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  • Ætheria Conscientia – The Blossoming

    Ætheria Conscientia – The Blossoming

    Genre : Black Metal Progressif
    Label  : Frozen Records 
    Sortie : 07 juin 2024
                     

         Note  :   95/100 (LB D)

    C’est lors d’un déplacement à Nantes en avril dernier, au cours  de ma visite incontournable au célèbre magasin de disques Frozen Records, que mon histoire avec cet album a véritablement débuté, et ce, d’une manière plutôt singulière. Alors que j’effectuais le règlement de mes achats à la caisse de ce fameux disquaire, l’un des deux gérants m’a remis un vulgaire sticker de Aetheria Conscientia, et n’oubliant surtout pas de m’annoncer fièrement qu’un nouvel album serait publié en juin. J’avais connaissance de ce groupe, pour avoir écouté l’album précédent sur les réseaux sociaux, mais faut bien l’admettre aussi que je n’y avais pas accordé une attention toute particulière. 

    Après l’été, c’est en retombant un peu par hasard sur ce fameux autocollant dissimulé au fond de ma corbeille de fruits (sic !) que je me suis enfin résolu à jeter une oreille sur ce fameux “The Blossoming”. Grand bien m’en a pris car à la première écoute, j’ai pris – et permettez moi l’expression – “une grosse baffe dans la gueule”.  

    Mais tout d’abord parlons un peu du line-up, s’articulant toujours autour de P.A Cantat et Tristan Brachi aux guitares et d’Alexis Pascal à la basse. Le groupe a connu un petit changement avec l’arrivée d’un nouveau batteur en la personne de Valentin Henault, et du coup Paul Breheret qui, lui, est passé de la batterie au chant principal et aux percussions. Pour la petite histoire, Paul, et je ne le savais pas à l’époque, mais c’est lui qui m’a remis ce petit sticker à Frozen Records. Comme quoi, tout s’explique. 

    En ce qui concerne cette nouvelle galette, il faudra noter avant tout, l’élargissement du champ musical opéré par le groupe. Une vraie réflexion a été menée par les membres à ce sujet là, l’objectif étant de ne pas se limiter à un simple remake de l’album précédent. Cela inclut notamment l’exploration du psychédélisme et l’expérimentation de nouveaux sons, en particulier ceux issus du Moyen-Orient. L’incorporation du chant féminin participe également au renouveau de la trame sonore des Nantais. 

    Toutes ces expériences se retrouvent au gré des titres, mais en premier lieu, c’est à Mastodon que l’on pense dès l’introduction de « Astral Choir ». Cette pensée sera de courte durée car elle est brusquement interrompue dans son élan par un saxophone rappelant celui des Ukrainiens de White Ward. Ces éléments très jazzy enchaînés à des passages Black Metal particulièrement virulents sont un vrai régal pour nos esgourdes. Ce morceau se termine sur une petite note sucrée, grâce à l’apparition du chant très aérien de Cindy Sanchez. Il apporte une sensation de légèreté, de féminité, dans cet océan de riffs acérés et de blast beats. Une belle entrée en matière qui vous donnera un aperçu de ce qui va suivre. 

    Car les ambiances changent sur “Haersperadh”, elles se veulent plus Progressives, allant même vers le Post-Rock. Le chant de Paul y est plus strident, mais rassurez-vous, les amateurs de Black Metal ne sont pas oubliés. Les accélérations sont toujours aussi efficaces, mais cette fois-ci, elles ouvrent la voie à un passage plus sombre, plus Doom, ajoutant une touche émotionnelle, semblable à ce que pouvaient réaliser les américains de Agalloch en son temps. 

    “Wrath Of The Virikoi” est le titre le plus court de l’album, un morceau de Black Metal percutant, somme toute un peu plus classique. Toutefois, l’apparition d’un son de synthé de science-fiction nous plongera directement sur le territoire du psychédélisme. Et ce, pour la première fois depuis la fondation du groupe.

    On change de face, ben oui, je chronique cet album en écoutant le vinyle. Le premier morceau de la face B (j’ai la flemme de l’écrire ! [NdMémé Migou : “Daimu Kadasdra Ko Antall] n’est pas chanté en Anglais comme les autres, mais dans un dialecte inconnu. Ce dernier résume parfaitement l’histoire, en étant la langue des indigènes qui vivent sur la planète Haersperadh et qui voient débarquer de l’espace un groupe de voyageurs en quête de refuge sur leur territoire. L’introduction se fait tout en douceur, à coups de percussions tribales, de solo de guitare très David Gilmour compatible et de synthé façon psychédélique année 70 (Hawkwind es-tu là ?). 

    On notera le retour des sons moyen-orientaux avec les vocaux tout en tendresse de Dolorès Anapeste, s’équilibrant merveilleusement bien avec le chant rageur de Pierre. Tout cela nous fera voyager dans des contrées lointaines. Ce titre met un peu de temps à démarrer, mais je pense que cela permet aussi de mieux apprécier en fin de parcours, cette déferlante de riffs à la manière de Enslaved

    Le principe est le même pour l’avant-dernier titre, “Endless Cycle”. Mise en route en douceur avant une petite montée en puissance et d’enchaîner sur un Black Metal haineux. Seul, le saxophone presque apaisant de Guru Pope nous procure une bouffée d’oxygène, nous préservant ainsi de la descente dans les abysses froids et dépourvus de lumière. 

    The Blossoming se termine sur son titre éponyme, et peut-être celui qui résume le mieux la musique de Aetheria Conscientia. C’est-à-dire, le parfait mix entre les sonorités extrêmes, progressives et post-rock, ponctué par les interventions du saxophone encore une fois très bien intégré aux structures musicales et du chant clair des deux chanteuses désormais réunies. 

    Musicalement parlant, les Nantais ont réussi leur pari de vous transporter dans leur propre univers. Éclatant au passage les barrières de styles avec brio, tout en enrichissant encore un peu plus leur Black Metal progressif, et tout ça, sans jamais ennuyer l’auditeur. Cette expérience musicale reste captivante de bout en bout, principalement grâce à des compositions plus courtes, (moins de dix minutes pour chacune d’entre elles), qui se révèlent ainsi plus efficaces et moins démonstratives. Alors, si vous aimez le mariage des genres, les ambiances à la Darkspace, Mare Cognitum ou White Ward, le Black Cosmique de Labyrinthus Stellarum, je ne peux que vous conseiller cet album.

    Alors que cette année il y a eu profusion d’albums de qualité, voire même d’excellents albums, aucun n’a réussi à me bouleverser ou à me faire décoller de mon canapé autant que “The Blossoming”. Ce fut un véritable coup de cœur dès les premières notes. Le nombre incalculable d’écoutes n’y changera rien, je ne m’en lasse pas, et éprouve sans relâche le même plaisir à remettre la galette sur la platine avec cette ferveur toujours intacte, et cette inaltérable sensation de le redécouvrir un peu plus chaque jour. 

    Cet album répond à l’ensemble des critères que j’ai établi pour désigner mon album de l’année. (Les frissons suscités dès les premières notes, un nombre significatif d’écoutes, ainsi que le plaisir constant d’y revenir sur le long terme sans jamais ressentir d’ennui…constituent mes conditions essentielles). Par conséquent, Mesdames et Messieurs, après concertation avec les membres du jury, c’est-à-dire moi-même tout seul dans ma tête, je déclare que “The Blossoming” de Aetheria Conscientia, le grand gagnant de mon TOP ALBUMS 2024. Félicitations à vous.

    PS : La morale de cette histoire, c’est de ne jamais négliger un sticker ou un flyer qu’on vous donne dans un magasin de disques ou à la sortie d’un concert. On ne sait jamais, ce sera peut-être, comme pour moi, votre prochain gros coup de cœur.  

    Tracklist :

    01 – Astral Choir

    02 – Haesperadh

    03 – Wrath Of The Virikoï

    04 – Daimu Kadasdra Ko Antall

    05 – Endless Cycle

    06 – The Blossoming

    Line-up :

    Alexis Pascal – Basse / P.A. Cantat – Guitare / Paul Breheret – Voix, Percussions, Programmation, Textes / Tristan Brachi – Guitare, Voix, Textes / Valentin Henault – Batterie, Programmation

    Guests : Cindy Sanchez (Lisieux, Candélabre) – Voix sur les morceaux 1 et 6 / Dolorès Anapeste – Voix sur les morceaux 4 et 6 / Hugo Champion (Lisieux, Plebeian Grandstand) – Synthétiseurs et Ambiances / Guru Pope – Saxophone

    Liens : 

    https://aetheriaconscientia.bandcamp.com/album/the-blossoming

    https://www.facebook.com/aetheriaconscientia/

    https://open.spotify.com/intl-fr/artist/7bs8Ac2dYPjssMduDbmcWs

  • Live Report – Muscadeath 2024

    Live Report – Muscadeath 2024

    Le champilambart
    Vallet (44)
    Vendredi 20 septembre 2024

    Textes et Photos de Mémé Migou
    Interviews : Manu (Humans of Metal) et Mémé Migou

    Hey ! Mémé, tu viens cette année au Muscadeath ? Non, malheureusement, je crois que je ne vais pas pouvoir venir, ce sont les journées du patrimoine et je vais devoir bosser sur un projet culturel…


    Hey ! Mémé, t’as vu l’affiche du Muscadeath ? Oui, malheureusement, je crois que je ne vais pas pouvoir venir…

    Hey ! Mémé, tu… Stoooop ! C’est bon, j’ai vu l’affiche d’enfer, et puis j’ai trop envie de vous revoir !

    Comment dire non au Muscadeath ? Sérieusement ? Vous connaissez ce « petit » fest ? Non ! Bah vous devriez… C’est un must dans la région 44. Du Death, du Muscadet, le Muscadeath vous offre tout cela sur un plateau d’argent. Mais pas seulement. Parce qu’au Muscadeath, c’est l’assurance d’avoir des groupes quali que l’on peut voir à deux mètres de nous. Pas de crash barrières, juste le public et la scène… et le Muscadet ! Un espace restauration à l’extérieur, un autre espace avec le merch… où l’on pourra retrouver divers stands comme les Éditions Flammes Noires, les copains de France Black Death Grind ou encore Les Acteurs de l’Ombre, et le stand de lutte et de prévention contre les VSS entre autres…


    Cette année, Mémé n’était pas seule pour mener à bien la grande tâche du live report. Après avoir échangé lors du Motocultor, il était logique de proposer à Manu (page Humans of Metal), de participer aux interviews. Car oui, pour la première fois, nous avons accepté la mission de ramener quelques interviews.


    De fait, après avoir capté mon binôme sur la route, la p’tite voiture bleue s’est dirigée vers le Champilambart, à Vallet, un peu après- Clisson… (ou avant, tout dépend d’où vous venez, hein). La première chose était de récupérer nos pass et les horaires de nos interviews. Et cela se faisait sur l’arrière, côté presse, auprès d’Alexandre SabaM&O Office. On découvre la salle avec les box pour recevoir les groupes. Tout le monde dans le même espace avec des espaces salons définis, non loin de la salle de spectacle où balancent les derniers groupes avant le coup d’envoi. Un accueil aux petits oignons.. enfin, aux petits bonbons.

    Deux interviews sont programmées, en ce vendredi 20 septembre, FT17 et Houle. Vous pourrez retrouver les vidéos dans le cœur du report. Car il est plus que temps de lancer les hostilités !

    18h30, FT17 entre en scène…


    FT17

    J’avais eu l’occasion de voir le groupe lors du Metalearth 2023, à Brest. Et dernièrement sur la Hellstage du Hellfest. Les deux fois ont été d’excellents moments. Alors Mémé n’a pas hésité à déclarer à qui voulait bien l’entendre : FT17 ? Tu connais pas ? Mes aïeux ! Ne vas pas rater ça !

    Et c’est ainsi que les rideaux se sont ouverts sur une salle déjà bien remplie. Quand je vous dis que le Muscadeath, c’est top ! Enfin un public qui est là aussi pour les premiers groupes, un public curieux, passionné.

    Un set de FT17, c’est être plongé dans une lecture sonore, musicale et visuelle de lettres d’un poilu totalement créé, mais pas complètement inventé. Une sorte de Frankenstein fait de bouts des uns et des autres. Ainsi naquit Marcellin Trouvé… qui trouvera vie dans la prose et la pose de Hugo Chereul, comédien à la voix grave, ainsi que dans l’interprétation de Misein, qui offre au chant une réelle dimension émotionnelle. Le tout embarqué par une musique qui soutient le projet conçu dans l’esprit de Hrothulf.


    Dans le public, certains ont pris une belle claque devant la scène, quand d’autres ont ont plus de mal à pénétrer dans le visuel proposé. Pour ma part, ce sera à nouveau un live dans lequel je me laisse avidement embarquer !

    Retrouvez l’interview de Tom, Hugo et Hrothulf au Muscadeath, mais également en visio, ici :

    Houle

    Bon bon bon… on ne peut nier que c’est le petit groupe qui monte qui monte qui monte. Espérons que ça ne fera pas comme l’araignée Gipsy, en fin de compte. Vu en première partie de Grima en janvier 2023, Houle est revenu en force avec un album que la critique salue. Les marinières sont de plus en plus nombreuses dans les rangs du public, et souvent j’entends les mots « Houle » et « chouchous » mis côte à côté dans les conversations. J’étais de la release party à Paris (peut-on parler de release Paris?) le 8 juin 2024, mais aussi à la brasserie Couille de Loup, à Querrien, le mois suivant… Il me tardait de voir si le groupe avait évolué en matière d’expérience scénique. Et à cette question, on ne peut que répondre par l’affirmative.

    En effet, si le charisme de la chanteuse Adsagsona était indiscutable et surtout incontournable, on sent désormais que le reste du groupe prend ses aises sur scène.

    Encore une fois, Houle fera son p’tit effet sur de futurs grands fans.

    Retrouvez l’interview de Houle au Muscadeath, en compagnie, également de Eva, du blog Girls ‘N Nantes, ici :

    RÜYYN

    Si on avait commencé avec un groupe de l’écurie l’Ordalie Noire, c’est maintenant le deuxième groupe que propose LADLO.

    RÜYYN était présent au Motocultor, un mois avant le Muscadeath. En plein milieu de l’après-midi, sur une scène outdoor, ce n’était certes pas le plus approprié pour du Black Metal de cette qualité.

    Une déferlante de noirs et d’ors vient nous lécher les entrailles. Pour nous réchauffer, quelques vasques enflammées et toute l’énergie vitale qu’un groupe de Black va drainer chez les auditeurs lambda pour la balancer en offrande aux vrais adorateurs. En réalité, la soirée étant particulièrement tournée vers le Black, le public était conscient de ce qui l’attendait. Ainsi que j’ai pu le mentionner plus haut, c’était un public de passionnés, ainsi donc nous étions en circuit court, en ce qui concerne le drainage et l’arrosage des émotions. N’en demeure pas mois, ça a fait « paf dans la tronche ».

    Pénitence Onirique

    Hop… Encore un concurrent venu tout droit de l’ombre (oui, il faut comprendre LADLO). Et ici aussi, j’ai déjà eu l’occasion de les voir à plusieurs reprises, notamment au Motocultor 2023, à Paris en juin 2024. J’avais une telle envie de les voir tant j’avais aimé leur album, « Nature morte », à sa sortie (et toujours maintenant, ne vous méprenez pas).

    Néanmoins, pour une raison qui m’échappe, je n’arrive pas à entrer dans leurs shows. Peut-être que je ne retrouve pas la magie de l’album, malgré une scénographie tout en masques dentelés. Et pourtant, j’en vois, dans le public, qui lèvent les mains au ciel en forme d’invocation des forces telluriques, les invitant à remonter des entrailles de la terre pour faire vibrer le cœur des spectateurs.Le mien reste relativement de marbre. Aussi, je décide d’aller faire un tour du côté du merch et du repas… avant d’être appelée en soutien d’interview pour une Éva faisant face à Dark Funeral…

    Hate

    Attention ! Voici un débordement de haine qui arrive sur scène. Les polonais ne sont visiblement pas là pour faire dans la dentelle. Et si on veut aller encore un peu plus loin dans les clichés, autant dire qu’on ne va pas enfiler les perles, mais les riffs froids et incisifs de Domin et Adam The First Sinner.

    Bien que ce dernier soit on ne peut plus statique, un pied constamment appuyé sur le retour, le Death teinté de Black m’assènera un énorme coup sur le coin de la tronche. On ne peut pas dire que je ne m’y attendais pas, mon frère ayant ouvert pour leur tournée… pfiouuuuu… il y a quelques années. Je savais que j’étais face à des musiciens qu’il respecte énormément. Et il n’est pas le seul. Ainsi, je retrouve Gauthier, de Cabale Prod, tout frétillant à l’idée de retrouver l’un de ses groupes fétiches.

    Personnellement, j’ai surkiffé ce climat délétère qu’ils ont distillé en cette fin de première journée. Par contre, dans le public, j’entends des avis totalement partagés et mitigés…


    Dark Funeral

    Voilà… on entre sur la dernière ligne droite, qui se trouvera aussi tortueuse qu’une ligne de pentacle adressé aux forces démoniaques pour les appeler à communier avec nous. C’est en grandes pompes que les darons du Black, la bourgeoise vampirique s’imposent sur scène sous le blase de Lord Ahriman.

    Le show est rodé. Il y a un petit côté kitsch dans la grandiloquence dont feront preuve les membres du groupe. En même temps, n’aurait-on pas été déçus s’ils ne nous avaient pas servi cette emphase.

    C’est carré, professionnel à souhait. On en redemanderait, s’il ne nous avait pas fallu, à un certain moment, laisser la place aux organisateurs pour remettre la salle en ordre pour la grosse journée du samedi.

    Je termine en cherchant à papoter avec quelques festivaliers… Je me casse le nez sur l’un d’entre eux, qui se reconnaîtra aisément. Pas de témoignage pour lui, mais une discussion très sympathique, au demeurant.

    Quelques mots de festivaliers :

    « Le Muscadeath, c’est un festival très sympa. J’ai beaucoup aimé FT17, le tout premier groupe. Les passages parlés, ce sont des lettres de poilus. Il y a un côté véridique qui m’a pris aux tripes. J’ai senti pas mal d’émotions remonter. Et musicalement, c’est très bon, quoi. » – Manu

    « Top ! Pas l’année dernière, mais l’année d’avant, je suis venu juste une journée. L’an passé les deux jours, cette année les deux jours et je pense que ce sera toujours les deux jours ! Festival énorme, super accueil, super organisation, super sécurité, et les mecs sont extra, supers bénévoles, super public et super choix des groupes également ! Donc rien à dire, c’est un des meilleurs festivals en France pour moi. Jusqu’à présent, y a RÜYYN et Pénitence Onirique, parce que je suis fan ; Pénitence… jamais déçu avec eux. Énorme. Pour moi, c’est un des meilleurs groupes français avec Seth. Un des meilleurs groupes de Black… » – Jérôme

    « FT17 – J’ai trouvé ça excellent. Techniquement, le son n’était pas fou. C’était dommage. J’ai retiré mes bouchons, je trouvais que c’était écrasé. Mais bon, ce n’est pas de la faute du groupe. Par contre, j’ai trouvé ça hyper intéressant ; je me suis demandé à quel moment on arrive à pouvoir s’appuyer sur des travaux d’historiens pour proposer ce genre de musique. Et est-ce qu’il faut attendre que tout le monde soit mort pour pouvoir en parler ou on peut commencer à se saisir d’autres sujet aussi intéressants ? Je fais le parallèle avec Kanonenfieber, je suppose que tout le monde le fait, et je trouve intéressant ce genre de mouvement se lever. Ca ne devait être qu’un one shot ? Musicalement, c’est vachement bon, hyper travaillé. Un Black qui reste accessible. J’aime beaucoup » – Nolwenn

    « C’est mon 14ème, 15ème, 16ème, 18ème Muscadeath je ne sais plus combien j’en ai fait… Je suis entre 15 et 18 Muscadeath et je reviens tous les ans. Est-ce qu’ils s’améliorent ? Ouais… ouais… Après on les connaît personnellement.

    – C’est toujours un très bon festival, un très bon moment.

    – Que ce soit pour la bouffe, pour tout, on leur dit et l’année d’après, ils améliorent… ils améliorent vraiment. Je pense que c’est un des meilleurs fests de l’année. Il est calé d’une année sur l’autre.

    – Un bon festival, c’est le Muscadeath ! Je viens depuis 2016 et j’ai vraiment vu l’évolution. Ce soir, j’attendais les deux derniers groupes. C’était très bon.

    – Moi, j’ai pris une grosse claque sur FT17, le premier groupe, qui était vraiment énorme. » – Mélanie et Fuck

    Voilà, il est tard, il est temps de rentrer dans ses pénates… Je terminerai en refaisant le monde avec l’un des colocs de fest, un verre (ou deux, ou trois) de whisky à la main…

    Encore un énorme merci à Benoît Denis et toute l’équipe du Muscadeath pour cette programmation alléchante et cet accueil toujours au top. Le Muscadeath reste l’un des festivals où j’aime traîner mes guêtres, les bénévoles ayant toujours un sourire à vous offrir.

    Merci également à Alexandre Saba ( M&OOffice), Manu (Humans of Metal) et Eva (Girls’N Nantes).

    Liens :

    Muscadeath : Muscadeath

    M&0 Office : www.m-o-office.com

    Girls’N Nantes : Girls n ‘ Nantes – Blog mode, beauté et lifestyle Nantes – Le blog mode, beauté et lifestyle des filles de Nantes

    Humans of Metal : Humans of Metal (@humansofmetal) • Photos et vidéos Instagram

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  • Mon beau tapin…

    Mon beau tapin…

    Un playlist de Noël ?
    Oui ! Mais foncièrement Extrême…

    Réflexion par WvG

    « Voici le temps d’être heureu-eux… Fa la la la laaa » chantonnait Mme Sheila Futterman, ajustant sa décoration de Noël, avant de se faire écrabouiller par un Caterpillar dans son salon, conduit par un Gremlin. Ahhhh… cette douce magie de Noël, nos santons de Provence décrépis dans la crèche, le vieux pervers qui fait sautiller les enfants sur ses genoux dans les supermarchés, un Saint Nicolas obèse et rouge cocaifié, et bien sûr, les cantiques de Noël ! Tino Rossi RPZ ! Enfin… pas vraiment, c’est davantage une tradition anglo-saxonne que bien franchouillarde. Faut dire que pour rester dans les clichés, c’est nettement plus bandant de voir un chœur de lutins entonner des mélodies joyeuses devant des porches de gentilles familles américaines bien sous tous rapports et vivant dans la sérénité apaisante d’un doux foyer chauffé à la cheminée et son feu de bois crépitant que de se balader aux Halles et entendre le vieux René et son accordéon, grelottant devant son bidon en flammes sur lequel crépitent deux-trois marrons, ressemblant davantage à un clodo sur le point de ne pas passer l’hiver (mais tant qu’il y a la baguette et le béret, aux yeux du monde occidental, c’est validé…)

    La thématique du jour, mes gâtés de la Nativité, va être – vous vous en doutez – les chansons de Noël dans le Metal. Parce que, forcément, il fallait que les chevelus en soient, soit par atavisme, soit par dérision, soit parce qu’ils ont en leur sein cette culture et tradition qui leur tient à cœur par croyance ou appartenance à un milieu social dont c’est la coutume.

    Commençons par les créatifs. Ceux qui prennent la tradition pour écrire leur propre chanson. Ceux qui y croient suffisamment, à cet « esprit de Noël » pour mettre leur créativité à son service… On a les groupes qui veulent aller dans le sens de la tradition, la respectant au premier degré, pour créer un cantique plein de bonnes intentions et de candy canes emballées dans du cuir et du fil barbelé… voire trempées dans de l’acide et du fiel. On va se secouer les boules de Noël et introduire la bûche dans le… sujet avec l’ironie et le cynisme (pseudo)punk d’un Blink 182 qui met déjà l’ambiance.

    Phoebe Cates, qui interprète le rôle de Kate, la serveuse du bar de Kingston Falls (voir référence attachée en introduction), elle non plus n’aime pas Noël… Le groupe Fear pas davantage mais l’explique de façon bien plus courte et efficace.

    *

    En effet, il y a d’abord ceux qui chient allègrement sur le concept et le détournent pour revenir à ce qui fait le Metal : Satan Claus. King Diamond, dans son imagerie, sait le faire… Bon, on a évidemment du mal à prendre son concept au sérieux, tout talentueux soit-il, mais quand tu fais ce type de choix esthétiques « trop daaaark », on a un peu du mal à t’imaginer à côté de Rodolphe vivant plutôt qu’en train de tourner sur une broche. Dans ce même level de streetcred, j’aurais aussi pu vous parler de « Christmas with the Devil » mais si je vous dis que c’est de Spinal Tap, vous allez me rétorquer que… « Ah ! »

    *

    « Père Noël, t’es le seul ami des enfants, qu’ait toujours au moins trois grammes dans le sang… » Il y a aussi ceux qui tournent en dérision la tradition, en singeant les « classiques ». Cocorico, on en a chez nous ! Une référence quand il s’agit de parodier puisqu’il s’agi(ssai)t de leur fonds de commerce, Ultra Vomit, qui a justement vomi un court cantique, assez facile à mémoriser pour mieux proposer de l’entonner en famille devant un sapin recouvert de m… de guirlandes.

    Et quand il s’agit de détourner des petits êtres de la joie en leur proposant de sucer un objet oblong, un tube de Noël en gros, je ne parle pas de pédophilie mais de l’anti-Papa Noël, le père fouettard en VF ou Krampus dans les autres cultures, sujet auquel s’est attaché Lacuna Coil dans « Naughty Christmas »

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    Il y a aussi ceux qui restent dans leur état d’esprit inhérent au groupe, pour qui Noël est un jour de merde, comme tous les autres. Type O Negative, c’est pas franchement la représentation de la joie et l’image du sourire donc assez cohérent qu’ils pondent un cantique lugubre, « Red Water (Christmas Mourning) »

    Type O Negative Memes

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    Il y a également les enfants pas sages, qui détournent la pureté et l’innocence du moment pour y mettre des allusions salaces. Evidemment, AC/DC ayant déjà montré par le passé que la Rock’ n Roll attitude n’était pas l’apanage des glameux, il fallait bien qu’à un moment ou un autre ils secouent leurs grelots devant le nez du monde en proposant de culbuter la Mère Noël.

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    Il y a enfin les chansons de Yule, qu’on chante en bande organisée. Oui, parce que Noël, c’est une fête commerciale et les TRVE ne fêtent pas Noël mais Yule. On ne va évidemment pas entrer dans un loooooong débat sur la récupération par le christianisme des fêtes païennes, usurpation elle-même officialisée dans le Christmas Carol classique « Deck the Hall » par le truchement de ces paroles « troll the ancient Yuletide Carol » … Ça, vous le ferez en famille pour troller (AKA « animer ») le putainement long repas de famille. Toujours est-il que les paganistes se devaient de rétablir la vérité et qui de mieux que les Vikings – donc Amon Amarth – pour replacer le cairn au centre du village et foutre le feu au sapin.

    « V’la l’temps des fêtes, V’la l’temps des fêtes » entonnait François Pérusse pour les Deux minutes du Peuple. Il y a des traditions (et des baffes) qui se perdent parfois mais celle-ci à la peau dure… le cuir tanné, en somme. Vivent les vents divers, il a été dans l’air du temps de faire des albums de reprises de Christmas Carols, du Metal engagé en profondeur, quoi. Et si on peut attendre mieux de la part de darons du genre, on est quand même content de les entendre parfois dans d’autres registres, même si ça peut paraître hors sujet…

    *

    Débutons cette seconde partie par ceux qui, dans un esprit de « grande famille », se rassemblent autour du sapin, respectant la coutume. On va donc retrouver une grosse dream team autour d’un chef de projet, les X-Men du X-Mas. Le sapin, c’est Bob Kulick, producteur qui a rameuté la « crème de la crème », comme on dit en anglais, de la scène Metal pour un album inégal mais plein de tubes et de noms très connus, intitulé We wish you a Metal X-Mas and a headbanging new Year.

    We Wish You a Metal Xmas and a Headbanging New Year: Various Artists:  Amazon.fr: CD et Vinyles}

    *

    Et si certains se rassemblent pour diffuser la « magie de Noël », il y a aussi ceux qui la jouent solo comme Rob Halford et Tarja Turunen. Partis respectivement dans une carrière solo (sans pour autant faire oublier leur place dans des groupes mythiques, d’autant en rejouant en live les titres qui ont fait leur renommée), ils profitent de l’occasion des fêtes de fin d’année pour faire trembler leur glotte à vibrato sur des hits sortis des fins fonds des chaussettes sur la cheminée. 

    Halford ne cachant pas sa confession, légitime qu’il métalise des « O come, Emmanuel » ou « Come ye all faithfull » sur Winter Songs.

    Tarja quant à elle met l’accent sur l’ambiance nivale finlandaise sur From Spirits and Ghosts.

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    Si Jésus est descendu parmi nous – mais qui est donc ce foutu chat et, surtout, comment le nourrissent ils ? – certains nous ont rejoints tardivement. Christopher Lee, LE Christopher Lee, celui qui a eu mille vies (contrairement à Bernard Tapie selon la vision de Jack Lang), a réalisé un rêve très lointain ; bien que chanteur lyrique de formation (une vie parmi d’autres), il n’a fini par atterrir dans le Metal que vers la fin de sa vie en prenant part aux opus de Rhapsody (of Fire ou pas) tout en état Sauron après avoir été Dracula (beaucoup de vies là aussi) pour proposer son album solo. 

    De la musique heavy métal pour les chansons de Noël - Printf

    C’est loin d’être génial mais touchant quoiqu’il en soit, eu égard à sa nonantaine d’années, dans son album solo mais aussi pour son interprétation métallique de classiques de saison dans son A Heavy Metal Christmas, EP dont il renouvellera l’expérience sur un volume 2 (avec « Jingle Hell ») et des Darkest Carols.

    *

    Parmi les « pas sages », à vide, les glameux (dont on parlait plus haut) peuvent se montrer politiquement corrects, au point de te faire une faciale de chansons gentilles. Pour changer d’un « Petite pipe à Noël » que vous attendriez de leur part, Twisted Sisters, le look de pétasse peinturlurée au Ripolin fluo de Dee Snider, vous les imagineriez brailler des chansons de Noël sur tout un album ? Bah… maintenant, si, avec A Twisted Christmas, titre qui garde cependant un sous-entendu sale (comme quoi on ne se refait pas, contrairement au petit Jésus qui, version adulte, peut le faire en trois jours)

    *

    Quand t’es chrétien, croyant et pratiquant et revendiqué – donc pas Metal dans l’imagerie stéréotypée –, il est logique qu’à un moment de ta carrière, par imitation des autres ou par prosélytisme, tu proposes un album de chants de Noël. C’est le cas avec August Burns Red qui growle son amour pour le ch’ti n’enfant entouré d’ânes et de bœufs dans Sleddin’ Hill.

    *

    Pour finir, et parmi ceux qui reprennent des singles de Noël, je sens déjà poindre votre déception de ne pas voir figurer un « Last Christmas » de Wham version Metal dans cette liste… mais sachez que vous venez de le fredonner dans votre tête et avez déjà échoué à votre Whammageddon. Par contre, on va lancer un VRAI débat maintenant ! L’étrange Noël de Monsieur Jack… c’est un film d’Halloween ou de Noël ? Bonne chance à vous ! Toujours est-il que KoRn s’en fout mais propose une reprise d’un des thèmes de ce film avec « Kidnap the Sandy Claws ». Laaaa lala lalalaaaa…

    « Viens m’voir à Los Angeles, on passera Noël en famille, on fera la fête ! » On a parlé précédemment d’imagerie et iconographie du Metal, fumisterie et hypocrisie dernièrement (ou bientôt selon la date de parution du prochain blabla) ; si là on est dans le plus pur des exemples du paraître et des paradoxes du Metal, je ne vois pas trop ce que c’est d’autre. Cependant, en prenant du recul, à défaut de kiffer le moment sous la neige dans un marché avec des couples américains qui se roulent des pelles (à neige, également) en décapitant un petit bonhomme pain d’épice, ça vous fera toujours une playlist sympa à vous mettre au coin de l’oreille, en n’oubliant pas que « tout ce que je veux pour Noël, c’est vous ! » MOUHAHAHAHAHA !!!

    PS (au bas de ta lettre au Pornoël) : Ho ! Ho ! Hooo ! Un petit cadeau quand même pour occuper vos Airpods tout beaux tout neufs (et avec un fil maintenant pour ne plus les perdre… Airpods sans fils mais filaires, en somme).

  • Aorlhac – La trilogie des vents

    Aorlhac – La trilogie des vents

    Genre : Black Metal épique et mélodique
    Label : Les Acteurs de l’Ombre Productions
    Sortie : 20 septembre 2024

    Note : 85/100 (Seblack)

    Au chapitre des rééditions, il y a celles qui sont quelque peu anecdotiques et il y en a d’autres qui s’avèrent dignes d’intérêt. Celles des trois premiers albums du groupe Aorlhac me semble relever de la deuxième catégorie.

    Dans l’absolu, cela n’était pas forcément le cas, ces opus étant loin d’être totalement introuvables, les deux premiers, « A la Croisée des Vents » et « La Cité des Vents », ayant déjà été réédité par le label Those Opposed Records il y a quelques années et le troisième « L’Esprit des Vents » l’étant régulièrement par Les Acteurs de l’Ombre Productions.

    Oui mais, voilà : la rareté commençait tout de même à pointer le nez, notamment pour les aficionados du format vinyle et surtout l’idée d’un bel objet rassemblant les albums de cette trilogie était plus que tentante.

    Ne restait plus qu’à y mettre les formes et en cela cette réédition sait se montrer (presque) indispensable ; que l’on parle des très beaux digipacks au format A5 (avec ou sans fourreau) ou des non moins beaux vinyles (avec ou sans fourreau), les graphistes des Acteurs de l’Ombre, ont fait honneur à la réputation du label et du groupe en proposant quelque chose qui donne une réelle plus-value à ces rééditions.

    La musique n’est pas en reste, les deux premiers albums « A la croisée des vents » (2008) et la « cité des vents » (2010) ont, en effet, été remastérisés. Ce remastering donne un petit coup de neuf au son de ces albums sans les dénaturer. Le premier album (parfois faussement considéré comme un EP) se voit par ailleurs rehaussé de deux titres, « L’oeil du choucas » et « Les charognards et la catin », que l’on ne trouvait que sur le disque « La Maisniee Du Maufe : A Tribute To The Dark Ages » de 2011 avec Darkenhöld, Ossuaire et Ysengrin.

    Pour le reste, on redécouvrira donc avec plus de plaisir encore ce Black Metal, ses influences folk, ses riffs et mélodies épiques, sans compter les morceaux d’Histoire et de légendes auvergnates ou occitanes que le groupe décline depuis ses débuts. Une réédition pour le plaisir des yeux et des oreilles qui permet aussi de mesurer le chemin parcouru par Aorlhac depuis ses débuts.

    Tracklist À la Croisée des Vents :

    • À la croisée des vents (Intro) 00:56
    • La guillotine est fort expéditive 06:26
    • La mort prédite 05:19
    • Le Charroi de Nîmes 04:26
    • 1693-1694: Famine et anthropophagie 05:17
    • Aorlhac 06:01
    • Mémoires d’Alleuze 07:41
    • L’oeil du choucas 02:43
    • Les charognars et la catin 07:54

    Line up : Ashcariot – Basse / Necrosis (NKS) – Guitares, batterie / Spellbound – Chant.

    Tracklist La Cité des Vents :

    • À la croisée des vents II 01:06
    • Le bûcher des Cathares 06:21
    • Plérion 04:38
    • Le miroir des péchés 06:17
    • Sant Flor, la cité des vents 06:10
    • Vers les honneurs 06:42
    • La comptine du drac 06:22
    • Les enfants des limbes 06:41
    • Over Bjoergvin graater himmerik IV (reprise Taake) 08:49

    Line-up : Ashcariot – Basse / Necrosis (NKS) – Guitares, batterie / Spellbound – Chant.

    Tracklist L’Esprit des Vents :

    • Aldérica 04:49
    • La révolte des tuchins 06:20
    • Infâme Saurimonde 08:43
    • Ode à la croix cléchée 04:33
    • 1802/1869 – Les méfaits de Mornac 06:51
    • Mandrin, l’enfant perdu 05:16
    • La procession des trépassés 06:50
    • Une vie de reclus (Quand les remparts ne protègent plus) 06:05
    • L’ora es venguda 06:40
    • L’esprit des vents 01:45

    Line-up : NKS – Guitares, basse / Spellbound – Chant / Lonn – Guitares (lead) / Ardraos – Batterie.

    Liens

    https://aorlhac.bandcamp.com

    https://www.facebook.com/Aorlhac

  • Interview – Disfuneral

    Interview – Disfuneral

    Interviewés : Clément, Nicolas, Florian, Renaud – DISFUNERAL
    Interviewers : Mémé Migou et Manu (HoM)

    au Muscadeath 2024

    Des fake News, de la thérapie de groupe, le prochain album, « aux chiottes les riffs »…

    eh oui ! Il y a tout ça dans cette dernière interview faite au Muscadeath 2024, en compagnie des 4 membres du groupe DISFUNERAL…

    Alors, on sort le grand jeu : mais quel était donc le nom originel, celui même avant Herpes ?! (Furoncle étant une boutade, bien entendu !)

    A vos propositions ! En attendant, retrouvez quelques liens juste après l’interview :

    Liens :

    https://disfuneral.bandcamp.com/releases

    https://www.facebook.com/Disfuneral/

    https://www.instagram.com/disfuneral

    https://www.youtube.com/channel/UCONigXiAvRefxB8gTmsoH2Q

    https://muscadeath.fr/

    https://www.m-o-office.com/site/

    https://www.memento-mori-webzine.fr/

    https://www.instagram.com/humansofmetal/

    Crédits :

    Crédit musique : « Feastering the Undead » – Disfuneral

    Crédit photos : Mémé Migou

    Crédits vidéos : Mémé Migou et Manu (HoM)

    Nous remercions les membres de Disfuneral pour l’interview

    Mais également l’équipe du Muscadeath et de M&O Office

  • Live Report – Motocultor 2024/J4

    Live Report – Motocultor 2024/J4

    Live report de la 4ème journée
    du MOTOCULTOR 2024
    Carhaix (29)

    Textes de Bruno Guézennec et Seb D.
    Crédits vidéos : Bruno Guézennec et Once Upon a Live

    N’ayant pas sollicité d’accréditations, c’est en qualité de festivaliers que nos deux comparses, Bruno et Sébastien ont arpenté les scènes du Motocultor édition 2024. Ils vous livrent ici leurs impressions.

    Dimanche 18 août 2024

    FRAIL BODY

    Bruno : Début en fanfare (c’est une expression) avec le groupe américain FRAIL BODY et son hardcore/screamo qui mélange les moments calmes/planants avec d’autres bien plus intenses et agressifs ou le côté HxC fait un retour en force.
    Une belle découverte pour entamer cette dernière journée.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    BLACK BILE

    Seb : Nuit courte et réveil difficile. Peu importe, il va falloir être en forme car le premier concert est à 11h45 et je ne veux absolument pas le rater. Une bonne douche pour retrouver mes esprits et en route vers le festival car, ce matin, ce sont mes chouchous de BLACK BILE qui ouvrent les hostilités sous une Bruce Dickinscène loin d’être pleine mais qui se garnit gentiment tout le long du concert. J’ai suffisamment rebattu les oreilles de mon entourage en leur disant que le premier album des Lorientais, L’Oratoire, a été un véritable coup de cœur pour moi. C’est la deuxième fois que j’ai l’occasion de les voir en live et je remarque immédiatement une plus grande assurance sur scène. Le groupe commence à bien prendre possession de l’espace et vit sa musique à fond. Notamment Romane, la chanteuse, qui nous envoûte par sa voix et sa gestuelle. Seul bémol, un souffle persistant à la limite du larsen, qui gêne autant le groupe que le public tout le long de la prestation et m’empêche de totalement me laisser transporter.

    Crédit vidéo : Once Upon a Live

    KRONOS

    Seb : 12h30, c’est l’heure de passer à la boucherie pour se prendre une bonne tranche de KRONOS taillée directement dans le gras. Les Death Metalleux originaires d’Epinal ne sont pas venus pour rigoler et vont nous balancer quarante minutes de brutalité dans la tronche. Parfait pour celles et ceux qui n’étaient pas encore réveillé(e)s ou qui avaient un peu de mal à émerger. Le son est impeccable et gros, mettant parfaitement en valeur la violence de leur musique. Les musiciens sont de vrais techniciens et Christophe, le chanteur, nous régale avec ses vocaux à s’arracher les cordes vocales. Un moment jouissif !

    Après une telle débauche de violence, je décide de remonter au camping pour remballer mon matos.

    ARHIOS

    Bruno : Moment le plus calme du festival pour moi, avec les vannetais d’ARHIOS, groupe de post-rock/math-rock instrumental dont l’album Miscible (2023) est une petite merveille de finesse qui ne tombe jamais dans le mièvre.
    La formation a fait l’unanimité sous la Massey Ferguscène, recueillant une belle ovation au bout des 40 min qui leur étaient imparties. Le final avec le sublime Daria étant un grand moment d’émotion pour le public avec sa lente montée en puissance, mais aussi sur scène, à la fin du morceau, avec celle bien palpable de Thomas, le guitariste du groupe. Magnifique moment.
    Arthur, le bassiste, a joué la majeure partie du concert assit sur un tabouret à cause d’une blessure au pied.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    DUEL

    Bruno : D’une tente à l’autre pour la seconde fois du fest pour voir DUEL et son stoner vraiment accrocheur (pourtant je me lasse assez vite du stoner), avec quelques titres qui mériteraient d’être bien plus connus comme l’imparable “Black Magic Summer” (2019). Les Texans ont délivré un bon concert. À revoir.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    GRIFFON

    Bruno : Retour vers un de mes styles de prédilections avec le black metal des français de GRIFFON et leur backdrop qui représente la pochette de leur dernier album « De Republica ». Pantalons noirs et chemises blanches, maculées de sang (pour certains), comme l’était le front du vocaliste.
    À l’instar de leur compatriote de label, RÜYNN, les parisiens ont fait le taf avec un black mélodique qui a su séduire le public présent devant la Supositor.

    Merci à la fille derrière moi qui s’est sentie obligée de parler et de rire comme une cruche (sans rapport avec la musique) pendant la moitié du show. D’ailleurs, petit point pénible, les gens qui parlaient pendant les concerts. Je ne sais pas si c’est pas de chance ou quoi, mais sur un paquet des vidéos que j’ai filmées, bien plus que d’habitude, on entend des gens bavasser (longtemps) durant les titres. Assez exaspérant. Manque de respect pour le groupe et pour les gens qui sont autour d’eux. Si le concert ne vous intéresse pas, dégagez bien loin !

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    UNEARTH

    Bruno : Encore un groupe qui a une certaine expérience de la scène avec UNEARTH, groupe de deathcore américain, qui arpente les concerts et festivals en tout genre depuis la fin des années 90. La non plus il ne fallait pas s’attendre à une révolution musicale, mais ce qu’ils font, ils le font bien et à vrai dire, on ne leur en demande pas plus. Gros son, guitaristes qui balancent leurs riffs avec enthousiasme et chanteur content d’être là. Cool, belle prestation.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    HIRAX

    Seb : Je reviens sur le site pour assister au concert des Thrasheurs Américains d’HIRAX. La musique du groupe ne réinvente pas la roue mais il est très agréable de voir un des pionniers du style (bien que le chanteur soit le seul rescapé du line-up d’origine) jouer avec autant de conviction qu’à leurs débuts. Et avec le sourire tout le long du show. C’est la deuxième fois que je les vois et j’ai tout autant kiffé que la première.

    NIGHT VERSES

    Bruno : NIGHT VERSES, un groupe que je ne connaissais pas, mais qui après écoute d’un ou deux titres m’avait paru plus intéressant qu’Hirax (thrash).
    Je ne regrette pas mon choix, leur metal « progressif » étant vraiment agréable à découvrir sous la tente de la Massey Ferguscène. Techniquement le guitariste est solide même s’il n’est pas le plus démonstratif (pour les saltos arrière faudra repasser, bon, remarquez c’est assez rare en concert).
    Malgré le fait que ce soit instrumental, à aucun moment l’absence de chant ne s’est fait ressentir, les musiciens occupant suffisamment l’espace sonore et la musique ce suffisant à elle-même.
    Night Verses n’est pas le groupe le plus connu mais s’il passe près de chez vous je vous conseille de faire le déplacement. Cela m’étonnerait que vous regrettiez votre soirée.

    L’épreuve suivante consistait à choisir entre BORN OF OSIRIS (metalcore), MONKEY3 (rock/stoner). J’ai choisi d’aller bouffer, je commençais vraiment à avoir la dalle et qu’aucun des 2 groupes ne m’inspirait.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    MONKEY3

    Seb : J’attends le groupe suivant avec grande impatience tant leur dernier album “Welcome to the Machine” m’a séduit. En quarante-cinq minutes, les Suisses de MONKEY3 vont nous transporter loin, très loin de Carhaix pour un voyage cosmique duquel on ne voudrait jamais revenir. Le Stoner Rock du groupe aux sonorités flirtant fortement avec le meilleur de Pink Floyd va me faire voyager. A tel point que je passe les trois quarts du concert les yeux fermés afin de ressentir au mieux les vibrations et subtilités de la musique exécutée par des musiciens ultra talentueux. Un moment hors du temps et un des concerts qu’il ne fallait absolument pas rater lors de cette édition.

    EXUMER

    Seb : Petite pause bière pour me remettre de mes émotions. Puis je me dirige vers la Supositor Stage où les Allemands d’EXUMER donnent une leçon de Thrash Metal old school comme l’a fait Hirax une heure avant. Là aussi, on est dans un Thrash de tradition joué par un groupe qui se donne. Un moment très agréable.

    Petit creux dans la prog, occasion de retrouver des amis autour d’une bière en passant un très bon moment.

    Bruno : Exumer, encore du thrash, mais allemand cette fois-ci, avec un chanteur qui a vraiment fait son maximum pour se mettre le public dans la poche, très bonne communication et grosse présence sur le devant de la scène. Le bassiste a retenu mon attention, il a une bonne bouille, semble très jeune par rapport aux autres, interagit également pas mal avec le public en faisant de drôles de mimiques et possède une basse en bois dont le corps semble très long par rapport aux autres instruments du même genre.

    Un slameur a failli prendre cher puisque démarrant son slam du troisième rang (à quoi ça sert de commencer un slam à 1m50 des barrières bordel !!!) les mecs de la sécu ne l’ont pas vu. Je crois bien que ce sont mes hurlements dans leur direction qui les ont alertés. Le mec a été rattrapé de justesse !

    Encore un dilemme : SONATA ARCTICA ou STONED JESUS (stoner ukrainien). Le choix a été vite fait, les potes se réunissaient pour un apéro improvisé. Aucun des deux groupes ne soulevant un enthousiasme débridé de ma part, je me suis dirigé vers la zone bouffe pour rejoindre la fine équipe.
    45mn à se raconter des conneries tout en surveillant l’heure car un de mes groupes préférés allait entrer en scène.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    DECAPITATED

    Bruno : Les polonais ont été fidèles à ceux que j’attendais d’eux, un rouleau compresseur, techniquement irréprochable qui enchaînent les titres qui vous arrivent comme des directes en pleine gueule.
    Pit en fusion.
    Je regrette l’abandon du monstrueux titre “Kill the Cult”, mais après tout, c’est peut-être mieux pour l’état de mes cervicales, qui avaient déjà pris cher, et pour les préserver un peu en prévision du futur concert de MESHUGGAH !

    Seb : On revient se poster devant la Supositor Stage pour prendre une leçon de Death Metal avec les Polonais de DECAPITATED. Bien que ce soit la première fois que je vois le groupe en live, je sais à quoi m’attendre. Le son est massif et propre, permettant aux musiciens de nous éclabousser de leur talent technique. Le chanteur, Rafał Piotrowski, a un charisme de fou : tout en agitant ses longues dreadlocks, tel un Cthulhu en colère, il nous assène de ses vocaux d’outre-tombe. Une bonne claque.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    TERRORIZER

    Bruno : Difficile de passer après les polonais, c’est TERRORIZER qui a fait les frais de l’expérience puisque leur grind m’a paru bien fade après l’intensité des 50 minutes précédentes.
    Ce n’est pas que les ricains manquaient d’énergie, surtout avec la présence de David Vincent à la basse et Pete Sandoval derrière les fûts, mais c’est la comparaison avec Decapitated qui était un peu violente, les titres de Terrorizer paraissant mous (c’est bizarre de dire ça pour du grind !).
    Le groupe avait mis tous les atouts de son côté avec un beau backdrop, des décorations sur les 3 pieds de micros : chaînes, crânes, squelettes, organes… le tout en plastique puisque Sam Molina à la fin du concert à tout balancé dans le pit à la plus grande joie des spectateurs.
    Le chanteur s’était affublé d’un magnifique maquillage vert qui le faisait ressembler à une espèce de troll.

    Seb : On continue dans le même style musical avec les Américains de TERRORIZER qui se produisent sur la Dave Mustage. Sur les quatre musiciens, deux légendes du Death Metal : David Vincent à la basse (MORBID ANGEL, VLTIMAS, I AM MORBID, GENITORTURERS etc.) et Pete Sandoval à la batterie (MORBID ANGEL, I AM MORBID…) Pas mal, non ? Le chanteur, maquillé comme un zombie, et le guitariste qui accompagnent ces deux monstres de la scène death old school ne sont pas en reste, mettant leur talent respectif au service de la musique de ce combo, pionnier du genre. Un concert très agréable mais que je ne vois pas en entier ; l’appel de l’estomac étant plus fort, il vaut mieux que je mange maintenant si je ne veux pas louper le début du concert suivant.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    ROTTING CHRIST

    Seb : Changement de slot entre GORGOROTH et ROTTING CHRIST. Non pas que je ne veuille pas voir les Norvégiens mais comme je ne peux pas rester jusqu’à la fin du festival car reprise du boulot le lendemain, je me réjouis de voir les Grecs avancer leur temps de jeu de deux heures. D’autant plus que j’ai vu GORGOROTH l’année dernière au Hellfest, contrairement à la formation hellénique que je n’ai pas vu depuis 2016 – si j’ai bonne mémoire. Dès l’intro, le ton est donné, nous allons passer un moment mystique. Il est très difficile de classer la musique du groupe tant la bande des frères Tolis a exploré la majeure partie de ce qui compose l’éventail des musiques extrêmes depuis les débuts du groupe en 1987. Aujourd’hui, c’est bien simple : ROTTING CHRIST fait du ROTTING CHRIST. Eux seuls savent élaborer cette délicieuse recette mêlant Black, Gothic, Dark Metal et chant martial. Le groupe est impérial sur scène et dégage une aura puissante. Salkis Tolis en véritable maître de cérémonie tient le public dans sa main jusqu’à la dernière note. S’il n’y a qu’une seule critique à faire, quarante-cinq minutes, c’est bien trop court ! J’en aurais bien pris trente de plus. L’un des meilleurs concerts de cette édition.

    Bruno : À chaque fois que j’ai vu les grecs live, j’ai trouvé très bien, une fois de plus cela a été le cas. Le black mélodique de ROTTING CHRIST étant agrémenté de chœurs et samples qui donnent une belle ampleur aux morceaux. Joli succès devant un parterre de fans qui a semblé apprécier autant que moi.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    MESHUGGAH

    Bruno : Énorme affluence pour assister à la démonstration des suédois. Ce groupe est vraiment à part dans l’univers du metal. Ce sont les maîtres incontestés : MESHUGGAH fait du MESHUGGAH, les autres copient.
    Visuellement c’est magnifique, le light show est extraordinaire, musicalement ils étalent tout le monde. C’est aussi simple que cela.
    Ça a slammé pas mal, mais raisonnablement de mon côté, pas au point de me gâcher le concert (même si je jetais régulièrement des coups d’œil vers l’arrière).

    Un mec en fauteuil roulant est passé 2 fois, ou alors c’était 2 différents, je ne suis pas très physionomiste en fauteuil roulant ! La deuxième fois, il était suivi de près par un mec qui a commencé à gueuler « attendez, attendez « , quand on le portait. Je ne sais pas pourquoi, soit les mecs de la sécu étaient occupés avec le fauteuil, soit il voulait rester plus longtemps en l’air. J’ai fini par le pousser vers les barrières en lui disant « non, tu nous fais chier, dégage ! », ce qui a bien fait marrer mon voisin de concert, un petit jeune avec qui j’avais discuté un peu avant que cela ne commence et qui venait de Lyon avec sa copine.
    Pas de pitié pour les slammeurs ! 🙂

    Seul petit reproche, le long moment à la fin de “Born in Dissonance”, le groupe sort de scène et des gros spots verts commencent à flasher avec un grondement sonore. Cela dure assez longtemps (plus de 2 minutes). Je ne sais pas la raison de cette coupure, peut-être une pause tout simplement car j’ai remarqué qu’ils ne le font pas tout le temps à la fin du même morceau).

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    BARONESS

    Seb : Je me dirige une dernière fois vers la Bruce Dickinscène où je vais voir les Américains de BARONESS Sludge / Rock Progressif. Je m’attendais à un concert calme et tout en ambiance mais BARONESS ce n’est pas que ça : il y a de bonnes envolées dynamiques et bien rock qui donnent un charme fou à la musique de la bande de John Baizley. Le charisme du chanteur et le plaisir que le groupe à l’air de prendre sur scène participent grandement à gagner l’adhésion du public qui, s’il n’était pas déjà conquis d’avance, succombe obligatoirement devant une telle richesse musicale. Je dois malheureusement quitter la tente avant la fin du set, non sans regret, mais pas le choix : il va bien falloir reprendre la route pour aller se coucher. Le temps de dire au revoir aux copains et je quitte le site.

    J’ai énormément aimé cette nouvelle édition du Motocultor, ma dixième, aussi bien pour la programmation, les améliorations sur le site que pour les moments passés avec la team du camping.

    Vivement l’année prochaine avec une première vague de noms qui annonce déjà du très lourd !

    GORGOROTH

    Bruno : « The Gorgoroth incident » a eu le mérite de bien me faire rigoler, pas à cause de la musique évidemment qui est tout sauf marrante, mais à cause d’une petite nana qui a pété une pile au cours des 20 premières minutes.

    Et je ne la blâmerai pas.

    C’était, j’imagine, une amatrice de black qui était là pour assister à un concert d’un groupe qu’elle aime sûrement beaucoup. Le problème c’est qu’à côté d’elle (juste derrière moi) il y a un pogo qui a commencé à se mettre en place avec 10/15 personnes environ, et cela, a eu le don de l’énerver puisqu’elle poussait de toutes ses forces ceux qui l’approchaient et qui l’empêchait d’apprécier le show.

    Cela ne s’est pas arrangé quand les mecs/nanas ont formé un circle pit puisqu’elle a commencé à mettre des low kick à tous ceux qui passaient à sa portée ! 🙂

    Ensuite elle s’est prise la tête avec un des trublions, qui ma foi n’avait pas l’air le plus malin de la bande, pour finir un instant plus tard par un « MAIS C’EST UN CONCERT DE BLACK, MEEEEERDE !!! » en désespoir de cause. 🙂  La pauvre !

    Peu après je me suis retourné et j’ai vu qu’elle avait la vue bouchée par pas mal de grands devant elle (pas si grand que ça, mais elle ne faisait pas plus d’ 1m60). Ayant un emplacement favorable, je lui ai proposé de passer devant moi pour qu’elle ait une position plus dégagée sur la scène, qu’elle puisse jouir du concert en toute quiétude. Elle méritait bien ce genre de faveur.

    Pratiquement à tous les concerts je propose cela, si je vois, juste derrière moi, quelqu’un de petit qui ne voit absolument rien.

    Pour revenir à GORGOROTH je n’ai pas été transcendé pendant le début du concert mais j’ai trouvé les titres bien plus accrocheurs au cours de la 2ème moitié.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    CLUTCH

    Bruno : Fin du fest avec CLUTCH que je dois voir depuis bien longtemps mais qui à chaque fois tombait face à un groupe que je préférais. Ce coup-ci c’était Avantasia sur l’autre scène, donc j’en ai profité.
    Je crois que le stoner et moi c’est à petite dose, car malgré la qualité des compos j’ai commencé à décrocher au bout de 25/30mn. Certains titres me remettaient dans le jeu mais mon esprit commençait à vagabonder à nouveau au morceau suivant.
    J’ai été rassuré quand j’ai entendu un pote, fan de stoner me dire que lui aussi avait trouvé le temps long sur la fin. Il faut dire que CLUTCH avait un créneau horaire de 75 mn, c’est long, surtout à minuit après 4 jours de fest. La prochaine fois, je pense que 40/45 mn me suffiront amplement.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    ***

    Ainsi se termine une aventure de 4 jours intenses, ponctués de camaraderie mais en gardant toujours en priorité les concerts. L’affiche du Motocultor 2025 est d’ores-et-déjà consultable. Les pass en vente, également. N’hésitez pas à aller checker tout ça !

  • Interview : Benjamin Guerry

    Interview : Benjamin Guerry

    The Great Old Ones

    Interviewé : Benjamin Guerry
    Inteviewers : Séb D. et Mémé Migou

    Au Metalearth 24 (Brest, 29)

    A l’occasion du Metalearth 2024, Benjamin Guerry, chanteur et compositeur du mythique groupe The Great Old Ones, a répondu aux questions de Séb D. et Mémé Migou pour Memento Mori Webzine.

    Un peu plus de 20 minutes de conversation plus que de questions-réponses. Il nous en dit un peu plus sur leur prochain album, « Kadath« , qui paraîtra en janvier prochain !

    Merci l’équipe du Metalearth pour cette rencontre.

    Crédit musical : « Me, the Dreamer » – The Great Old Ones

    Crédit photos : Mémé Migou

    Crédit vidéo : Mémé Migou

    Quelques liens :

    https://www.thegreatoldonesband.com/

    Home

    https://www.memento-mori-webzine.fr/

  • Live Report – Motocultor 2024/J3

    Live Report – Motocultor 2024/J3

    Live report de la 3ème journée
    du MOTOCULTOR 2024
    Carhaix (29)

    Textes de Bruno Guézennec et Seb D.
    Crédits vidéos : Bruno Guézennec et Once Upon a Live

    N’ayant pas sollicité d’accréditations, c’est en qualité de festivaliers que nos deux comparses, Bruno et Sébastien ont arpenté les scènes du Motocultor édition 2024. Ils vous livrent ici leurs impressions.

    Samedi 17 août 2024

    FANGE

    Bruno : Début de programme pour le moins revivifiant avec le quatuor FANGE / CALCINE / JESUS PIECE / SORCERER !

    Les Rennais lançaient les hostilités (c’est le mot juste) sur la mainstage avec leur metal agressif, et enragé.
    Disparu le batteur qui était présent au Motoc 2019, remplacé par des machines. Le sludge/noise/indus du groupe n’est pas là pour faire de cadeau, c’est sombre, violent, avec Matthias, le chanteur au short noir qui arpente la scène comme un lion en cage. Cette fois çi il n’y a pas eu de lancé de pied de micro et bouteille d’eau dans la fosse. Il se calme peut-être avec l’âge 🙂

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    CALCINE

    Bruno : Petit tour vers la gauche pour me poster devant la Supositor. Autant vous le dire tout de suite, ma journée a consisté à faire un mouvement de pendule entre la Supositor et la Mainstage. Je n’ai pas été sous les chapiteaux de tout le samedi.

    Les Parisiens de CALCINE arrivent avec une belle réputation scénique dans le monde du HxC et ils ont largement répondu à mes attentes avec un Hardcore puissant, une chanteuse qui occupe bien la scène. 30 min qui ont passé bien vite (il avait un créneau de 40 min mais les groupes de HxC jouent rarement plus d’une demi-heure).

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    JESUS PIECE

    Bruno : Retour devant la Bruce ou les ricains de JESUS PIECE se préparent. J’ai vu beaucoup de groupes donc je ne suis pas certain, mais je crois bien que c’est avec eux que le public s’est montré taquin.
    Le chanteur faisant les tests son du micro « check », le public en chœur « CHECK », le chanteur « test », le public « TEST », ça a continué comme cela pendant 2 minutes avec différents mots. C’est très con mais ça bien fait rigoler tout le monde, y compris les mecs du groupe.
    Fin de la rigolade par contre quand ils sont revenus fouler les planches. On a tout de suite compris que c’était du méchant. Un beatdown hardcore qui tape fort, avec des breakdown de malade, un son énorme et un chanteur noir américain qui a bien enflammé le pit. Grosse prestation des Philadelphiens. Une autre bonne surprise du fest.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    SORCERER

    Bruno : SORCERER, lourde tâche pour les français que de passer après un tel rouleau compresseur. Malgré cela les parisiens ont harangué le nombreux public qui avait répondu présent et ça a bien bougé et soulevé pas mal de poussière. Mission accomplie.

    Seb : J’arrive sur site au moment où SORCERER termine son concert. Je regarde ça de loin. Ils ont l’air d’avoir un joli petit succès auprès de l’audience présente.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    KALANDRA

    Bruno : Après ce quatuor infernal, retour à du calme et de la douceur avec KALANDRA et sa petite chanteuse (ou ce sont le guitariste et bassiste qui sont très grands) et sa belle voix.

    Prestation convaincante des norvégiens et leur rock/hard aux influences folk. Ca s’écoute tout seul, les titres sont relativement courts (entre 4 et 5 mn) donc on n’a pas le temps de s’ennuyer.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    DIDIER SUPER

    Seb : Je me dirige ensuite vers la Bruce Dickinscène pour voir l’irrévérencieux DIDIER SUPER. Et c’est parti pour trois quarts d’heure de rigolade où tout le monde en prend pour son grade. J’avais déjà eu l’occasion de le voir au Festival des Vieilles Charrues en 2006 et son humour ravageur fait toujours mouche pour qui sera assez ouvert d’esprit pour le comprendre et ne pas prendre ses divers tacles au premier degré.

    Mon estomac criant famine, je décide d’aller manger une crêpe faisant ainsi l’impasse sur le concert de RÜYNN. “Choisir, c’est renoncer” comme disait l’autre [NdWvG : André Gide, probablement pompée sur Socrate 😉 ].

    RÜYNN

    Bruno : Re-changement de style, avec le black metal de RÜYNN (groupe LADLO) et son superbe backdrop noir et or, comme le maquillage des musiciens. Du black atmosphérique intéressant même si pas foncièrement original. 45 minutes bien remplies et qui montre encore une fois que la scène black metal française regorge de groupes talentueux. Je les reverrai avec plaisir.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    TOXIC HOLOCAUST

    Bruno : Après le hardcore/ le hard folk et le black, place au thrash avant-gardiste et révolutionnaire de TOXIC HOLOCAUST… non, je déconne, les américains proposent un thrash pur jus en version power trio. Énergique, à fond les ballons du début à la fin pour le plaisir des fans . Le son était bon, comme sur la plupart des concerts, et ils ont fait le job, comme on dit, avec leurs titres qui excèdent rarement plus de 4mn.
    Toxic Holocaust c’est du concis, il balance la purée à fond pendant 3mn et on passe au titre suivant. Vite fait, bien fait, ils ne sont pas là pour finasser.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    TRAIN FANTOME

    Seb : Une fois rassasié, je retourne sous la Bruce Dickinscène pour voir les derniers poulains de la Team Nowhere : TRAIN FANTOME. Ici, point de Metal mais un Hip Hop bien sévère et méchant. Les cinq rappeurs occupent bien la scène, mêlant flow traditionnel et cris à s’en arracher les cordes vocales sur fond de grosses basses venant alourdir le tout. Le crew fait sensation auprès du public venu voir le phénomène. Pour ma part, j’ai bien apprécié mais je n’ai pas tenu tout le concert : n’étant pas un grand client de ce type de musique à la base, je suis resté quinze-vingt minutes grand max. Mais ce groupe vaut qu’on y prête une oreille attentive.

    CRYPTA

    Seb : Un petit tour du côté du Metal Market pour faire un brin de causette avec Francis « Tonton » Zégut puis rejoindre la Supositor Stage où vont se produire les quatre furieuses de CRYPTA.

    Ça faisait un moment que je voulais voir ce que valaient sur scène les Brésiliennes. Lorsque la chanteuse / bassiste Fernanda Lira se présente devant nous, tous les regards se portent immédiatement sur elle tant ce petit bout de femme est charismatique. Le reste du groupe n’est pas en reste, la leadeuse de la bande ayant su s’entourer d’excellentes musiciennes. Pour ma part, je reste subjugué autant par la virtuosité que la beauté de la guitariste Tainá Bergamaschi. II y a de quoi tomber amoureux. Quelle musicienne talentueuse ! Exécutant rythmiques et solos avec une facilité déconcertante. Côté musique, le Death Metal des quatre amazones a de quoi régaler tout amateur du style : c’est propre, net et carré. Seul petit reproche que j’ai à faire, c’est un manque de puissance au niveau du volume. L’impact aurait été plus fort si celui-ci en façade avait été un peu plus gros. Excellent concert malgré tout.

    Bruno : CRYPTA s’est fait un nom sur la scène death internationale, le fait que ce soit 4 filles n’y est sûrement pas étranger, mais pas que, musicalement ça suit, leur concert tient la route, bonne présence, c’est propre, rien à dire.

    EXODUS

    Seb : On se décale de quelques pas sur la droite pour assister au concert d’un des patrons du Thrash Metal américain : EXODUS.

    Que dire à part que ce show est parfait de bout en bout. Le son est excellent et on voit que le groupe est rodé à l’exercice. Avec plus de quarante ans de carrière au compteur, l’inverse serait surprenant. Le chanteur Steve « Zetro » Souza est un leader ultra charismatique qui n’hésite pas à haranguer la foule pour son plus grand bonheur. Mais les regards se tournent aussi vers Gary Holt, guitariste référence dans ce style de musique. Le genre de concert qui fait toujours du bien en festival.

    Bruno : EXODUS, que dire, les légendes du thrash ont été dignes de leur statut. Pas le meilleur concert du week-end certes (question de goût), juste un show de plus des américains, mais ils enchaînent les classiques et le public adore ça.

    Je me demande quel casse-tête ça doit être pour ce genre de groupe pour choisir les titres qu’ils jouent. Quand tu as 11 albums derrière toi et que les fans ont envie d’entendre au moins 30 standards, il faut faire des choix qui de toute façon ne feront pas l’unanimité. Pas facile d’être un vieux groupe 🙂

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    EMMURE

    Bruno : EMMURE, groupe ricain de metalcore (pour simplifier) et sa débauche d’effets spéciaux et de de décors incroyables qui consistaient en… une batterie posée au milieu de la Supositor Stage sur la petite estrade dédiée, point barre ! C’est ce que l’on appelle faire le minimum syndical !
    Par contre niveau ambiance c’était assez costaud, le pit est entré en fusion dès le 1er titre et étant dans les 2 premiers rangs, j’ai eu l’impression d’être dans une machine à laver le linge en fonction essorage rapide.
    Avalanche de slammeurs, et pogo à tous les étages. Revivifiant, ça fait quand même du bien, même si musicalement ce n’est pas spécialement mon truc (à part que j’ai eu mal à une vertèbre pendant 5 jours à cause d’un coude un peu pointu qui est arrivé au mauvais endroit).

    Seb : Je décide ensuite de jeter un coup d’œil au concert d’EMMURE, groupe de Deathcore américain, plus pour la rigolade qu’autre chose car j’ai beaucoup de mal à prendre ce groupe au sérieux. Tous les clichés de ce style musical sont ici réunis, mais il faut avouer qu’ils arrivent à fédérer une bonne partie du public, ce groupe agissant comme un gros défouloir à la vue du pit qui est chaud bouillant.

    Le moment est idéal pour retrouver une bonne partie des potes autour d’un apéro. 

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    JINJER

    Bruno : Un coup à gauche (Supositor), un coup à droite (Dave Mustage). C’était au tour de JINJER, qui a fait le plein avec son metalcore. J’ai quand même trouvé cela un peu long car la musique des ukrainiens ne me parle pas. Pas désagréable non plus, il ne faut pas exagérer mais je n’ai pas été transporté, c’est le moins que l’on puisse dire.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    BERNARD MINET METAL BAND

    Seb : Après cette petite pause bienvenue, nous décidons d’aller voir ce que donne sur scène le BERNARD MINET METAL BAND. La tente est pleine à craquer et l’ambiance est folle. Il faut dire que le concept a de quoi plaire à un grand nombre de personnes : Bernard Minet, légende vivante pour qui a été bercé au Club Dorothée durant sa jeunesse, reprenant génériques de dessins animés et chansons des Musclés à la sauce Metal (« Les Chevaliers du Zodiaque », « La Merguez Partie », « La fête au Village » et un très bon « Capitaine Flam » renommé « Capitaine Slam » pour l’occasion). Venus initialement en curieux, nous nous faisons embarquer par l’atmosphère joviale du moment. Et nous voilà partis à reprendre les refrains en cœur et à danser. Une belle petite parenthèse.

    DØDHEIMSGARD

    Seb : On change radicalement d’ambiance pour le groupe suivant car il s’agit des Norvégiens de DØDHEIMSGARD et leur Black Metal avant-gardiste. Pour les avoir vus deux semaines avant le Motocultor, au Beyond The Gates à Bergen, je sais d’avance que le groupe est très clivant et peut rebuter les personnes qui n’arriveront pas à rentrer dans leur univers si particulier. En effet, leur musique n’est pas facile d’accès et celui ou celle qui ne trouve pas la porte d’entrée pour y pénétrer ne pourra pas se laisser transporter au travers de la richesse des atmosphères créées par cette entité. Le chanteur est encore plus déchaîné qu’il ne l’était quinze jours auparavant, n’hésitant pas à escalader l’une des colonnes du côté de la scène ou à venir aux barrières au contact du public. Les lumières à dominantes bleues aident à nous immiscer totalement dans cette prestation de haut vol et à nous transporter vers d’autres sphères, bien au-delà du terrain de Kerampuilh. Les cinquante minutes allouées au groupe vont passer à une vitesse folle, signe que le moment passé était très bon.

    Bruno : DØDHEIMSGARD, difficile de décrire ce genre de performance tant le chanteur est barré avec sa tenue extravagante, ses roulades par terre, son escalade d’un des piliers de la sono (il est monté à 5 ou 6 mètres de haut quand même) et ses jets de fumée (farine ?) sur les autres musiciens et son slam dans les premiers rangs. Musicalement c’est une sorte d’avant-garde black metal plutôt atmosphérique, un peu désarmant par moment. Je crois que c’est le genre de groupe dont il vaut mieux écouter quelques titres avant de les voir live pour s’y retrouver plus facilement. J’aimerai bien avoir l’occasion de les revoir pour mieux apprécier leur show.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    MILLENCOLIN

    Seb : Le concert suivant est beaucoup plus léger et va venir à point nommé pour redescendre sur terre puisqu’il s’agit des Suédois de MILLENCOLIN. Back in the 90’s où le punk à roulette régnait en maître à la fin de cette décennie. Cette prestation aura pour effet d’agir comme une cure de jouvence. Le groupe, bien qu’ayant plus de trente années de carrière dans les pattes, paraît toujours être aussi jeune et dynamique. C’est fou comme les années ne semblent pas agir sur eux. Un moment bien sympathique.

    Crédit vidéo : Once Upon a Live

    ARCHITECTS

    Bruno : Une des 4 têtes d’affiche du Fest, ARCHITECTS, a rameuté la foule devant la mainstage. Gros succès avec leur metalcore bien trop mélodique pour moi, même s’ils envoient du gros son de guitare quand il le faut.
    Pas grand-chose d’autre à signaler si ce n’est la horde de slameurs que j’ai pris sur la tronche. Pas vraiment de surprise, je m’y attendais.

    ABORTED

    Seb : Il fallait bien un peu de légèreté avant l’agression sonore qui allait nous tomber dessus. On savait qu’on allait ramasser une belle grosse mandale sur le show suivant mais pas à ce point là. Ce soir, ABORTED a décidé d’envoyer du lourd dès le premier titre « Retrogore » et de tenir le public à la gorge jusqu’à la dernière note. Le pit répond aux moindres demandes de Sven : circle pit, wall of death, tout y passe. Le groupe est en très grande forme et le son est impeccable. Lorsque la dernière note résonne dans les enceintes, le groupe salue et remercie le public sur un fond sonore électro (Darude – « Sandstorm ») en donnant rendez-vous, à qui veut les revoir, le mois suivant au Muscadeath.

    Plus rien d’intéressant pour moi ensuite et puis après un tel concert, tout m’aurait paru fade.

    Bruno : Une de mes têtes d’affiche à moi était les belges d’ABORTED avec leur grind/death énorme. Un mur du son qui vous arrive en pleine poire, hyper efficace, qui vous déboite la tronche méthodiquement. Ce groupe est une putain de machine à démonter les vertèbres. Grandiose comme d’habitude.

    Fin de la soirée, ayant fait l’impasse sur le choix DIRTYPHONICS / THE O’REILLYS AND THE PADDYHATS (qui je l’ai appris en cours de soirée était remplacé par un groupe dont j’ai déjà oublié le nom), histoire de gagner une petite heure de sommeil, ce qui n’est pas négligeable au bout de 3 jours.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    Crédit vidéo : Once Upon a Live

  • Live Report – Motocultor 2024/J2

    Live Report – Motocultor 2024/J2

    Live report de la 2ème journée
    du MOTOCULTOR 2024
    Carhaix (29)

    Textes de Bruno Guézennec et Seb D.
    Crédits vidéos : Bruno Guézennec

    N’ayant pas sollicité d’accréditations, c’est en qualité de festivaliers que nos deux comparses, Bruno et Sébastien ont arpenté les scènes du Motocultor édition 2024. Ils vous livrent ici leurs impressions.

    Vendredi 16 août 2024

    KARRAS

    Bruno : Pas le temps de souffler vendredi que l’on prend directement KARRAS dans la tronche. Toujours aussi efficace, le trio avec Yann, guitare (Mass Hysteria), Etienne, batterie (ex-Aqme) et Diego basse/chant vous prend à la gorge et ne vous lâche plus. C’est rapide, puissant et il ne sonne pas tout à fait comme les autres groupes de grind. A noter la vie dangereuse des gars de la sécu, quand Diego s’est appuyé un peu fort sur un retour qui se trouvait en bord de scène. L’enceinte a heureusement été retenue dans sa chute, vers le mec de la sécu qui se trouvait en dessous, par les câbles de branchement.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    INHUMATE

    Bruno : Erreur d’aiguillage ensuite puisque je suis resté sur la scène attenante ou le groupe strasbourgeois INHUMATE, donnait son 1er concert en Bretagne. Du grindcore bon teint, qui ne se prend pas la tête, avec un chanteur totalement naturel « Y’en a sûrement qui n’aime pas trop le Grind, on s’en fout, venez faire la fête… »
    Je serais bien resté plus que 3 titres, mais j’avais décidé d’aller sous la Massey Ferguscène.

    HIPPOTRAKTOR

    Bruno : Donc remontée vers la tente pour assister au show des belges d’HIPPOTRAKTOR qui malgré leur nom à la con reste une belle surprise avec leur metal progressif puissant. Gros son, belles mélodies, bonne présence sur scène et un chanteur, parlant français, qui se tient un peu en retrait et dirigé bizarrement vers le côté de la scène au lieu de faire face au public ? Étonnant.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    SLOW FALL

    Bruno : Changement de tente et un des deux seuls moments du week-end où j’allais passer 2 concerts de suite à couvert. Enfin où j’aurais dû passer 2 concerts de suite, parce que c’est SLOW FALL qui a investi la Bruce Dickinscène et j’ai senti dès le 1er titre que ça n’allait pas le faire avec leur espèce de Death, avec voix claire, et synthé trop présent. J’ai tenu 3 titres avant de m’enfuir avec Mémé Migou qui n’était pas loin et qui, elle aussi, trouvait ça chiant. En fait on s’est retrouvé à 3 à se barrer, puisqu’avec Pierre-Lou (guitariste d’Infern) on s’est regroupé sous la tente du merch groupes/dédicaces pour papoter un peu en attendant INCANTATION.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    INCANTATION

    Bruno : Le groupe de Death américain a donné un bon concert, mais je n’ai pas trouvé cela extraordinaire non plus, je ne m’attendais pas à plus remarquez. C’était sympa, je ne me suis pas ennuyé, le chanteur étant vraiment investi, avec une très bonne communication avec le public.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    INFECTED RAIN

    Bruno : Choix suivant Infected Rain ou Eihwar ! Ah oui, j’ai oublié de vous préciser que pratiquement toute la journée sous la Bruce Dickinscène était journée tambourin (Folk, Pagan…) et je ne supporte pas les groupes à tambourin (surtout sans guitares) donc le choix se limitait à la mainstage (Dave Mustage) à chaque fois. Et sur la mainstage c’était INFECTED RAIN, une sorte de metalcore, avec chanteuse, totalement inintéressant pour moi. J’ai tenu 3 titres avant de partir. J’ai abandonné plus de concerts pendant de ce Motocultor qu’au cours des 30 années précédentes !

    HEXIS

    Bruno : Horaire suivant, HEXIS sur la Supositor, un groupe qui m’avait paru intéressant après avoir écouté vite fait un titre début de semaine, mais sans approfondir plus que ça, j’aime bien découvrir les groupes sur scène.
    Et là grosse tarte dans la tronche ! Leur black/sludge/hardcore m’a littéralemen transporté, c’était violent, intense, assez déjanté avec un chanteur en jogging/kway qui soufflait comme un bœuf en permanence et qui a fini le show en slam dans le public. Grosse perf des danois. Il faut vraiment qu’ils repassent rapidement dans le coin, que j’ai la chance de les revoir.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    NOVA TWINS

    Bruno : Changement complet avec NOVA TWINS. Pas très motivé pour aller les voir, mais au final j’ai passé 45 minutes plutôt sympa, avec le trio qui se compose d’un batteur, d’une chanteuse et d’une bassiste qui doit avoir un rack d’effets totalement délirant vu le nombre de sons différents et surprenants qu’elle a fait sortir de son instrument.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    1914

    Bruno : Retour sur la Supositor pour un des évènements de cette édition : pouvoir assister à un concert de 1914, le groupe de Black ukrainien, qui avait dû annuler à de nombreuses reprises leurs participations au Motoc ou au Hellfest. Quel plaisir de pouvoir enfin écouter les titres du dernier album en version live (5 titres sur les 8 du concert). Le groupe a assuré, avec une longue présence du chanteur Dmytro Ternuscak au sein du public, avec sa tenue couverte de boue.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    BEAST IN BLACK

    Bruno : Redescente immédiate avec BEAST IN BLACK et son Power Metal que j’ai très rapidement trouvé insupportable. Je suis courageusement resté 3 titres avant de partir. Je ne suis pas du genre à me barrer pendant un concert mais quand ça ne passe pas, et bien… ça ne passe pas !

    Seb : Après une bonne journée de boulot, je refais route en direction de Carhaix. J’arrive sur le site aux alentours de 19h. Je rejoins une partie des potes pour boire une bière et avoir leurs retours sur les concerts qui se sont déroulés depuis le début de la journée. Puis, je me dirige vers la Dave Mustage pour voir la fin du show de BEAST IN BLACK, plus par curiosité que par intérêt. Du Power Metal sympathique mais pas foufou. Mais il faut avouer que ça joue hyper bien.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    LEFT TO DIE

    Seb : Vient ensuite le tour de LEFT TO DIE. Groupe rendant hommage à l’œuvre du regretté Chuck Schuldiner et à son cultissime DEATH. La tournée qu’effectue le groupe en ce moment se concentre exclusivement sur deux albums : Scream Bloody Gore et Leprosy. Les musiciens nous éblouissent par leur talent et une insolente maîtrise technique tandis que le chanteur est un véritable clone vocal du légendaire Chuck que ça en devient troublant. C’est bien simple, si on ferme les yeux, on a la sensation de vivre un vrai concert du groupe DEATH. Les cinquante minutes passent à une vitesse folle et je sais déjà que ce concert restera l’un des moments forts du festival.

    Bruno : Un Mémé Patate plus tard, je rejoins la Supositor pour LEFT TO DIE, le groupe hommage au Death de Chuck Schuldiner. C’est propre, carré, ça a envoyé du Death old school pendant 50 mn avec un paquet de classiques. Très efficace.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    KK’S PRIEST

    Bruno : Petit trajet sur la droite pour se poster devant le Heavy Metal de KK’S PRIEST, qui a joué des titres de ses 2 albums et bien sûr un paquet de classiques de Judas Priest : The ripper, Night crawler, Hell patrol, Breaking the law, Sinner, Burn in hell, et les cover des reprises de Judas : The green manalishi (Fleetwood Mac), Diamond and rust (Joan Baez). Bref, du très lourd avec un KK Downing qui n’a pas tiré la couverture à lui et un Tim « Ripper » Owen en forme. Belle prestation pour les fans de heavy metal.

    Seb : Après cette grosse claque, je me dis que le groupe suivant va avoir du mal à atteindre un tel niveau. A ce moment-là, je ne sais pas encore que je vais assister à ce qui sera pour moi le meilleur concert du Motoc cuvée 2024. KK’S PRIEST, c’est la réunion de deux anciens membres de JUDAS PRIEST, à savoir K.K. Downing, guitariste du légendaire combo Heavy Metal de 1970 jusqu’à 2011 et de Tim « Ripper » Owens, chanteur remplaçant de Rob Halford lorsque ce dernier avait quitté le groupe entre 1996 et 2003. Ce serait mentir de dire que la majorité du public attend de ce concert plusieurs reprises de JUDAS PRIEST. De ce côté-là, on est très bien servis : « The Ripper », « Hell Patrol », « Breaking The Law » etc. Et même un sublime « Burn in Hell » exhumé de l’album Jugulator qu’un Tim à la voix impeccable interprète avec force et conviction, faisant reprendre le refrain au public. J’en ai eu des frissons. Les titres des deux albums de KK’S PRIEST ne dénotent absolument pas dans cette setlist. Pour le final, le groupe fait monter la pression. On entend des voix dans le public réclamant un « Painkiller » mais ce sera avec un « Sinner » impeccablement interprété que le groupe finit par nous achever.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    MYRATH

    Seb : Pour se remettre d’un tel moment, j’ai deux options : voir le concert de MYRATH ou rejoindre un ami et ses potes pour aller boire une bière. Je choisis la seconde car la tente où se produit le groupe franco-tunisien est pleine comme un œuf.

    Bruno : J’avais loupé MYRATH au Hellfest pour cause de Temple complètement blindé, impossible d’entrer sous la tente. Je suis donc parti rapidement dès la fin de KK Priest pour rejoindre la tente Massey Ferguscène, malgré cela il y avait déjà un paquet de monde. J’ai réussi à me faufiler pour trouver un endroit acceptable pour assister à la belle prestation des tunisiens. Ce n’est pas le style de musique que j’écoute régulièrement, mais live leur hard/heavy teinté d’influences orientales offre un beau moment. Il n’y avait pas les cracheurs de feu comme à Clisson, mais la danseuse orientale était bien présente avec sa débauche de tissus virevoltants qui apportent un plus visuel.

    OPETH

    Bruno : OPETH, pour moi c’est un peu à double tranchant, autant j’aime les 9 premiers albums (entre 1995 et 2008) autant je déteste la période 2011/2019 (4 albums). Pour celui qui sort cette année, j’attends pour voir.
    Et bien vous savez quoi, ils n’ont joué que des titres de la période 95/08, à part la reprise de quelques secondes (extended version ) du You suffer de Napalm Death.
    Malgré cela je garde un souvenir mitigé du concert en partie à cause du son de basse absolument dégueulasse qui a ruiné les 2 premiers titres du show avec un ronflement sursaturé qui bouffait tout et qui s’est à peine amélioré ensuite. Catastrophique. J’étais un peu sur la gauche de la scène, je ne sais pas si c’était partout pareil ?
    Mikael Akerfeldt est beaucoup trop bavard, il est intéressant et à un humour assez froid, mais pitié pas pendant un festival ou la prestation est réduite à 1h15. Un peu énervant sur la longueur.
    Je garde un souvenir formidable de leur venue dans la vieille salle Antipode à Rennes en 2003, un peu plus mitigé de ce concert à Carhaix.

    Seb : Vient le temps de la tête d’affiche du jour : OPETH. Bien qu’ayant lâché l’affaire sur album depuis un petit moment déjà, les Suédois sont toujours excellents en live. Et ils vont encore le prouver ce soir. Mais, je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal à entrer totalement dans le show. Sont-ce les longs moments de calme percés de temps en temps par des fulgurances bien trop rares tel que « The Drapery Falls » ? La claque reçue par un KK’S PRIEST magistral juste avant ? La pluie ? Je ne saurais le dire. Un concert pas désagréable pour autant mais pas marquant non plus.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    AURA NOIR

    Bruno : Avant-dernier show de la journée avec le Black Metal d’AURA NOIR, qui était passé au Courts Of Chaos en 2018. C’est pas mal, sans plus, on ne peut pas dire que j’en garderai un souvenir impérissable. Ça fait le boulot quand même, mais m’a manqué le petit truc pour faire réellement décoller le show.

    Seb : Ensuite, ne voyant plus grand-chose qui m’intéresse, je flâne sur le site en écoutant AURA NOIR de loin… et qui, à ma grande surprise, sonne bien mieux que lorsque je les avais vus en 2018 au Tyrant Fest. Je tente même pour la troisième fois IGORRR mais il n’y a rien à faire, je suis totalement hermétique à la musique du groupe.

    Clap de fin de cette courte journée. En tout cas sur le site car au campement, la nuit est loin d’être terminée.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    IGORRR

    Bruno : Final avec l’Ovni musical IGORRR qui a fait le plein devant la mainstage avec son Metal/Electro/Classique/Death/Black/Musique Baroque/ajoutez ce que vous voulez de toute façon il le fait.
    Toujours aussi barré.
    Un truc cependant, le final avec Gautier Serre et ses synthés/samples, tout seul pendant 5 ou 6 mn à la fin, et bien c’est aussi chiant qu’un solo de batterie dans les années 70 !

    Fin d’une journée bien remplie, malgré quelques trous dans la programmation (INFECTED RAIN, BEAST IN BLACK).

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

  • Live Report – Motocultor 2024/1

    Live Report – Motocultor 2024/1

    Live report de la 1ère journée
    du MOTOCULTOR 2024
    Carhaix (29)

    Texte de Bruno Guézennec et Seb D.
    Crédit vidéos : Bruno Guézennec et Once Upon a Live

    N’ayant pas sollicité d’accréditations, c’est en qualité de festivaliers que nos deux comparses, Bruno et Sébastien ont arpenté les scènes du Motocultor édition 2024. Ils vous livrent ici leurs impressions.

    Remarques générales sur le Fest

    Bruno : Énormément d’améliorations pour cette édition 2024, mais toujours des défauts qui seraient facilement corrigeables comme ce bordel à l’entrée avec des panneaux qui ne donnaient pas les bonnes indications aux différentes portes d’entrées : 

    2 portiques « avec bracelets – Concerts » pour ceux qui avaient déjà leur bracelets.

    2 portiques « Pose bracelet » pour ceux qui n’avaient pas encore eu le leur, qui se trouvait aussi être les portes d’entrée du camping, donc avec un temps d’attente extrêmement long à cause de la fouille du bardat que transportait les campeurs.

    Logique non ?

    Et bien non, on pouvait aussi passer par les portiques « avec bracelet » même si on n’en avait pas, puisqu’ils effectuaient aussi la pose !!

    Merci pour ces indications totalement foireuses qui ont embrouillé pas mal de monde.

    Les scènes. Pourquoi ne pas mettre clairement le nom des différentes scènes (et pas avec un carton minable inscrit au feutre). J’ai indiqué où se trouvaient certains concerts à des festivaliers qui étaient complètement paumés, et ce n’est pas le Running Order qui arrangeait les choses puisque sur celui çi, les scènes n’étaient pas indiquées dans le même ordre qu’en réalité. 

    Sur le site c’était en bas Dave Mustage (Mainstage) et Supositor Stage. En haut Massey Ferguscène et Bruce Dickinscène (les 2 chapiteaux). Sur le R.O. C’était de gauche à droite : Dave – Massey – Supositor – Bruce. Aucune logique.

    Autre problème, en numérotant les scènes de bas en haut cela donne 1 – 2 – 3 – 4, pourquoi faire jouer les scènes les plus éloignées 1 – 4 en même temps, si ce n’est pas un souci cela implique que les scènes les plus proches 2 – 3 vont elles également jouer en même temps ! Pourquoi ? Pourquoi ne pas faire 1 – 3 puis 2 – 4.

    Résultat quand Arhios groupe de post metal jouait ses intros calmes et planantes, en même temps sur la scène la plus proche (Supositor) on entendait à bloc la double grosse caisse des grinders de Kronos. Un peu problématique et tellement simple à régler comme inconvénient.

    A part cela, comme je l’ai déjà dit, de grosses améliorations dans pratiquement tous les autres domaines.

    Seb : Après une première édition à Carhaix l’année dernière, réussie dans son ensemble malgré de nombreuses choses à corriger, le Motocultor faisait son retour en terre finistérienne les 15, 16, 17 et 18 août dernier.

    Le site a été totalement repensé cette année : il est plus petit et mieux optimisé au niveau des déplacements. Nos pieds étaient contents ! Pas de douleurs de ce côté-là lors de cette édition. Le premier gros changement qui saute aux yeux, c’est la Supositor Stage (jusque-là plus petite scène du festival) qui se retrouve jumelle de la scène principale (la Dave Mustage) et devient, pour le coup, quasiment aussi grande que cette dernière. Les deux autres scènes (la Masey Ferguscène et la Bruce Dickinscène) restent sous tente comme les années précédentes. Petit point négatif, il faudrait revoir leur disposition afin que le son des deux principales ne vienne pas télescoper les concerts sous celles-ci. Surtout lorsqu’elles sont pleines à craquer et qu’on se retrouve à l’extérieur pour écouter le concert…

    Autre point positif, l’ajout de nombreuses toilettes ; c’était un des gros points noirs de l’année dernière et force est de constater que l’orga a su réagir.

    Il y a aussi désormais un endroit dédié à la restauration à l’écart de l’espace concert. C’est une excellente idée ! Cela permet de ne pas avoir de queues un peu partout sur le site et de pouvoir se poser tranquillement pour manger, par terre ou sur les tables. Il y a un large choix de nourriture et de bonne qualité. Par contre, les prix affichés par certains stands sont à la limite du raisonnable.

    Depuis trois éditions, du côté des bières (la nourriture de base du festivalier amateur de gros son), nous avions le droit uniquement à de la 8.6, bière forte et au goût douteux. Cette année, un large choix de bières bretonnes nous était offert. Et suivant les bars où nous allions nous abreuver, elles n’étaient pas les mêmes. Ne changez rien à ce niveau-là, c’était impeccable !

    Il y avait même un mur de quatre bières différentes où l’on pouvait choisir et se servir de manière autonome. Superbe idée là aussi.

    Dans son ensemble, le Motocultor a su écouter les critiques et corriger les défauts. Il ne reste plus qu’à trouver une solution pour fluidifier la pose des bracelets et l’entrée sur le site le premier jour et on sera pas mal.

    Jeudi 15 août 2024

    SHY, LOW

    Seb : C’est donc après une attente assez longue que nous finissons par enfin entrer sur le site. Les concerts n’étant pas encore commencés, je me dirige immédiatement vers le stand merchandising du festival. Un large choix de modèles y est proposé, de quoi satisfaire le plus grand nombre.

    Les hostilités démarrent à 15h30 avec les Américains de SHY, LOW. Le quintette de l’Etat de Virginie évolue ici dans un Post Rock / Post Metal instrumental assez agréable mais le son beaucoup trop fort m’empêche de rentrer totalement dans le concert me faisant lâcher l’affaire au bout de trois titres.

    Bruno : Début relativement calme avec SHY, LOW, 5 sur scène et même pas foutu de trouver un chanteur 🙂
    Du post-metal avec de belles envolées de guitares (3 gratteux quand même). 45mn très agréable histoire de bien s’échauffer.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    UADA

    Bruno : Pour la suite, on entre directement dans le vif du sujet avec UADA, groupe de black atmosphérique (à capuche), que j’avais déjà vu au Hellfest en 2019. Toujours la même caractéristique, pas de lights (juste 4 spots posés par terre à l’arrière de la scène). De toute façon, en plein jour à 16h cela n’aurait pas servi à grand-chose, surprenant quand même ce choix.
    Le black des ricains à une nouvelle fois tapé juste, le temps a semblé bien trop court, j’aurais bien repris 2 ou 3 titres de plus. La prochaine fois, en espérant ne pas avoir à attendre 5 ans.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    GRANDMA’S ASHES

    Seb : J’en profite pour aller me placer aux barrières afin d’être en bonne place pour assister à la déflagration Rock que va nous asséner les Parisiennes de GRANDMA’S ASHES. Le trio qui mélange Rock, Stoner et Grunge n’aura aucun mal à captiver son audience grâce notamment à la charismatique chanteuse / bassiste Eva. Le reste du groupe n’est pas en reste, jouant leurs titres avec énergie brute et conviction. L’ambiance monte crescendo sous la tente jusqu’au final apothéotique avec le tubesque « Aside ». Le premier grand moment du festival.

    Crédit vidéo : Once Upon a Live

    SQUID

    Bruno : Ensuite une décision difficile à prendre, j’avais le choix entre Squid et… Squid, bon, j’ai choisi d’aller voir Squid. Christian Vander (Magma) s’étant flingué le coude en tombant dans un escalier, c’est Ange qui a pris leur créneau horaire, délaissant celui de 17h10/18h10 qui s’est retrouvé vide sous la Bruce Dickinscène.
    Je trouve quand même dommage que le festival n’ait pas réussi à dénicher un groupe local pour boucher le « trou ». Il y a suffisamment de talents dans notre belle région pour trouver un remplaçant en 24 heures.

    Revenons à SQUID qui ne m’a pas transcendé, il faut bien l’avouer avec leur, « je ne sais pas quoi metal ». Je n’arrive même pas à trouver le terme exact, ça part un peu dans tous les sens et je me suis ennuyé en attendant les quelques passages qui patataient un peu.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    HAVOK

    Seb : Le ciel commençant à se montrer menaçant, je décide de profiter d’un creux dans la programmation (en gros, aucun des deux groupes jouant sur ce créneau ne m’intéressait) pour remonter au campement et aller chercher mon manteau de pluie. Et j’ai eu du nez sur ce coup-là car la météo sera humide tout le reste de la soirée.

    Je reviens sur le site juste à temps pour voir les Américains d’HAVOK. Ici, on ne fait pas dans l’originalité mais qu’importe. Tout ce qu’on veut, c’est du bon Thrash Metal à l’ancienne. Et on va recevoir notre dose. Pendant quarante-cinq minutes, il n’y a aucun temps mort. Mosh-pits, circle-pits, tout y passe : ce groupe est d’une efficacité redoutable.

    Bruno : Moundrag ou Havok, le cœur me disait Moundrag, la raison HAVOK, car j’aurai sûrement moins d’occasion de les voir que les frangins Trégorrois. Le groupe du Colorado a fait le taf, ce n’est pas original pour 2 ronds, on a l’impression d’avoir déjà entendu ça cent fois, mais on s’en fout, c’est du bon thrash, ça butte et le public devient dingue. On sait ce que l’on vient voir. Parfait.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    ALAN STIVELL

    Bruno : Créneau suivant avec ALAN STIVELL qui déboule sur la Mainstage du fest (Dave Mustage) avec ses musiciens. Alan Stivell, le mec qui a révolutionné la musique bretonne en 1972 en donnant un concert de musique traditionnelle bretonne électrifiée à l’Olympia, retransmis en direct à la radio (Europe 1) suivi par 7 millions d’auditeurs !!
    52 ans plus tard, ce même mec enflamme la scène du Motoc avec toujours des classiques, mais version rock/metal cette fois çi avec 2 guitaristes, dont son ancien comparse Emmanuel Devorst et un son de guitare bien lourd qui donne un énorme coup de boost aux titres (la version de Son ar chistr !!)
    Et puis voir Alan Stivell faire les « doigts de metal » à la fin de certains titres et du concert ça n’a pas de prix. Ce mec est une fucking LEGEND !! Respect.

    Seb : Je regarde ALAN STIVELL de loin au début mais me rapproche très vite car la légende de la musique bretonne a adapté son show en y ajoutant des guitares aux sonorités metal, ce qui modernise le propos de fort belle manière. L’artiste de quatre-vingts ans a su faire se rencontrer musiques amplifiées et celtiques de façon intelligente, à tel point qu’il termine son show avec une ovation. Une réussite !

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    SACRAMENTUM

    Seb : Je quitte la Dave Mustage pour me diriger vers la Supositor Stage (en gros, on se décale de quelques pas sur notre gauche) pour assister au concert d’un groupe plutôt rare dans nos contrées : les Suédois de SACRAMENTUM, formation qui a eu sa petite notoriété au milieu et à la fin des années 90 mais qui, depuis, est plus ou moins retombée dans l’oubli. Il n’est jamais aisé pour un groupe de Black Metal de se produire en plein jour. D’autant plus quand le gars qui gère le son décide de mettre la basse en avant, qui plus est avec une sonorité brute et sans aucun effet. Cela ruine le concert qui s’avère très désagréable à écouter. Et ce n’est pas le chanteur s’aspergeant la figure de sang qui sauve les meubles. Au contraire, cela donne un côté très kitsch à l’ensemble.

    Bruno : SACRAMENTUM a investi la Supositor juste après pour délivrer son black de seconde zone. Désolé pour les fans du groupe mais c’est l’impression que j’ai eu. Déjà la bassiste était mixée beaucoup trop en avant avec un son de basse beaucoup trop propre, ce n’est pas un son jazz ou rock qu’il faut, c’est du black metal, quoi ! En fait on entendait que son joli son de basse pendant tout le concert, je n’en pouvais plus !
    Bref, je me suis bien ennuyé et ce n’est pas le lancer de sang de porc (ou je ne sais quoi) sur les premiers rangs, après que le chanteur se soit bien enduit le torse et le visage qui changera quelque chose à mon impression (je suis en train de réécouter la vidéo que j’ai filmée, la basse est toujours insupportable).

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    DEICIDE

    Bruno : Petit déplacement de 20 mètres sur la droite pour assister au concert de DEICIDE. Aucune surprise, ils ne sont pas là pour enfiler des perles mais pour faire du old school death et ils le font bien, même si ce n’est pas mon style de prédilection, on sent une certaine expérience. Glen Benton a encore de beaux jours metalliques devant lui.

    Seb : Les Floridiens et légendes du Death Metal DEICIDE n’ont aucun mal à remettre les pendules à l’heure et à nous faire oublier cette piètre prestation.

    La setlist se concentre pour l’essentiel sur les trois premiers albums du groupe (les classiques) tout en mettant en avant leur dernier méfait Banished By Sin représenté par 3 titres. Ici pas de fioritures, on a à faire à du Death Metal old school gras et brutal. Glenn Benton ne communique pas avec le public, il se contente de vomir sa bile sur le Christ et sa religion. La croix inversée qu’il s’est faite marquer au fer rouge il y a de nombreuses années colle toujours avec ses convictions et son aversion envers la chrétienté. Un excellent concert.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    VENOM

    Bruno : Retour devant la Supositor pour le show de VENOM INC., malgré le fait que je les ai vus il y a 2 mois au Hellfest, je ne m’en lasse pas. Là aussi, rien de bien original, mais ça fait toujours plaisir de réécouter les vieux classiques extraits de vinyles que j’avais achetés au début des années quatre-vingt. 55 minutes qui sont passées toutes seules.

    Seb : Vient le tour de VENOM INC.. A l’origine, groupe monté par les deux ex-VENOM : Mantas (guitariste) et Abbadon (batteur). Ayant vu le VENOM original (celui de Cronos) il y a 2 semaines de cela au Beyond The Gates à Bergen, je vais pouvoir comparer. Je savais qu’Abbadon ne faisait plus partie du groupe depuis 2018 mais ce soir, j’ai l’impression que Mantas n’est pas sur scène non plus. Je ne mettrais pas ma main à couper mais le guitariste me paraît bien jeune pour avoir formé VENOM en 1979. Qu’importe, l’essentiel étant la musique, on va se concentrer là-dessus. Je ne vais pas en surprendre beaucoup en disant que la majorité de la setlist est composée de titres de VENOM et de quatre titres de VENOM INC. Si on compare les deux entités, j’ai beaucoup plus apprécié le show au Motocultor, celui-ci étant beaucoup plus énergique et dynamique avec un son de qualité optimale (sauf sur le premier titre). Les classiques sont tous là : « Wishing Hour », « Welcome to Hell », « Black Metal », « Countess Bathory » et même mon titre préféré « In League With Satan ». Un excellent concert !

    Ce sera malheureusement le dernier de la journée pour moi car je travaille le lendemain et il y a une bonne heure de route pour rentrer à la maison.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    CRIPPLED BLACK PHOENIX

    Bruno : Changement radical avec le concert de la Bruce Dickinscène qui acccueillait CRIPPLED BLACK PHOENIX dont je ne connaissais pas grand-chose avant, car comme d’habitude j’écoute très peu les groupes que j’ai décidé d’aller voir pour conserver une certaine fraîcheur face aux chansons et le plaisir de la découverte.
    Le post metal des anglais s’est révélé efficace, mélodique et puissant, remportant un beau succès sous la tente. Sept sur scène : 1 chanteuse, 2 guitaristes/chanteurs/choristes, 1 bassiste, 1 synthé, 1 batteur malgré cela un son qui est resté clair et relativement précis malgré une grosse caisse réglée beaucoup trop forte (une constance sous la Bruce, enfin du peu de concerts auxquels j’ai assisté).
    Belle prestation, à revoir dès que possible. Une des très bonnes surprises du Fest.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    LIONHEART

    Bruno : Fin de soirée tout en finesse avec le hardcore revendicatif des ricains de LIONHEART. Que dire, ça chante en chœur, mais vraiment, il y avait 2 choristes sur la droite de la batterie, bien caché par la fumée omniprésente. Des gros breakdown, des effets pyrotechniques, le bassiste a pris un malin plaisir à faire participer le public (à la Queen, hey ho…), à le faire sauter en rythme… Un peu cliché, mais bien jouissif quand en même temps, on prend des gros riffs de guitares en pleine gueule.

    À noter une méchante coupure de son (qui n’a duré qu’ ½ seconde) mais qui à un peu fait peur à tout le monde. Cela s’est reproduit à quelques reprises sur la Supositor tout au long du week-end, heureusement sans dommage.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    KVELERTAK

    Bruno : Fin de la soirée, pas vraiment, car en me dirigeant vers la sortie je m’aperçois que le concert de KVELERTAK n’est pas terminé (merci les groupes de HxC qui jouent pratiquement toujours moins que le temps qui leur est alloué). Résultat, j’ai réussi à faire en prime 13mn du concert des norvégiens Kvelertak, ce qui vu la qualité du groupe n’est pas négligeable. J’ai eu le droit au final (si je vous avais dit en intro vous auriez eu du mal à me croire) avec le magnifique Bratebrann en version 9mn. J’adore ce groupe mais à chaque fois (Hellfest, Motocultor) il y a une formation que j’ai plus envie de voir en face.

    Gros carton de Kvelertak, mérité.

    Crédit vidéo : Bruno Guézennec

    Fin de cette première journée, n’hésitez pas à regarder sur le site du Motocultor, les pass Noël sont actuellement en vente…