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  • TYPHONIAN – The Gate of the Veiled Beyond

    TYPHONIAN – The Gate of the Veiled Beyond

    Genre : Death Metal/ Swedeath/ Death prog
    Label : Transcending Obscurity Records
    Année : 20 septembre 2024

    Note : 95/100 ou ‘Tain j’ai encore envie de l’écouter ! Ca fait la quatrième fois cette semaine ! (Robin le voyageur)

    Ce vallonné pays qui n’est pas le mien

    Je le connais bien ce chemin désolé, je l’ai déjà franchi ce ravin qui me fait accéder au chemin de la main gauche. Peu de personnes en reviennent. Je ne suis pas un guerrier, j’ai quitté mes terres de « Brutalie » pour aller explorer une contrée dont certains se refusaient dans mon pays, à évoquer ou supposer l’existence.

    Alors j’ai pris mon baluchon, mon coutelas, et je suis allé à la rencontre de cet inconnu pays.

    Je dois vous avouer que mon voyage n’a pas été simple… Le chemin de la main gauche m’a quelquefois mis en difficultés et je fus tenté plusieurs fois de rebrousser chemin, tellement il m’était difficile de concevoir que ce que j’entendais puisse être nommé par des superlatifs tels que précurseur, audacieux, génial, culte, etc. J’en ai eu des embûches sur ce chemin… Pour ensuite déboucher vers quelques clairières plus avenantes… 

    J’ai trouvé quelque réconfort auprès de quelques Démembreurs d’anges. Ils m’ont aidé à supporter la peine durant mon trajet, nous avons même fait un jour un carnage. Ah… d’excellents instants, qui figureront dans les sombres recoins de ma collection de souvenirs qui me sont chers. Il est vrai aussi que j’ai pu croiser quelques nordiques déchaînés qui ont pu m’aider à retrouver tout autant mon chemin que mes forces, en remplissant mon baluchon de victuailles, ma couche de femmes, et mes mains d’épées, pour affronter toutes sortes d’étranges créatures…

    Mais j’ai dû me perdre en chemin car j’avoue que lorsque je suis tombé sur cette bande qui trainait ses guêtres, je lui ai trouvé une certaine allure qui pouvait paraître quelque peu… excentrique, dans ce paysage tout à la fois désolé et garni de pièges et crissements d’os et de molaires.

    Compagnons de route

    Eux : ils étaient à l’aise mais autour d’eux planaient des ombres bien différentes. On aurait dit des rois perdus dans un royaume qui n’était pas le leur.

    Oh, que mes paroles ne vous permettent pas de tirer quelques conclusions hâtives sur ces hommes… Ils étaient à l’aise dans ces contrées sanglantes et infâmes… Mais ils priaient… Je ne sais pas s’ils priaient d’ailleurs, mais leur rituel ne ressemblait aucunement à ce que j’avais pu voir chez les habitants de cette étrange contrée… Puis il semblait aller dans une direction avec tellement d’assurance et de gaieté, que je les sentais promptes à ne pas s’installer dans ce pays.

    Contrées nouvelles

    Ils se sont rendus sur une terre encore plus étrange encore pour moi… Une terre morte mais dont les cieux semblaient vivre, comme pour consoler la terre de sa stérilité… Une terre où près de certains apiques l’on devinait des édifices qui furent jadis cyclopéens… Immenses, et magnifiques. 

    J’ai compris alors que ces voyageurs venaient chercher leur royaume ici. Le reprendre ou le créer… Je n’en sais rien… Et lorsqu’ils rapportèrent sur cette terre agonisante les us et coutumes du pays moribond que nous avons évoqué, il se produisit des phénomènes que je ne peux expliquer…

    La terre s’enorgueillit de nouveau, les édifices retrouvèrent de leurs superbes parures, la vie arriva, des créatures absolument merveilleuses apparurent quelquefois…

    Ces voyageurs avaient compris que cette terre ne pouvait se contenter de quelques riffs en tremolo mélodiques, de quelques rythmiques rageuses ou prenantes… Ces terres avaient connu bien des Dieux, bien des luttes, biens des Ambitions. Cette petite horde a bien compris qu’il leur fallait élaborer des rituels, des incantations bien différentes de tout ce qu’ils avaient pratiqué jusque-là.

    Pour autant, ils n’oublièrent jamais le jour où ils franchirent le sentier de la main gauche… Mais ils me racontèrent souvent avoir rencontré des années après, une terre cramoisie dont la désespérance hurlait dans chaque grain de poussière, et qui les avait poussés dans les limites de la sanité d’âme… Ils avaient réussi à récupérer de cette terre et à trouver dans sa désespérance hurlante le plus beau des chants, les plus impressionnants des rituels pour réparer leurs esprits, regorger la terre de vie, et ouvrir le portail vers ces mondes du passé pour les rendre présents…

    Ces connaissances leur permirent de devenir, de simples mendiants guerriers, à Empereurs. Ils ne m’oublièrent pas, moi leur compagnon de voyage et ils m’offrirent un carnet où chacun d’eux avait noté les grandes lignes du Rituel. Un Rituel à la fois infernal et qui convoquait aussi une grâce mystérieuse qui permettait de voir les étoiles muer de leur peau de lumière en eau de ténèbres se déversant sur les montagnes nouvellement boisées.

    Rituel du dévoilement de l’au-delà (Description d’après témoignages.)

    Ou 

    Tracklist

    1. Celestial Salvation 

    Il est important de préparer les personnes à ce rite et à sa finalité : créer un portail vers là où commence et finit tout âme tout esprit, toute conscience, toute vie… Profitez de ce court instant pour se recueillir et prendre pleinement conscience de sa place dans ce rituel, dans cette existence.

    1. Cosmic Throne

    Acharnez-vous pour et contre votre corps, celui des autres aussi… Affrontez votre propre frontière. 

    1. Primal Deceptive Light 

    Retournez en état de méditation et interrompez brutalement cet état. Que votre conscience, que l’harmonie des choses et phénomènes, ne tiennent qu’à vous et de votre degré de perception. Là encore, il s’agira d’affronter sa propre frontière corporelle. Mais attention, déjà vous le faites avec plus de conscience d’elle-même, aussi rythmez la différemment vers la fin.

    1. Crimson Rivers 

    Il va vous falloir à nouveau vous agiter mais jetez votre conscience un peu plus loin maintenant que la frontière a été bien repoussée, vous ne respirez plus et apercevez déjà ce que cela produit à vos sens, plus réceptifs pour voir et sentir alors des choses que vous n’osiez jamais imaginer… Il y a des failles en vous qui se sont ouvertes pour laisser place à cette force tant désirée… Accueillez-la dans la sueur, accueillez-la dans votre apaisement agité.

    1. The Gatekeeper 

    Vous voilà maintenant avec un cœur de sombre éther, il avale en quelques secondes l’ensemble de votre poitrine, vous n’avez plus qu’au milieu du torse qu’une spirale de chair plongeant dans des abysses lumineux et ténébreux, sentez alors toute l’harmonie du déchirement, la mort originel avant votre être, continuez à communier, les chants des êtres maintenant visibles vous entourent… Continuez à communier et regardez vous d’en haut, faire de votre cœur un vortex ; de votre corps, un portail… Sentez que vous ne faites plus qu’un dans vos viscères restantes, avec des sons glorieux et si humbles, si puissants et si innocents.

    1. Towards the Chamber of the Omnipresent Mind 

    Chassez peur et appréhensions :  le monde s’agite à nouveau autour de vous. Le tumulte vous décompose, votre conscience se fragmente et imprègne toute matière et toute vie à proximité… Vous vous sentirez autre, vous vous réveillerez pleinement au monde, votre corps n’est plus, mais vous avez survécu à son annihilation, le trou dans votre poitrine a englouti jusqu’au dernier de vos ongles et cheveux…. Mais vous êtes toujours là, dans l’air, le vent, dans la roche, dans les chairs encore ouvertes autour de vous… Sous les cieux et au-dessus d’eux, vous voilà semblables à ces voix et ces manifestations, vous les ressentez. Vous ressentez l’horreur et l’équilibre impassible et invincible de ce monde. Vous n’avez qu’une émotion : la beauté.

    1. A Glimpse at the Starless Ocean 

    Il va être difficile maintenant de décrire ce qu’il se passe pour vous… Déjà, vous personnifier à ce stade est une erreur… Le langage trouve dans votre expérience sa limite. Ce langage ci. Vous envisagez l’infini, sans vertiges, vous voyez les abysses ténébreux, ils vous emprisonnent tout autant que vous les faites vôtres… Vous voici devenue une créature des ces Mondes tant redoutés par l’Homme, l’espace, le cosmos, toute matière… Vous vivez là désormais et tout vous semble avoir été là depuis toujours… Une existence débarrassée des oripeaux futiles et illusoires du corps, des perceptions de celui-ci et d’un esprit qui ne sait qu’à peine théoriquement connaître la fin des chiffres… Là vous savez tout, vous avez tout, vous êtes tout. 

    1. Cath’un – Gate of the Veiled Beyond 

    Et cette énergie, cette immobilité : tout vous emporte… Tout vous fait demeurer. Plus de mystères, seul reste la plénitude dans un brouhaha de hurlements que vous domptez et harmonisez pour créer encore une infinité de Mondes, une infinité de lois, une infinité de soleils…

    Vous êtes.

    Il faut maintenant vous réveiller car la réalité des rêves n’est accessible par nous humains, du fait de notre nature, qu’un temps seulement, une nuit, et plus précisément cinquante minutes et cinq secondes.

    Que cela permette aux lieux dans lesquels vous vivez une humble vie, de trouver force et ressources pour que la Vie, ses Souffrances, ses Beautés, s’arrogent les lois de votre Monde.

    Invocateurs :

    Thanatos – Batterie / Prometheus – Guitare, basse, programmation / Typhon – Guitare, Programmation / M.W. Styrum – Chant / Charybdis – Basse

    Invocateurs de soutien :

    Eloi Nicod – Guitare / Brandon Iacovella – Guitare / Juanjo Castellano – Pochette et artwork / Dan Swanö – Mixing et Mastering

    Portes auxquelles frapper pour nous rejoindre dans la Connaissance :

    http://typhonian.bandcamp.com/

    https://www.facebook.com/typhonianband

    https://www.instagram.com/typhonian.band

    https://www.youtube.com/channel/UCAfGWMw56wN5kjZSYr_jaGw

  • Interview – No Retry

    Interview – No Retry

    Interviewés : P.Alain et Denis / No Retry
    Interviewers : Séb D. et JP

    Ils vont dans deux jours faire leur premier concert sous l’égide de No Retry. Ce sera à Quimper (29), au Novomax le samedi 8 février à 21h. Leur premier concert, mais certes pas leurs premiers pas sur une scène. Car les trois gars sont issus d’autres groupes connus de la scène locale et régionale.

    Assez parlé, écoutons-les plutôt et retrouvez ensuite leur clip pour vous familiariser avec leur taf…

    L’interview :

    Leur clip :

    Liens :

    http://facebook.com/noretry.band

    https://www.instagram.com/noretry.band

    (1) HORSKH + NØ RETRY · Le Novomax – Quimper (29) | Facebook

  • Live Report – Psykup+Stinky+Hatch

    Live Report – Psykup+Stinky+Hatch

    L’Arthémuse (Briec – 29)
    9 Novembre 2024

    Concert coorganisé par
    le centre culturel Arthémuse et Lazarus Production

    Textes et Photos : Mémé Migou

    Ahhhhh ! Il se sera fait attendre, ce concert au centre culturel Arthémuse à Briec, dans le Finistère (évitez la dyslexie, s’il vous plaît). Plus d’1 an ! Allez, installez-vous confortablement, Mémé va vous raconter une p’tite histoire du soir…


    Il était une fois, un rêve…

    Mais pas n’importe lequel, un rêve de petite fille (enfin presque)… celui de Lily, l’un des têtes pensantes de la bête bicéphale Lazarus Prod. Ado, elle y a fait ses premières armes. Alors, quand est venu le temps de fêter un anniversaire (celui de la salle, pas de Lily), elle n’a pas hésité, avec la seconde tête pensante de Lazarus, savoir Gwendal, à proposer une co-production. Du Metal à Briec, ça vous dit ?

    Et c’est ainsi que le 4 novembre 2023…

    STOOOOP ! Mémé, t’as pas dit « le 9 novembre 2024 » ? Tu ne cafouilles pas un peu, là ?

    Que nenni ! Laisse-moi donc finir mon histoire, tu comprendras…

    C’est donc le 4 novembre 2023 qu’est programmée la soirée Metal comprenant Psykup, Dropdead Chaos (Rhaaaaaa…. voir Déhà en live, imaginez la transe de Mémé) et Hatch. Sauf que le 4 novembre 2023, pour les Finistériens, cela résonne comme une tempête. Une tempête du nom de Ciaran, qui a bien dévasté la région sur son passage. Comme ils ont pu le dire dans un communiqué, en lien avec la ville de Briec, « Le cœur n’est pas à la fête… » Vous l’aurez compris, cet épisode a abouti à un report.

    Ça leur a foutu un p’tit coup au moral, à Lily et Gwendal. Et ça se comprend parfaitement. Alors, avec de la résilience, et en croisant les doigts pour que la météo détraquée par nos bêtises écologiques (enfin non écologiques, justement), la date est revenue sur le devant de la scène…

    Place au 9 Novembre 2024…


    Cette fois, pas de tempête pour venir mettre un grain de sable dans le rouage de la soirée. Elle aura bel et bien lieu. Et c’est tant mieux. Sauf que…

    Sauf que DDC ne sera plus de la partie, pour raisons de santé de Déhà me semble-t-il. (Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à me reprendre, mais euh… allez y mollo hein). Le groupe sera donc remplacé (après le remplacement de la date, celui d’un des noms de l’affiche) par Stinky.

    Allez… on s’y met ? C’est parti ?

    Pour une jauge de 400 personnes, la salle était remplie au ¾. Ce qui est très hyper cool.

    C’est une immense scène, tout en longueur qui nous attend, servie par des jeux de lumières très pros. Du bleu, du vert, venant du fond de la scène, de la fumée… Et miracle, de temps en temps, quelques lights jaunes qui permettent de shooter.

    On commence avec les régionaux de l’étape :

    HATCH


    Pour le moment, c’est encore assez timide dans la salle. Hatch, je les ai déjà vus foutre le feu par ailleurs. Ce soir du 9 novembre, ils vont tout déployer pour aller chercher le public. On ne pourra pas leur retirer cette énergie et cette volonté de chauffer la salle, jusqu’à demander le premier wall of death de la soirée.

    Et le public finira par succomber aux ardeurs des bretons et leur Metalcore bien énervé. Hatch est là pour défendre son premier album, « Awakened » .


    Le son est bon et j’admire le jeu du batteur, réellement mis en lumière. A côté, on a les mimiques de Raphaël, le bassiste, et Adrien, le chanteur, qui donne tout. Atome, le guitariste, me semble plus réservé, mais ce n’est qu’une sensation visuelle. Car à l’oreille, c’est bien différent.


    Globalement, un bon set qui inaugure une chouette soirée sous le signe du « core ».

    « J’ai leur album aussi. Ils ont fait une campagne de financement participatif à laquelle j’ai dû participer. A la base, je venais pour DDC… Mais Hatch, je ne les ai jamais vus. Donc, c’était l’occasion de les voir. Je connais l’ensemble des groupes, sauf peut-être Stinky, un peu moins. J’ai trouvé le son un peu assourdissant, les grattes pas assez en avant. J’aime bien leur album. » – Fabien

    STINKY

    On passe dans une autre partie « core » de la soirée, celle du Punk Hardcore des nantais du groupe Stinky. 4 Micros sur scène avec une déferlante d’énergie. Cela résume bien…

    Dans la salle, il y a déjà plus de monde, mais, malgré quelques-uns qui se donnent à fond, le public peine à bouger. Mais attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas pensé et encore moins dit : le public ne bouge pas beaucoup, mais on sent qu’il kiffe ! Bah ouais… Même votre super Mémé est plutôt du genre à savourer intérieurement.


    Sur le dernier morceau, je me place à l’arrière de la salle pour mieux appréhender le son, qui me semble de suite mieux équilibré. Tant mieux, car le chanteur nous parle d’un titre qui lui importe car parlant de sa transition.

    Le public suit, et moi je pense au copain Seisachteion qui les a programmés en octobre à Sauveterre– de-Guyenne, lors des Seisacht Metal Nights.


    « Hyper cool. J’ai trouvé le jeu sur scène, les jeux de lumières hyper intéressants. Le batteur avait un jeu de lumières à chaque titre. Première fois que j’écoutais Stinky. C’est chouette. Dommage que le public ne réagissait pas beaucoup. » – Etienne


    « La surprise en live. C’est toujours de mieux en mieux. Ce qui est chouette, c’est de voir l’énergie sur scène. On voit qu’il y a un boulot de scène »

    Vous voyez, le public a kiffé, que j’vous dis !

    PSYKUP

    On passe au dernier groupe, désormais… Mais laissez-moi vous poser une question : vous connaissez le Crabe-Core ? Ben là, c’est de l’Autruche-Core ! C’est du gros nawak progressif avec une « touch » jazzy.

    Alerte Spoiler ! Alerte Spoiler ! Alerte Spoiler !

    Psykup a tout défoncé ! Le public était présent, captivé et déchaîné. Je répète : Psykup a tout défoncé !

    Un show très pro. Clairement, le public s’était déplacé en masse pour eux. Ca ne fait pas l’ombre d’un doute. Il n’a pas fallu grand chose pour allumer la mèche et mettre le feu aux poudres. Il faut dire que Hatch et Stinky avait déjà bien avancé le taf.

    J’apprécie vraiment beaucoup ! C’est parsemé d’humour, mais toujours avec beaucoup de classe, à l’instar de leurs costumes de scène. Ce sont des ovnis, et ça… on achète ! (Quoi ? Qu’est-ce que je dis là ?! C’te formatage ! … Je reprends : et ça, on applaudit à coups de horns up!)

    Le set et la soirée se terminent sur un limbo avec le manche d’une guitare en guise de bâton de danse. Du nawak qui a la classe !


    Mais laissons le public s’exprimer….

    « Je ne connaissais pas. C’est une découverte. Une grosse branlée. Des mecs qui viennent de Toulouse et qui montent en Bretagne. Respect. C’est une tuerie en live. Ils ont une ouverture d’esprit… Après, t’es prêt ou pas… C’est excellent ! »  – Stéphane

    « Le set qui finit premier, c’est Psykup. Puissance de son et maîtrise du public. La soirée, c’était bien. Mais les deux premiers groupes étaient pour moi en-deçà. Techniquement bien. Des inter plateaux seraient bien. Dans le hall par exemple. J’ai passé une bonne soirée. On connaît bien la salle. Pour Briec, c’est vraiment quelque chose de nouveau. Briec, clairement, c’est pas un public Metal. Du coup, c’est cool. » – Julien

    Voilà, il est temps pour Mémé de reprendre le volant de sa p’tite voiture bleue et de s’en retourner à ses pénates. Mais en toute sincérité, je peux vous assurer avoir passé une excellente soirée. L’équipe accueillante portait bien son nom. J’ai même retrouvé quelques têtes sympas derrière le bar. J’ai rarement senti une telle ambiance de bienveillance et de sérénité dans le défoulement d’énergie. Le tout, avec des prestations de qualité. Ce soir-là, j’avoue que Psykup m’a sacrément marquée ! Que vive l’Autruche-Core !

    Merci Lily et Gwendal pour l’accréditation.

    Prochaine date en coprod, cette fois avec Vecteur Magazine : Samedi 8 février 2025, au Novomax à Quimper (29). Au programme : HORSKH et NO RETRY (qui feront leur tout premier concert… mais regardez leur clip, vous comprendrez qu’ils mettent les petits plats dans les grands… D’ailleurs, une interview arrivera d’ici un jour ou deux!)

    Quelques liens utiles pour cette soirée :
    Billetterie : https://tinyurl.com/VecLaz1
    Event Facebook : (2) HORSKH + NØ RETRY · Le Novomax – Quimper (29) | Facebook

  • Interview – Frozen Records

    Interview – Frozen Records

    Interviewé : Paul (Frozen Records + Aetheria Conscientia)
    Interviewers : LB D + Mémé Migou

    Nous sommes heureux, chez Memento Mori Webzine, de faire plus ample connaissance avec Frozen Records. Qui sont-ils, ce qu’ils proposent, leur philosophie ou encore leur oriflamme, voilà ce que je nous vous proposons de découvrir. 

    Pour la petite anecdote, chaque fois que nous venons sur Nantes pour un concert, le passage obligé est d’aller Place Viarme, numéro 2 pour être plus précise. Notre chroniqueur LB D ne peut déroger à ce pèlerinage. D’autant plus qu’il a ainsi découvert Aetheria Conscientia par le jeu d’un autocollant offert… (vous ne vous souvenez plus de cette histoire ? Allez donc relire sa chronique, ici : https://www.memento-mori-webzine.fr/2024/12/29/aetheria-conscientia-the-blossoming/ ) Cet album est arrivé en tête de son top album 2024 !

    Atheria Conscientia -Cold Crash -Frozen Night #15 Photos : Mémé Migou

    Il me semble, d’ailleurs, que le groupe et Frozen ont des points communs… Vous comprendrez pourquoi il nous était important de venir à l’événement que Frozen organisait ce vendredi 31 janvier,* date à laquelle s’est produit sur la scène du Cold Crash (Rezé – 44)… Aetheria Conscientia ! Mais pas que … Et là, c’est moi qui suis aussi aux anges avec Movrir (que j’ai eu l’honneur de chroniquer) et Limbes (dont le dernier album a également été chroniqué par Seblack). 

    En bref… Frozen Records : un magasin, un label et un organisateur de concerts. Eh bien ! Que de casquettes !

    L’interview

    Alors dites-moi, qui de l’œuf ou de la poule ? J’entends par là, quelle activité a vu le jour en premier et comment les liens se sont faits de l’un à l’autre ?

    À la toute base, Frozen Records c’était une distro ambulante montée par Eddy juste avant le Covid, c’est ensuite devenu un tout petit magasin de disques pas loin de la gare de Nantes, ensuite je suis arrivé et au bout de quelques mois on a eu l’idée lumineuse de sortir en vinyle le premier Album d’ALT236, parce qu’on savait que ça allait cartonner et qu’on voulait l’avoir en physique dans nos collections personnelles. On s’est donc décidé à lancer un label, pour cette sortie, ensuite on a continué à fond la caisse. Pour le premier anniversaire du magasin, on a organisé une petite soirée, dans la rue du shop, avec un concert et des jeux. Ça a cartonné donc l’année d’après j’ai proposé à Eddy d’organiser un vrai fest pour nos 2 ans, et c’est comme ça qu’on s’est mis à faire des dates. 

    Vous êtes deux gérants dans le magasin – Oh ! Mais, au fait, nous ne nous sommes pas présentés, Mémé Migou et LB D pour Memento Mori Webzine, enchantés. Je vous laisse le soin de vous présenter et nous dire, si vous le voulez bien, quel est votre parcours pour en arriver à l’ouverture de Frozen…

    Alors dans Frozen Records on est deux, il y a Eddy et moi c’est Paul. Eddy a bossé 10 ans chez Greenpeace et a voyagé un peu partout dans le monde et fait un nombre incalculable de boulots différents, il a ouvert Frozen parce qu’il en avait marre de ne jamais être fixé quelque part et que la musique est sa passion, moi je viens du monde scientifique je bossais dans la recherche en santé mais je ne me suis jamais senti à ma place j’ai toujours été super passionné par la musique. 

    Eddy a ouvert le tout premier shop, moi j’avais quitté mon taff, j’avais ma petite distro en ligne, j’ai commencé comme client puis je l’ai rejoint et après c’est parti en sucette total ahaha.

    Donc, pour reprendre, vous êtes deux gérants… Comment vous répartissez-vous les tâches ? N’y a-t-il jamais de tensions entre vous ?

    En gros Eddy s’occupe de la partie gestion de l’entreprise, du graphisme et majoritairement de la distro, moi je gère le label, les orgas de concert/festival et la communication. C’est à peu près comme ça qu’on se sépare le taff, après c’est assez transversal et on se consulte pour quasiment tout. 

    On se prend la tête absolument tout le temps parce qu’on a des gros caractères de cochons ahaha, mais ça dure 30 secondes et le résultat est là. C’est comme ça qu’on fonctionne, au final ça nous réussit plutôt bien même si on dirait un vieux couple parfois.

    Entre le magasin, la vente par correspondance et le label, comment gérez-vous votre emploi du temps ? Faites-vous appel à d’autres personnes pour vous seconder ?

    C’est simple, on bosse tout le temps ! On fait vraiment des grosses semaines et on ne prend pas beaucoup de vacances mais on fait un boulot qui nous passionne donc ça vaut le coup, même si des fois on est crevé et on a la flemme. 

    On fait tout à 2, normalement on sera bientôt 3 parce qu’on commence à avoir trop de boulot pour 2. 

    Pour les orgas on a une asso, ce qui nous permet d’avoir des bénévoles qui nous aident sur les soirées parce que juste à 2 ça serait un peu tendu. 

    Vous avez régulièrement des arrivages de vinyles… Vous travaillez essentiellement avec les labels ou également d’autres distros? 

    On bosse majoritairement en direct avec les labels, on préfère parce que moins il y a d’intermédiaires, plus les prix sont bas, donc moins on met les disques chers dans les bacs et c’est mieux pour le porte monnaie des gens.

    On doit être sur une cinquantaine de labels avec qui on bosse à peu près, plus quelques distributeurs quand même. Entre distros on se fait surtout des échanges de stocks mais ce n’est pas le gros de l’activité.

    Parlant vinyles, c’est un bel objet qui revient à la mode en force, idem pour les cassettes. Pourtant, les vieux de la vieille étaient heureux de passer aux CD etc… Pourquoi, à votre avis ? Est-ce une hype ? Ou y a-t-il une réelle plus-value que ces objets (hormis la collection) ? Je pense à la dynamique du son, par exemple ? Ou est-ce que vous vous en foutez et ce ne sont que des objets comme les autres ?

    Aujourd’hui, la majorité des gens écoutent de la musique en streaming. Les formats physiques, c’est devenu un truc de Die-hard, de collectionneur, et les collectionneurs aiment les beaux objets. les vinyles, c’est grand, c’est beau, tu as l’artwork en 30×30, un insert avec les paroles, des vinyles en couleur, ça fait luxe. Et le vinyle en général tu prends le temps de l’écouter, de le retourner, y’a quelque chose de rituel, alors que le CD ou le streaming, tu le lances et tu as tendance à aller faire autre chose. Le son du vinyle est cool aussi, il est assez doux, ample et plaisant à écouter, t’en prends moins plein la tronche que sur CD ou en streaming. 

    La cassette c’est vraiment une micro niche, ça revient que dans certains styles, et c’est surtout le côté “régressif” et petit objet compact et pas cher qui plait aux gens. 

    Après, avec l’inflation on voit pas mal de gens se tourner à nouveau vers le CD, parce que c’est sacrément moins cher qu’un vinyle. 

    Vous avez aussi un salon de tatouage interne au magasin, est-il intégré aux structures de Frozen Records ou est-il indépendant ?

    Yes, le salon s’appelle Frozen Tattoos, original n’est-ce pas ?

    C’est indépendant, on bosse dans le même local et on se file des coups de main sur des trucs mais ce sont des structures différentes. 

    Ils nous dessinent souvent des visuels de merch ou des affiches de concert, nous on leur expédie des commandes par exemple, c’est à la cool !

    La dernière fois que nous sommes venus, il y avait la signature du groupe « Sang Froid » et de son dernier album, dans vos murs. Est-ce que c’est un événement que vous renouvelez régulièrement ? Comment vous communiquez sur le sujet ?

    On fait ça de temps pour des sorties label oui, quand le planning du groupe et le notre collent avec la sortie et que les artistes sont dans le coin. On l’avait fait avec Neige d’Alcest pour la sortie de son dernier album, c’était très cool. On a aussi fait des expos au shop (Jeff Grimal, Phantom), on aime bien tester des trucs. 

    On communique beaucoup sur les réseaux sociaux pour annoncer ces événements, et on colle des affiches dans la vitrine du shop, le classique quoi!

    D’ailleurs, nous y avons croisé un youtubeur. Est-ce un partenariat que vous avez régulièrement ?

    Je ne me rappelle pas de qui il s’agissait mais on a pas mal de potes qui bossent sur Youtube oui, Maxwell et ALT236 (dont le projets musicaux sortent sur notre label), The Doom Dad aussi avec qui on fait souvent des petites collabs (et on lui vole tout son argent en lui vendant des disques..)

    Pourquoi avez-vous décidé de créer un label Frozen Records ? Et en quelle année a-t-il vu le jour ?

    Comme je l’ai dit au tout début, Eddy et moi on suivait le travail de ALT236 sur Youtube et on aimait beaucoup son premier album, Leviathan, on a eu l’occasion de le croiser sur un événement où on bossait à Paris, je lui ai proposé de sortir son album en vinyle (j’avais déjà fait éditer des vinyles pour mon groupe donc j’étais à peu près au fait du truc), il a dit oui, on a lancé des pré-commandes, c’est parti en sucette total, on a vendu 3500 copies en quelques jours. La machine était lancée !

    On a lancé le label fin 2021 pour une première sortie en 2022. 

    Êtes-vous aussi les deux seules personnes à décider de la signature des groupes ? Et sur quels critères ?

    Oui, on décide tout à deux. On a des goûts vraiment différents avec Eddy, donc si un projet nous parle à tous les deux, on sait que ça peut plaire à pas mal de gens. Pour qu’on se lance sur une signature, il faut que la proposition musicale nous plaise, que la direction visuelle derrière soit cool, que le projet ait une vraie personnalité, que ça accroche humainement avec les artistes derrière le projet (on élimine d’entrée de jeu tout ce qui est pointeurs, fachos et autres joyeusetés) et que le groupe fasse du live pour défendre son album, sinon la “durée de vie” de l’album est super courte vu la quantité de musique qui sort aujourd’hui. 

    Avez-vous des petites anecdotes de label, des groupes qui vous ont démarchés mais qui n’étaient absolument pas dans votre philosophie ? D’ailleurs, quelle est la philosophie et la ligne éditoriale de Frozen Records ?

    Comme je te disais au-dessus, pas de pointeur, pas de facho chez Frozen, déjà c’est la base, pas de pochette Midjourney non plus, des gens avec qui on s’entend bien, avec qui on partage des valeurs, pour qui on a envie de se battre quoi. Et sinon au niveau ligne éditoriale tant que ça s’inscrit dans ce qu’on appelle les “musiques extrêmes” (Metal, Hardcore, Punk, Noise, Neo-Folk, Trucs en -wave, Indus etc), ça peut rentrer dans notre créneau. On ne s’interdit pas non plus de sortir un jour un album de Hip-Hop ou d’electro si la proposition nous parle et que c’est un peu énervé, ça peut être assez large. Après il y a des styles qu’on aime ni l’un ni l’autre donc il y a peu de chances que vous voyez ça sortir chez nous un jour. 

    Des petites anecdotes comme ça on en a un paquet oui, surtout des mails de contact complètement aux fraises, comme “Salut on est un groupe de Hardcore bien burné…”, autant de dire que je ne suis pas allé plus loin et que j’ai supprimé le mail, ou “J’ai entendu parler d’un disquaire qui se prenait pour un label”, bon, y’a mieux comme phrase d’accroche quoi. 

    Il y a quelques jours a eu lieu la 15ème Frozen Night, pourquoi avez-vous décidé de créer ces events ? En quelle année est née cette soirée ? 

    Pour faire vivre la scène, organiser des dates qui nous parlent, qui parlent à notre public, faire découvrir des groupes aux gens, on est disquaire à la base, ça reste la base de notre métier de faire découvrir des groupes aux gens. On a dû organiser la première en 2022 si je ne dis pas de bêtise, c’était une soirée Screamo à Nantes.

    Limbes – Cold Crash – Frozen Night #15 – Photo Mémé Migou

    Cet event est-il exclusivement réservé aux groupes du label ? Laquelle de ces soirées vous rend particulièrement fiers ? 

    Non pas du tout, parfois ce sont des soirées avec uniquement des groupes du label, parfois aucun groupe du label, parfois un mélange des deux. Bonne question, je dirais notre premier Ferrailleur sold out avec Fange, Worst Doubt et Mourir, ça fait quelque chose la première fois que tu remplis à 100% une belle salle comme le Ferrailleur. 

    N’est-ce pas trop galère, niveau organisation ? J’entends par là, organisation de la soirée en tant que telle, mais aussi l’organisation entre le magasin et la soirée à gérer ? Êtes-vous présents ces soirs-là ? 

    Si, mais on a l’habitude de jongler entre plusieurs activités en permanence, label, orga de concert et disquaire. L’organisation d’événements fait partie intégrante de nos activités donc on prépare en amont au magasin. Les jours où on organise des dates, on ferme le magasin plus tôt, Eddy se colle au catering, la logistique et la gestion des loges, moi à la gestion technique, accueil des groupes, gestion du backline et on a des bénévoles de l’asso qui gèrent les entrées et qui m’aident avec le matériel, sinon on ne s’en sortirait pas à deux. 

    Au gré des années, le lieu de la soirée a souvent changé d’endroit, pourquoi ? Notamment la précédente, la Frozen Night #14, qui a débarqué à Bordeaux….

    Pourquoi pas ? Ahaha

    À Nantes on change de lieu selon la disponibilité des salles et selon la taille du plateau qu’on fait jouer, selon le monde qu’on estime qu’il y aura dans le public. 

    Dernièrement on essaie de sortir un peu de Nantes aussi effectivement, on a fait une date à Bordeaux, en collab avec un salon de tattoo de potes de là-bas, c’était bien cool d’aller tâter un public différent, c’était un plateau avec que des groupes du label, ça permet de faire découvrir ces groupes hors de Nantes ! 

    Combien de bénévoles pour une telle soirée ? Comment les « recrutez-vous » ? 

    En général on met 3 personnes aux entrées, 3 personnes en technique, 1 ou 2 en cuisine et ça roule toujours bien comme ça. Sur des grosses dates avec beaucoup de groupes comme le Frozen Fest, tu peux tout multiplier par 2. 

    Pour le recrutement, c’est simple, on demande aux potes ! 

    Movrir – Cold Crash – Frozen Night #15 Photo : Mémé Migou

    Quelle serait l’évolution de ces events ?

    Probablement faire des dates un peu plus souvent, avec des groupes un peu plus gros, et continuer d’organiser hors de Nantes, on a quelques jolies annonces qui arrivent bientôt là !

    Souvent, on dit qu’il faut d’abord faire ses armes sur de « petits » concerts avant de s’attaquer à un Fest. Ces soirées sont aussi là pour amener de la trésorerie. Est-ce aussi votre façon de penser ? Ou vous tenez particulièrement à ces soirées parce que… ? 

    Nous on a fait l’inverse, on a commencé par un festival sur 2 jours comme première orga avant de se lancer sur des plus petites dates ahahah. Ne faites pas ça, c’est super risqué et complètement stupide. On ne peut pas organiser des gros fests tous les mois, ça flopperait et ça serait beaucoup trop crevant et on n’a pas envie de faire un seul gros événement dans l’année, donc on fait un mix des deux, un gros festival et des soirées au cours de l’année.

    Vous organisez également le Frozen Fest en juin, d’abord sur une journée en 2023, puis sur 2 jours en 2024. Qu’en sera-t-il en 2025 ? Toujours au Ferrailleur ? 

    C’était déjà 2 jours en 2022 et 2023, mais avec moins de groupes, 2024 on avait fait 10 groupes sur 2 jours au Ferrailleur, pour 2025 on annonce ça dans quelques jours, spoiler, c’est nos 5 ans on a mis les petits plats dans les grands, toujours au Ferrailleur, pour le reste, vous verrez lors de l’annonce, pas de spoil ! **

    Un tel événement sur deux jours demande une sacrée organisation. Quel est le type de personnes sur qui vous pouvez compter. Des copains ? Des bénévoles ? Des intermittents du spectacle ?

    Les équipes du Ferrailleur sont au top, nous on est assez bien rodés sur les orgas, on prend quelques bénévoles parmi les potes qui ont un pied là-dedans et ça roule bien. C’est surtout en amont qu’il faut tout organiser au millimètre et ne jamais dériver du planning pour que ça se passe bien! 

    Vous le voyez plus grand à l’avenir ? Souhaitez-vous tutoyer les gros festoches comme le Hellfest, le Motocultor ou encore le Muscadeath ?

    Plus grand, sûrement, vous verrez cette année déjà, mais aucune envie de faire du outdoor, beaucoup trop de matériel à louer, les risques liés à la météo, on n’a pas du tout envie de se frotter à tout ça. 

    On verra au fur et à mesure à quel point on fera grossir le festival, on a beaucoup d’idées pour la suite, je ne sais pas encore quelle direction on prendra. 

    Nantes est une ville qui bouge bien, niveau Metal. La région n’est pas en reste. Comment on arrive à trouver sa place dans ce panel d’assos, labels, orgas etc. Existe-t-il une solidarité Loire Atlantique ? Allez… lâchons le mot, bretonne ? 

    Chacun son créneau, chacun sa cible, le Metal c’est super varié, tout le monde n’est pas copain, mais il y a quand même beaucoup de synergies entre diverses assos / salles / labels,  c’est important de se soutenir, le DIY c’est une économie super casse gueule, c’est déjà assez difficile comme ça, on ne va pas se tirer dans les pattes en plus!

    Qui rêveriez-vous de signer et/ou de faire jouer ? Des groupes autres internationaux peut-être ?

    Je n’ai pas de nom précis en tête, on aimerait travailler avec / faire jouer vraiment beaucoup de monde, on ne se ferme aucune porte, on verra de quoi l’avenir sera fait !

    Merci beaucoup pour toutes ces réponses et au plaisir de vous croiser vendredi 31 janvier à Rezé (et dans le magasin… tradition oblige!)

    *Frozen Night #15 – Aetheria Conscientia/Mourir/Limbes – Cold Crash (Rezé – 44) Le Live Report bientôt sur Memento Mori Webzine

    ** L’affiche est tombée entre temps… Regardez donc :

    Quelques liens :

    https://frozen-records.com

    https://www.facebook.com/frozenrecordslp

  • THE GREAT OLD ONES – Kadath

    THE GREAT OLD ONES – Kadath

    2025

    Genre : Post-Black Metal
    Label : Season of Mist
    Sortie : 24 janvier 2025

    Note : 95/100 (Seb D)

    Cosmicism (22 octobre 2019) – Kadath (24 janvier 2025) : jamais THE GREAT OLD ONES n’aura laissé un laps de temps aussi long entre deux albums. Certes, la Covid est passée par là, bouleversant totalement le monde des arts et du spectacle vivant. Les Bordelais ne sont pas pour autant restés les bras croisés en attendant la reprise des concerts et festivals d’avant pandémie. Pour s’adapter aux spectacles assis et en comité restreint, qui semblaient devenir une nouvelle norme en sortie de crise sanitaire, ils ont travaillé sur un concept de ciné-concert où le groupe joue en live afin d’accompagner la projection de “The Call Of Cthulhu” pour quelques représentations triées sur le volet. Ajoutons à cela des dates de concert plus classiques afin de défendre l’album Cosmicism sorti avant la fin du monde et on se rend compte que le groupe n’a pas chômé et a été plutôt actif durant ces cinq années.

    Crédit photo : Daphnea Doto / Solweig Wood

    Nous voici donc avec ce nouveau bébé entre les mains. 

    La première chose qui saute aux yeux, c’est tout d’abord cette superbe pochette, œuvre de l’artiste polonais Jakub Rebelka. Celle-ci marque une première rupture car depuis les débuts de l’aventure, les artworks étaient tous signés par Jeff Grimal.

    Après les yeux, ce sont les oreilles les victimes consentantes de la deuxième rupture avec le titre d’ouverture “Me, the Dreamer” et premier extrait dévoilé en octobre dernier. On y découvre un THE GREAT OLD ONES nouveau. Rassurez-vous, le groupe évolue toujours dans le style Post-Black Metal qui a fait sa renommée. Mais, il y apporte de la lumière, des mélodies plus appuyées que par le passé et une attitude plus Rock ’n’ Roll dans l’intention.

    Avec ce nouvel album, les Bordelais explorent toujours les écrits d’Howard Philipp Lovecraft en mettant un instant de côté Cthulhu et autres créatures horrifiques et fantastiques. Cette fois-ci, Benjamin Guerry s’est penché sur le cycle des rêves, l’un des trois cycles majeurs de l’œuvre de l’écrivain américain. Et en particulier “La Quête onirique de Kadath l’inconnue”. C’est donc à un voyage que nous invite le groupe tout au long de ce qui se rapproche d’un concept-album. Après un deuxième titre dans la veine de ce dont la formation nous a habitué par le passé, deux pistes plus épiques viennent nous cueillir (“In the Mouth of Madness” et “Under the Sign of Koth”) et nous embarquer vers un imaginaire riche où mélodies et assaut Black Metal se marient à merveille.

    Après un interlude d’un peu plus d’une minute, histoire de permettre à nos pieds de retoucher le sol, nous voilà de nouveau emportés grâce à un morceau instrumental de quinze minutes (“Leng”), longue pièce que l’on pourrait presque qualifier d’opéra Metal Noir tant l’ajout de chœur et d’un chant de soprano ne dépareilleraient pas. Ici la dualité entre noirceur et lumière se livre un combat sans relâche pour nous servir la substantifique moelle de l’art des Bordelais. Les mélodies de guitares se taillent la part du lion jusqu’au final obsédant et entêtant répété à l’infini. Sublime !

    Notre voyage dans le monde des rêves va bientôt prendre fin. D’un chuchotement, le chanteur cherche à nous retenir (“Viens à moi, toi le rêveur…”) et y arrive sans mal tant on aimerait que ça ne s’arrête jamais.

    *

    Cette nouvelle offrande de THE GREAT OLD ONES aurait pu se terminer là et cela aurait été très bien. Mais Benjamin GUERRY, en fouillant dans les vinyles de ses parents, est retombé sur un disque de Jean-Michel Jarre qui le fascinait durant son enfance (Live Houston/Lyon, 1986) et plus particulièrement le morceau “Second Rendez-Vous” dont le côté sombre et dramatique a toujours plu au chanteur. 

    Il a eu l’excellente idée de le reprendre à la sauce du groupe et il a très bien fait, à tel point qu’on le croirait écrit par eux. Ce petit bijou est uniquement disponible sur les éditions limitées box et vinyle et se fond à merveille à l’ensemble de ce chef-d’œuvre.

    La production signée Francis Caste magnifie l’ensemble offrant l’emballage adéquat à ce bonbon.

    *

    Il est certain que ce nouvel album fera date dans la carrière de THE GREAT OLD ONES et je peux assurer, sans prendre trop de risque, qu’il occupera une très belle place dans de nombreux tops de fin d’année. On en reparle fin décembre ?

    Tracklist 

    1. Me, the Dreamer
    2. Those from Ulthar
    3. In the Mouth of Madness
    4. Under the Sign of Koth
    5. The Gathering
    6. Leng
    7. Astral Void (End of the Dream)
    8. Second Rendez-Vous (bonus track)

    Line up :

    Benjamin Guerry – Chants et guitare  / Aurélien Edouard – Guitare / Alexandre Rouleau – Guitare / Benoît Claus – Basse / Julian Deana – Batterie

    Liens : 

    https://www.facebook.com/thegreatoldones

    https://www.instagram.com/thegreatoldonesofficial?igsh=MXJ2bjAyeDkzeTN2dQ==

    https://youtube.com/channel/UCEvJcs0YwirIQ2DLDFXj2sQ?si=dfgOq8Ngn-3cypR4

    Retrouvez notre Interview de Benjamin Guerry au MetalEarth Festival :

  • Devenial Verdict – Blessings of Despair

    Devenial Verdict – Blessings of Despair

    Genre : Death Metal
    Label : Transcending Obscurity Records
    Sortie : 3 octobre 2024

    Note : 99,999999999/100 ou 49/100 dans la dimension astrale (Robin le mirenculé).

    En 2022, j’ai pris beaucoup de claques musicales : Strigoï, le dernier Immolation, l’éponyme de Artificial Brain, le Cosmic Putrefaction, le Misgivings, l’incroyable Heaving Earth et le Miscreance, ainsi que le Stabbing. Et puis le dernier de Kendrick Lamar

    L’année fut extrêmement chargée… Quant au groupe Devenial Verdict, je faisais alors sa rencontre avec lui.

    J’ai d’abord ressenti de la méfiance… Un post death… qui pratique allègrement la dissonance, le son clean (même si pas totalement), des arpèges… Tout cela sentait le groupe un peu poseur (post) et intello (post), ce dont je suis extrêmement, rarement, impossiblement, fan. 

    Seulement, le groupe m’avait emporté : tant d’émotions, de ténèbres, de tristesse, de magnificence, d’épique… Et de brutalité. Créant de fabuleux paradoxes dans les sensations.

    J’attendis donc avec impatience le prochain, guettant des nouvelles via le label… Et enfin il y en eut.

    *

    Après de nombreuses écoutes, il m’est toujours aussi difficile de dire si cet album est une totale réussite… Mais dois-je le mettre à la hauteur du premier ?…

    Premier constat : L’album est de grande qualité. Non, il ne déboîte pas, non il ne met pas de grandes claquasses, etc. Il est d’une grande qualité. Je n’ai pas pu me sentir trahi par le groupe ou même ressentir une once de facilité, d’automatisme.

    Devenial Verdict a son style et l’effet de surprise passé de la découverte de celui-ci, les compositions restent solides, les idées pertinentes, l’émotion palpable.

    Le style de DV c’est une sorte de Gorguts (je pense même qu’il y a une référence à « Le Toit du Monde » sur le morceau d’ouverture), avec plus d’arpèges et de développements d’ambiances grâce à ses accords décomposés et ces guitares qui savent se faire inquiétantes, tristes, puis aussi froidement mécaniques et tranchantes dans les moments où la brutalité reprend le dessus. Une caractéristique bien étrange d’ailleurs : le groupe sait créer des moments d’émotion, de lyrisme, où les notes traînent, hurlent, s’enchevêtrent et vibrent avec une résonance et un effet d’écho qui charge le son d’une émotion et d’une grandeur quasi cosmique. Puis les riffs arrivent : froids, mécaniques, au gré d’une rythmique implacable qui semble inamovible. Ce mélange de vibrance émotionnelle et de froideur du riffing ne m’a pas sauté aux yeux au début puis il est devenu constitutif de leur musique.

    Cette musique tour à tour, pleine d’une brutalité froide, avec une interprétation toute en rage et blessures, brutalement déployées et de moments intimistes instamment répandus et prolongés, se transforme en un conglomérat d’instants de grâce solennels, de désespoir épique, et forme un tout de cinquante-et-une minutes à la fois cohérent et dans lequel on observe autant de froideur technique et solennelle que des cœurs palpitants dans ces notes résonnantes.

    *

    Mais l’album m’a déçu.

    Il m’a déçu pour deux raisons principales qui illustrent l’idée qu’il aurait pu être plus grand encore. Quand j’y pense… reprocher à ce groupe de n’être pas allé plus loin c’est assez gonflé mais, hélas, le ressenti est là et il me faut l’écrire, car il enserre mon cœur à chaque instant que je pose mon attention sur cet album.

    Ces solos sont bien trop rares et bien trop magnifiques pour être aussi peu présents dans l’album… J’en veux plus… Ils sont beaux à pleurer, intenses à en couper la respiration, à retenir le battement du cœur, à rester pantois… Pourquoi sont-ils bien trop rares alors qu’ils sont magnifiquement écrits, brillamment intégrés dans ces compositions ?

    La deuxième raison, elle, tient en une chose purement ressentie : il y a des moments où j’ai cru sentir que le groupe voulait s’arrêter d’extraire de l’or de sa mine… Le final de la composition « Blessing of Despair » illustre à mon sens cela : un fade out sur le dernier riff qui tourne en boucle. D’accord, peut-être cela peut avoir du sens par rapport à la thématique mais tout de même… Une telle ambition, un tel talent, un tel travail, une telle passion… pour quelquefois ne pas atteindre le sommet en termes d’intensité… de sentir que le groupe n’a pas les moyens de transcender son style encore…

    Ces déceptions proviennent plus du fait que le groupe nous laisse entrevoir une véritable perfection, un diamant brut d’émotions que d’une difficulté pour le groupe à se dépasser ou à sortir du lot. Autrement dit, ces déceptions sont celles de ceux qui ont vécu un miracle mais qui s’attristent que le visage de Dieu n’ait pu leur être révélé.

    *

    Soyons clairs : cet album n’est pas un échec. Il n’est pas encore un aboutissement. Mais il est déjà grand, et surplombe du haut de sa montagne d’émotions le paysage Death d’aujourd’hui.

    Tracklist :

    1. I Have Become the Sun  

    2. Garden of Eyes  

    3. Moon-Starved  

    4. Blessing of Despair

    5. Shunned Wander  

    6. The Quietus  

    7. Solus  

    8. Counting Silence  

    9. Cold Lantern  

    10. A Curse Made Flesh

    Line Up :

    Okko Tolvanen – Batterie / Riku Saressalo – Chants / Sebastian Frigren – Guitares / Antti Poutanen – Basse

    Liens :

    https://devenialverdict.bandcamp.com

    Facebook

    https://www.instagram.com/devenialverdict

    https://youtube.com/user/Devenialverdict

    https://devenialverdictband.bandcamp.com

  • Live Report – Destrock Fest 2024

    Live Report – Destrock Fest 2024

    Destrock Fest
    ESPACE LEO FERRE (Brest, 29)
    Vendredi 4 et samedi 5 octobre 2024

    Texte : Seb D
    Photos : Mémé Migou
    Vidéos : Bruno Guézennec

    Les 4 et 5 octobre dernier le Destrock Fest faisait son retour à l’Espace Léo Ferré à Brest après une édition 2023 réussie. Côté formule, on prend la même et on recommence : deux soirées concerts mêlant formations confirmées, nouvelles sensations, scène locale et jeunes pousses à l’avenir prometteur.

                La lourde tâche d’ouvrir les hostilités revient aux Costarmoricains de MEZEL. Pas simple pour le groupe de démarrer son set devant une salle quasiment vide. Qu’importe, dès les premières notes de guitare lâchées, David, le chanteur encapuchonné, entre en scène et dans son personnage, venant nous chatouiller les oreilles avec ses cris venus du plus profond des ténèbres. La mise en son est plutôt correcte et fait la part belle aux claviers qui viennent habiller leur Black Metal hautement qualitatif. Les guitaristes et le bassiste ne sont pas en reste, tricotant sur leur manche respectif avec aisance et dextérité. Quant à Jeff, il ne s’économise pas derrière ses fûts offrant une ossature solide aux compositions.

    Ce groupe est une de mes formations bretonnes chouchous, au même titre que TREGORGONES et INFERN. C’est-à-dire que je sens un énorme potentiel depuis un petit moment déjà dans ses trois formations. Et il suffit de voir l’engouement qui commence à monter autour d’INFERN pour se rassurer sur la bonne santé de la scène Metal bretonne. Elle a de beaux jours devant elle.

    *    

    Les Nantais d’ATTIC OF TEMPLE prennent le relais avec un tout autre style car ici on baigne dans une fusion qui n’aurait pas dépareillé si le groupe était né au milieu des années 90. Le très charismatique chanteur au flow anglais parfait et sa troupe nous ont livré un concert fort sympathique durant cinquante minutes, malgré un son manquant un poil de puissance.

    *

    Je vais être honnête, je n’attendais pas grand-chose du concert suivant. Non pas que je n’aime pas la musique de TESKA mais les ayant déjà vus à plusieurs reprises par le passé, je savais plus ou moins à quoi j’allais assister. Je ne sais pas si c’est le fait que le groupe, en local de l’étape, jouait devant son public, ou si les musiciens étaient dans une forme olympique ce soir-là mais ils m’ont foutu une grosse claque. Il faut aussi dire que la mise en son était parfaite et puissante, mettant en valeur leur Metal moderne. Le public était déchaîné et on a eu le droit au plus gros pit de tout le festival. Le chanteur a même fait un tour dans le public, sur les épaules d’un fan, durant un des nombreux circle-pits. Assurément un des moments forts du week-end.

    *

                Vient le temps de la tête d’affiche avec les Mosellans de DEFICIENCY. Riches d’une expérience de plus de quinze ans à tourner aux quatre coins de l’Hexagone, des plus petites salles aux plus prestigieuses scènes de festivals telles que le Hellfest, ils venaient nous présenter leur dernier album en date, « Warenta ». Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu ; en effet, ils ont très vite eu des problèmes de basse qui ont mis le concert à l’arrêt. Le groupe a tenté, tant bien que mal, de meubler du mieux qu’il pouvait en improvisant une danse avec le public sur fond de musique bossa nova puis en enchaînant avec une reprise du « Enter Sandman » de qui vous savez. Une fois ce souci réglé, le concert a pu reprendre mais la dynamique ayant été rompue, la salle s’est sérieusement vidée. Peu importe, le groupe, en grand professionnel, joue la suite du set devant la poignée de spectateurs restants. Mais là encore, la basse fera des siennes. Elle est beaucoup trop forte et aura tendance à écraser le son des guitares, ce qui est dommage lorsqu’on joue un Thrash Metal mélodique où les guitares ont une importance capitale. On saura après coup que ce souci vient du fait que le bassiste a dû se brancher sur l’ampli d’Anthony (bassiste de TESKA) en gardant ses réglages. Le groupe ayant traversé la France pour cette unique date, c’est déçus qu’ils reprendront la route le lendemain. À revoir dans de meilleures conditions car ce groupe est excellent.

    [NdlR : Non, on ne s’étendra pas sur les exploits de danse de Mémé sur scène, histoire de faire patienter le public… Non… Absolument pas !]

    ***

                La deuxième soirée débutera par un apéro avec des potes et le bassiste de TESKA. Rigolades, bières et petits fours, de quoi se mettre en jambe pour le festival.

                Ce sont les Vannetais de BASAALT qui ont l’honneur d’ouvrir le bal. Et ils vont le faire de la plus belle des manières en nous offrant un set de qualité et parfaitement mis en son. On voit le nom du groupe fleurir de plus en plus sur diverses affiches et je pense qu’il va falloir miser sur eux à l’avenir tant leur musique est excellente. On a affaire ici à un Metal moderne très bien exécuté. Quand on sait que le groupe ne fait des concerts que depuis un an, on peut facilement imaginer tout le travail fourni pour un tel rendu en live. Le chanteur, sans être une copie vocale, a une voix faisant penser par moment à Joe Duplantier de Gojira. À revoir très vite !

    *

                On reste dans le Morbihan avec les Lorientais de ARGUE. Leur Death Metal mélodique mêlé de Deathcore allié à une mise en son puissante gagnera l’adhésion du public. Pour ma part, et malgré le fait que le groupe donne tout sur scène, je reste plutôt insensible à leur musique. Certainement à cause du côté Deathcore. Il y a eu de nombreux retours positifs suite à leur prestation. De mon côté, j’en ai profité pour aller discuter avec les gars de BASAALT et en apprendre un peu plus à leur sujet.

    [NdlR : Effectivement, c’est bien là un Deathcore qui vous envoie une énergie de guedin. C’est toujours un plaisir, bien que de base, le Deathcore ne soit pas ma tasse de thé, de voir Argue sur scène. De vrais pros qui vous prennent par le colback et vous balancent de droite à gauche comme de joyeux petits pantins que nous devenons entre leurs mains. Merci les gars ! ]

    *

                Vient le moment tant attendu : le show des Parisiens de DELIVERANCE. Les éclairages de scène traditionnels resteront éteints durant toute la prestation laissant place à des ampoules disséminées aux quatre coins de l’estrade. Un cauchemar pour les photographes. Cette mise en scène minimaliste sied parfaitement à la musique et à l’univers du groupe, aidant à se plonger plus facilement dans les ambiances sombres et désespérées livrées par l’entité. Pierre Duneau, le chanteur, vit pleinement ses paroles à tel point qu’on a la sensation de le voir en pleine souffrance sur scène. Etienne Sarthou habille le tout de ses mélodies de guitare vite assommées par des riffs lourds et poisseux si typiques du Sludge. Le bassiste, Sacha Février, apporte sa touche de groove lancinant donnant à l’ensemble un aspect sensuel noir. Le final se fera sur « Odyssey », superbe pièce de dix-huit minutes, mettant fin à ce qui restera le plus beau moment du festival. J’en ai encore des frissons.

    [NdlR : Bon… faire des photos dans une ambiance noire juste rehaussée d’une ampoule rouge… voilà, quoi !]

    *

                Vient le tour des patrons ! Les Lyonnais de DESTINITY nous ont collé une véritable mandale dans la tronche à coup de Death Metal mélodique de haut vol pour la toute dernière date de leur tournée « In Continuum Tour ». On les sent bien, les presque trente années d’expérience : c’est ultra carré et les musiciens ont tous un niveau de fou. Mick, le chanteur, en véritable leader, sait comment faire réagir le public qui lui obéit au doigt et à l’œil. Le son est également très précis nous en mettant plein les esgourdes tout en nous permettant d’apprécier les subtilités et la richesse technique et mélodique des deux guitaristes. Un final en forme de feu d’artifice sonore.

    *

                Un grand merci à Franck Bugny et à toute l’équipe Destrock qui ont régalé nos oreilles durant tout le week-end. Une édition qui a affiché complet.

    Rendez-vous l’année prochaine pour un nouveau chapitre du Destrock Fest !

    [NdlR : Pssssssst ! De nouvelles dates arrivent… Notamment ce vendredi 24 janvier 2025, au Vauban. Alors, prenez vos places, soutenez la scène locale !]

  • Movrir – Insolence

    Movrir – Insolence

    2025

    Genre : Black Metal Expérimental / Sludge*
    Label : Pelagic Records
    Sortie : 17 Janvier 2025

    Note : 90/100 (Mémé Migou)


    Mourir**, la belle affaire.

    Mais vomir, ô vomir…


    Vomir des flots torrentiels

    Le trop-plein cathodique, numérique,

    Les tranches grasses de notre consumérisme

    Toujours plus épaisses, toujours plus plus plus

    Tout avaler, plus vite, sans même digérer

    L’inFAUXrmation

    Comment satisfaire l’insatisfait ?

    Sinon en le gavant

    Un foie gras d’acquéreurs compulsifs


    Mais ces oies pas si blanches

    Sont fières d’exhiber leur cirrhose sociétale.

    Elles vomissent en gerbes et en chœur

    Et dans leur HUBRIS s’entêtent aveuglément. ATIS….

    Jusqu’à ce que la sanction tombe – NEMESIS…

    La vengeance d’un corps en déroute

    D’une Terre en reboot

    Décadence, déchéance, Destruction – TISIS !

    Movrir, la belle affaire… Une bonne dose d’Insolence pour conter et contrer ce cycle de la tragédie Humaine. Hubris, Atis, Nemesis, Tisis…

    Le quatuor toulousain, composé entre autres de membres de Plebeian Grandstand et de Bruit ≤ , rentre droit dans le sujet, en hurlant en chœur « La folie, la foi, en Babylone… » Ah ! La grande prostituée, celle qui manie les langues à foison pour mieux vous perdre. La folie, la foi et l’orgueil, définition de l’Hubris. Movrir, bien que né en 2019, ne nous avait pas encore habitué à ce genre de chœur, harangue vénéneuse, populace aveugle, des voix encore et toujours plus. Mais cela sert le propos bien à propos ! Et déjà, au bout des 30 premières secondes du premier titre de cet EP, Insolence, on comprend que le son sera trituré, malaxé, retenu puis relâché… En cela, nous avons une œuvre quelque peu différente des deux premiers albums du groupe.

    Vomir son dégoût de notre société de consommation… Il me revient à l’esprit un concert performance de VOMIR, qui opposait un bruit blanc et continu, sans la moindre variation, en harsch noise wall pour mettre au pied du mur les auditeurs et provoquer « le repli sur soi, l’époché (la mise en parenthèse) de ce qui nous entoure ». Oui, mais voilà, c’est compter sur nos paréidolies auditives. Et si la démarche m’avait alors intéressée, intriguée, j’en suis restée de marbre. Ce qui est loin d’être le cas dans ce titre « Hubris ». Loin de l’esthétique Vomir du « pas d’idées, pas de changement, pas de développement, pas de divertissement, pas de remords », Movrir nous offre un déferlement d’émotions viscérales. Changements de voix, de la fureur dans le son, du feu et du sang, de la pisse et des os, c’est sale, c’est rugueux, c’est… addictif au possible ! Antinomique, n’est-il pas ?!

    Quand les précédents albums nous proposaient des œuvres plus typées Black Metal expérimental, avec ce son de guitare typique, la batterie à fond et ces voix hurlées qui n’étaient pas sans me rappeler les hurlements de Dark Tribe, que l’ami Russel m’avait fait découvrir, Movrir s’octroie avec Insolence, un EP qui rebat les cartes. Certes, on reste dans l’expérimental, avec des touches de noise, mais également des explorations plus « instrumentales », comme avec le second titre « Punitive ». Mais retour sur le titre d’ouverture où, après un début Griffonesque, on finit vers 3:00 par retrouver ces passages mélodiques qu’ils pratiquaient déjà auparavant.
    « Hubris » est un titre fort, foisonnant, en complète adéquation entre sa définition et la musique qu’il propose.

    En cela, il est bon de lui opposer un second titre qui semble plus épuré, mais avec une ambiance de folie. Au carnyx de Samuel Meric, cor celte utilisé pour la guerre, s’opposent des guitares agressives, des bruits blancs, une flûte (?)… « Punitive », une expédition sonore de quelque 2 minutes pour nous emmener vers une nouveau titre phare au nom révélateur, « Nemesis », non sans une fin en suspens.

    Et c’est reparti dans la violence avec cette troisième piste de plus de 7 minutes. Nos oreilles seront à nouveau ballottées dans tous les sens, faisant de nos osselets des glaçons dans un shaker. Pour autant, dès 0:40, on revient sur une mélodie en tempo lent salie par les triturations sonores. Une fois celles-ci passées, on retrouve le Movrir des précédents albums, avec cette faculté à nous faire dresser les poils. Mais ne vous y trompez pas,, cela ne restera pas sain et sauf, les quatre nous emmèneront vers les mélodies tronquées, des accélérations rythmiques, des changements de voix sur une palette assez large.
    Les 7 minutes ? On ne les sent absolument pas passer !

    Dernière plage de l’EP, « Illusions », en écho à « Punitive », repart sur du grave, du lent, du cinématique, de l’ambiance, du jeu dans les sonorités, entre roulis des vagues qui s’échouent et mélopée éthérée, on est en suspension dans le Grand Néant… Et toujours ce son Crust qui dégringole de plus en plus. Sans parler de la voix d’outre-tombe qui nous appelle, qui nous rappelle que tout est dévasté ; un râle… On clôture sur une descente qui s’arrête brusquement, nous laissant pantois.

    Certains diront que l’EP ne fait réellement que 2 morceaux, les 2 à tendance plus instrumentale étant dispensable. Dispensable ? Absolument pas. Au pire, à accoler aux deux autres. Mais même là-dessus, je ne suis pas cette voie. Pourquoi ? Parce qu’on navigue dans cette dualité entre des morceaux chantés et des morceaux instrumentaux (ou presque), entre prolifération, abondance et lourdeur cinématographique ; entre les grandes Hubris-Nemesis et les mineures Atis-Tisis… En cela, on y trouve l’intelligence de composition, alliée à un choix de production au son granuleux, noisy assumé.

    Un EP qui ne surpasse pas « Disgrâce », mais le tutoie sans vergogne. J’en suis fan !

    « Movrir, la belle affaire »… Oh oui ! La très belle affaire

    ***

    *Il est question de Sludge quand d’autres parlent plutôt de Crust… j’ai fait mon choix sur ce dernier, et vous ?

    **On trouve aussi bien Movrir que Mourir dans nos recherches et liens sur le net…


    Tracklist :

       01. Hubris
      02. Punitive
      03. Nemesis
      04. Illusions

    Line up :    

    Olivier Lolmède – Guitare, Chant /  Alexandre Bérenguer – Guitare / Maël Pretet – Batterie / Théophile Antolinos – Basse

    Guest : Samuel Meric – Carnyx sur « Punitive »

    Liens :

    https://www.facebook.com/movrir
    https://www.instagram.com/movrir/
    http://mourir.life/

  • Oceans of Slumber / Where Gods fear to speak

    Oceans of Slumber / Where Gods fear to speak

    Genre : « Dark Cinematic Metal »
    Label : Season of Mist
    Sortie : 13 Septembre 2024

    Note : 85/100 (WvG)

    Contrairement à ce qui est indiqué dans le nom du groupe, la musique d’Oceans of Slumber n’est pas de tout repos, et ce sixième album intitulé Where Gods fear to speak ne viendra certainement pas contredire mon propos.

    Houston, a-t-on un problème ? Non… Le quintette texan exerce dans le Metal progressif mélodique depuis 2011 et cet album ne déroge pas à leur règle puisqu’il propose des morceaux hargneux et variés au fil de neuf pistes, la dixième étant une reprise – bienvenue – de Chris Isaak (« Wicked Game »).

    Hargneux, certes. Parce que le riffing est acéré et précis. Varié, évidemment… c’est du prog, ça tombe sous le sens. « Chiant, donc » diront certains ? Bah… en fait ça dépend : si vous ne réfléchissez qu’en structures linéaires, c’est sûr que vous allez passer un mauvais quart d’heure… enfin un peu plus de trois, en fait (56 minutes). Par contre, les habitués du genre vont s’y retrouver, surtout si vous êtes biberonnés à The Gathering, Dream Theater (à moindre mesure) et Epica/Mayan.

    Je pense qu’après avoir visionné la vidéo ci-dessus vous comprendrez aisément pourquoi je fais référence à ces modèles : la voix de Cammie Gilbert-Beverly ne serait sans évoquer celle d’Anneke van Giersbergen mais également celle de Skin (Skunk Anansie) sur d’autres morceaux (« Wish » par exemple), cette chanteuse alternant beaucoup de techniques vocales démontrant l’étendue de sa palette, tantôt sirupeuse, tantôt aguicheuse, tantôt chaleureuse, généreuse… mais aussi teigneuse. Du point de vue instrumental, on se sent déjà dans un univers sonore coutumier dès les premières notes du single éponyme de l’album avec une entrée en matière assez souple dans la brutalité qui fait penser à nombre d’albums de DT mais aussi la conception de morceaux tels que dans le raisonnement musical de Mark Jansen pour Mayan par passages et Epica assez souvent. On retrouve d’ailleurs cet aspect musical et surtout mélodique-harmonique au fil de l’album : « Don’t come back from Hell empty handed » aurait très bien pu être écrit pour Floor Jansen dans la période After Forever.

    L’album se clôt donc sur la reprise du cultissime morceau de Chris Isaak, quelques grammes de finesse dans un monde de brutes ; c’est justement le risque que celui de s’attaquer à un morceau culte : se foirer. Ce n’est pas le cas ici : l’arrangement acoustique en duo piano/guitare folk de ce que j’appelle mon « morceau dodo » est tout à fait honorable et pas inintéressant, ne dénature pas l’original et reste dans le caractère initial de la composition de son créateur tout en ajoutant à la démonstration de l’étendue vocale de la chanteuse du groupe. On pourrait comparer cette version revisitée à celle du « Mad World » de Tears for Fears par Gary Jules.

    Ce qui est assez bien conçu, c’est que l’album fonctionne un peu comme la bande originale d’un western, qui se terminerait par un morceau qui lui-même sert de titre phare à la BO de Sailor et Lula de David Lynch – si vous n’avez pas encore vu ce film qui méritait sa Palme d’Or 1990, allez-y : le couple Cage/Dern est mémorable et Willem Dafoe est tellement malaisant…

    C’est un bilan nettement positif que celui de l’écoute d’un tel album pour quiconque aime la variété (loin du péjoratif qu’on attribue à ce terme) : très clairement, ce groupe ne mérite ni de tomber dans l’oubli ni dans le sommeil, il ne reste plus qu’à vous, les ronds de cuir (et de clous), de donner sa chance à leur musique.

    Tracklist:

    1. Where Gods fear to speak (6:25) 
    2. Run from the Light (5:15)
    3. Don’t come back from Hell empty handed (8:28)
    4. Wish (3:53)
    5. Poem of Ecstasy (6:33) 
    6. The Given Dream (3:36)
    7. I will break the Pride of your Will (5:27)
    8. Prayer (5:03)
    9. The Impermanence of Fate (6:20)
    10. Wicked Game (5:26)

    Line up : 

    Cammie Beverly – Chant / Dobber Beverly – Batterie, Piano / Semir Ozerkan – Basse / Alex Davis – Guitare / Chris Kritikos – Guitare, Claviers

    Liens : 

    https://oceansofslumber.com/
    https://www.facebook.com/oceansofslumber/
    https://www.instagram.com/oceansofslumber/?hl=en
    https://www.youtube.com/user/oceansofslumber
    https://open.spotify.com/artist/2JSza6IRxLr1Ez3wqKd0SY?si=aWrsTRHCSCemMNRQaSk5tw

  • Live Report – Muscadeath 2024 J2

    Live Report – Muscadeath 2024 J2

    Muscadeath 2024 Jour 2
    Samedi 21 septembre 2024
    Le champilambart
    Vallet (44)

    Textes et Photos de Mémé Migou
    Interviews : Manu (Humans of Metal) et Mémé Migou


    Samedi oblige, on commence cette seconde journée bien plus tôt que la veille. Par contre, nous aurons, Manu (Humans of Metal) et moi, une interview de plus à caler, les trois n’étant malheureusement pas sur des temps hors festival. Ce qui va expliquer que nous n’aurons pas le loisir de tout couvrir. Parfois, nous arriverons juste à temps pour prendre la température en fin de show et quelques photos à brûle-pourpoint. Vous voudrez bien nous en excuser (et ce n’est pas une question héhé). Attention, je suis loin de chouiner. Allier les interviews de groupes sur le vif, avec l’ambiance du festival en arrière fond, et les lives c’est un exercice que je n’ai pas l’habitude de faire. Et Mémé adoooooore les nouveautés !

    15H30, nous entamons le Muscadeath, seconde journée, avec comme la veille un groupe issu du roaster de l’Ordalie Noire :


    WAR INSIDE

    L’année précédente, Mémé avait pu voir Kratos chanter avec sa formation Circles ov Hell. Cette année, c’est avec War Inside, qu’il a rejoint il n’y a pas si longtemps que ça, que je vais le retrouver dans un autre registre, celui du Blackened Death.

    Un regard derrière moi, qui suis de nouveau juste devant la scène pour pouvoir shooter comme il se doit, et je peux déjà prendre la température de cette journée : le public est déjà bien présent et avec du répondant, s’il vous plaît !


    Et pour le coup, que ce soit Kratos au chant, arpentant la scène de long en large, ou les musiciens échangeant leur place ou montant sur le devant, tout le monde met du cœur à l’ouvrage pour ce qui est de chauffer le public.

    Sincèrement, on se dit que si ça commence déjà avec ce niveau, on va arriver sur les rotules en fin de journée !

    Lien vers notre article WordPress : War Inside – L’interview (Muscadeath) – Memento Mori Webzine

    DISFUNERAL

    Le second groupe prend possession de la scène. Et ce n’est pas rien. On sent ici qu’ils maîtrisent cet exercice. Les 4 z’amis de Nancy ne viennent pas pour compter fleurette aux belles du premier rang. Leur Death Metal est efficace, rapide. Il émane du groupe une énergie qui fleure bon l’amitié et le sérieux tout à la fois.

    L’ambiance dans le public ? Elle a encore monté d’un cran. Mais comment allons-nous terminer ?!

    Avec Manu, nous ne pouvons rester plus longtemps, une interview nous attend. On quitte à regret, mais on vous laisse avec l’interview qu’ils nous ont accordée. Merci à eux et aux fakes news (réelles ou blagounettes) qui parsèment ce papotage.


    Lien vers notre article WordPress : Interview – Disfuneral – Memento Mori Webzine

    MALKAVIAN

    On reste avec un groupe de l’écurie Ordalie Noire, Malkavian et un nouvel album en gestation. Désormais, on peut dire que le groupe a accouché, puisque le skeud est sorti le 10 janvier 2025. N’hésitez pas à aller l’écouter, c’est d’la bombe, bébé !

    Avant le festival, je ne connaissais pas véritablement le groupe, il faut bien l’avouer. J’avais écouté sans trop m’y intéresser alors. Pourquoi ? Eh bien là aussi je vais devoir confesser que… je n’en sais, ma foi, strictement rien. Peut-être trop Thrashouillant pour moi ? Ce côté groovy dans certains passages ? Le chant qui me rappelle certains groupes stars que je n’aimais pas vraiment ? Je… ne… sais… pas… j’vous dis ! Et pourtant…

    Je reviens d’interview alors que le set est déjà bien lancé et là, je m’en prends plein la figure. Pourquoi ? Vous pensez que je vais dire que je n’en sais rien, encore ? Bah si… héhé… je peux vous dire que ce que j’ai vu sur scène était sacrément plus musclé que dans mes souvenirs. Avec ces passages plus graves, parfois plus lourds.

    Et avec l’œil du photographe, je dois bien avouer qu’il y avait de quoi se régaler aussi ! Mais ce détail mis à part, j’ai vu sur scène un groupe qui envoie le son avec technicité et hargne. Bref ! J’ai été conquise…

    … Au point d’aller réécouter les anciens albums, parce que quand même… pourquoi je suis ainsi passée à côté ? Bah ! Allez savoir (ouais je sais, je radote) ! Mais ce qui est réel, c’est que je redécouvre toutes les qualités de Malkavian.

    La magie de la scène ! Quand on vous dit « support your local scene », c’est pas pour rien ! Merci le Muscadeath !

    VOORHEES

    Hop… Encore une fois, on loupera la quasi-totalité du set de Voorhees car nous étions dans la partie presse du Muscadeath. On aura, Manu et moi, à peine le temps de voir 1 titres et quelques bribes d’un second. Pour le coup, on est un chouïa déçus puisque nous avions fait la connaissance de Chris, le chanteur, pour notre toute première interview de la journée. Et nous avions littéralement craqué sur sa gentillesse, son à propos et ses propos. (Attention, on ne dit pas que les autres interviews nous ont laissés de marbre… mais c’était le seul de la journée que nous interviewions – ouhhhh que c’est difficile à dire ça – avant le show).

    Pour cette prise de température, plus que véritablement une analyse de concert, je peux vous dire que le son était bien fat. Un death old School bien maîtrisé, avec un Chris qui restera bien campé au milieu de la scène, façon Hate la veille. Et pourtant, je n’y vois aucune retenue dans le jeu de scène et surtout le lien avec la générosité envers le public.

    Du coup, je n’hésiterai pas un instant pour les revoir sur scène !

    Vous aurez même droit à 2 interviews pour le prix d’une…

    L’article sur notre site : VOORHEES / interview de Chris (Muscadeath 2024) – Memento Mori Webzine

    Et pour un format plus long, Manu y est retourné avec notre JP  :

    KARRAS

    Han… il est déjà 19h30 et le ventre de notre Mémé commence sérieusement à gargouiller. Il faudra, pourtant, attendre encore un peu puisqu’une troisième et dernière interview nous appelle. Nous ne verrons donc pas Karras, juste suffisamment pour prendre quelques clichés sur la fin du live. J’avais pu voir Karras au Motocultor, efficace mais pas dans mes goûts les plus affirmés, j’ai pourtant eu des retours qui me font regretter n’avoir pas pu voir ce set, en l’occurrence. Dommage…


    AD PATRES


    Comment ça, Ad Patres ?  Mémé, tu yoyotes de la tête… Ad Patres n’était pas sur l’affiche du Muscadeath ? Eh bien… Sachez, jeunes ignorants, que Acranius, prévu au slot de 21h45, n’a pas pu venir. Aussi, c’est Mortuary qui a pris sa place, montant d’un cran et laissant son slot à… à…. suivez un peu, voyons ! À Ad Patres ! Bingo !


    Mémé a d’ailleurs cru avoir la berlue. Elle a nettoyé ses lunettes par deux fois, tant elle avait l’impression de voir arriver sur scène Alexis de Death Decline, l’homme aux pieds nus. De fait, je serai encline, tout du long, à garder cette idée en tête, ne connaissant pas le groupe, par ailleurs. Mais ça s’arrête là, car avec un peu de recul et de recherches post festival, on peut se rendre compte que les groupes n’ont pas le même type de Death et que Ad Patres n’en est pas à sa première année… Les Bordelais sont dans le game depuis 2008, mazette ! Et qui plus est, un nouvel album est sorti en 2024.

    Pratiquant un Death Metal brutal, rapide et assez technique, ils offrent un set sans concession. Et ça tombe bien, les fans leur donnent laréputation d’être à fond à fond à fond… sur fond de grosse voix growlée. Ah ça ! Mémé aime beaucoup !

    MORTUARY

    Bon… Bon… Bon… Un choix particulièrement rude se fait sentir : nous entamons la dernière partie de la soirée et le menu promet d’être raffiné. Alors on te demande de choisir en la truffe (dans le bon sens du terme, vous savez, ce champignon qui coûte la peau du fessier rembourré de Kim K.) ou le saumon fumé sauvage pêché dans les eaux tumultueuses de l’Écosse. En d’autres termes : Entre Mortuary, Memoriam et Aborted, tu fais quand ta pause dîner, Mémé ?

    Bon… Bon… Bon… Je dois dire que c’est Mortuary qui en a fait les frais. Je suis restée suffisamment pour m’auto-agacer de quitter la salle, tant l’ambiance était bouillonnante. Mortuary sont des légendes dans la scène française. Mais j’attendais avec une impatience non feinte l’arrivée de Memoriam. Ce qui est certain, c’est que la salle en demandait, re demandait, encore et encore. Le lightshow était aux petits oignons pour souligner la violence du Death de Mortuary, qui nous gratifie d’accélérations bien senties. Accélérations, rythmiques groovies, chant pas forcément growlé, mais bien énervé… Il me faudra les revoir, c’est indéniable !

    MEMORIAM


    Y a Karl Willets ! Karl Willets, quoi ! Heyyyy… le chanteur de Bolt Thrower ! Allô !

    OK… Vous l’aurez compris, Mémé est au taquet !

    On aura droit aux grands hits, notamment du dernier album de 2023, comme le titre éponyme « Rise to Power », qui mettront les fans dans la poche du groupe. Je suis littéralement subjuguée par le personnage aux longs cheveux blancs et soyyyyyeux. Un sparadrap sur le nez, quelques coups dans le pif (au sens métaphorique cette fois), c’était un set complètement hors sol. Avec au beau milieu, haranguée par un Scott Fairfax pas prêt à laisser sa place dans le cœur des festivaliers, une foule scandant un « Happy Birthday to youuuuuu, Karl ! »…

    En-dehors de ces considérations, on peut souligner la qualité du line up, puisque nous avons également, à la basse un Franck Healy (qui est passé dans Annihilator, Napalm Death, Sacrilege,…) et dernier arrivé, remplaçant Andy Whale, Spikey Smith à la batterie (lui aussi ayant un CV long comme la tignasse à Willets).

    Le Death Metal pratiqué par Memoriam est bien entendu dans la lignée de Bolt Thrower, il est mélodique, il rentre dans la tête, il ne souffre pas les ronchonneries mais les écrase. Autrement dit, Memoriam est là, point barre. Et ceux qui étaient dans la salle étaient à surkiffer, comme Mémé. Là, je fais un clin d’œil appuyé au copain Looping von Looping Wild Show. Quant aux autres, ceux qui n’ont pas aimé, ils étaient dehors… J’ai malheureusement entendu pas mal de personnes n’avoir pas été séduites . M’en fous, moi, j’ai vu Memoriam (oserais-je dire Méméoriam ?), je suis aux démons !

    ABORTED

    Voilà… Le groupe final sonne la fin de la parenthèse Muscadeath 2024. Mais avant de se dire au revoir et à l’année prochaine, on a tout de même droit à un feu d’artifice : Aborted !

    Ce qui est assez amusant, dans les échos que j’ai pu recueillir en laissant traîner mes oreilles à droite et à gauche, c’est une véritable dichotomie entre ceux qui n’ont rien à cirer de Memoriam mais ont adoré Aborted et l’inverse. Au milieu, je vous rassure, il y a toujours une belle tranche de personnes pour adorer les deux.

    D’accord… Mais toi, Mémé, dans tout ça ? Bah moi, j’aime Aborted. Ayant eu la chance de voir Sven dans ses grandes œuvres au Motocultor (où il avait d’ailleurs donné rendez-vous au Muscadeath, c’est cool de sa part), j’étais assez emballée pour revoir ce show en intérieur. Si déjà en set outdoor ça défonçait, je n’osais à peine imaginer la violence du bousin avec un son contenu dans une salle !

    De fait, c’était effectivement une tuerie ! Les décors, les lights, le son… et surtout cette putain de présence de Sven. Aborted a tenu ses promesses et au-delà. Les retours étaient dithyrambiques.

    Mais voilà, en ce qui me concerne, je reste sur ma fin (et plus sur ma faim, si vous avez suivi, Mortuary a fait les frais de mes fringales)… Je m’explique : je n’ai absolument rien à reprocher à la qualité du show, du chant, des musiciens… rien… Si ce n’est un tout petit détail de rien du tout. Ayant justement vu Aborted un mois auparavant à Carhaix, je me suis étonnée d’avoir les mêmes vannes aux mêmes moments. Donc un show millimétré – ce qui n’est pas un mal en soi, mais bien du professionnalisme –  jusque dans les moindres paroles. Et ça, ça me plaît beaucoup moins. Pourquoi ne pas rester nature et parler tout simplement au public. Là, on aurait un véritable échange. N’en demeure pas moins que c’était au poil de cul de fourmi près. Et le public ne s’y est pas trompé, il a répondu présent pour un pit chaud bouillant.

    Le mot de la fin

    C’est sur les rotules que Mémé finira le festival. Rincée mais ravie de ce week-end placé sous le signe de la très bonne musique et d’une ambiance tellement sympa qu’on a envie d’y remettre le nez vite fait…

    On ne peut que féliciter, à nouveau, les bénévoles et l’équipe du Muscadeath, Benoit Denis en chef de file, pour cette organisation qui nous ravit à chaque fois. Quand des festivaliers reviennent pour la xème fois, c’est qu’une histoire s’est créée. Et ça, c’est beau !

    Merci également à Alexandre Saba ( MOOffice), Manu (Humans of Metal) et Eva (Girls’N Nantes).

    Un bisou aussi aux collègues de Cabale Prod, notamment Gauthier, avec qui cela devient un pèlerinage de se retrouver avec nos appareils photos tout devant la scène.

    Je referme ce chapitre, espérant en rouvrir un nouveau en septembre prochain.

    Au plaisir de vous retrouver dans 1 an !

    Liens :

    Muscadeath : Muscadeath

    M&0 Office : www.m-o-office.com

    Girls’N Nantes : Girls n ‘ Nantes – Blog mode, beauté et lifestyle Nantes – Le blog mode, beauté et lifestyle des filles de Nantes

    Humans of Metal : Humans of Metal (@humansofmetal) • Photos et vidéos Instagram