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Dimman – Consciousness

Genre : Death Metal Mélodique
Label :  Inverse Records
Sortie : 28 Février 2025

Note : 75/100 (WvG)
  • Le système, c’est trop Babylone… C’est la mort de la société… T’en penses quoi, dis, man ?
  • Dimman ? Mais pas de souci, si tu veux, on peut en parler ; ça tombe bien, ils viennent de sortir, leur deuxième album, Consciousness… La prise de conscience, ça devrait te parler, frère !

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Fi de rasta blanc en quête d’identité, passons des cheveux sales aux cheveux propres mais qui font du sale avec leur Death Mélo tout du Nord de l’Europe puisque le groupe nous provient de… Finlande, oui, encore, c’est un Quatre à la suite, vous gagnez un dictionnaire des meilleures maladies vénériennes à attraper en essayant de vous réchauffer mutuellement dans un sauna !

De question d’identité – et non de genres – il va être question pour cet album car c’est bien le point important : si on remplit le cahier des charges pour étiqueter « Death Mélo » leur musique, le groupe a du mal à s’attribuer une identité claire, entrant dans les poncifs sur la majorité de Consciousness. Je ne sais pas si le nom du groupe est à traduire du Suédois mais si c’est le cas, en effet, ils semblent dans le « brouillard » sur ce point.

Loin d’être mal foutu, plutôt bien exécuté et avec une qualité sonore remarquable, ça « ressemble » très souvent « à ». J’imagine que le groupe a eu le temps de prendre le temps pour réfléchir au sujet – c’est le moment où je vous laisse vous remémorer les nombreux plans séquences extatiques du cinéma scandinave sur un arbre dont tombe quelques flocons de neige avec une allégorie sur le temps qui passe… C’est con que je ne touche pas de droits d’auteurs pour mon baratin, je viendrais de m’en mettre plein les fouilles pour engraisser Babylone, justement – car le quatuor finlandais a été créé en 2011 et est en activité enregistrée depuis… 2014 ! Oui ! Encore une bonne réponse, nous vous offrons un dictionnaire finlandais des meilleures recettes de Kouign Amann en finnois ! Ceci dit, c’est aussi ce ressenti de longueur qui m’a fait appréhender la simple trentaine de minutes que dure l’album comme une longue phase de réflexions personnelles, comme « est-ce que le Père Noël est un lapon crétin et qu’il fréquente le renne des neiges après l’avoir libéré, délivré ? »

Bon, revenons à cet album car je diverge (et des fois, je dis des mots plus grossiers) : seulement deuxième album, c’est tétonnant – bon, ça, c’est surement dû au froid nordique. Mais surtout, je ne vous ai pas encore parlé de la seconde partie de celui-ci, nettement plus intéressante – et fouillis, au moins autant que mon laïus – car diversifiée : l’album prend un tournant tantôt progressif sur le finale éponyme, tantôt avec des relents -core (et encore) sur « Amass them » et tombe aussi dans la banalité parfois avec un des morceaux qui sert pourtant de tête de gondole au groupe, « Infinitum » – comme quoi, mon impression de longueur, hein…

Dans l’ensemble, on est assez loin des préceptes de Christophe André niveau pleine conscience et surtout méditation : ça secoue et c’est une garantie ; malgré la traduction de son nom en finnois, Dimman n’est pas « faible ». Qui plus est, l’album est réussi sur le plan technique, sans impair à l’image de ses pairs de Suède (shoes). Par conséquent, le morceau que j’ai trouvé le plus réussi et intéressant sur ces aspects est « Life bereaved him », avec une affection toute particulière et sans regret pour « Regretful » et sa lourdeur thrashisante.

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Vous aurez donc assez aisément saisi que je n’ai pas eu l’effet waouh escompté… Nonobstant, cet album est appréciable de tout babylonien qui claquerait son argent en futilités (artistiques, donc, hein…) au lieu de sauver le monde de l’esclavage du système qui nous matrixe. Mais « c’est en forgeant qu’on devient forgeron » et Dimman a justement besoin de se forger sa propre identité afin de pouvoir percuter sur le marteau et l’enclume de nos conduits auriculaires et les marquer de manière indélébile, et pour moi de conclure ce quiproquo débile d’introduction.

Tracklist 

01 – Remission 

02 – The First Daylight 

03 – Cease the Vengeance 

04 – The Acrimony

05 – Infinitum 

06 – ife Bereaved Him

07 – Regretful 

08 – Amass Them 

09 – Consciousness 

Line up : 

Elias Halkola – Chant,Basse

Jaakko Yli-Sorvari – Guitare lead

Valtteri Halkola – Guitare,Chant

Valtteri Halkola – Batterie 


Liens :

https://www.instagram.com/dimmanmetal

https://www.facebook.com/Dimman

https://dimmanmetal.bandcamp.com/album/consciousness

https://www.youtube.com/channel/UCCPpNZfRU8ZzM4y8HRCflUQ

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