Étiquette : Memento Mori Webzine

  • Interview – Berlial/Part 1

    Interview – Berlial/Part 1

    Interviewés : CzH et HSOD / Jérémie et Cédric – Berlial
    Interviewer : Mémé Migou

    Après la découverte de l’album, avec à la clé une chronique en forme de coup de cœur, Mémé a eu le plaisir d’échanger avec les deux protagonistes du groupe de Black Metal Berlial, savoir CzH et HSOD. Une belle rencontre qui tient plus de la discussion que de l’interview, ce qui n’a pas empêché d’aborder les items spécifiques au groupe. Nouveau coup de cœur pour Mémé ! Alors ensemble, ils ont parlé… parlé… parlé…

    … C’est pour cela que cette interview sera proposée en 2 parties. Dans cette première, on y parle de Berlial, bien évidemment, de leur discographie, de leur façon de composer, mais également, d’art, de poésie, et de la scène Black Metal, entre autres choses. Découvrez par vous-même…

    Enjoy :

    Liens :

    Berlial – Nourishing the Disaster to Come – Memento Mori Webzine

    https://berlial666.bandcamp.com

    https://www.facebook.com/Berlial666

    https://mykingdommusic.bandcamp.com/album/nourishing-the-disaster-to-come-2

  • Les 2 minutes de Gévaudan… / N°4

    Les 2 minutes de Gévaudan… / N°4

    « Les Répétitions »
    Un billet d’humour par Gévaudan

    A écouter, partager, commenter et savourer

    Gévaudan poursuit son récit de vie d’un groupe de Metal extrême, façon François Pérusse. Pour ce 4ème volet, retrouvez les comparses en pleine répétition…

    Et vous, ça vous parle ?

    Ce sont nos pépites humoristiques des vacances, le rendez-vous de chaque dimanche à l’heure de l’apéro. Vous en reprendrez bien une lichette la semaine prochaine ? Ce sera la dernière !

  • Khôra – Ananke

    Khôra – Ananke

    Genre : Symphonic Progressive Black Metal
    Label :  Les Acteurs de l’Ombre Production
    Sortie : 2 Mai 2025

    Note : 85/100 (WvG)

    Pour certains, papa est une pierre qui roule (et qui n’amasse pas mousse) … pour Khôra, papa est empereur et maman est un volcan islandais. Test de paternité par l’écoute avec Ananke, leur album, ci-présentement.

    *

    La génétique, ça ne trompe pas, moins qu’un éléphant du moins : quand un enfant a le nez de maman, les lobes d’oreilles de papa ou est capable de lécher son propre coude – faut-il être couillon pour perdre du temps à vérifier cette information par la démonstration. Mais quitte à parler d’oreilles et de parentalité, si vous posez la vôtre sur Ananke, deuxième album après Timaeus en 2020 de l’Allemand Ole, qui concrétise son projet de one-man-band initial de 2012 en un groupe s’épaulant des talents de Frédéric Gervais au chant (qui a aussi réalisé les mix et mastering aux studios Hénosis bien connu des followers de Misanthrope, Monolith ou Pensées Nocturnes par exemple) ainsi que Göran Setitus à la basse et Kjetil Ytterhus à l’orchestration et aux claviers, vous en serez convaincu. 

    Et ici le terme « orchestration » n’a jamais été aussi évident tant le Black Sympho Progressif dans lequel nous entraîne le groupe est une symbiose totale entre Emperor et Dimmu Borgir de leurs débuts jusqu’à In Sorte Diaboli. Tout y fait penser : le riffing, la construction des morceaux, les enchainements harmoniques, le blastbeat… et l’orchestration, massive et d’une qualité sonore époustouflante, d’autant quand on tend bien l’oreille et qu’on sait que ce ne sont que des banques de sons (genre Eastwest Hollywood ou Spitfire) qui font le taff – merci la technologie qui permet tout ça. Ne manque plus que la voix de Shaggrath et on y est…

    Et, oui, il vaut mieux ne pas se trainer la migraine des Enfers comme c’est mon cas actuellement, tellement on se prend de dissonances, hautes fréquences et frappes de caisse claire et cymbales diverses, la qualité de production est incroyable : imaginez les albums de  Dimmu Borgir de la période que j’évoquais ci-dessus avec un grain plus net et plus digeste (sans pour autant être moins sale) … Les quarante-et-une minutes passent donc assez aisément dans ce déferlement de violence grâce à cet aspect harmonieux. Le seul moment un peu paisible intervient sur la première partie de « Crowned », antépénultième piste avant de clore l’album sur un épilogue symphonique.

    *

    Très clairement, le compositeur est un fan de Dimmu, la jaquette allant jusqu’à imiter fidèlement celle de Abrahadabra. Si le groupe originel (et sa qualité musicale et compositionnelle) vous manque, posez assurément votre conduit auriculaire sur cet album sombre et puissant.

    Tiens, en parlant d’oreille… vous êtes toujours en train d’essayer de vous lécher le coude, pour vérifier ? 😉

     Tracklist 

    01 – Empyreal Spindle  

    02 – Legion of the Moirai  

    03 – Wrestling with the Gods  

    04 – In the Throes of Ascension  

    05 – Arcane Creation  

    06 – On a Starpath  

    07 – The Sentinel  

    08 – Supernal Light  

    09 – Crowned  

    10 – Q.E.D  

    Line up : 

    Frédéric Gervais – Chants

    Oleg I – Guitare

    Göran Setitus – Basse

    Kjetil Ytterhus – Claviers/Orchestration 

    Guests 

    Rune ‘Blasphemer’ Eriksen (ex-Mayhem)

    Kristian Niemann (ex-Therion)

    Wolfgang Rothbauer (live Belphegor)

    André ‘Cosmocrator’ Søgnen (The Wretched End)

    Liens : 

    https://ladlo.bandcamp.com/album/ananke

    https://www.facebook.com/KHORA.Official

  • Nightfall – Children of Eve (2025)

    Nightfall – Children of Eve (2025)

    Genre : Dark Death Metal
    Label :  Season of Mist
    Sortie : 2 Mai 2025

    Note : 90/100 (WvG)

    Marre de la soupe qu’on vous sert à longueur de temps ? Pas de souci, aujourd’hui on va se faire un Grec… avec Children of Eve, dernier opus de Nightfall !

    *

    Commençons déjà par les ingrédients, des grosses légumes : un artwork signé Eliran Kantor (qui a déjà bossé sur ceux de Testament et Kreator), une prod épaulée par Thimios Krikos (guitariste de InnerWish), un mix et mastering par Jacob Hansen – est-il encore besoin de rappeler son CV ?

    Et la viande est bien grasse et goûteuse : un Death Metal avec un soupçon de Dark, aux saveurs grecques prononcées, avec des références perpétuelles au modal antique (phrygien et dorien prioritairement), les pentatoniques chères au Metal ; le son fait des tâches et les arrangements sont savoureux (lignes vocales féminines, chœurs, etc.)

    Alors, oui, niveau goût, vous me direz que ça fait penser un peu à leurs comparses hellènes – ils s’appellent « hellènes » mais ce sont des garçons comme les autres – de Rotting Christ et Septicflesh (particulièrement, d’autant de la période Sumerian Demons), ce qui donc met un bon pain (pita) dans la tronche. 

    La recette a-t-elle évolué depuis leurs débuts ? Oui, de mon souvenir : j’ai rencontré musicalement le groupe dans les fins 90’s – la formation existe depuis 1991 – et, même malgré le fait que j’ai un peu lâché ce restaurant pendant un moment, je trouve le sandwich plus cohérent sur tous les plans : toujours aussi mélodieux (ma préférence va à « The Makhaira of the Deceiver » et au finale mélodieux et pesant « Christian Svengali »), le produit est plus agressif et épicé en bouche, ça picote. Ceci est probablement dû aux maîtres kébabiers qui gèrent : si Efthimis Karadimas est toujours le patron, ses associés ne sont pas en reste, particulièrement avec l’arrivée de Fotis Benardo, ex-Septicflesh à la batterie, qui envoie la sauce. En accompagnement, les lignes de guitare de Kostas Kyriakopoulos et de basse par Vasiliki Biza ajoutent du sel et du croustillant.

    Si l’idée de départ n’a pas l’air très catholique, voire anathème (c’est le fonds de commerce de cet album, lisez les titres, ne serait-ce que la référence dès l’intitulé), le plat pour dix commande(ment)s est donc du sérieux, consistant, pas forcément trop lourd mais croquant et gourmand. Surtout digeste.

    *

    Subséquemment, les enfants, je vous recommande chaudement cette adresse à la nuit tombée si vous avez besoin de vous mettre quelque chose dans le ventre – une bonne patate – et appréciez les mets de qualité. Merci, chef, et à bientôt.

    Tracklist:

    01 – I Hate 

    02 – The Cannibal 

    03 – Lurking 

    04 – Inside My Head 

    05 – Seeking Revenge

    06 – For the Expelled Ones 

    07 – The Traders of Anathema 

    08 – With Outlandish Desire to Disobey 

    09 – The Makhaira of the Deceiver 

    10 – Christian Svengali 

    Line-up:

    Efthimis Karadimas – Vocals

    Kostas Kyriakopoulos – Guitars

    Vasiliki Biza – Bass

    Fotis Benardo – Drums

    Liens

    https://nightfall.gr

    https://www.instagram.com/nightfallband

    https://www.youtube.com/@NIGHTFALL_band https://www.facebook.com/nightfallband/

  • NATTVERD – Tidloes Naadesloes (2025)

    NATTVERD – Tidloes Naadesloes (2025)

     Genre : Black Metal
        Label : Soulseller Records
          Date :  21 mars 2025  

    Note :  92/100 (LB D)

    Comme le bon vin, Nattverd s’est bonifié avec le temps : bien des choses ont changé chez eux depuis leurs débuts en 2017. Tout d’abord, leur musique a grandement évolué, le groupe est passé d’un Black Metal simpliste, brutal et sans compromis lors du premier album à un Black Metal plus sophistiqué, affinant ainsi son style pour le rendre plus accessible tout en restant fidèle à leurs racines norvégiennes. L’intégration de samples dans les albums suivants ainsi que la maîtrise des arrangements ont largement contribué à cette évolution. Bien que ces éléments demeurent présents en quantité modérée, leur efficacité demeure redoutable.

    La production a également connu une progression constante, notamment grâce aux signatures successives avec différents labels en passant d’une réalisation “fait maison” à un contrat initial avec le label allemand Darker Than Black Records, puis avec le label français Osmose Productions, pour finalement signer chez les Néerlandais de Soulseller Records pour son dernier album en date, ce qui a par conséquent permis une augmentation des budgets alloués à la conception des albums successifs.

    Enfin, l’effectif du groupe a lui aussi considérablement évolué au fil des années, d’un duo au début de leur carrière en 2017 à un quatuor en 2020, il est devenu un quintette dès 2021 avec l’arrivée d’abord d’un batteur de session, Anti-Christian, ancien matraqueur de fûts chez Tsjuder, puis de Renton en tant que membre permanent depuis 2023.

    Tous ces petits ajustements et autres améliorations profitent indéniablement aux Norvégiens. Progressivement, Nattverd s’impose et voit sa popularité croître ; depuis deux ou trois albums, il est en passe de rejoindre le premier cercle des meilleures formations de ce qu’on appelle singulièrement le “True Norwegian Black Metal”.

    *

    L’exercice d’un nouvel album s’avère toujours délicat pour un groupe, Le succès (au moins d’estime) peut-être à portée de main ; toutefois, il peut également détourner vos fans de longue date, sans espoir de les remplacer, selon que l’album soit accueilli favorablement ou non. La majorité des groupes s’en foutent et je pense que Nattverd en fait partie, car ils poursuivent leur chemin avec détermination et ce n’est pas ce cinquième album qui va me contredire.

    C’est la formation ayant enregistré I helvetes forakt qui s’est rendue en studio pour Tidloes Naadesloes. Cependant, à la surprise générale et au moment où j’écris cette chronique, le groupe s’est quelque peu désagrégé, seuls restent à la barre les membres fondateurs, les incontournables Ormr et Atyr. Mais que s’est-il donc passé ?

    Pourtant, il n’y a rien à redire à ce nouvel opus : on y retrouve dès les premiers accords le Nattverd que l’on apprécie, avec ce parfait équilibre entre froideur, puissance et mélodie.

    Mais avant d’attaquer le vif du sujet, je voudrais toucher deux mots de ce surprenant artwork. Cette main qui apparaît ou qui s’enfonce (à vous de vous faire votre propre avis), comme si elle voulait demander de l’aide. Non pas que cette pochette ne soit pas belle, mais elle n’est pas très en phase avec le style musical des Norvégiens. Elle pourrait davantage convenir à un groupe de DSBM qu’à une formation telle que Nattverd. Cela dit, ceci n’est que mon humble avis.

    Sur ce cinquième album, les Norvégiens s’efforcent d’apporter une plus grande diversité dans leurs compositions, et nous avons un parfait exemple avec ce titre d’ouverture “Iskalde Horn”. Ce titre oscille habilement entre des passages brutaux allant jusqu’aux riffs Thrash en milieu de morceau, pour se conclure sur une tonalité nettement plus douce – enfin façon de parler hein ! De mémoire, une telle variation n’avait jamais été aussi marquée par le passé. 

    On remarquera aussi la présence de nombreux titres mid-tempo, denses et froids, souvent ponctués par des accélérations fulgurantes. Le très entraînant “Doedsfugel”, avec son groove merveilleusement mélodique après un petit interlude en fond sonore. “Raatte Og Raatt” se distingue par sa densité et sa froideur, tout comme “Ens Egen Grav”, qui, en plus de ça, a la particularité de présenter de multiples changements de rythme. Ce titre clôture parfaitement cet album. 

    Pour le reste, c’est du Nattverd pur souche, avec des compositions assez classiques mais toujours aussi redoutables. Les samples, devenus au fil du temps incontournables à la musique des Norvégiens, sont judicieusement sélectionnés et parfaitement intégrés.

    On notera tout de même quelques titres bien sauvages sans aucun temps mort tels que “Med knieven I Oeyet” ou “Udyr”, où un travail conséquent sur les riffs de guitare vient littéralement nettoyer en profondeur les conduits auditifs, et ceux-ci vous détruisent les derniers neurones encore en activité. 

    Nous avons également deux invités de marque bien connus de la scène norvégiennes qui viennent pousser la chansonnette : tout d’abord Hoest (Taake, Gorgoroth) sur “Iskalde Horn”, “Raatte Og Raatt” et sur la reprise de Dødheimsgard “Naar Vi Dolker Guds Hjerte”, puis Von Hellreich de Slagmaur sur “Doedsfugel”. Ces deux invités s’intègrent parfaitement dans le paysage sonore proposé : toutefois, il faut bien reconnaître qu’ils n’apportent pas grand-chose de plus aux compositions.

    Alors, oui, cette œuvre m’a pleinement convaincu : la régularité est une fois de plus au rendez-vous. Elle se révèle à la fois brutale, implacable et mélodique, sans pour autant tomber dans l’excès de démonstration ou d’un trop plein de technique. Avec beaucoup de recul et un maximum d’écoute au compteur, je confirme que ce cinquième album constitue le digne successeur de I helvetes forakt.

    À l’heure où nos glorieux anciens marquent le pas, B*rz*m n’existant plus, Mayhem, Emperor et Satyricon vivant sur leurs acquis en concerts uniquement, alors que Darkthrone et Dødheimsgard ne sont plus vraiment intéressés par le metal noir, Nattverd, en digne héritier, pourrait à l’avenir s’imposer comme le nouveau porte-drapeau du célèbre “True Norwegian Black Metal”. En tous cas, Tidloes Naadesloes incarne parfaitement l’essence même de ce Black Metal old school norvégien et contribue activement à la préservation de cette tradition.

    Tracklist : 

    01 – Iskalde Horn

    02 – Doedsfugl

    03 – For Aa Kunne Bli Doedt

    04 – Hvisk Deg Vekk

    05 – Raate Og Raatt

    06 – De Sviande Ord Vaagar Ikje For Sitt Liv

    07 – Udyr

    08 – Med Kniven I Oeyet

    09 – Naar Vi Har Dolket Guds Hjerte (Dødheimsgard cover)

    10 – Ens Egen Grav

    Line-up : 

    Ormr – Chant

    Atyr – Guitare

    Aven – Guitare

    Sveinr – Basse

    Renton – Batterie

    Guests : 

    Hoest (Taake).

    Von Hellreich (Slagmaur)

    Liens : 

    https://www.facebook.com/nattverdofficial

    https://nattverdofficial.bandcamp.com

    https://www.instagram.com/nattverdofficial

    https://soulsellerrecords.bandcamp.com/album/i-helvetes-forakt

  • Live report – Samaïn Fest 2024/2

    Live report – Samaïn Fest 2024/2

    Samaïn Fest 2024 – Jour 2
    La Mézière, Salle Cassiopée (35)
    24 – 26 Octobre 2024

    Texte, vidéo et Photos : Mémé Migou

    Quelques heures de repos et… Nous voici prêts pour le second jour de ce Samaïn Fest 2024. Après une journée plutôt orientée vers le Black Metal, on sera ici tourné vers le Death, même si, pour remplacer la tête d’affiche Destroyer666, ce sera avec l’occult rock d’Aluk Todolo. On n’est pas sur la même ligne, mais j’en connais qui ont fait le déplacement spécifiquement pour eux…

    Avant de parler musique, un détour incontournable sur la petite esplanade herbeuse qui fait office d’avant-cour de la salle, juste après le bar, pour assister à la cérémonie druidique du Samhain, « le nouvel an celte ». Je prends d’énormes raccourcis en disant cela. Vous ferez vos propres recherches quant à la signification de ce rite, mené par le grand Druide de la Gorsedd de Bretagne, accompagné de 3 druides, dont l’un des organisateurs du festival. De longues accolades en forme de bénédiction à la fin, ce fut un moment émouvant où j’ai pu voir de jeunes en larmes et des amis pleinement présents pour vivre ce moment.

    Juste après, nous avons eu la chance d’écouter l’un des protagonistes de la cérémonie, le Barde, dans un exposé de son travail autour de la série de nombres et de la force du symbole dans le druidisme. C’était kiffant à souhait, malgré un problème de son. Un court temps d’échanges entre le public, l’orateur et le Grand Druide, avant que ce dernier ne reprenne la main en présentant Gwenc’hlan Le Scouëzec. Ancien Grand Druide.


    S’il y avait vraiment pas mal de monde à la cérémonie, il faut admettre que nous étions un peu moins nombreux à rester à la conférence. Mais tout de même en suffisance.

    La voie du druidisme est nimbée d’un brouillard que certains arriveront à dissiper par une introspection et un travail personnel, où il faut arrêter d’être cartésien. Et le Barzaz Breiz peut se faire phare et feu dans cette nuit intérieure. (Bon, je n’ai p’tet pas tout compris… )

    Pour un p’tit aperçu, c’est par ici :

    Et le festival reprend… Jour 2 :

    Scumslaught

    Halala, ça commence mal… Je ferai involontairement l’impasse sur le premier groupe (non, je n’avais ni faim ni soif), parce qu’en pleine discussion avec Per Vari, le Grand Druide, en compagnie, entre autres, de Amduscias (Conviction, Temple of Baal, …) et sa douce, Vince (Salace) et Vince (de la Couille de Loup).

    Toutes mes excuses, mais quand on me parle de symbolique, je frétille et j’en oublie mes « obligations ».

    Mental Vortex

    Quintette de Death/ Thrash Metal assez technique. Du shred, de gros growls (oui, c’est une jolie allitération, n’est-ce pas ?), des passages lourds viennent remplir nos oreilles et faire vibrer nos corps. L’envie d’en découdre commence à se faire sentir dans le pit. Sans oublier les riffs en contretemps, les p’tits breaks efficaces… 

    Sur un morceau viendra un feat, le chanteur de… Et là, Mémé serre les fesses, car elle n’est vraiment pas sûre de son coup (Si je me trompe, n’hésitez pas à le dire en commentaire… mais gentiment hein !). Donc, le chanteur de Nervous Decay, il me semble. Car, ma foi, dans ce groupe, on retrouve une partie du band, mais le chanteur à la guitare. Bon, je ne sais pas si je suis bien claire, là.


    Et mention spéciale à la put* de shreddeuse ! Mazette ! Impressionnante… Ceci dit, Mémé n’avait d’yeux que pour le bassiste, qui se transforme et se transcende sur scène (ce n’est pas Hulk non plus, je vous rassure), mais il a une de ces auras !

    Halala… Le public est déjà bien chaud, ma foi !

    « Techniquement c’est pas mal. J’aimais bien les soli. Ça s’écoute bien. » – Nico

    Voight Kampff

    Oh ! Voight Kampff était attendu, je ne vous raconte pas ! Du haut de leurs 2 albums de Thrash technique, c’était malgré tout comme une re-formation du groupe. Cela faisait un moment qu’ils n’avaient pas tourné. Alors le public était en attente et les musiciens tout autant…

    Les premiers pogos arrivent dans le pit. C’est le signe en général que l’ambiance est bonne, mais surtout que le groupe sait déclencher « la guerre » du pit.

    Y a pas à dire, Ramon dispose d’un organe qui envoie du lourd… Et là, je me rends compte que, tournée de cette façon, la phrase peut paraître suspecte. En d’autres termes, quelle voix !


    Riffs et batterie sont également au rendez-vous. Le pénultième (ouais, j’aime utiliser de vieux mots qui sentent la naphtaline) titre sera dédicacé à l’un des leurs, parti bien trop tôt.


    Bon… Après, j’avoue que c’est bien foutu, mais au final, ça ne me touche pas personnellement. Question de goût, ça n’enlève en rien la qualité du groupe.

    « Très bien, super. La voix était trop forte sur le premier morceau. Ça reste du Thrash. Un très bon groupe, de très bons musiciens. Et en plus il avait un T-Shirt de Potopak !  [bon là, je ne suis pas certaine de la bonne retranscription…] » – Gérard

    « C’est très bon. Ça faisait combien de temps qu’ils n’avaient pas joué? ! Je les avais vus au Motoc pour leur 1er album puis aux 15 ans de Garmonbozia. Ils avaient fait une pause et là, il semblerait qu’ils reviennent. » – Thomas

    « Voight Kampff, c’est un peu un ovni breton. Parce que pas accessible. Ils ne jouent pas souvent, mais quand ils se produisent, ils envoient des balles. C’est du Metal, mais très créatif, très carré, avec une voix qui n’en fait pas trop. Je trouve que ce groupe a une identité… qui gagne à être connue. Son propre, Thrash technique, bien composé. Voilà, c’est ça, c’est grand. » – Laurent

    « Un p’tit côté Vektor. Quand on les avait vus, c’était il y a 10 ans. J’étais resté sur une image très propre, pas accessible. Ici, on sentait qu’ils prenaient plaisir. Je suis client de Thrash conventionnel. Mais là, j’ai kiffé. Très bon concert. » – Romain


    Cryogenical Excisio
    n

    Changement de décor… à plusieurs titres. Pour commencer, parce qu’on revient sur du Death. Enfin… dans la famille Death, je demande le Brutal Death, et même le Slam Death,  celui qui gruik. Et pour gruiker bien comme il faut, ils n’étaient pas moins de 2 chanteurs sur scène.

    Tiens, mais… ce ne serait pas le même bassiste qui avait capté mon attention sur Mental Vortex ? Ah ben si… Et toujours aussi solaire sur scène. Pour du Metal, rhaaaaaa, ce n’est peut-être pas la métaphore la plus idéale, j’en conviens.

    L’autre décor, c’est aussi le fait de passer un peu plus de temps derrière la scène et sur les côtés. D’abord pour shooter, parce ça commençait à sacrément bouger dans le pit, ensuite prise dans le tourbillon d’une discussion…


    J’en profite pour faire mon petit moment de pause… Mille excuses.

    Vortex of End

    Là aussi, on retrouvera quelqu’un déjà aperçu… mais la veille : ÖberKammander666 de retour à la basse et au backing vocals. Mais combien c’est réducteur de ne parler que de lui. NGH, NKR et Vagus Nox prennent possession des planches. On revient, ici, sur du Black, avec un peu de Death dans certaines structures. Sang qui dégouline sur les visages, vasques enflammées, tout le décorum y est pour placer l’ambiance. Sans oublier ces adorables lights rouges que tous les photographes adorent, bien entendu.

    On m’avait prévenue, genre « putain, on vient d’entendre les balances de Vortex of End, ils vont mettre tout le monde à l’amende ! »… La soirée Black, c’était pas hier ? Bah si, mais ça fonctionne aussi ici, parce qu’il est teinté de Death et parce que niveau haine, c’est une belle déculottée qu’ils nous flanquent.


    Ça accélère… Puis accélère encore… Et encore ! Quand survient un break façonné du groove made in Death Metal… Le batteur est juste impressionnant. Quant aux chants, ils se font parfois refrains qui fédèrent avant de repartir sur du saturé bien énervé.


    C’est mauvais – dans l’esprit- comme une teigne, mais c’est bon – dans la réalisation – comme un groupe que je vais résolument suivre.

    Malheureusement il y a deux petits bémols… Un problème de son pour Vagus Nox, le guitariste, malgré des balances qui se sont bien déroulées, et des inter titres un chouïa vides.

    Le public, au final, ne s’y trompe pas, il profite de ces intertitres pour faire entendre sa voix également et dire tout le bien qu’il pense du groupe. Je m’associe à lui pour clamer haut et fort qu’on a aimé.

    « Je ne les avais jamais vus. Je les avais ratés au Court of Chaos. J’étais curieux de voir ce que ça donnait sur scène, je n’ai pas été déçu » – Ano Nyme

    Aluk Todolo

    Voilà voilà… On a déjà abordé l’épineuse question de l’annulation de Destroyer666… Il a bien fallu remplacer le groupe, alors on a joué aux chaises musicales et Mercyless a pris le dernier slot, tandis que ce pénultième (vous vous souvenez du mot ? C’est bon?) ira à l’occult rock d’Aluk Todolo.

    Entre le Krautrock aux relents de Black et le prog, c’est très lent et infusant… Mais commençons par le début. La batterie se trouve au centre de la scène, relativement en avant, tandis que Shantidar et Matthieu (guitare et basse) viennent l’encercler sur les flancs. Et là, tout devant, ayant donné du fil à retordre à ceux qui ont installé le plateau, une grosse ampoule qui descend du plafond et offrira une aire de jeu pour le trio…


    Vous l’aurez compris, les photographes vont galérer, peu de lights, ou par l’arrière, beaucoup de fumée et une demande de shooter en noir et blanc. Qu’à cela ne tienne, je m’y plierai. L’aspect visuel fait partie intégrante de l’expérience. Car c’est bien une expérience que l’on aura pu vivre avec Aluk Todolo.


    Et ce n’était pas si simple que ça pour une partie du public. Car si Aluk Todolo avait sa fan base, venue tout spécialement pour lui, le public était tout de même divisé, certains n’ayant absolument pas adhéré quand d’autres attendaient « leur concert de la soirée ».


    Mercyless


    C’est à la bande à Max Otero que revient le plaisir de clôturer et la soirée et le festival.


    Du Death old School et un show énergique, voilà ce à quoi le public, par ailleurs très réceptif, a pu recevoir. De fait, ça a foutu dans la salle une grosse ambiance. Il faut dire que Max a de la bouteille, il sait comment faire pour tenir la scène et le public.


    « Those Who Reign Below », leur dernier album, étant sorti la veille, c’était une fête avec feux d’artifice -virtuels, bien entendu, vous l’aviez compris – pour l’occasion.

    Quant à moi, je me demande encore pourquoi le micro était placé plus haut que la normale. Une façon de libérer les cordes vocales ? Messieurs-dames les vocalistes, je vous en prie, ouvrez-moi l’esprit.

    Et c’est sur ce set qu’on va prendre congé du Samaïn Fest 2024, en espérant vivement le retrouver en 2025 (ce qui sera le cas, je vous rassure).

    *


    Le moment idéal est venu pour remercier toute l’orga du Samaïn Fest, pour la réussite de ces deux soirées (trois, mais je n’étais présente que pour 2), ainsi que pour l’accréditation. C’était la seconde fois que je participais au festival, mais la première en tant qu’accréditée, à vivre les 2 jours de façon très concentrée.


    Le Samaïn Fest est organisé par des personnes passionnées, avec des bénévoles souriants, accueillants, le tout sur une ambiance bon enfant. Le Fest n’est pas seulement fait de musique, c’est aussi tout le concept, ce qui entoure le Samaïn Fest, qui participe à son succès.

    Alors si vous aussi, vous souhaitez passer un excellent moment passionné, le Samaïn Fest 2025, ce sera les 23, 24 et 25 octobre prochains.


    Quelques liens utiles :

    Facebook

    https://samainfest.com

    Samain Fest (@festivalsamain) • Photos et vidéos Instagram

    On se retrouve dans 6 mois ! 

    Cérémonie druidique et décors

    Aluk Todolo

    Cryogenical Excision

    Mental Vortex

    Mercyless

    Voight Kampff

    Vortex of End

  • Rituel Noir #1

    Rituel Noir #1

    Pour les amateurs de Black Metal français – mais pas que !-, il était il y a de cela quelques années un rendez-vous incontournable, celui des Feux de Beltane. Feu les feux.. Mais un nouveau festival renaît des cendres de l’ancien, toujours sous l’égide et l’impulsion d’un label non moins incontournable, Les Acteurs de l’Ombre, toujours dans cet endroit emblématique, qu’est la Ferme de Boudiguen à Querrien (29), là où se brasse la « Couille de Loup ».

    « Bien plus qu’un simple fest, RITUEL NOIR se veut un week-end de partage articulé autour de notre passion pour le black metal, les contes, l’artisanat, les breuvages artisanaux et la culture païenne. »– LADLO

    RITUEL NOIR le 2 et 3 mai (Limité à 500 participants) et son préambule, le 1er mai.

    Teaser Rituel Noir :

    Jeudi 1er mai 2025 :

    Préambule au RITUEL NOIR Jeudi 1er mai 2025 / Querrien 29310 – Bretagne

    Corpus Diavolis / Black Metal / France

    Black Bile / Doom Post Metal / France

    Ǥứŕū /Black Doom Metal / France.

    Achat des billets d’entrée sur place / 10€ (indépendamment de RITUEL NOIR)

    Vendredi 2 mai

    Wiegedood / Black Metal / Belgique

    GROZA / Black Metal / Allemagne

    Miasmes / Black Metal / France

    Räum / Post Black Metal / Belgique

    Versatile / Black Metal Industriel / Suisse

    Samedi 3 mai

    BØLZER / Death Black Metal / Suisse

    Omegaeternum / Black Metal / France

    BORGNE / Black Metal Industriel / Suisse

    Darkenhöld / Black Metal Médiéval / France

    Les Chants de Nihil / Black Metal / France

    Outre les groupes, RITUEL NOIR proposera diverses animations avec Quentin Foureau (conteur) ainsi que La Meute de Nuada (compagnie proposant des reconstitutions historiques de l’époque « viking »).

    Food truck, bar et camping sur place ainsi que différents exposants (musique, peintre, dessin, livres…).

    Lien vers la billetterie RITUEL NOIR (sans son préambule) :

    https://www.helloasso.com/…/les…/evenements/rituel-noir

    Liens utiles :

    https://lesacteursdelombre.net/rituel-noir

     https://fb.me/e/4MZrbjGCw et https://fb.me/e/2O4vxL3yI

    Artwork Luciana Nedelea : https://www.facebook.com/LucianaNedeleaArt 

  • Les 2 minutes de Gévaudan… / N°3

    Les 2 minutes de Gévaudan… / N°3

    « Les Auditions »
    Un billet d’humour par Gévaudan

    A écouter, partager, commenter et savourer

    Il nous revient, Gévaudan et sa radio libre en hommage à l’humour de François Pérusse… Avec, cette fois, une tranche de vie d’un groupe : les auditions.

    Vous vouliez savoir comment ça s’organise, se déroule ? Eh bien vous ne saurez rien de tout cela ici… Mais vous passerez un excellent moment !

    Ce sont nos pépites humoristiques des vacances, le rendez-vous de chaque dimanche à l’heure de l’apéro. Vous en reprendrez bien une lichette la semaine prochaine, n’est-ce pas ?

    https://www.memento-mori-webzine.fr/

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  • Interview – Low Tuned an Noz

    Interview – Low Tuned an Noz

    Interviewé : Philippe Guiziou
    Interviewer : Bruno Guézennec

    Low Tuned An Noz est une association bretonne qui a pour vocation d’organiser des concerts Metal. Doom, Death, Sludge, Stoner… Et ça tombe bien, les 2 et 3 mai prochains, ils proposent une belle affiche de Death Metal, à Questembert (56) – leur fief-, et au Pavillon Noir (29).

    Pour en savoir plus sur l’asso et les concerts à venir, Bruno Guézennec est allé à la rencontre de l’un des membres de l’association, Philippe Guiziou.

    Interview :

    Quelques liens :

    Low Tuned An Noz https://www.facebook.com/profile.php?id=61558079835739

    Lien Questembert https://www.facebook.com/events/904557088416270/

    Lien Lampaul-Guimiliau https://www.facebook.com/events/1289369789024183/

    Iron Flesh :

    Bandcamp https://ironflesh.bandcamp.com/

    Facebook http://www.facebook.com/IronFlesh

    Infern :

    Bandcamp https://infern.bandcamp.com/album/turn-of-the-tide

    Facebook https://www.facebook.com/InfernDeathMetal/

  • Changeling – Changeling (2025)

    Changeling – Changeling (2025)

    Genre : Death Metal progressif (et très complet)
    Label : Season of Mist
    Sortie : 25 Avril 2025

    Note : 95/100 (WvG)

    Vengeance… Vendetta… Revanche… Chacun choisira le terme adéquat correspondant à la méthode pour « réparer » un affront, une injustice, un préjudice. Tom « Fountainhead » Geldschläger, guitariste shredder allemand, a significativement choisi le biais musical et n’a probablement pas hasardeusement choisi le nom de son groupe (et ce premier album éponyme) par hasard : Changeling.

    Dans le folklore nord-européen (et pour les autres, fans du Witcher auquel vous jetterez un sou, ô fertile vallée, oh oh ohhh), le changelin(g) est un bébé de créature fantastique (fée, troll, elfe, encarté au PS) qui est sournoisement interverti par lesdites créatures avec un bébé humain pour être élevé par cette espèce et lui pourrir la vie (pour le dernier exemple proposé, il devient belliqueux et insoumis). Difficile de ne pas y voir une belle allégorie avec les activités musicales présentes et passées du guitariste. En effet, ça fait pour moi une belle occasion de mettre le pied non dans la gueule, little John, mais dans le plat de la polémique qui tient tout le Petit Peuple Metal en haleine : celle autour d’Obscura.

    Car, oui, Tom Geldschläger est un (des nombreux) transfuge(s) d’Obscura, évincé(s) pour des raisons aussi qualifi-factives que celles de l’ex-groupe dans lequel il a composé : obscures. Quitte à rester dans la métaphore filée pédestre, cet album Changeling est un pied de nez à ce précédent groupe : difficile de ne pas le comparer à Akroasis qui est, coïncidence, l’album à la composition duquel il a pris part avant d’en « partir » en laissant ses compositions au leader. Nettement, on sent la patte du monsieur : du Death technique, progressif, avec de la basse fretless… si ça ne vous dit rien niveau organigramme, c’est que vous ne connaissez pas Obscura.

    *

    On ajoute bien évidemment que, si ultérieurement ce virtuose s’est associé avec d’autres transfuges du groupe de Steffen Kummerer (très accorte au demeurant en interview, de mon souvenir assez lointain, par-delà son attitude musicale), comme Hannes Grossmann ou Christian Münzner, il réunit pour ce projet Changeling un « super groupe » avec Arran McSporran à la basse fretless, Mike Heller à la batterie et Florian Magnus « Morean » Maier à la palette vocale, tout actuels ou ex de groupes renommés et reconnus dans le milieu. Quant à lui, Tom Geldschläger gère toutes les guitares, avec ou sans frettes (ça aide quand on propose aussi de la microtonalité dans son œuvre), les instruments à cordes ethniques, les claviers, la compo, les arrangements, le mastering, le mixage, le café et les petits gâteaux…

    Si l’affiche est conséquente, ce casting est casse-string et met des pieds au cul. Et pour ce qui est de prendre son pied – ça y est, je l’ai placée –, chacun peut y trouver son compte tant c’est diversifié, piochant dans l’écriture symphonique de l’alpha (« Introject ») à l’oméga (les dix minutes d’« Anathema ») et autant vous dire la liste de la quarantaine de guests est imposante (voir plus bas), spectrale (l’ouverture de « Abyss »), le post-romantisme proche de l’atonal (l’interlude « Metanoai Interlude » au piano), la world music (présence récurrente du oud, du sitar – m’a-t-il semblé – et de percus de type derbuka), la musique répétitive du style Steve Reich/John Addams (un des gimmicks tellement empruntés par Symphony X, autre groupe de progressif, et qui introduit dans le cas présent « Abdication »), l’écriture chorale (sur « Changeling » particulièrement), etc. le tout sur fond de Death Metal pointu, technique et précis, avec un ressenti assez constant d’être en terrains connus (mais sans Frédéric Lopez) si vous connaissez l’œuvre d’Emperor, principalement Prometheus, ou avez suivi peu ou prou la carrière de Steve Vaï. Pas d’influence asiatique plus prononcée, hélas pour un bon mot : on n’arrivera pas à pied par la Chine.

    Pas loin du revenge porn tant c’est sale, on a du revenge metal ici et difficile de ne pas sentir l’aspect autobiographique quand, dès les premiers mots, la métaphore se situe : « took a shit on a seagull and vengeance was mine » (j’ai chié sur une mouette et obtenu vengeance), état d’esprit que l’on retrouve par la suite sur le morceau-titre : « what’s left is spiritual blasphemy » (tout ce qui reste est un blasphème spirituel) ou sur « Abdication » avec les paroles « every psalm’s just a threnody when the world rides on wings of entropy and its ceaseless sabotage » (chaque psaume est un thrène quand le monde survole de son entropie et son incessant sabotage) s’achevant sur « I shall not serve » (je n’obéirai/ne servira pas). Mais aussi, l’aspect santé mentale, qui tient à cœur au compositeur, transparait dans les paroles de « World ? What World ? » mais aussi dans les nombreuses réflexions parsemées au fil de l’album sur la place du « je » et son rôle. Et pour bien construire des paroles et les apposer sur des mesures composites et syncopées, il est indispensable d’avoir les pieds sur terre pour savoir où placer ceux du texte.

    Si les émotions quel que soit leur penchant sont vectrices de création, très clairement, le ressentiment est celui qui a véhiculé le projet Changeling. Et franchement, on ne va pas s’en plaindre ; on saute à pieds joints dans l’heure que dure cet album : quel pied ! (et c’est ainsi que je conclue mon pas-pied, ayant perdu le mien au fil de l’écoute).

    Tracklist:

    01 – Introject 

    02 – Instant Results 

    03 –  Falling in Circles

    04 – World? What World? 

    05 – Metanoia Interlude 

    06 – Changeling 

    07 –  Abyss 

    08 –  Cathexis Interlude 

    09 – Abdication 

    10 – Anathema (16:51)

    Lineup:

    Tom Fountainhead (ex-Obscura, Amogh Symphony, Belphegor, Defeated Sanity) – Fretted &

    Fretless Electric & Acoustic Guitars, Oud, Keyboards

    Arran McSporran (Virvum, Vipassi, De Profundis, Nicolas Maier Group) – Fretless Bass

    Morean (Alkaloid, Dark Fortress, Noneuclid) – Vocals, Lyrics

    Mike Heller (Fear Factory, Malignancy, Raven) – Drums

    Guests:

    Matthias Alexander Preisinger – Piano & Glockenspiel, Violins & Viola

    Martin Matiasovic (Amuse to Death) – Horns & Wagnerian Tube

    Jan Ferdinand – Vibraphone & Marimba

    Yatziv Caspi (ex-Orphaned Land) – Tabla, Hangdrum, Dabouka, Riq & Shakers

    Ally Storch (Subway to Sally) – Violins, Viola & Cello

    Chris Rützel – Flutes

    Ivar Ludvig Nitzler – Cello

    Shiho Murano – Tuba

    Juliane Erding – Wagnerian Tube & Horn

    Eduard Cortez – Wagnerian tube & Horn

    Tillmann Schulz – Wagnerian Tube & Horn

    Ava Bonam (Ingurgitating Oblivion) – Female Vocals

    Moran Magal – Piano

    Bill Hudson (Trans-siberian Orchestra, Doro, I am Morbid) – Guest Guitar Solo

    Jason Gobel (ex-Cynic, ex-Monstrosity) – Guest Guitar Solo

    Andy Laroque (ex-Death, King Diamond) – Guest Guitar Solo

    Cydney McQuillan-Grace, Lauren Gill, Shannon Bedford, Sara Robalo – Tenor and Bari

    Ben Francis, John Schaffer, Alice Williams, Cyd McQuillan-Grace – Alto

    Lauren Gill, Sara Robalo – Tenor & Bass

    James Schouten & John Schaffer – Choir Vocals

    Alexander Kerski (Vianova) – Backing & Harmony vocals

    Krassimir Jossifov – Trumpet

    Brandt Attema – Trombones & Bass Trombones

    James Dorton (The Faceless, NeObliviscaris, Black Crown Initate) – Spoken Words

    Kristian Petkov – Bassoon

    Stefan Prost – Church Organ

    Seonghyeon Park – Clarinette

    Arnfried Falk – Oboe

    Rouven Haliti (Amuse to Death) – Upright Bass

    Dalai Cellai (The Ocean) – Cello

    Liens:

    http://www.thefountainhead.de/ 

    http://facebook.com/tomfountainheadgeldschlaeger

    http://www.instagram.com/tomfountainhead

    https://changelingofficial.bandcamp.com

    http://www.youtube.com/fountainheadtv