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Live Report – Rituel Noir 2025

Ferme du Boudiguen (Querrien, 29)
Les Acteurs de l’Ombre Productions
Les 1er, 2 et 3 mai 2025

Texte : Seb D et Bruno Guézennec
Photos : Mémé Migou et Seb D
Vidéos : Bruno Guézennec et Once Upon a Live

Entre 2016 et 2019, une poignée de privilégiés a eu la chance de participer à un événement hors du temps et à mille lieues de tout ce qui pouvait se faire ailleurs : Les Feux de Beltane.

Ce rassemblement, mêlant culture païenne et musiques extrêmes dans un cadre bucolique, avait laissé ses aficionados orphelins lorsque ses géniteurs décidèrent de mettre fin au projet après quatre éditions.

Le 18 décembre dernier, c’est avec des étoiles plein les yeux que l’on a pu découvrir, sur la page Facebook du label Les Acteurs de l’Ombre Productions, un post annonçant la naissance de Rituel Noir. Un week-end de rassemblement interculturel et musical à la ferme, à Querrien. Tiens, tiens, ça me fait fortement penser à quelque chose. Ne serait-ce pas le petit frère des Feux de Beltane ?

Je vous propose de me suivre afin de vous conter au mieux le déroulement de ces trois jours.

Jeudi 1er mai 2025

            C’est avec une impatience non feinte que nous rallions le lieu des festivités pour la soirée préambule avant le début du festival le lendemain. Au programme : la présentation du jeu « Mal Ardent » (jeu de rôles) ainsi que trois concerts, histoire de se mettre tranquillement en jambe. Nous arrivons sur place vers 19h. L’entrée du site est constituée d’un stand où l’on se fait poser le bracelet, d’une palissade et d’un accès surplombé d’une inscription « Rituel Noir » ainsi que du symbole du label Les Acteurs de l’Ombre, le tout fait de bois, zinc, crânes, toiles, feuilles et mousse. Une fois le bracelet au poignet, nous nous engouffrons dans le petit tunnel servant d’entrée, tel un sas nous faisant passer du monde réel vers une bulle de plaisir auditif et de bonheur convivial.

            Connaissant déjà très bien l’endroit, je fais faire le tour à ma femme et l’ami qui m’accompagne. Sur notre droite, les food trucks (crêpes et burgers) et à gauche, le point névralgique : le bar. Au fond trône la magnifique grange en bois qui fera office de salle de concert. À sa gauche, le market où l’on peut trouver divers stands de merchandising (LADLO, Antiq Label, Transcendance, Les Éditions des Flammes Noires ainsi qu’un espace de merch pour les groupes jouant durant le week-end). Sur la droite de la grange, en contrebas, un espace de verdure où une imposante structure en bois attire inévitablement l’œil, un cromlech et tout en bas du terrain, un mini-village viking.

Nous croisons rapidement et serrons la main au maître des lieux : Vincent (aka Couille de Loup), le remerciant par la même occasion de nous accueillir durant ce week-end organisé conjointement avec le label Les Acteurs de l’Ombre Productions.

            Ce petit tour du propriétaire nous ayant donné grand soif, c’est d’un pas assuré que nous nous dirigeons vers le bar afin de nous hydrater. Un large choix de breuvages houblonnés et de softs nous est proposé. En effet, les brasseries Couille de Loup, Ouroboros et Blast n’ Beer vont régaler nos gosiers. Une fois la pinte en main, nous nous attablons et commençons à discuter de choses et d’autres, oubliant un instant que le premier concert va bientôt commencer. Un des gars de l’organisation sort les participants de leur oisiveté en signalant qu’il y a des concerts ce soir et en nous invitant à rejoindre la grange.

            C’est à Ǥứŕū (Guru) que revient la lourde tâche de donner le top départ à ces trois jours de décibels noirs. Le groupe breton va permettre au public de se mettre gentiment dans le bain avec un mélange audacieux de Doom et de Black Metal. N’ayant volontairement pas écouté ni fait de recherches sur les groupes que je ne connaissais pas encore, histoire de garder la surprise, je trouve que le chanteur ressemble énormément à Jerry, le leader des Chants de Nihil. Normal, c’est lui ! Dans ce nouveau projet, il laisse la guitare de côté et va devoir occuper la scène sans pouvoir se cacher derrière son instrument de prédilection. Et il s’en sort formidablement bien le bougre ! Fort d’un charisme naturel, il capte tous les regards, aidé par diverses tenues et accessoires (cane avec un crâne à son sommet, fouet pour se flageller, faux intestin sanguinolent autour du cou ou pancarte flanquée du mot « hourra »). Certains pourraient trouver ça too much par moment mais au moins il se passe quelque chose sur scène. Et la musique dans tout ça ? Et bien ça fonctionne complètement car le set est bien en place. Les musiciens nous offrent un équilibre parfait entre la noirceur du Black et la chape de plomb propre au Doom. Le chant de Jerry magnifie le tout tant sa performance vocale est habitée. Une très belle découverte et un groupe dont on n’a pas fini d’entendre parler.

Lien vidéo Ǥứŕū :

Crédit vidéo : Once Upon a Live

            Petite pause d’une demi-heure durant laquelle la grange se referme afin de permettre à la formation suivante de se mettre en place et de faire les derniers réglages. Cela nous laisse du temps pour aller hydrater nos gosiers desséchés. Je ne m’éloigne pas trop de l’espace concert car dire que j’apprécie la formation suivante relève du doux euphémisme. Lorsque les portes s’ouvrent, je fonce me placer au premier rang. J’ai eu un énorme coup de cœur lors de la découverte de Black Bile avec leur album « l’Oratoire ». Ce soir, c’est la quatrième fois que je les vois en un an. Et je peux aisément attester que les progrès faits par les Lorientais en termes de prestation live est impressionnant. Le set est carré et leur association de Doom et de Post Metal va instantanément me faire décoller pour ne me faire regagner le sol qu’à la toute dernière note de ces cinquante minutes d’un voyage émotionnel fort. Le chant de Romane appuie les nuances musicales tantôt en y mettant de la douceur, tantôt en poussant des cris torturés dont elle seule a le secret. Peu de groupes sont capables de transporter une assistance à ce point en lui donnant des frissons à de multiples reprises. Un des meilleurs concerts du week-end.

Lien vidéo BLACK BILE :

Crédit vidéo : Once Upon a Live

               Corpus Diavolis prend le relais pour 1h d’un set Black / Death Metal occulte. Les lumières rouges et les deux chandeliers trônant de chaque côté de la scène installent une ambiance mystique. Les musiciens virtuoses nous servent une musique violente mais pas bourrine. Alternant moment rageur et instant plus posé permettant au chanteur de déclamer sa prose luciférienne à un public qui n’attend que ça. Malheureusement, je ne saurai expliquer pourquoi je ne rentre pas dans le set ; peut-être est-ce dû à la claque reçue sur le concert précédent ou l’absence d’une seconde guitare qui aurait permis d’apporter plus d’ampleur à l’ensemble en lui donnant un effet rouleau compresseur. Pas un mauvais moment, loin de là. C’est juste moi qui n’ai pas été conquis.

Lien vidéo CORPUS DIAVOLIS :

Crédit vidéo : Once Upon a Live

Ce préambule a tenu toutes ses promesses. Il est temps de rejoindre nos pénates afin d’être en forme demain pour le début du rituel.

Vendredi 2 mai 2025

Afin d’éviter toute incompréhension de la part de certains groupes, il me semble important de préciser que notre photographe maison n’était présente que ce jour-là. 

Mémé Migou n’étant présente que ce jour-là, seuls les groupes du vendredi seront shootés.

Pour cette première vraie journée, le site ouvre ses portes à 10h30. De notre côté, nous n’arrivons sur place qu’à 14h20. Ratant la diffusion du documentaire « Que ton règne vienne : une histoire du satanisme en France », la présentation du jeu « Mal Ardent » et la première salve de contes de l’excellent Quentin Foureau. À cette heure-là, Versatile, récemment signé chez Les Acteurs de l’Ombre, envoie déjà des décibels dans la grange avec son mélange de Black Metal et d’Indus à grand renfort de beats électro. Un mariage musical qui divise, faisant fuir les plus « true » mais qui réjouit la frange du public la plus ouverte. Le spectacle n’est pas qu’auditif, il se passe aussi sur les planches : maquillages, masques et costumes étudiés contribuent à se plonger dans l’univers du groupe. Pour le final, le batteur rejoint ses compères sur le devant de la scène suivant le beat sur un tonneau et enflammant ses mailloches pour un effet visuel garanti. La très belle découverte de cette édition.

Lien vidéo VERSATILE :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

            Il n’y a pas plus de cinq groupes sur chaque journée. Entre chaque concert, les pauses peuvent s’étaler entre une et trois heures, ce qui laisse le temps de faire connaissance avec de nouvelles personnes ou de tailler le bout de gras avec les amis présents. C’est très agréable de pouvoir profiter de l’instant. Cela nous change des festivals où les concerts s’enchaînent sans interruption où il faut galoper de scène en scène tel un marathonien. Mais pour celles et ceux qui veulent faire autre chose, l’orga a tout prévu. Durant ces moments de calme, il y a toujours une animation au niveau de l’espace herbeux. Les activités alternent selon les heures : combat armé, duel judiciaire, contes, cérémonies vikings, luttes vikings…

Pour le prochain groupe, Räum, je dois avouer que je n’ai pas accroché du tout. Je précise tout de suite qu’il ne s’agit que de mon avis personnel. Je n’ai pas le monopole du bon goût, ça se saurait ! Dès l’entame du set, je bloque sur l’attitude scénique du chanteur très proche du Hardcore. Je trouve que ça ne colle pas avec la musique. Je reste dans la grange le temps de deux titres puis me mets à l’extérieur pour voir si, sans le visuel, ça passe mieux. Mais non, rien à faire. Au-delà de l’aspect scénique, je n’apprécie pas non plus le chant. Pour en avoir discuté avec plusieurs personnes, certaines ont eu le même blocage que moi là où d’autres trouvent le set très bon. Comme quoi, les goûts et les couleurs…

Malgré ça, si l’occasion m’est donnée de revoir le groupe en live, je leur donnerai une seconde chance car on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. Ce ne serait pas la première fois.

Lien vidéo RÄUM :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

            Arrive ensuite le tour de Miasmes qui s’est greffé à l’affiche afin de remplacer A/Oratos. Et on sait déjà d’avance qu’on va se prendre une bonne branlée tant le Black Metal du groupe, mâtiné de touches Death Metal, est d’une efficacité redoutable. Le trio nous déroule un set où le seul mot d’ordre est : violence. Si Mötörhead avait démarré sa carrière fin 90-début 2000 et qu’il avait été biberonné au Metal Extrême, il se serait appelé Miasmes. Ça tabasse sévère et je kiffe grave. À tel point que l’heure allouée au groupe passe à vitesse grand V et que j’en aurais bien repris vingt minutes de plus. À revoir d’urgence !

Lien vidéo MIASMES :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

            C’est le moment de la grande pause du jour. Il est 18h40 et le prochain groupe ne commence qu’à 21h45. Nous décidons donc de quitter les lieux pour aller se faire un petit resto.

            Nous revenons bien assez tôt pour assister à la fin de la cérémonie viking Beltane et nous placer dans la grange pour la suite du régal auditif. Une ambiance étrangement calme règne en ces lieux. Un silence quasi religieux… Les enceintes diffusent le « Jesus’ Blood Never Failed Me Yet » de Gavin Bryars ce qui instaure une atmosphère apaisante. Cela contraste vite avec la violence épileptique que les Belges de Wiegedood nous balance dans la figure et les oreilles lors d’un show de Black Metal sans concession aussi bien au niveau musical que des lights. Le trio, en véritable bâtisseur d’un mur du son, impressionne par son intensité. Je quitte la salle pour mieux apprécier de l’extérieur car en milieu de set, le caisson de basse est beaucoup trop fort et étouffe un peu les autres instruments. Un ami placé tout devant me dira que les retours posés sur le caisson avançaient et reculaient tout seuls, un finissant même sur la scène avec les vibrations. Un groupe bluffant ! L’heure de pause qui suit sera la bienvenue pour nous remettre de nos émotions et nous mettre à l’abri car une petite pluie s’invite au programme et nous fera rater les contes au coin du feu.

Lien vidéo WIEGEDOOD :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

            Vient le moment de la tête d’affiche. Alors, oui, certains vont râler : « encore un groupe de Black à capuches », « encore un groupe de Black Mélodique comme il en existe des centaines ». Ce n’est pas totalement faux car il est vrai que les Allemands de Groza ne jouent pas la carte de l’originalité en surfant sur cette mouvance très « à la mode » en ce moment. On fait inévitablement le rapprochement avec des groupes comme Gaerea ou Harakiri For The Sky. On peut dire tout ce qu’on veut : qu’on aime ou pas, la formation nous délivre un show ultra carré doté d’un des meilleurs sons (si ce n’est pas le meilleur) de tout le week-end permettant une immersion totale dans leur univers misanthropique et nihiliste. Ils m’ont cueilli et fait voyager durant l’heure qui leur a été allouée. Un des meilleurs concerts de ce Rituel noir.

Lien vidéo GROZA :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Samedi 3 mai 2025

C’est sous un soleil et une chaleur estivale que débute cette dernière journée. Nous nous posons dans l’herbe face au cromlech pour écouter Quentin Foureau qui va nous régaler avec trois contes.

Lien vidéo Qunetin Foureau :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Début des concerts avec les Bretons des Chants de Nihil. Les ayant déjà vus à de nombreuses reprises, je sais d’avance que nous allons passer un bon moment tant ils sont efficaces en live. La formation met en avant son album « Armor » afin de marquer les dix ans de sa sortie dans les bacs. Mais elle n’en oublie pas pour autant ses titres les plus percutants de son dernier album en date tel Le tyran et l’esthète et Ma doctrine, ta vanité devenus des indéboulonnables des setlists. J’avoue qu’un « Dame silence » m’aurait fait plaisir mais c’est juste pour émettre une petite critique (pas objective du tout car c’est mon titre préféré) sur un concert très bon de bout en bout. Je trouve le public assez timide durant la prestation. Peut-être dû à la courte nuit (excès de tartines de houblons ?) ou au soleil qui cogne dur.

Lien vidéo LES CHANTS DE NIHIL :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Après l’heure de pause, ce sont les Niçois de Darkenhöld qui prennent la scène d’assaut. À un peu plus d’un mois de la sortie de son nouvel album Le Fléau du rocher, le groupe nous fait l’honneur de proposer trois nouveaux titres qui passent facilement l’épreuve du live. Cervantes et sa troupe nous régalent durant cinquante minutes avec leur Black Metal Médiéval qui fait toujours autant mouche. Pour le final, ils font intervenir Quentin Foureau afin d’enrichir un des morceaux de sa verve légendaire. Et cela n’est pas anodin car le conteur a une place de choix sur ce nouvel opus. En effet, l’édition limitée dudit disque contient un livre intitulé Le conte du rocher ainsi qu’un CD ou vous retrouvez la voix du conteur durant quarante-cinq minutes.

Lien vidéo DARKENHÖLD :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

La suite se passe avec Borgne et le démarrage du set ne va pas se passer comme prévu ; on devine tout de suite que quelque chose ne tourne pas rond au vu des regards que s’échangent les musiciens, jusqu’à ce que le leader, Bornyhake, fasse signe de tout stopper. Il semble que la boîte à rythmes, socle de la musique de la formation, n’est pas audible dans les retours. L’incident est vite réglé et le show peut reprendre instantanément comme si rien ne s’était passé. Le son est massif et met parfaitement en valeur leur Black Metal Industriel froid qui flirte avec la dépression. Une musique ne laissant pas de marbre doublée d’un impact visuel fort. Les musiciens étant recouverts de maquillage noir et de sang. Le guitariste Ombra (dixit Metal Archives) lance des regards aux yeux écarquillés au public comme si une folie passagère venait lui chatouiller le cerveau. Un concert parfait !

Lien vidéo BORGNE :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Les deux heures de repos qui suivent seront l’occasion de se restaurer et de faire bon usage du jeton qui nous a été remis le premier jour lors de la pose du bracelet. Celui-ci nous donne droit à une dégustation d’hydromel au chaudron. Késaco ? Une boisson fermentée à base d’eau et de miel chauffée au feu de bois dans un chaudron et servie à la louche dans notre gobelet. On se partagera un fond de verre à trois car on conduit ce soir. Une curiosité sympathique mais je n’en boirais pas des litres.

Omegaeternum fait partie des groupes les plus attendus de ce week-end. L’affluence présente pour ce show ne fait que confirmer cette impression. Il faut dire que le line-up a de quoi faire rêver : Sorghal (chant, guitare) et Arawn (guitare), tous deux issus des cultissimes Nehëmah, ainsi que de ÖberKommander666 (basse, chant) et de Sistre (batteur) membres du groupe Les Chants de Nihil. Ici, les corpse paint et les bracelets à clous sont de rigueur dans la plus pure tradition Black Metal. La musique est sauvage et rageuse mais la formation a savamment intégré des passages plus posés permettant au public de souffler avant de se reprendre une nouvelle déflagration violente en pleine face. L’audience extatique assiste religieusement au spectacle. Sans conteste, le meilleur concert du week-end.

Lien vidéo OMEGAETERNUM :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

La foule migre en masse vers la grosse structure en bois où un périmètre de sécurité a été mis en place tout autour. D’ici quelques minutes, elle sera la proie des flammes. Un petit cortège, parmi lesquels on peut reconnaître des membres de l’orga et des musiciens, arrive progressivement, torches enflammées en main, afin de commettre ce méfait. Quentin Foureau raconte ses dernières histoires pendant que le feu commence à lécher l’édifice. Les flammes se propagent vite et montent très haut dans le ciel de cette nuit noire sous les cris et applaudissements de l’assistance. Effet garanti ! Ce spectacle visuel rappelle une époque au début des années 90, où des églises brûlaient en Norvège.

Lien vidéo Grand feu :

Crédit vidéo : Once Upon a Live

Pour ma part, c’est le clap de fin de ce week-end qui a fait office de rampe de lancement de la saison des festivals. Et il n’y aurait pas pu avoir de meilleurs événements pour la démarrer. Je laisse donc la plume à Bruno pour parler du dernier groupe.

Si c’est une formation suisse, Versatile, qui a eu l’honneur d’ouvrir la journée du vendredi, c’est un autre groupe helvète qui a eu le privilège de clôturer la soirée du samedi et le festival par la même occasion : Bølzer.

Duo emmené par le guitariste/chanteur Okoi « KzR » Jones et sa drôle de guitare avec sept tirants sur le haut de la tête et quatre tirants dans le bas, ce qui fait tout de même un beau paquet de cordes, les quatre du bas étant doublées.

L’autre protagoniste, Fabian « HzR » Wyrsch s’occupe de la batterie, et son passe-temps favori semble être de taper très fort pour desserrer les pieds de cymbales ou de micros, ce qui obligera le technicien à intervenir au moins cinq ou six fois durant le concert pour remettre tout cela en place.

Grosse débauche d’énergie pendant l’heure qui était dévolue au groupe car, en dehors de quelques intros, le public s’est pris un déluge de décibels en pleine face. Intense, par moment dissonant, le chant puissant de KzR ne faisant qu’appuyer l’impression que dégage le Black/Death Metal de la formation : c’est du compact !

Pour ce qui est des lights, un bleu profond était de mise durant la quasi totalité de la performance. Le duo n’étant pas là pour faire joli mais pour provoquer l’inquiétude, ce n’est pas la déclamation habitée de KzR durant le titre “Aestivation” qui arrangera les choses. Le chanteur gratifiera les spectateurs de quelques mots en français, on salue l’effort, et repartira bien trop vite au goût d’un public qui aurait bien pris dix minutes supplémentaires.

Lien vidéo BØLZER :

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Ce Rituel Noir a tenu toutes ses promesses. Agissant comme une piqûre de rappel pour les nostalgiques des Feux de Beltane et faisant de nouveaux adeptes venus pour la toute première fois en ces lieux. Un grand merci à Gérald Milani, aux Acteurs de l’Ombre ainsi qu’à Vincent pour l’organisation de cet excellent week-end et leur accueil. Merci également à tous les bénévoles ayant œuvré pour le bon déroulement de celui-ci. Ils nous ont permis de vivre dans une petite bulle de bonheur, loin des tracas du quotidien, pendant trois magnifiques journées. Il ne reste plus qu’à espérer que ce Rituel Noir s’installe dans la durée avec une nouvelle édition dès l’année prochaine. On va croiser les doigts très fort !

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