force de soutien d’une meute de décérébrés quand un grammarnazi a osé effleurer l’idée que, bah « non, ça ne se dit pas », tout en se faisant déglinguer par la masse bêlante au son de « Bella » (ou tout autre « son » mono-harmonique actuel ou plus actuel, y a du choix, c’était juste pour les allitérations) –, les eskimo et inuit ne font pas que des chants traditionnels sur la base d’une langue à laquelle vous ne bitez rien (et qui est pour autant un dérivé et une variante du Norrois, donc pas si imbitable que ça si vous avez saisi les bases du Finnois, Danois et Norvégien). La liste des groupes pourrait être exhaustive, évidemment, vu la rareté du phénomène eu égard à la population réduite sur cette ile pourtant si essentielle à la sécurité nationale… des étasuniens (dire « américains » quand vous parlez d’eux, ça les flatte), particulièrement quand les ressources non encore pillées sont si importantes mais, bon, ne faisons pas dans l’hypocrisie la plus basique et terre-à-terre (rare) ; d’autres s’en chargent.

[source : une connasse]
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Ça parait incroyaux, donc, de se dire qu’une population d’un peu plus de cinquante-cinq mille habitants, soit l’équivalent en âmes à Cherbourg, soit aussi une nation du Metal. Alors, oui, c’est à peu près équivalent en l’Islande mais si on réfléchit au ratio population/densité/conversion au Metal, c’est quand même pas mal, et certainement bien davantage que chez nous – mais au moins on a Les Foudres, une cérémonie qui « a le mérite d’exister ». Certes, l’influence danoise a joué et on se retrouve dans un sous-genre lui aussi certainement inspiré par le froid arctique comme une bonne part des pays du cercle polaire, mais il est intéressant de le noter quand même : il existe bien des groupes de Metal au Groenland.
Quitte à parler d’arctique, autant entamer ce tour du propriétaire (actuel) par le groupe considéré comme pionnier sur le territoire, nommé de manière idoine Arctic Spirits, et qui chante, tenez-vous bien (ça glisse sur la banquise, au moins autant que sur cinq centimètres de route pas déneigée), en langue inuite.
Oui, c’est totalement kitsch, fait par des gosses dans leur cave… mais lequel d’entre vous, au même âge ou pas loin ou encore maintenant, avec quelques moyens vidéos n’a pas essayé de faire un clip dans sa cave/studio de répétitions ? Ou dans une forêt ? Ou dans un lieu désacralisé ? ou dans une usine désaffectée ? Certains ont désormais les moyens et le budget que vous n’aviez pas pour tourner un clip et le font… dans une cave/studio de répétitions, une forêt, un lieu désacralisé ou une usine désaffectée… 😀
Mais revenons à l’aspect musical avant tout, puisque, même si le mix (et la justesse du chanteur) est à revoir, on a quelque chose de carré, correct, et Metal à souhait. Et à TES souhaits, si tu viens d’éternuer, fais gaffe à ne pas prendre froid.
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Le Groenland… terre d’accueil et de sauvegarde… la preuve, on y envoie même deux fois Gerald « Fucking » Butler pour préserver l’humanité de l’extinction, alors que si vous n’êtes pas trop endormi, vous aurez déjà compris que le danger ne vient pas d’astéroïdes extra-terrestres mais de boules de graisses reposant dessus et évitant de glisser et tomber du plateau – car, oui, je vous le rappelle : la Terre est plate, Copernic et Galilée sont des imposteurs qui travaillaient pour le KGB et heureusement que la CIA est allée les chercher et les emmener chez nous, en Amérique, pour les juger comme il se doit selon notre vision du Droit international ! Et puis l’afflux des migrants, hein, ils vont faire pencher la terre et nous faire tomber… [petit clin d’œil complice aux Nations qui se sont bien faites décimer/génocider par les « vrais américains patriotes »… qui sont donc et pourtant des migrants… comme quoi tout est vrai sur les migrants : ils détruisent, nuisent et font de la merde…]

[source : votre proctologue]
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Faut que j’arrête de rajouter de l’huile, même si « dans la vie, faut qu’ça glisse », ça va vous laisser de glace et jeter un froid. Et tant qu’à faire de jeter des pavés dans la… mare… Merde, elle est con-gelée, je vous en envoie deux par le même auteur mais pas dans le même genre. L’un est un projet solo d’Hermann Sakariassen, sobrement et intelligemment intitulé Hermann, qui officie dans le second, Failed to Failure, en tant que guitariste.
Le premier, que voici ci-dessous, est plutôt porté vers une sorte de Metal progressif avec quelques relents de Modern et de Metalcore :
Le second, ci-après, va dans un Death mélo assez classique du point de vue instrumental pour les habitués du Sweddeath, mais truculent quand on se penche sur la mise en place dégueulasse du chanteur, ce qui me pousse à me dire que je comprendrais pourquoi le guitariste a continué « en solo », mais le groupe est toujours en statut d’activité donc…
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Allez, les extrémistes, vous pouvez revenir, on va passer à plus greuh greuh tatatatata et donc davantage dans vos gouts, du Black et du Death.
Déjà, Moonlight Drowns, ça devrait vous plaire, à défaut de vous parler. Une jaquette tout à fait dans le ton, donc en noir et blanc, une écriture gothique, un son caverneux, un Black atmo assez classique et mal mixé avec des claviers, des paroles auxquelles on ne comprend que dalle – donc possiblement en langue locale… Et deux albums parus en 2017 et 2018.
Pas assez brutal ? Je comprends… Mais le Death, n’est-ce que de la brutalité ? N’est-ce pas aussi une philosophie ? Un état d’esprit ? Parait que oui, selon certains, donc que les guitares saturées et la batterie en blastbeat, c’est passéiste. Alors je vous propose Sound of the Damned, en langue Inuktitut et en Death acoustique… et en live… et en corpse paint.
Allez, je vais être sympa, je vous mets la même avec un volume qui provoque les avalanches :
Pour conclure ma balade du domaine en motoneige, avec une belle surface au sol loi Carrez que vous pouvez niquer a volo, je vous convie donc à la grand-messe avec l’album au patronyme d’actualité, World on Fire, de The Perfect Mass paru en 2016, auquel s’en est suivi un Sort Død, album paru en 2021 et à l’intitulé danois traduisible en « tri de la mort », gentil euphémisme pour parler de la Peste noire. Si le fond est plutôt axé sur le BM, il reste néanmoins très mélodique mais vous y trouverez assurément les canons que vous aimez (particulièrement dans la seconde moitié de l’album), qu’ils soient musicaux ou de niveau Grosse Bertha, l’essentiel étant de ne pas se retrouver sous ses chenilles si vous voulez devenir papillon, au battement d’ailes qui pourrait influer – positivement – sur l’avenir du monde.
Même si « plus c’est gros, plus ça passe » (mais je demanderai son opinion à Ekaterina, mon actrice polonaise, fictive ou pas, mais plus haut quand même), on ne fait jamais vraiment le tour des choses, sauf si on en a envie ou ne s’arrête pas à mi-chemin. Et vu le level atteint par la débilité profonde des masses (rigolo et « choquant » quand on joue sur le cliché de l’obésité morbide américaine resservie aux oléagineux jusqu’au dessert), l’idiocratie, la logocratie et la ploutocratie qui se sont unies pour vous/nous la mettre très profond, bien plus profond que le forage d’un puits de pétrole (Drill, baby, drill !), même le refuge musical risque d’être complexe à préserver quand il n’y a plus personne pour le transmettre ou l’écouter, à l’instar des messages « alarmistes » (donc « terroristes », hein) serinés au fil du temps mais qui, contrairement au gavage du consommateur de musique, n’ont pas trouvé une oreille dans laquelle infuser et diffuser le réel danger dans la neurasthénie généralisée. Remarque… ‘sont tellement cons qu’ils auraient pu vouloir envahir et annexer le Groland et ne pas le trouver sur la carte…
PS : si vous n’avez pas bité la moindre des références, sous un format totalement ironique, sarcastique face au cynisme, voire à tendance humour noir, à la politique mondiale actuelle dans ce papier, je vous invite très nettement à sortir le nez de votre tente igloo et penser à construire en dur et en sous-sol.

[source : AFP]









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