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Live report Hellfest 2026 – Jour 1

N’ayant pas sollicité d’accréditation, par choix, c’est en qualité de festivaliers que nos deux comparses, Bruno et Sébastien, ont arpenté les scènes du Hellfest édition 2026. Ils vous livrent ici leurs impressions. 

Comme chaque année, au mois de juin, Clisson devient le point de convergence de milliers de fans de Metal venus se repaître les oreilles de bons sons durant quatre jours.

Véritable pèlerinage permettant à cette foule de se caler dans une bulle de bonheur, hors du quotidien.

Après une édition 2025 se voulant plus ouverte vers d’autres styles musicaux, lorgnant parfois vers le Rock, cette cuvée 2026 marque un retour aux fondamentaux avec une programmation velue.

Seb : Arrivé sur place le mercredi en milieu d’après-midi, cela me laisse le temps de planter la tente avant de rejoindre le Hellcity Square : pose du bracelet, achats au Metal Market et retrouvailles avec les potes. C’est l’occasion d’échanger sur la programmation, les immanquables des uns et des autres, autour de quelques bières.

Côté nouveautés, moins de choses qu’habituellement. Il faut dire que l’édition de 2027 sera la vingtième et Hellfest Productions a préféré réserver le lot de grosses surprises pour cet anniversaire qui s’annonce déjà dantesque. Mais ne pouvant s’empêcher de faire plaisir et de surprendre son public, elles sont tout de même au nombre de deux.

La première, et de taille, c’est l’immense statue d’Ozzy Osbourne qui nous accueille dès l’entrée, sous l’arche où se trouvait la Gardienne des ténèbres l’année dernière, et qui veillera sur nous durant tout le week-end.

Personnellement, et sans vouloir porter offense à l’artiste responsable de cette œuvre et à son travail, je ne la trouve pas forcément très réussie, bien que le visage du chanteur iconique de Black Sabbath soit reconnaissable. Faisant pâle figure comparée à celle de Lemmy, je lui trouve un effet gros jouet en plastique, genre Mako moulage géant.

La deuxième nouveauté est à chercher du côté du Hellcity Brewpub où une scène acoustique est installée, variant et augmentant un peu plus l’offre d’artistes à l’affiche. J’arrive malheureusement trop tard le mercredi soir pour voir ce que cela peut donner car le dernier concert venait tout juste de terminer lorsque je pousse les portes du lieu et je n’aurai pas l’occasion d’y retourner les autres jours.

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : C’est très fluide au niveau de la cathédrale en ce premier jour. On entre sur le site sans trop attendre, cela permet d’être présent bien avant le début des concerts.

Ce qui marque instantanément les esprits dès qu’on arrive sur le site, ce sont les longues files d’attente qui s’étirent en zig-zag à perte de vue. Ce n’est pas aujourd’hui que je perdrais mon temps à cet endroit, préférant voir des concerts et retrouver les copains et copines autour de nombreux apéros.

Seb : Les Lyonnais de Skaphos, sous une Altar se remplissant doucement, font vibrer mes tympans en premier, avec leur Black / Death Metal ultra qualitatif, à grand renfort de double pédale. Jouant sur les ambiances et un bel équilibre entre lourdeur et noirceur, le quartette n’a aucun mal à conquérir un auditoire donnant de la voix pour soutenir le groupe entre chaque titre. Je serais bien resté tout le long mais le concert suivant est un immanquable pour moi et il se passe à la Warzone.

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : Changement radical d’ambiance avec le Skate Punk des Suédois de Satanic Surfers.

Plongeon immédiat dans mes années lycée et fac, dans la deuxième partie des années 90.

Le soleil est présent et cogne pas mal, la météo idéale pour ce genre de musique. Le quatuor nous sert un set pied au plancher pour le plus grand bonheur d’une fosse bien garnie et remuante. Le batteur, Rodrigo Alfaro, en véritable poulpe sous amphétamines, martèle ses toms à un rythme soutenu tout le long du concert. Et le plus bluffant là-dedans, c’est qu’il assure les parties de chant principales. Les quarante minutes allouées à la formation passent à une vitesse folle. 

Quelle énergie !

Crédit vidéo : Once Upon a Live

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : Je bascule sur la Valley où Elder va nous faire voyager avec son Stoner psychédélique mâtiné de Metal Progressif. Habitués à installer des ambiances propices à l’évasion, les Américains sont friands des titres sortant des standards traditionnels radiophoniques. En quarante minutes de set, ils ne nous interprètent que quatre titres, c’est vous dire la longueur des pièces. La musique proposée est totalement immersive et je me laisse porter tout en douceur par la mélopée qui m’emporte à mille lieues de la frénésie du concert précédent. Un joli moment apaisant.

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : Ce qui est bien dans ce genre de grands festivals, c’est que la quantité de concerts permet de faire de grands écarts stylistiques, pour peu que l’on soit éclectique. Ce qui est mon cas. C’est donc le moment d’aller prendre une petite dose de Metal Alternatif meets Néo Metal avec les Américains de Breaking Benjamin. Le groupe ne bénéficie pas de la même aura ni du même succès en Europe que dans son pays d’origine. Dire que je maîtrise le répertoire du groupe serait prétentieux car je ne connais que son album Phobia, sorti en 2006, celui qui contient leur énorme tube “The Diary of Jane”, titre qu’ils jouent, bien entendu, en clôture d’un concert très agréable. La formation nous offre un set excellemment bien exécuté et loin d’être rébarbatif. En onze titres, le groupe fait mouche auprès d’une fosse bien garnie et parmi laquelle, certaines personnes connaissent les morceaux du groupe sur le bout des doigts. Une très belle surprise !

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : C’est au pas de course que je rejoins la Warzone pour reprendre une nouvelle dose de Skate Punk avec une des gloires du style : les Américains de Lagwagon. Je me place tout devant, à l’orée du pit, et dès les premières notes de guitare, celui-ci se met en branle et ne s’arrête pas durant tout le concert. C’est un groupe que je voulais voir depuis longtemps, et je ne suis pas déçu. La formation n’est pas avare et nous sert dix-huit titres pour une heure de prestation. Bon, c’est vrai que, contrairement à un Elder, les morceaux flirtent plutôt avec les trois minutes en moyenne. L’énergie est bonne et contrairement à certaines personnes avec qui j’ai pu discuter durant le week-end et qui ont trouvé que Lagwagon était en mode roue libre et minimum syndical, j’ai clairement pris mon pied. La place dans la fosse doit aussi jouer car, comme on peut le voir avec le cadrage de la vidéo, ça bouge pas mal devant. Un très bon concert avec une seule petite déception : ils n’ont pas joué “Smile” qui est mon morceau préféré ! Et ce n’est pas faute de l’avoir réclamé à corps et à cris. Le meilleur de la journée, malgré ce petit oubli.

Crédit vidéo : Once Upon a Live

Bruno : Je ne suis pas très fan de Borknagar ; ce n’est pas que je n’aime pas mais je ne suis jamais transporté par leurs prestations.

Je n’ai jamais apprécié la voix d’ICS Vortex (ex-Dimmu Borgir) qui est trop haut perchée à mon goût. Et comme Nedland (ex-Solefald), l’autre chanteur, a une voix à peu près similaire, autant vous dire que cela ne me transporte pas de joie !

La musique est sympa mais, voilà, sympa ce n’est pas suffisant pour ressentir des frissons pendant un concert.

Donc j’ai trouvé ça sympa. Voilà, ni plus ni moins, avec de bons passages malgré tout, il ne faut pas cracher dans la soupe.

Remarquez, c’est déjà pas mal, j’aurais pu trouver ça totalement à chier ! Faut toujours voir le bon côté des choses.

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : Slot où il va falloir faire un choix car les trois groupes jouant à cet horaire m’intéressent. Ayant déjà vu Uncle Acid And The Deadbeats et The Halo Effect par le passé, je jette mon dévolu sur Papa Roach. Le groupe bénéficie d’un excellent créneau, preuve de sa notoriété. Et ce n’est pas la foule présente devant la Mainstage 1 qui me fera mentir. Le show proposé est ultra carré avec un son impeccable et puissant. On sent la grosse machine américaine rodée à l’exercice. Ça joue très bien et le set est maîtrisé à la perfection mais trop propre et surtout manquant un peu de sincérité. Ici, aucune place n’est laissée à l’imprévu. On assiste à un spectacle sympathique, certes mais qui n’arrive à capter mon attention qu’en de rares occasions (“Dead Cell” ou encore “Getting Away With Murder”) mais je lâche totalement l’affaire en milieu de set lors de la reprise du “California Love” de 2 Pac. Je pourrai dire que j’ai vu Papa Roach en live mais je pense que ce sera la seule et unique fois.

Je flâne ensuite du côté de la Warzone mais la fatigue commence à se faire sentir. Je ne me suis pas vraiment économisé en cette première journée et si je veux être en forme demain, il est temps de faire route vers le campement, accompagné de la musique d’Alice Cooper qui se produit sur la Mainstage. Je vois le feu d’artifice, tiré en hommage à Ozzy Osbourne, depuis le camp de base.

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

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