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Du Metal… mais pas que !

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Live-report – Amarok Metal Fest 2026

Espace Bellevue (Gétigné, 44)
Vendredi 27 et samedi 28 février 2026

Texte : Seb D

Photos : Amarok – Run To The Pict

Vidéos : Bruno Guézennec

Interviews : Seb D, Mémé Migou et JP

Réunir la totalité de l’équipe de Memento Mori Webzine sur un festival est une véritable gageure. Il faut dire que celle-ci est éparpillée aux quatre coins de l’hexagone. Malgré ça, la prouesse de regrouper sept de ses treize membres a été relevée à Gétigné, les 27 et 28 février dernier, tels des ours alléchés par la somptueuse programmation de l’Amarok Metal Fest et du fromage à raclette (mais ça, c’est une autre histoire).

Quelque part entre cohésion d’équipe et colonie de vacances, avec de la musique Metal pour toile de fond, ce festival restera longtemps gravé dans nos mémoires.

En ce dernier week-end du mois de février, “la meute” (comme se nomme l’organisation de l’événement) reçoit une horde de metalleux, à l’Espace Bellevue de Gétigné, pour assister à la 8ème édition et fêter par la même occasion les dix ans d’existence du festival.

L’aménagement des lieux est bien pensé et on y circule très facilement. Une décoration atypique, faite de carcasses de voiture et de moto ainsi que d’œuvres dignes d’un cabinet des curiosités ornent l’endroit. Un espace merch avec de nombreux vendeurs, un bar où l’on peut trouver de bonnes bières locales, un coin restauration et de quoi poser ses fesses pour se nourrir et / ou se prélasser, tout a été pensé pour que le festivalier se sente à son aise.

Et la salle de concert dans tout ça ? Elle est plutôt spacieuse et la scène est immense.

Tout s’annonce donc sous les meilleurs auspices et il nous tarde d’entendre les premières notes raisonner dans la sono.

Vendredi 27 février 2026

THE GREAT PROCESSION

C’est aux Nantais de The Great Procession que revient la tâche ardue d’ouvrir les hostilités. Ce qui frappe d’entrée de jeu, c’est la puissance du son, à tel point qu’elle fait vibrer le sol lorsqu’on est collé au crash-barrières. Ce qui sied à merveille à l’univers musical proposé par le groupe. Oscillant entre Post Rock et Post Metal, la musique se fait lourde, limite pachydermique par instant, appuyée par une basse bien mise en avant dans le mix mais n’éclipsant pas pour autant les autres instruments. Des touches électroniques posent les ambiances et invitent l’auditeur à quitter un instant le réel afin de faire voyager son âme vers le cosmos. Cloisonner la formation à l’étiquette qu’on lui a affublée est trop réducteur car ses influences sont nombreuses et elle n’hésite pas à assaisonner son Metal de notes Djent voir Metalcore / Deathcore pour un rendu très moderne. Les musiciens occupent bien l’espace. Il faut dire qu’ils ne sont pas novices et ont déjà une grande expérience acquise dans diverses autres formations, Jumping Jack entre autres. S’il y a un seul reproche à faire, c’est au niveau du chant que je trouve un peu trop monocorde sur la longueur. Mais cela n’enlève rien au talent artistique de la bande. Il n’y a qu’à voir l’accueil reçu pour en être convaincu.

Lien vidéo THE GREAT PROCESSION :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Retrouvez l’interview de Julien, Etienne et Rémi lors de l’Amarok Fest, par Seb D. et Mémé Migou :

ALTA ROSSA

Le groupe suivant donne aussi dans le Post Metal mais pas que. Au côté planant et envoûtant propre à ce style, Alta Rossa y mêle la bouillasse et l’effet rampant du Sludge osant saccades et accélérations pour mieux surprendre le chaland. Dès les premiers accords retentissant dans la sono, le quintette nous saisit à la gorge pour ne plus nous lâcher. Ils confectionnent un véritable mur du son qu’on se prend en pleine face avec plaisir. L’attitude et certains plans ne trompent pas, il y a des touches de Hardcore dans leur musique. Quelle violence ! Une véritable déflagration sonore. On sent un groupe rodé à l’exercice de la scène tant les musiciens font le show. Antoine, le chanteur, vit ses textes à fond et donne de la voix avec rage et émotion. C’est tout le paradoxe de ce groupe : il nous caresse dans le sens du poil lors des moments posés pour mieux nous en coller une derrière la caboche avec des riffs lourds comme des coups de massue, nous enfonçant plus profondément dans le sol. Une performance qui laisse peu de monde indifférent. Une des grosses claques du festival.

Lien vidéo ALTA ROSSA :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Retrouvez l’interview de Dess et Jordan, juste après leur set à l’Amarok Fest :

VESTIGE

Le nom de Vestige m’est revenu aux oreilles à de nombreuses reprises avec mon entourage qui m’a fait l’éloge de leur musique. J’ai également vu leur logo fleurir sur de nombreuses affiches de festivals, tous plus prestigieux les uns que les autres. Preuves que la formation a le vent en poupe et qu’elle n’a rien du simple feu de paille. C’est donc les esgourdes vierges que je me place dans la salle afin de me faire ma propre opinion. Sur le papier, il n’y a rien pour me déplaire, l’Amarok Metal Fest les classant dans une mouvance Post Metal / Shoegaze. Les morceaux ont une structure progressive mêlant Metal Moderne, Post Metal, Metalcore et growls. Je trouve qu’il y a un petit côté fourre-tout et n’y retrouve pas l’aspect Shoegaze. Je préfère quand le groupe laisse les ambiances se poser et joue la carte de la mélodie. C’est là qu’il marque, à mon sens, davantage les esprits. Le son se fait cristallin sur les moments les plus calmes. Il faut admettre que pour la plupart des formations jouant ces deux jours, la mise en son est d’excellente qualité.

N’arrivant pas à me frayer un chemin dans cette proposition musicale, je quitte la salle en milieu de set avec la sensation d’être passé à côté de quelque chose.

Lien vidéo VESTIGE :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

BLACK BILE

Ce soir, les Lorientais de Black Bile mettent fin au cycle L’Oratoire avec cet ultime show. Il faut dire que l’album susnommé est sorti il y a bientôt deux ans et demi et que la troupe a écumé les salles et les scènes de nombreux festivals afin de mettre en lumière leur Doom / Sludge teinté de Post Metal, embarquant à chaque prestation un peu plus de fidèles. Il est donc temps pour la formation de nous offrir un petit frère à ce premier essai fort réussi. Les progrès faits par le groupe, depuis la première fois que je l’ai vu sur scène en mai 2024, sont phénoménaux. C’est carré, puissant et il est impossible de ne pas succomber à cette musique délivrée avec une classe folle. La chanteuse Romane, crinière rousse sur robe noire, ensorcèle l’audience par sa prestance, passant d’une voix douce et calme à des cris emplis d’émotions brutes. Le son et les éclairages magnifient le tableau embarquant la salle dans un voyage mélancolique. Pour ce show final, le groupe a tout donné et a frappé un grand coup. C’est la cinquème fois que je les vois mais j’en ressors sonné. La perfection n’existe pas ? Ce soir, Black Bile l’a frôlée.

Lien vidéo BLACK BILE :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Retrouvez l’interview de Nicolas et Emerick :

KLONE

L’année dernière, j’avais totalement succombé à la prestation que Klone avait donnée lors de leur passage à Brest, tant sa musique est envoutante. La réputation du groupe n’est plus à faire et voir les Poitevins occuper le haut de l’affiche de cette première soirée ne surprend absolument pas tant leur Metal Progressif, véritable invitation à un voyage enivrant, est hautement qualitatif. Dès les premières mesures, l’effet est immédiat : Yann Ligner nous caresse les tympans de sa voix chaude et sucrée. Ses camarades de jeu font étalage de tout leur talent sur leurs instruments respectifs, sans jamais en faire des caisses. La maîtrise technique est ici mise au service de la musique. Il n’y a pas d’esbroufe, ils n’ont plus rien à prouver depuis longtemps. Malgré ça, passé la demi-heure de show, je trouve que ça ne décolle pas. L’accent est mis sur la mélodie, laissant trop de côté les instants plus rageurs, ce qui a pour effet de me sortir du concert sur la deuxième partie, trouvant la formule un peu redondante. Bon set mais un peu long, pour le coup.

Lien vidéo KLONE :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Samedi 28 février 2026

Après une courte nuit de sommeil permettant de digérer une raclette nocturne et ses divers breuvages, c’est avec un petit déjeuner roboratif, à grand coup de gâteau breton maison et de son caramel au beurre-zum salé, que les corps reprennent vie gentiment. Avant d’attaquer cette deuxième journée de festival dont les portes n’ouvrent qu’à partir de 15h, chacun vaque à ses occupations : apéros chez les logeurs durant le Hellfest ou le Muscadeath et visite du brewpub Hellcity. Tout ce beau monde se retrouve à l’heure à l’espace Bellevue prêt à prendre sa dose de décibels.

OWLS

C’est une scène joliment décorée de branchages, de toiles de peintures brûlées, en rappel de la pochette de son EP, et d’un immense backdrop qui attend l’arrivée de Owls. En parlant de backdrop, c’est vrai que cet élément manquait cruellement hier car, à part Vestige, aucune des autres formations présentes à l’affiche n’a utilisé cet élément. Avec pour effet de rendre l’aire de jeu parfois bien trop grande et difficile à combler. Mais aujourd’hui, ils font leur grand retour pour mon plus grand plaisir.

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos hiboux. Derrière Owls, il y a un homme : Romain, chanteur et principal compositeur de l’entité. C’est encapuchonné et déterminé qu’il prend possession de la scène pour le tout premier concert de cette jeune formation. Difficile à croire tant le rendu est impeccable, restituant avec perfection les morceaux et l’ambiance de son unique parution à ce jour, Une toile de plus à brûler. Parfaitement en place scéniquement et vocalement parlant, il a su s’entourer de musiciens chevronnés, de véritables mercenaires du live. Les pieds fermement ancrés dans un Black Metal de tradition, le groupe n’hésite pas à s’aventurer dans l’avant-gardisme par moment, à grands renforts de claviers, pour transporter un auditoire déjà bien fourni en ce milieu d’après-midi. Le set se termine par un “joyeux anniversaire” entonné par le public car, aujourd’hui, Romain souffle une bougie supplémentaire. Paradoxalement, ce sont les festivaliers qui ont reçu un cadeau, la formation assénant une belle claque en seulement trente-cinq minutes de jeu, offrant un des meilleurs concerts de cette 8ème édition. Un groupe qu’il va falloir suivre de très près.

Lien vidéo OWLS :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Retrouvez l’interview accordée à Seb D et Mémé Migou par Romain, la veille de sa prestation à l’Amarok Fest :

MALKAVIAN

Ayant déjà eu l’occasion de voir Malkavian par le passé, il me tarde de les retrouver sur scène afin de me faire une idée, en live, sur leur évolution stylistique et musicale. C’est que, par le passé, la formation donnait dans un Thrash Metal bien ficelé et qui me plaisait beaucoup. Les années passant, les Nantais ont fait évoluer leur musique vers un Death Metal mélodique qualitatif. Les premiers titres s’enchaînent et on se rend vite compte que le groupe interprètera uniquement des morceaux issus de son dernier album Delusion mettant un mouchoir sur leur répertoire passé. Le rendu est propre, carré, lisse (trop ?) et il faut attendre pour ma part le quatrième titre, “Splattering the Wall”, pour retrouver des éléments Thrash qui me permettent de revenir dans le set. Ça joue très bien et Romaric est un excellent chanteur mais j’ai du mal avec cette nouvelle direction prise par le groupe. Adhérant plus à leur ancien répertoire et n’arrivant pas à entrer dans le set, j’abandonne à mi-parcours. Histoire de goût personnel uniquement car mes comparses ont pour leur part beaucoup apprécié cette prestation.

Lien vidéo MALKAVIAN :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

ASHED WINTER

C’est la première fois que le groupe Ashed Winter joue si loin de chez lui (Roanne). On sent qu’ils sont heureux d’avoir fait tant de chemin, n’arrivant pas à masquer leur sourire tout le long du set. More women on stage ! L’adage n’aura jamais aussi bien porté son nom puisque la bande compte deux femmes en ses rangs : Lana à la guitare et Marie au chant. Avec un Death Metal pimenté de Groove Metal, la formation fait souffler un vent de fraîcheur sur la programmation du jour. C’est encore un peu vert et on sent diverses influences qui mériteraient encore d’être mieux digérées mais la niaque dont ils font preuve fait oublier tout ça : ils ont une pêche folle et occupent pleinement l’espace. Marie attire naturellement les regards ; il faut dire que ce petit gabarit perché sur sa petite estrade dégage quelque chose de fort. Elle me fait penser par moment à Candice Clot d’Eths aussi bien vocalement que dans l’attitude. Sa puissance vocale est tout simplement bluffante poussant par moment jusqu’au pig squeal. Nicolas et Grégory, respectivement guitariste et bassiste, tricotent sévère sur leur manche. C’est certain, il y a du niveau. Dommage que la guitare de Lana soit trop en retrait dans le mix car pour l’avoir vu jouer durant le line check, elle aussi a un excellent niveau. Ce concert a une saveur particulière pour la formation car il s’agit du dernier de Maël, qui les dépanne ces derniers temps. Sur le titre de clôture, Grégory, le moins tenable de l’équipe, fera un stage diving avec sa basse. Ashed Winter aura marqué des points ce soir. Une jeune pousse sur laquelle il va falloir compter dans un avenir proche, c’est certain.

Lien vidéo ASHED WINTER :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

BLISS OF FLESH

Il est temps pour le rouleau compresseur le plus envoûtant de l’hexagone de convertir de nouveaux adeptes avec son Black / Death Metal violent et transpirant la classe par tous les pores. Necurat et sa bande ne sont pas venus là pour poser du parquet et envoient une puissance visuelle et musicale forte à la face d’un public qui ne demande que ça. Bliss Of Flesh a pondu un des chefs-d’œuvre du Metal Extrême français avec Metempsychosis et chaque occasion de voir les nordistes en live est un régal. L’accent est bien entendu mis sur le dernier rejeton ainsi que sur son prédécesseur Tyrant. À plusieurs reprises, Necurat bénit la foule, qui lui obéit au doigt et à l’œil, d’un signe de croix inversé. À mi-set, il quitte un instant la scène avant de revenir torse nu et couvert de sang. Effet visuel garanti ! Encore plus lorsqu’il se mue en Christ, déposant sur son crâne une couronne d’épines. Le dernier titre “If Only” clôture un set parfait. Des frissons me traversent le corps durant toute la durée de cette ultime offrande. C’est une ovation que recueille la formation en quittant les lieux. Necurat distribue des hosties qu’il lèche et passe sur son corps plein d’hémoglobine avant de les jeter à ses fidèles. Quelle prestation !

Lien vidéo BLISS OF FLESH :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

HOULE

Dire que Houle est très attendu relève du doux euphémisme. Il n’y a qu’à voir le nombre de t-shirts au dos desquels est floqué l’inscription “Black Metal Marin” pour s’en rendre vite compte. Sur le premier morceau, la batterie est surmixée, ce qui a tendance à étouffer les guitares. Ce problème sera réglé dès le deuxième titre. Ce qui frappe d’entrée de jeu, c’est l’aisance dont font preuve les cinq musiciens sur scène. À force de tourner en France et à l’étranger, Houle a su roder son show et a pris du galon au fur et à mesure qu’il a gagné des fans. Adèle, la chanteuse est totalement habitée, ses cris faisant penser à un Dani Filth au féminin viennent régaler ou écorcher les oreilles du public, c’est selon. Le groupe est parfaitement en place et leur Black Metal est d’une efficacité redoutable. Des effets sonores (vent, pluie, orage, mer) viennent enrichir la prestation créant un côté immersif et aidant l’audience à suivre le quintette en marinières dans ses pérégrinations. Les lights participent aussi à cette plongée dans l’univers de ces loups de mer créant par moment comme un brouillard, effet accentué par l’utilisation de lampes tempêtes qu’Adèle accroche sur la tête des instruments des deux guitaristes. Au loin, une lumière fait office d’un phare éclairé sur une côte qu’on ne peut apercevoir. Pour le final, nos cinq compères viennent en devant de scène, alignés, entonnant ce qui semble être un chant de marin. Le niveau atteint par la formation parisienne depuis la sortie de leur premier opus en 2024 est juste impressionnant. Un excellent concert !

Lien vidéo HOULE :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

AKIAVEL

Est-il encore nécessaire de présenter Akiavel ? Je ne le pense pas. Les sudistes écument les routes toute l’année et il ne doit plus exister beaucoup d’endroit en France où la formation n’a pas encore posé ses flight cases. On a beau les avoir vu à plusieurs reprises qu’on ne boude jamais son plaisir de se faire asticoter les tympans avec leur Death Metal mélodique non dénué de rage. Et ce n’est pas le public qui me fait mentir tant la fosse est une véritable marmite en ébullition durant tout le set. Ça pogote, ça slamme, ça se jette sur scène, c’est beau à voir. Auré doit assurer la sécurité, faisant attention que personne ne se fasse mal tout en assurant ses parties vocales avec une maîtrise folle. Et tout ça avec le smile, s’il vous plaît ! L’arrivée de Ranko derrière les fûts a donné un nouvel élan au groupe et on sent une belle osmose naître entre les quatre artistes. Le dernier album InVictus est très bien représenté par sept morceaux sur les douze que comporte la setlist. Sur le dernier titre, JP du groupe Nocebo et également membre de la team Memento Mori Webzine, est invité à prendre le micro afin de partager le chant avec Auré sur un “Cold” dantesque. Un “joyeux anniversaire” sera une nouvelle fois entonné par la foule, pour la deuxième fois de la journée, afin de souhaiter une année supplémentaire à Pounette, une des deux frangines au commande du blog Sismetalive.

Lien vidéo AKIAVEL :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Retrouvez l’interview accordée par Auré Jäger et Ranko :

DER WEG EINER FREIHEIT

Place à la grosse tête d’affiche qui clôture ces deux jours de riffs et de décibels. Les Allemands de Der Weg einer Freiheit sont attendus de pied ferme. Il n’y a qu’à voir la forte affluence dans la salle pour se faire une idée. Une musique folk à chant féminin, en guise d’intro, raisonne dans les enceintes. Le démarrage est plutôt posé et planant mais la déflagration sonore arrive dès le deuxième titre. La formation joue avec les ambiances, alternant moments immersifs, créant une invitation au voyage, et déchaînement de violence à grand renfort de blast beats. Musicalement parlant, tout le monde peut y trouver son compte. Mais il s’avère difficile de rentrer dans ce set car le son est beaucoup trop fort, à la limite de la saturation ; cela gâche complètement ce qui aurait dû être un final en apothéose. Pour avoir vu le groupe à de nombreuses reprises, c’est la première fois que je les trouve aussi mal sonorisés ; c’est limite plus agréable d’écouter le concert depuis l’extérieur de la salle. Difficile de comprendre ce raté car durant tout le week-end, le son était impeccable. Dommage de terminer le festival sur cette note qui ne gâche pas pour autant ce week-end fabuleux.

Lien vidéo DER WEG EINER FREIHEIT :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Ces dix ans pour l’Amarok Metal Fest ont été un vrai succès avec, pour cadeau, une édition affichant sold out. L’orga a su mettre les petits plats dans les grands pour accueillir le public dans d’excellentes conditions, qu’il se sente à son aise et puisse se repaître de bon son. S’il n’y a qu’un seul petit reproche à faire, c’est au niveau de la nourriture : en effet, un unique stand avec une seule proposition de mets (végé et carné) et une file d’attente rendent cet endroit quasi inaccessible à l’heure du repas. En mettant une deuxième offre au niveau de l’espace où se trouvent les tables et les bancs, cela permettrait d’offrir une gamme plus large de plats et diminuerait naturellement le temps d’attente pour être servi. Comme quoi, c’est un tout petit point négatif, une goutte d’eau comparée à tout le reste qui est juste parfait.

Eh ! On y retourne en 2028 ?

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