Powerwolf+Hammerfall+Wind Rose
Texte : Seb D
LE ZENITH (Nantes, 44)
Mercredi 9 octobre 2024
Vidéos : Once Upon a Live (sauf la dernière)
C’est sous la pluie et un ciel grisâtre que je rallie le Zénith de Nantes pour passer une bonne soirée au doux son du Heavy Metal. En effet, c’est dans le cadre de sa tournée européenne “Wolfsnächte 2024”, en soutien à son nouvel album “Wake up the Wicked”, que les Allemands de POWERWOLF, accompagnés de deux autres groupes, vont gratifier notre pays avec deux escales. La première date à Paris ayant affiché sold out rapidement, la troupe d’Attila Dorn a rajouté l’étape nantaise à son périple qui comptait déjà quinze dates.
C’est devant une fosse déjà bien fournie que les Italiens de WIND ROSE prennent la scène d’assaut. Les transalpins n’ont que vingt minutes pour convaincre et n’ont aucun mal à le faire grâce à leur Power Folk Metal festif et très accrocheur. Les musiciens arrivent sur les planches habillés de capes bleu roi à l’encolure en moumoute. Le chanteur, grimé tel un seigneur nain s’étant échappé de la Terre du Milieu, déboule à son tour une hache à la main. En seulement quatre titres, la belle équipe va mettre le public dans sa poche. Je crois n’avoir jamais vu un groupe mettre le feu comme ça en si peu de temps. Chapeau bas ! Il faut dire que le Metal pratiqué par la formation est très festif et il est difficile de ne pas se laisser embarquer par leur énergie et de tels hymnes. C’est le dernier titre, “Diggy Diggy Hole”, qui remporte la palme car reprise en cœur par l’audience ; c’est leur plus gros tube, affichant plus de soixante millions de vues sur YouTube, le genre de musique que je déteste habituellement. Je n’écouterai pas ça à la maison mais je dois avouer que si le groupe devait se produire en festival et que je suis dans les parages, je ne bouderai pas mon plaisir. Une agréable entrée en matière.
Lien vidéo WIND ROSE :
Ça enchaîne très vite car après seulement dix petites minutes de pause, la salle est de nouveau plongée dans le noir. C’est maintenant au tour des Suédois d’HAMMERFALL de nous régaler avec leur Heavy Metal. Forts de plus de trente ans d’expérience au compteur, on se dit que la sauce va prendre immédiatement. Eh bien pas du tout ! Il n’est pas si évident que ça de passer après la tornade WIND ROSE, même lorsqu’on s’appelle HAMMERFALL. Le groupe sort les rames et il faut attendre le tube “Renegade”, cinquième titre de la setlist, pour qu’enfin le public commence à se mettre dans l’ambiance et à lever le poing. À partir de ce moment, le chanteur Joacim Cans ne va plus le lâcher en captant son attention et en jouant avec lui, notamment avant le début du titre “Let the Hammer fall”. Et cela jusqu’à la fin du show grâce à des hymnes tels que, “(We Make) Sweden Rock” et “Hail to the King”. Sur les douze titres joués ce soir, les Suédois ont mis à l’honneur trois extraits de leur nouvel album Avenge The Fallen. Un très bon concert qui n’est pas passé loin du naufrage, ce qui aurait été bien dommage.
Lien vidéo HAMMERFALL :
Une voix résonne dans la salle et nous annonce un entracte de trente minutes. Un grand rideau rouge flanqué du logo de la tête d’affiche du jour, cache la scène.
Lorsque celui-ci tombe, nous découvrons le décor dans lequel vont évoluer les Allemands. Le terrain de jeu de POWERWOLF ce soir peut faire penser aux ruines d’une église dont les vitraux servent à projeter des images. En fond de scène, un écran gigantesque diffuse diverses animations où le loup (mascotte du groupe) se meut dans différents thèmes et saynètes en fonction des titres joués. C’est un véritable show à grand renfort de pyrotechnie. L’entame de cette grande messe du Heavy Metal se fait sur un extrait de leur tout dernier album, Bless ‘em with the Blade. Le son est massif et très net, on va en prendre plein les yeux et les oreilles ! Et le groupe ne va pas être avare car il va nous jouer dix-neuf titres (rappel compris). Une grosse partie de leur discographie est balayée avec des tubes comme s’il en pleuvait tels “Army of the Night”, “Amen & Attack”, “Armata Strigoi”, “Bête du Gévaudan”, etc. Ils mettront également à l’honneur leur dernier bébé avec pas moins de quatre titres.
Le chanteur Attila communique avec l’audience tout le long de la soirée dans un français impeccable, n’hésitant pas à faire participer le public, lui demandant de le suivre sur ses vocalises puissantes. La salle répond comme un seul homme à toutes ses demandes.
Tels Flake et Till de Rammstein, Attila et le claviériste Falk animent la galerie sous forme de minis sketchs où ils n’hésitent pas à se charrier.
Le concert passe à une vitesse folle et c’est après un rappel avec la triplette “Sanctified with Dynamite”, “We drink your Blood” et “Werewolves of Armenia” que le groupe quitte la scène sous une véritable ovation.
Lien vidéo POWERWOLF :
Depuis plusieurs années déjà, une question se pose : “Qui pourra remplacer nos têtes d’affiche légendaires et vieillissantes dans les gros festivals ?”.
A l’instar d’un GHOST, d’un MACHINE HEAD ou d’un SABATON, je pense que POWERWOLF peut aisément prétendre à ce statut vu la véritable machine de guerre qu’est devenu le groupe en live.
POWERWOLF – Wolfsnächte 2024 (NANTES) :





