Concert coorganisé par le centre culturel Arthémuse et Lazarus Production
Textes et Photos : Mémé Migou
Ahhhhh ! Il se sera fait attendre, ce concert au centre culturel Arthémuse à Briec, dans le Finistère (évitez la dyslexie, s’il vous plaît). Plus d’1 an ! Allez, installez-vous confortablement, Mémé va vous raconter une p’tite histoire du soir…
Il était une fois, un rêve…
Mais pas n’importe lequel, un rêve de petite fille (enfin presque)… celui de Lily, l’un des têtes pensantes de la bête bicéphale Lazarus Prod. Ado, elle y a fait ses premières armes. Alors, quand est venu le temps de fêter un anniversaire (celui de la salle, pas de Lily), elle n’a pas hésité, avec la seconde tête pensante de Lazarus, savoir Gwendal, à proposer une co-production. Du Metal à Briec, ça vous dit ?
Et c’est ainsi que le 4 novembre 2023…
STOOOOP ! Mémé, t’as pas dit « le 9 novembre 2024 » ? Tu ne cafouilles pas un peu, là ?
Que nenni ! Laisse-moi donc finir mon histoire, tu comprendras…
C’est donc le 4 novembre 2023 qu’est programmée la soirée Metal comprenant Psykup, Dropdead Chaos (Rhaaaaaa…. voir Déhà en live, imaginez la transe de Mémé) et Hatch. Sauf que le 4 novembre 2023, pour les Finistériens, cela résonne comme une tempête. Une tempête du nom de Ciaran, qui a bien dévasté la région sur son passage. Comme ils ont pu le dire dans un communiqué, en lien avec la ville de Briec, « Le cœur n’est pas à la fête… » Vous l’aurez compris, cet épisode a abouti à un report.
Ça leur a foutu un p’tit coup au moral, à Lily et Gwendal. Et ça se comprend parfaitement. Alors, avec de la résilience, et en croisant les doigts pour que la météo détraquée par nos bêtises écologiques (enfin non écologiques, justement), la date est revenue sur le devant de la scène…
Place au 9 Novembre 2024…
Cette fois, pas de tempête pour venir mettre un grain de sable dans le rouage de la soirée. Elle aura bel et bien lieu. Et c’est tant mieux. Sauf que…
Sauf que DDC ne sera plus de la partie, pour raisons de santé de Déhà me semble-t-il. (Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à me reprendre, mais euh… allez y mollo hein). Le groupe sera donc remplacé (après le remplacement de la date, celui d’un des noms de l’affiche) par Stinky.
Allez… on s’y met ? C’est parti ?
Pour une jauge de 400 personnes, la salle était remplie au ¾. Ce qui est très hyper cool.
C’est une immense scène, tout en longueur qui nous attend, servie par des jeux de lumières très pros. Du bleu, du vert, venant du fond de la scène, de la fumée… Et miracle, de temps en temps, quelques lights jaunes qui permettent de shooter.
On commence avec les régionaux de l’étape :
HATCH
Pour le moment, c’est encore assez timide dans la salle. Hatch, je les ai déjà vus foutre le feu par ailleurs. Ce soir du 9 novembre, ils vont tout déployer pour aller chercher le public. On ne pourra pas leur retirer cette énergie et cette volonté de chauffer la salle, jusqu’à demander le premier wall of death de la soirée.
Et le public finira par succomber aux ardeurs des bretons et leur Metalcore bien énervé. Hatch est là pour défendre son premier album, « Awakened » .
Le son est bon et j’admire le jeu du batteur, réellement mis en lumière. A côté, on a les mimiques de Raphaël, le bassiste, et Adrien, le chanteur, qui donne tout. Atome, le guitariste, me semble plus réservé, mais ce n’est qu’une sensation visuelle. Car à l’oreille, c’est bien différent.
Globalement, un bon set qui inaugure une chouette soirée sous le signe du « core ».
« J’ai leur album aussi. Ils ont fait une campagne de financement participatif à laquelle j’ai dû participer. A la base, je venais pour DDC… Mais Hatch, je ne les ai jamais vus. Donc, c’était l’occasion de les voir. Je connais l’ensemble des groupes, sauf peut-être Stinky, un peu moins. J’ai trouvé le son un peu assourdissant, les grattes pas assez en avant. J’aime bien leur album. » – Fabien
STINKY
On passe dans une autre partie « core » de la soirée, celle du Punk Hardcore des nantais du groupe Stinky. 4 Micros sur scène avec une déferlante d’énergie. Cela résume bien…
Dans la salle, il y a déjà plus de monde, mais, malgré quelques-uns qui se donnent à fond, le public peine à bouger. Mais attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas pensé et encore moins dit : le public ne bouge pas beaucoup, mais on sent qu’il kiffe ! Bah ouais… Même votre super Mémé est plutôt du genre à savourer intérieurement.
Sur le dernier morceau, je me place à l’arrière de la salle pour mieux appréhender le son, qui me semble de suite mieux équilibré. Tant mieux, car le chanteur nous parle d’un titre qui lui importe car parlant de sa transition.
Le public suit, et moi je pense au copain Seisachteion qui les a programmés en octobre à Sauveterre– de-Guyenne, lors des Seisacht Metal Nights.
« Hyper cool. J’ai trouvé le jeu sur scène, les jeux de lumières hyper intéressants. Le batteur avait un jeu de lumières à chaque titre. Première fois que j’écoutais Stinky. C’est chouette. Dommage que le public ne réagissait pas beaucoup. » – Etienne
« La surprise en live. C’est toujours de mieux en mieux. Ce qui est chouette, c’est de voir l’énergie sur scène. On voit qu’il y a un boulot de scène »
Vous voyez, le public a kiffé, que j’vous dis !
PSYKUP
On passe au dernier groupe, désormais… Mais laissez-moi vous poser une question : vous connaissez le Crabe-Core ? Ben là, c’est de l’Autruche-Core ! C’est du gros nawak progressif avec une « touch » jazzy.
Psykup a tout défoncé ! Le public était présent, captivé et déchaîné. Je répète : Psykup a tout défoncé !
Un show très pro. Clairement, le public s’était déplacé en masse pour eux. Ca ne fait pas l’ombre d’un doute. Il n’a pas fallu grand chose pour allumer la mèche et mettre le feu aux poudres. Il faut dire que Hatch et Stinky avait déjà bien avancé le taf.
J’apprécie vraiment beaucoup ! C’est parsemé d’humour, mais toujours avec beaucoup de classe, à l’instar de leurs costumes de scène. Ce sont des ovnis, et ça… on achète ! (Quoi ? Qu’est-ce que je dis là ?! C’te formatage ! … Je reprends : et ça, on applaudit à coups de horns up!)
Le set et la soirée se terminent sur un limbo avec le manche d’une guitare en guise de bâton de danse. Du nawak qui a la classe !
Mais laissons le public s’exprimer….
« Je ne connaissais pas. C’est une découverte. Une grosse branlée. Des mecs qui viennent de Toulouse et qui montent en Bretagne. Respect. C’est une tuerie en live. Ils ont une ouverture d’esprit… Après, t’es prêt ou pas… C’est excellent ! » – Stéphane
« Le set qui finit premier, c’est Psykup. Puissance de son et maîtrise du public. La soirée, c’était bien. Mais les deux premiers groupes étaient pour moi en-deçà. Techniquement bien. Des inter plateaux seraient bien. Dans le hall par exemple. J’ai passé une bonne soirée. On connaît bien la salle. Pour Briec, c’est vraiment quelque chose de nouveau. Briec, clairement, c’est pas un public Metal. Du coup, c’est cool. » – Julien
Voilà, il est temps pour Mémé de reprendre le volant de sa p’tite voiture bleue et de s’en retourner à ses pénates. Mais en toute sincérité, je peux vous assurer avoir passé une excellente soirée. L’équipe accueillante portait bien son nom. J’ai même retrouvé quelques têtes sympas derrière le bar. J’ai rarement senti une telle ambiance de bienveillance et de sérénité dans le défoulement d’énergie. Le tout, avec des prestations de qualité. Ce soir-là, j’avoue que Psykup m’a sacrément marquée ! Que vive l’Autruche-Core !
Merci Lily et Gwendal pour l’accréditation.
Prochaine date en coprod, cette fois avec Vecteur Magazine : Samedi 8 février 2025, au Novomax à Quimper (29). Au programme : HORSKH et NO RETRY (qui feront leur tout premier concert… mais regardez leur clip, vous comprendrez qu’ils mettent les petits plats dans les grands… D’ailleurs, une interview arrivera d’ici un jour ou deux!)
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