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Live report Hellfest 2026 – Jour 4

N’ayant pas sollicité d’accréditation, par choix, c’est en qualité de festivaliers que nos deux comparses, Bruno et Sébastien, ont arpenté les scènes du Hellfest édition 2026. Ils vous livrent ici leurs impressions. 

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : Comme chaque année, nos logeurs nous offrent le repas du dimanche midi. Une tradition à laquelle nous ne dérogerions pour rien au monde ! Et c’est également l’occasion de partager un très bon moment, autour d’un bon barbecue, avec les autres campeurs que nous prenons plaisir à retrouver tous les mois de juin et avec lesquels nous avons tissé des liens année après année.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, l’arrivée sur le site du festival est plus tardive que les autres jours.

Seb : Je retrouve quelques amis au niveau du Kingdom of Muscadet et je décide de suivre la troupe jusqu’à la Warzone où les légendaires Buzzcocks ont déjà entamé leur set. Ce serait mentir de dire que je suis un inconditionnel des Anglais mais je passe un très bon moment, le groupe ayant toujours belle allure sur scène et délivrant une très bonne prestation. Malgré un concert agréable, je ne reste pas jusqu’au bout car je dois rallier la Mainstage 1 pour voir une formation que j’attends de voir depuis de nombreuses années.

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : Cela fait de nombreuses années que, lorsque la programmation du Hellfest est dévoilée, j’inspecte scrupuleusement tous les noms dans l’espoir d’y voir apparaître celui de Pennywise. Et cette année, mon vœu a enfin été exaucé. Alléluia !

C’est devant un public conséquent mais qui aurait dû être plus nombreux que les Américains arrivent sur scène. Il faut dire qu’en cette dernière journée, le soleil et la chaleur ne nous épargnent pas et cognent encore plus fort que les autres jours. Des restrictions ont été prises par la préfecture notamment sur la vente d’alcool (plus d’alcool fort vendu, 25 cl de bière au lieu de 50 cl et un seul verre servi par personne) et sur l’importance de bien s’hydrater (avec de l’eau). Devant la Mainstage 1, ça chauffe au-dessus de nos têtes et les pavés en devant de scène qui ont emmagasiné tout ça durant les quatre jours font également remonter une onde de chaleur sous nos pieds. En bref, j’ai l’impression d’être dans un four à chaleur tournante et de jouer le rôle du poulet rôti du dimanche.

Mais peu importe, depuis le temps que j’attends ce moment, je ne vais pas me défiler.

Et je fais bien car malgré ses presque quarante ans d’activité, Pennywise a encore du jus et délivre un set de Skate Punk pied au plancher. Ravissant au passage une bonne poignée de fans, qui à la vue des visages, sont de la même génération que moi. Les Américains se concentrent uniquement sur leur vieux répertoire. Aucun titre sorti après 2001 n’est joué. Autant dire, la substantifique moëlle. Ils se payent même le luxe de faire trois reprises : une de leurs potes de Bad Religion (“Do What You Want”), le “Stand by Me” de Ben E. King (à leur sauce) et un extrait du “Fight For Your Right” des Beastie Boys. Mais les morceaux qui raflent la mise sont inévitablement “Society” et le final sur “Bro Hymn” entonné à l’unisson par un public conquis. Putain, ce que c’était bon !

Crédit vidéo : Once Upon a Live

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : Il est 18h40 et à partir de ce moment-là, je ne quitte plus la Valley. La journée consacrée à la scène de NOLA est déjà bien entamée et il reste encore trois groupes à passer.

C’est au tour des vétérans de Corrosion Of Conformity de prendre la scène d’assaut. Le son est impeccable et Pepper Keenan (chant / guitare) est en forme et en voix, son camarade Woody Weatherman (Guitare / voix) l’est tout autant. Autour de ses deux piliers, la nouvelle section rythmique fait des étincelles. Bonne pioche du côté de ces deux récentes recrues (Bobby Langdraf à la basse – avec son beau stetson blanc vissé sur la tête – et Nick Shabatura à la batterie). L’essentiel du set se concentre sur les albums sortis entre 1991 et 2000 (dix titres), le noyau dur faisant la part belle au classique Deliverance (1994) représenté par pas moins de six morceaux. Seuls deux titres extraits du dernier album en date Good God / Baad Man(2026), qui s’intègrent parfaitement à la setlist, sont la seule occasion d’écouter du matériel plus récent. Je trouve la prestation excellente et l’heure de jeu allouée à la formation défile à vitesse grand V. A l’issue de ce concert, on reste débriefer le week-end avec Vince (bassiste de Salace) et Diego (chanteur / bassiste de Karras) autour de quelques bières.

Crédit vidéo : Once Upon a Live

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : Enfin arrive le moment que beaucoup attendait tant : la présence d’Acid Bath au Hellfest ! Un événement historique en soi puisque c’est la toute première fois que les Américains jouent sur le sol français et en Europe. En fait, c’est la première fois que la formation quitte son continent. Dax Riggs (chanteur) a pris sur lui et a lutté contre sa phobie de l’avion pour assurer ces quelques dates en festival et la tournée des stades en ouverture de la tournée de System Of A Down. Les cachets alléchants ont dû aider à vaincre cette peur. Je suis surpris de l’affluence, plus que correcte certes, mais je m’attendais à ce que la fosse soit blindée. Avec seulement deux albums dans leur besace (sortis respectivement en 1994 et 1996) les fans présents savent qu’il ne vont avoir que du nectar. Je mentirais si je disais que je suis un inconditionnel du groupe. L’écoute de ces deux disques me plaît beaucoup mais je ne connais pas tous les morceaux par cœur. Par contre, il était inconcevable de rater ce concert car si nous avons la chance de les voir aujourd’hui sur scène, qui sait si cela se reproduira dans un futur proche ou lointain. Le set est composé de dix titres et la légende, influence majeure sur la scène de NOLA, déroule sa setlist comme sur du velours. Il n’y a qu’à regarder les visages des fans bardés d’un grand sourire tout le long du concert.

On a vécu un grand moment et j’en reprendrai bien une autre dose avec plaisir.

Crédit vidéo : Once Upon a Live

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Seb : C’est le moment du dernier concert du week-end. Et qui mieux que Phil Anselmo, qui doit avoir une résidence secondaire à Clisson à force de venir ici, et Down pour clôturer cette journée consacrée à la scène de la Nouvelle Orléans ?

La joyeuse bande bénéficie d’1h15 de jeu et va concentrer ses efforts uniquement sur leurs deux premiers méfaits sortis en 1995 (NOLA) et 2002 (Down II : A Bustle In Your Hedgerow…). Douze titres à la lourdeur et au groove inimitable. La quintessence du son NOLA.

Phil, pieds nus, est très en voix et a perdu beaucoup de poids. Il a dû lever le pied sur les excès et cela lui va très bien. Autour de lui, on retrouve Pepper Keenan (Corrosion Of Conformity) et Kirk Windstein (Crowbar) aux guitares, Jimmy Bowers (Eyehategod) à la batterie et Patrick Bruders (Crowbar) à la basse. Dix des douze titres livrés au public ce soir sont extraits de leur premier album, qui est indispensable pour tout amateur de Sludge. 

Anselmo dédie le morceau “Lifer” à Dimebag Darrell et Vinnie Paul, ses anciens frères d’armes au sein de Pantera, ainsi qu’à Ozzy Osbourne. Là encore, le concert passe bien trop vite, signe qu’il est très bon. Un des meilleurs du week-end. Celui-ci se clôture avec le traditionnel échange d’instruments avec d’autres musiciens ayant joué sur cette scène durant la journée sur un “Bury Me In Smoke” d’anthologie. C’est sur ce point final et les oreilles bourdonnantes que nous regagnons la sortie, tel un troupeau de moutons, des images et du son plein la tête. En passant la cathédrale, un sentiment étrange me prend. Entre tristesse que ce soit déjà fini et soulagement que ce soit enfin fini. Car il ne faut pas se mentir, la chaleur de ses quatre journées en enfer a mis les corps à rude épreuve.

Crédit vidéo : Once Upon a Live

Crédit vidéo : Bruno Guézennec

Les meilleures choses ont une fin, les plus épuisantes aussi. Le Hellfest cumule les deux en quatre jours.

2027 s’annonce comme un nouveau défi pour les organisateurs ainsi que les spectateurs. En effet, la 20ème édition du festival avec dix scènes et plus de trois cents groupes à l’affiche s’annonce dantesque ! Quatre scènes supplémentaires, pour ne finalement pas pouvoir assister à plus de spectacles (à moins qu’ils ne nous réservent d’autres surprises).

On en saura plus au fil des mois et surtout quand le running order sera dévoilé. En attendant, tout n’est que suppositions.

That’s all folks !

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